SYMPTOMES CARDIAQUES
Les symptômes fonctionnels sont le plus souvent réduits au minimum et la lésion valvulaire est parfaitement compatible avec une existence normale et un métier fatigant.
Cependant on peut constater dans certains cas un peu de dyspnée à la suite d’un effort, lorsque le malade a couru, lorsqu'il monte un escalier.
La dyspnée peut s’accompagner de palpitation, d’oppression précordiale.
Ces symptômes apparaissent souvent au moment de la puberté, sous l'influence de l’excès du travail imposé au cœur par la poussée de croissance.
Les symptômes fonctionnels peuvent manquer complètement ; l’auscultation seule vient déceler l'existence d’une lésion orificielle.
Les symptômes physiques sont plus caractéristiques. |
L'inspection ne donne en général aucun renseignement ; quelquefois on pourra constater la déviation de la pointe en bas et en dehors par suite de la dilatation du cœur droit.
La percussion en avant est également de peu d’utilité; il n’en est pas de même de la percussion postérieure qui permettra de déceler l’augmentation de volume de l'oreillette gauche. Cette manœuvre préconisée en 1828 par Piorry fut reprise par Germe d'Arras, Duroziez et Potain.
La surface de matité postérieure de l'oreillette gauche est située dans une région quadrilatère comprise entre le bord spinal de l’omoplate gauche, le bord gauche du rachis, et deux lignes horizontales passant, l’une au niveau de l’épine de l’omoplate, l’autre au niveau de l’angle inférieur. Normalement cette matité a une forme ovalaire, son diamètre transversal est d'environ 3 centimètres, son diamètre vertical de 78 millimètres. Cette zone correspond aux sixième, septième et huitième vertèbres dorsales.
Dans le rétrécissement mitral, cetle matité peut être nolablement augmentée.
La palpation au niveau de la pointe permet de percevoir un /rémissement cataire. Ce frémissement, assez rude est présystolique et correspond à la systole auriculaire. Il peut être diastolique, commencer après le claquement des sigmoïdes et se prolonger pendant toute la diastole, avec un renforcement présystolique.
L'’auscultation permet de recueillir un certain
nombre de signes caractéristiques : un roulement
diastolique, un souffle presystolique et un dédoublement du second bruit.
Le roulement diastolique se produit pendant la diastole cardiaque ; il est séparé par un court intervalle du bruit de claquement des sigmoïdes et va en se renforçant pendant toute la diastole pour se terminer par le souffle présystolique.
Il a un timbre sourd, grave, donnant à l’oreille l'impression d’un roulement ou d’un ronflement (Duroziez), produit par des vibrations rares et à grande amplitude.
Le souffle présystolique continue le roulement, dont il n’est pour ainsi dire que l’exagération ; il correspond au frémissement cataire présystolique. Il est immédiatement suivi du premier bruit qui est souvent dur, par suite de la sclérose de la valvule mitrale ; il peut être remplacé par un soufile systolique plus ou moins intense, quand le rétrécissement n’est pas pur et se complique d'insuffisance.
Le dédoublement du second bruit, est peut-être le symptôme le plus constant du rétrécissement milral. Il présente son maximum à la base.
Pendant toute une première période de la sténose mitrale c’est un dédoublement à précession aortique ; à une seconde période sous l'influence de l’augmentation de tension dans l’artère pulmonaire, le dédoublement disparait et le synchronisme se rétablit. Enfin, à une troisième période, la tension pulmo-