‹ Rétrécissements de l'urètreChapitre 18 sur 19 · CFIEZ LABÉ, LIBRAIRE DE L'ÉCOLE DE MÉDECINE · texte numérisé non relu

CFIEZ LABÉ, LIBRAIRE DE L'ÉCOLE DE MÉDECINE

1827. Lcttfi'e à l'Académie des sciences, ou Examen critique de l'ouvrage de M. le Dr Chiale, intitulé de la lithotritie, et appréciation des faits présentés par ce médecin , avec la traduction du Mémoire de Gruithuisen, inventeur de ce procédé et de la méthode lithotriptique , et planches. (Épuisé.)

Ces faits de M. Chiale, en 1827, se résument ainsi: sur 82 malades qui se sont présentés à M. Civiale, 48 sont guéris, 31 sont morts, 3 ont gardé leur pierre.

Cette lettre prouve donc que la lithotritie (opération faite avec la pince à trois branches de Fery) est une opération désastreuse... et encore il faut admettre ce qu'a avancé M. Civiale, et qui est nié par les rapporteurs.

1831. Prîiiciples of litliotrity, or treatise of the art of extraetîng the stone without incision; illustrated with plates of the instruments used in litliotrity. Avec cette épigraphe :

«The objecl is jiow to praclice litliotrity .

« but lo praclice it wcll.» (préface.)

Avec cinq planches représentant : la première, l'instrument à trois branches, le perforateur de Gruithuisen , et mon trots-branches à virgules; la deuxième, la pince a quatre branches et sa servante, avec le perforateur et Tévideur, pour évider les pierres rondes volumineuses; la troisième, le brise-coque, pour briser, par la pression, la coque faite par l'instrument précédent ; la quatrième, la so>de RECTO-cunviLiGNE , la SERINGUE à injections et à anneaux , l'archet; la cinquième, le lit rectangle et le point fixe. Le

tout accompagné de la relation des différentes opérations pratiquées * avec ces instruments, qui ont obtenu le Prix de chirurgie de 5,000 fr. en 1828, décerné par l'Académie des sciences, et précédemment, en 1826, un encouragement de 2,000 fr. (Épuisé.)

1833. Lettre sur l'avantage de préférer la percussion à la pression, pour mettre en usage l'instrument courbe présenté à l'Académie des sciences sous le nom de percuteur courbe a marteau ; adressée à M. le baron Dupuytren , rapporteur de la commission nommée pour examiner les ouvrages présentés au concours de l'année 1833. Avec cette épigraphe :

« Si le lit rectangle et le point fixe sont évidemment faits dans l'intérêt du malade le chirurgien ferait-il bien de s'en passer pour éviter quelques soins de plus? »

Épuisée. Cette lettre se trouve jointe à la 2e édition de l'ouvrage suivant :

1833. mémoire sur la lithotriusie par percussion

et sur l'instrument appelé percuteur courbe a marteau , qui permet de mettre en usage ce nouveau système de pulvérisation des pierres vésicales; le tout appuyé de nombreux exemples de guérison ; avec planches.

Ce travail a obtenu le prix de chirurgie de 6,000 fr., en 1833.

Il est suivi des deux rapports publiés sur les faits obtenus avec l'instrument à trois branches présenté par M. Civiale.

La premier rapport, du 25 avril 1831 , fait par Larrey et Boyer, dit textuellement : « Dans le nombre des 24 opérés, dont 6 par la taille, onze sont morts à des distances plus ou moins rapprochées de l'opération. » Ce rapport, dont l'Académie adopte les conclusions, est terrifiant.

Le second rapport, fait le 10 juin 1833, par Boyer, Larrey et M. Double, se résume ainsi :

« Sur 43 malades CHOISIS par M. Civiale pour la lithotritie et traités par la lithotritie (perforation des pierres avec l'instrument à trois branches) :

27 sont guéris, 10 sont morts, 6 ont gardé leur pierre.

Total... 43

Et sur 8 malades traités par la taille, avec ou sans préliminaires de lithotritie :

5 sont morts et 3 sont guéris.

Total... 8

Ainsi , sur 5 1 malades traités par M. Civiale, il y en a d'abord G qn i ont gardé leur pierre et qu'il faut négliger, et l'on trouve :

Morts par la lithotritie. 10 Guéris par la lithotritie. 27 Morts par la taille. 5 Guéris par la taille. 3

Total des morts. 15 Total des vivants. 30

Ainsi, en 1833, M. Civiale, en opérant avec l'instrument à trois branches, perdait UN malade sur trois.

11 était donc temps de FAIRE PARAITRE MOIS PERCUTEUR COURBE.

