par brides
30 — par position vicieuse de l’intestin ;
4 Occlusion sans obstacle mécanique.
DRE pis
Les adhérences. — Il est assez fréquent de trouver des anses intestinales agglutinées entre elles, ou accolées à la paroi abdominale par du tissu fibreux. Nicaise a observé, à la suite d’une hernie étranglée, un rétrécisse-ment formé par l’adhérence des deux parties d’une anse.
L’éperon qui en résultait avait gêné le cours des matières;
le bout supérieur dilaté en ampoule comprimait l’origine du bout inférieur « comme la vessie dilatée comprime l'uretère » ; d’où étranglement.
Bien que des observations à peu près analogues soient assez nombreuses, il est cependant rare que des adhérences seules, qu’elles soient anciennes ou récentes, jouent un rôle direct dans la production du rétrécissement et des phénomènes d’étranglement (Nicaiset).
Les brides. — Elles reconnaissent pour origine un mécanisme analogue à celui qui les produit dans toute intervention sur l’abdomen.
Ce sera une frange d’épiploon ou de mésentère, ou bien des débris quelconques d’une surface dilacérée qui viendront adhérer à un point de la paroi abdominale ou de son contenu. Il se constituera ainsi une sorte de jetée ou de corde sur laquelle pourra venir s’étrangler une anse intestinale.
Les positions vicieuses. — On peut observer soit linvagination, soit la torsion de l’intestin ou de son mésentère, comme nous le verrons dans une de nos observations. Le plus souvent, il s’agit de migrations anormales, de paquets intestinaux pouvant se comprimer ou se tordre de manière à obstruer la lumière du conduit. Dans un
1 Nicaise, Gazette médicale, 1874.
ER re cas notamment, cette déviation des anses intestinales semblait produite par la torsion du mésentère (Obs. X).
Il n’y a pas d’obstacle mécanique. — À la suite de la réduction d’une hernie étranglée, on voit parfois persister tous les symptômes qui précédaient la disparition de la tumeur extérieure, et cependant l’autopsie ou l’évolution ultérieure des phénomènes démontre que la hernie n’a pas été réduite en masse et que l’anse est entièrement libre. Pour expliquer la dilatation de cette anse et la stase stercorale, il faut alors invoquer soit un acte réflexe, soit peut-être une altération de la paroi musculaire consécutive à l’étranglement. La stase sanguine, la distension de cette anse pendant un temps plus ou moins prolongé peuvent avoir altéré la nutrition des fibres musculaires et leur avoir fait perdre la tonicité et la contractilité nécessaires à la progression de leur contenu (Thibierge‘).
Ou bien, au contraire, il y a exagération de leurs contractions physiologiques par une irritation quelconque. Le spasme qui se produit amène un rétrécissement plus ou moins serré, et cepeudant il ne semble pas qu’il y ait une altération véritable de la paroi intestinale, les phénomènes d’étranglement pouvant disparaître rapidement.
Nous ferons toutefois remarquer que ces deux causes, encore peu connues, ne sont pas admises par tous les auteurs.
RÉTRÉCISSEMENT INTRINSÈQUE La paroi intestinale, que ce soit consécutivement à la
1 Thibierge, thèse de Paris, 1884,