Psalm. XV
LE VAINQUEUR DE Ul MOUT. 259
videre corruption em. » Son âme n'est plus là pour le préserver du lamentable sort que subissent dans la tombe les cadavres humains, mais la divinité ne s'est point séparée de son corps. Elle l'enveloppe, elle le pénètre, elle l'embaume mieux que les précieux aromates qui nous ont conservé les restes des rois fameux. qu'adorait l'antiquité. La mort rôde autour sans pouvoir le toucher; et quand l'heure prophétisée par le Christ lui-même a sonné, l'âme revient y prendre sa place accoutumée. Alors, sans bruit, sans éclat, sans brisement, à travers le sépulcre clos, le Sauveur triomphant sort des bras de la mort comme il est sorti du sein virginal de sa mère. Il vit, c'est pour toujours ; la mort n'a plus d'empire sur lui : Mors Mi ultra non dominabitur l.
Que dis-je, Messieurs? — La mort a contribué, par ses cruautés , aux splendeurs de la vie nouvelle qui lui ravit sa proie. Toutes les ignominies, toutes les souffrances, toutes les blessures de la passion sont glorieusement compensées dans la chair ressuscitée du Sauveur : « Videmus Jesum projeter passionem mortis