Formation d’un diaphragme intervésico-prostatique
Nous avons vu la réalité anatomique d'uñe telle complication.
Au point de vue clinique, les rétrécissemrents consécutifs à la formation de ce diaphragme s’étabiissent progressivement. La miction est, après l’interventiou, parfaite et de jet satisfaisant. Mais peu à peu la force et l'intensité de ce jet diminuent et la rétention plus où moins complète apparait à nouveau. Le premier geste est d'essayer le sondage et la dilatation. L'un et l’autre s’avèrent inefficaces. Le béniqué semble bien pénétrer, maïs ea fait le bec n’entre pas dans la vessie : il refoule simplement le diaphragme sans le traverser. Il peut cependant donner l'’impression d’une pénétration totale, voire 1acile, mais il ne s’agit que de son enroulement dans la cavité prostatique, au-dessous du diaphragme qui n’est ainsi que soulevé. D'ailleurs, cette impressession peut être évitéc si, au lieu de béniqué, on emploie une sonde à béqulille sur mandrin courbe ou une sonde métallique er forme de béniqué. En effet, dans ces cas, l’urine ne vient pas et il est impossible de vider la vessie, :
VS
On pratique les examens classiques.
L’urétroscopie montre un urtère libre e‘ une cavité prostatique normale.
L’urétrographie, une absence d’obstacle urétral, mais la présence d’un voile, septum de 1 à 3 mm. d'épaisseur entre la cavité prostatique et la vessie.
Ce fait correspond à notre Schéma I.
Notons enfin, comme l’a montré H. Duverge;, que cette complication a souvent été confondue avec un rétrécissement vrai. On la croyait beaucoup plus iréquente que ce dernier, alors qu’elle ne se voit en réaité que dans le pourcentage de 2 à 3 %.