‹ Rétrécissements de l'intestin grêle: consécutifs aux hernies étrangléesChapitre 15 sur 27 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Le pronostic de cette affection serait fatal à plus ou moins longue échéance, si on laissait la maladie suivre son cours. La cachexie augmenterait rapidement, les aceidents d’obstruction deviendraient de plus en plus violents et la mort ne tarderait pas à survenir par perforation ou péritonite.

Le traitement chirurgical, en levant l’obstacle qui s’oppose à la progression des matières stercorales amènera, au contraire, une guérison rapide.

Mais n’y a-t-il pas d’autres moyens thérapeutiques qui permettent, soit d'éviter le rétrécissement, soit d’enrayer la marche de l'affection, où d’en atténuer les symptômes douloureux jusqu’au jour ou le malade acceptera facilement l'intervention chirurgicale? Nous énumérerons ces différents moyens, tout en faisant remarquer que le traitement chirurgical est le seul rationnel.

Traitement prophylactique. — Si l’on s’en rapporte à la pathogénie des rétrécissements sans lésion de la paroi, on peut se convaincre que ceux-ci sont la conséquence immédiate ou éloignée d’adhérences et de brides consécutives à l’étranglement herniaire. Pourrait-on chercher à en prévenir la production ?

MT

Cette question, depuis plusieurs années, a vivement préoccupé les chirurgiens, et de nombreuses expériences ont été faites pour démontrer les conditions qui favorisaient leur formation.

Walthard a montré que le contact de l'air est un facteur important. Après un contact à l’air maintenu pendant vingt minutes, cet auteur voit les adhérences se produire sur l'intestin aussi bien après filtrage que sans filtrage de l'air. Il s’agit donc d’une action plutôt irritative que toxique, amenant une desquamation épithéliale et consécutivement la formation d’adhérences. Pour lui, le moyend’éviter ces accidents consisterait à maintenir sur le champ opéra toire des compresses trempées dans l’eau salée,

Schiffer, en 1894, est arrivé aux mêmes conclusions. I1 semblerait donc que l’on doive faire usage pendant la kélotomie de compresses humides et salées. Toutefois, si Pintestin est adhérent au sac, si ces adhérences sont solides, les surfaces cruentées qui résulteront de la rupture de ces tractus fibreux, ne demanderont qu’à s’accoler aux parties voisines, et la précaution indiquée par ces auteurs, risque fort de rester sans résultat.

D'ailleurs, en ce qui concerne les hernies étranglées, c’est une considération quelque peu théorique.

Quant au rétrécissement avec sténose de la paroï, il est bien difficile de l’éviter, S'il est déjà délicat de se prononcer sur la vitalité de l’anse étranglée, nous avons vu que l'état de la muqueuse échappait complètement à nos investigations.

Cependant, actuellement, avec les facilités de l’entérec-

1 Walthard, Corresp, B. f. Schw. Œrtse, 1892,

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