CONCLUSIONS
De cette étude découlent donc les conclusions suivantes :
1° - Le rétrécissement de l’urétre prostatique consécutif à la prostataectomie est un rétrécissement traumatique siègeant à l'union d’un urètre sain et d’une cavité prostatique normale.
2° - Il est dû au fait que l'urétre étant arraché ou simplement déchiré au cours de l'intervention il se développe à ce niveau un tissu cicatriciel rétractile évoluant vers la sténose serrée.
3 - Cliniquement, apparition d’un nouveau syndrôme prostatique, avec dysurie, pollakiurie, rétention et réouverture de la plaie hypogastrique.
4° - Le diagnostic en sera fait surtout grace à l'urétrographie qui le différenciera du diaphragme intervésicoprostatique, des pseudo-récidives adénomateuses, ou de l’évolution néoplasique secondaire.
5° - Le traitement sera surtout préventif. Rupturer l’urètre avec précaution au cours de l’énucléation, - poser une sonde à demeure rapidement après l'intervention.
Quant au traitement curatif, il sera celui de tous les: rétrécissements. Dilatation simple, - manœuvres endoscopiques, - section du rétrécissement à l’urétrotome ou au
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béniqué tranchant, - et parfois nécessité d’avoir recours à la manœuvre du doigt vésical qui, aidé d'un béniqué, effondrera l'obstacle.
6° - Insistons enfin sur le fait qu'on considérait autrefois le diaphragme intervésico-prostatique comme beaucoup plus fréquent que le rétrécissement vrai, alors qu’on sait aujourd hui que sur cent malades on relève deux diaphragmes Intervésico-prostatiques et dix rétrécissement vrais.