Et c'est devant ces rapports foudroyants faits à l'Académie des sciences que M. Civiale a eu l'audace de présenter à l'Académie des sciences, et ailleurs, des centaines.de malades guéris, avec des pertes insignifiantes (séance du 23 octobre 1846), a eu l'audace plus grande encore de faire mettre cette fausse statistique dans les comptes rendus de Y Académie des sciences, et de verser de là dans la grande presse ; et cela a été permis! ! !... et HONORÉ! ! !

1846. Trois épisodes pour servir à l'histoire de la lithotripsie (vulgairement appelée lithotritie), ou défense obligée contre trois injustes attaques. In-8°, 2 fr.

Ce livre retrace une triste histoire que voici : Lorsque, en 1833, je retournai dans les pays étrangers, après avoir remporté le prix pour l'invention du percuteur à dents, je confiai à un chirurgien auquel j'avais été assez heureux de rendre quelques services, que j'avais inventé un autre instrument , semblable au percuteur, mais qui, au lieu de branches armées de dents, avait ses branches disposées en cuillers ; je confiai également au même chirurgien , qu'au moyen de cet instrument à cuillers opposées, je pouvais extraire les pierres de la vessie et éviter l'inconvénient des fragments. Lorsque je revins, en 1845, je trouvai qu'un chirurgien s'était approprié mon instrument dans ses écrits; je trouvai que ce chirurgien voulut entretenir l'Académie des sciences de cet instrument , concurremment avec moi , malgré moi ; je le trouvai enfin en disposition de m'enlever le système de l'extraction immédiate, dont j'apportais 125 exemples obtenus en 12 ans.

Ce chirurgien était mon ancien obligé et confident! ! !

Heureusement je m'étais réservé les preuves de ma paternité, et mon adversaire en fut pour sa honte.

1846. De la lithotripsie sans fragments, au moyen des

deux procédés de Y extraction immédiate ou de la pulvérisation immédiate des pierres vésicales par les voies naturelles, appuyée d'un grand nombre de faits pratiques, in-8°, G fr., avec cette épigraphe :

« Une démonstration nie frappe plus que

«cinquante faits; grâce à l'cxtièin: eon-

« fiance que j'ai en nia raison , ma foi n'est

« pas à la merci du premier saltimbanque. »

( Diderot , Vtnsèes philosophiques.)

Ce livre montre l'importance d'éviter les fragments en lithotripsie par les deux procédés indiqués. Le procédé de Y extraction immé ■ diale est seulement défini ; c'est ce procédé qui est au concours depuis 1 3 ans !

• Ce volume contient une réimpression de l'ouvrage de 1833, des rapports de Larrey, Boyer et Double, rapports que je viens d'analyser, et la traduction du mémoire de Gruithuisen, l'inventeur de la MÉ- . ihodk de broyer les pierres dans la vessie (lithotripsie) et du procédé de les perforer (lithotritie).

1848. Mémoire snr la pulvérisation immédiate des caBcsiEs vésicaux, lu à l'Académie des sciences le 23 février 1848, et inséré in extenso dans la Gazette des hôpitaux des 29 avril et 4 mai 1848.

Ce Mémoire ne donne qu'un des deux procédés que j'emploie pour exécuter cette pulvérisation immédiate; c'est celui qui s'exécute avec le marteau et le point fixe. Le second de ces procédés, qui s'exécute avec la main seule, est encore Inédit, grâce au silence de l'Académie des sciences.

Le procédé de la pulvérisation immédiate avec le point fixe et le marteau a été exécuté , sous les yeux de l'Académie des sciences , le 23 février 1848, le jour même de la lecture du Mémoire.

1851. Mémoire sur un noisveau moyen de pratiquée les saignées locales. [Journal des connaissances médico-chirurgicales, par le Dr Martin-Lauzer, 2e série, tome Ier, n" 6, page 148.)

1855. Rétréci sscmentsuîc l'urètre. — L'état de la science dévoilé à l'occasion d'un nouveau procédé féroce, avec un court mémoire pour servir d'antidote. In-8", 1 fr. 25.

1855. Mémoire sur la suture profonde , lu devant l'Académie de médecine. (Revue de Thérapeutique médicochirurgicale. 15 janvier 1850.)

1855. D« la guérison immédiate des rétréclsse-

ment» «le l'urètre et des blennorrhées invétérées coexistantes, et sur les effets dangereux des bougies.

Ce livre est la première édition du présent ouvrage (épuisé).

1856. Mémoire sur la {Section mousse, lu devant l'Aca-

démie de médecine le 24 juillet 1856, avec cette épigraphe :

Tout désordre se fait avec ordre; il faut empêcher cet ordre.

Union médicale, 5 juillet 1856.

1857. Mémoire sur l'administration du chloro-

forme < t des aucsthésicjues par projection .

lu à l'Académie des sciences dans la séance du 3 août 1857. avec cette épigraphe :

On ne saurait légifère* sur l'inconnu.

Moniteur des Hôpitaux; août 1857.

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