‹ Retraites pascalesChapitre 82 sur 98 · Non mea voluntas, sed tua fiat. (Luc, cap. xxii · texte numérisé non relu

Non mea voluntas, sed tua fiat. (Luc, cap. xxii

POURQUOI CHERCHER JÉSUS CHniST?

opprobres. Il dit : « Faites pénitence, » mais son âme brisée et son corps déchiré en portent partout les douloureux stigmates. Il nous appelle au sacrifice, mais lui-même s'immole pour le salut du genre humain.

Quel maître, Messieurs, a jamais donné comme lui l'exemple du respect de sa propre doctrine et de sa propre loi ? Ah ! nous avons souvent besoin de détourner les yeux de ceux qui enseignent et commandent ici-bas, pour ne pas commencer, par le mépris de leur personne, l'apprentissage d'un mépris plus coupable et plus funeste. Sur notre Jésus, au contraire, Toeil se repose^ et le disciple comprend que, à devenir le serviteur d'un tel maître, on grandit , puisqu'on ne peut le servir sans l'imiter ; l'imiter sans reproduire en soi la plus haute perfection qui ait honoré l'humanité.

Devenir les serviteurs d'un maître divin, c'est déjà. Messieurs, une brillante conclusion de la recherche de Jésus-Christ ; cependant, nous pouvons l'approcher de plus près. — Aussi bon, qu'il

est grand, il nous a dit : « Je ne Yeux plus vous appeler des serviteurs, mais des amis. Jani non dicayavos sei^vos vos autem dixi avzicos^ » Ce n'est pas l'habitude des maîtres de ce monde, d'inviter ceux qui les servent à l'amitié, car ils ont peur que le respect ne souffre d'un sentiment qui pousse à la familiarité. Mais, notre divin maître se met au-dessus des usages humains, parce qu'il sait que la familiarité la plus intime et la plus tendre, en nous comblant de joie et d'honneur, ne peut qu'ajouter à sa grandeur et rendre plus profonds nos respects, plus parfaits nos services. — Il interroge notre cœur et lui dit : (c M'aimes-tu ? Diligis me? yy II prétend que de notre amour pour lui , dépend l'amour de son Père pour nous. « Qui diligit ?7ie, diligetur a Pater meo^. -^ Il veut que de l'amour procède notre fidélité à son service. « Si quis diligit 77ie, sermonem vieum servoihit^. « Il promet à l'amour tous les pardons de sa miséricorde. « Remittentur ei peccâtci multa quonisL'm dilexit viultum ^ » Il exige de

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