L HOMME UN AIMANT
par Dieu ; c’est l’esprit, ou la volonté infaillible qui pénètre tout Tunivers et dont l’espace est absolument plein. Plein de quoi ? Plein de vie ou du pouvoir de l’action ; plein de principe vital unique, ou principe sexuel qui se manifeste dans l’Amour et dans l’intelligence du femelle et du mâle, ou du positif et du négatif.
C’est ce principe qui se meut en vous et en moi, qui nous donne la force que nous mettons en action ; et nous pouvons employer autant de ce principe, ou de ce pouvoir, que nous en reconnaissons. Et même la somme de ce pouvoir que nous reconnaissons et que nous réclamons, passe en nous et se manifeste dans nos personnalités.
Or, nous reconnaissons cette force magnétique en nous-même comme une volonté.
N’oubliez pas cela, et souvenez-vous aussi que cette volonté au-dedans de nous est exactement ce qu’est le magnétisme dans l’aimant.
C’est le pouvoir qui attire toutes choses.
Comme cela a déjà été dit, l’aimant le plus fort attire à lui les aimants inférieurs et, dans la mesure où il en est capable, fait d’eux une partie de lui-même. Ce fait est la base de la loi de Darwin appelée « la survivance du plus
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apte. » Nous voyons l’opération de cette loi dans toute la nature; le plus fort se nourrit du plus faible. Si nous considérons les relations d’affaire dans le monde, nous verrons qu’il en est de même. La force brutale s’est développée en une forme inférieure de l’intelligence, et cette intelligence circonvient d’autres intelligences et en tire le meilleur parti qu'elle peut en tirer. Après cela vient enfin la connaissance de la loi, et les hommes commencent à comprendre qu’ils sont eux-mêmes des aimants d’un grand pouvoir; et plus l’homme est un aimant fort, plus il a de puissance sur ses semblables. Ceci est un fait bien connu.
Bien qu’il y ait eu dans le monde des hommes qui étaient d’assez puissants aimants, cependant cette force merveilleuse n’a jamais été développée Jusqu’à un très haut degré, et presque tout le monde ignore sa nature. Le pouvoir au dedans de l’aimant est Végoïsme dans l’animal, et Y Ego dans l’homme.
L’homme qui possède le plus puissant Ego attire à lui le plus de bien. Et son pouvoir d’attirer ce qui est bon n’est pas limité à ces éléments invisibles, qui construisent son caractère en force et en beauté, mais il attire aussi les
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choses visibles qu’il désire. C’est seulement en proportion de la force de son caractère qu’il a le pouvoir d’attirer à lui les choses extérieures — les amis^ la richesse, les honneurs.
Comme le pouvoir réel d’un homme ne peut augmenter qu’en proportion de sa bonté, il est par conséquent impossible que cette force fasse de lui une personne dangereuse ainsi qu’on semble le croire généralement (4). Aucun homme ne peut gagner de la force en attirant à lui ce qu’on appelle les mauvaises influences; par là, il ne fera que s’affaiblir et diminuer son influence. La raison de ceci doit être évidente pour l’étudiant qui a suivi ces leçons, mais il vaut peut-être mieux y revenir. Croire au mal, ou croire à la maladie c’est croire à une chose qui n’existe pas en soi et le seul résultat de cette croyance sera de créer des terreurs inutiles. La croyance au mal ou à la maladie n’est qu’une négation du bien. Or, nier le bien, ne le détruit pas; la personne qui le nie est aveugle par rapport au bien. Voilà tout.
Les hommes peuvent croire au mal autant
(1) La puissance intellectuelle exercée pour le mal ne doit pas être con.sidérée comme un pouvoir réel, ses effets seront temporaires seulement.
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que cela leur plaît et tenter d’amonceler ce qu’ils appellent des mauvaises influences sur vous. Supposez que, vous aussi, vous croyez aux mauvaises influences et qu’ainsi vous reconnaissiez mentalement leur pouvoir sur vous, vous aurez à en subir les conséquences en manifestant le mal car un homme manifeste, pour l’instant présent, exactement ce qu’il croit en bien ou en mal.
Mais supposez, d’autre part, que vous connaissiez la loi, vous rirez alors des tentatives faites par ces mauvaises influences et, continant à croire au bien, vous le manifesterez.
Toutes les croyances dans le mal et la maladie sont basées sur la crainte, et les efforts de ces croyances se réfléchissent sur les gens. C’est-àdire la croyance étant projetée sur une personne qui ne se trouve pas dans la forteresse du MOI, cette personne se trouve être comme un miroir qui réfléchit, ou manifeste, les croyances qui ont été projetées sur elle, en sorte que, pour un temps, elle paraît malade ou mauvaise. En ce qui concerne vos extérieurs vous êtes des affirmations intellectuelles ; sans le mettre en doute vous avez accepté comme une affirmation de vous-mêmes ce qui venait des autres.
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Mais cette affirmation ne vous satisfait pas, vous en voudriez une autre meilleure. Vous ne pouvez pas en trouver une meilleure tant que vous n’aurez pas reconnu que celle qui existe est une erreur. Aussitôt que vous comprendrez cela, vous serez bien.
Vous n’avez jamais pensé à vous comme à un aimant. Peut-être que dans votre esprit vous confondez cela avec le magnétisme dont la seule pensée vous effraie. Mais vous êtes bien réellement un aimant ; et par là nous voulons dire qu’il y a au dedans de vous quelque chose qui est toujours loyal à votre égard; qui est toujours avec vous et qui garde la position contre Tinvasioii étrangère. Et cependant on vous a appris à considérer cette forteresse intérieure avec méfiance, on a voulu vous pousser à la rendre à votre conscience mal éclairée.
Eh bien la fermeté avec laquelle vous restez attaché à cette forteresse intérieure, à ce quelque chose qui est toujours au dedans de vous, à cet esprit, ou à cette volonté, est la mesure de votre puissance comme aimant. Et plus vous reconnaîtrez ce pouvoir intérieur, cette force, ou cette volonté magnétique, plus vous vous trouverez dans la ligne de la loi d’attraction et
plus VOUS serez capable d’attirer à vous le bien que vous désirez.
Nous avons parlé de se trouver dans la ligne de la loi d’attraction. En réalité, vous êtes toujours au dedans de cette ligne, et vous ne pouvez pas en sortir ; mais aussi longtemps que vous êtes, à son sujet, dans une ignorance qui vous empêche d’user de ce pouvoir, c’est comme si vous étiez en dehors de cette ligne. Si vous ne savez pas que vous êtes un aimant,c’est que vous n’avez pas dépassé le plan de la croissance animale. Mais savoir que vous êtes un aimant et que vous êtes sous la loi de l’attraction, vous placera dans la ligne de la croissance consciente. Une fois dans cette ligne, vous n’avez plus qu’à établir votre pouvoir comme aimant afin de continuer à croître et à acquérir tout le bien possible.
En reconnaissant que votre volonté, ou votre esprit, est un aimant vous comprendrez votre véritable situation par rapport à vous-même.
L’aimant attire à lui. A mesure que l’aimant monte, par l’évolution, vers une forme supérieure de vie^ il définit de plus en plus ses besoins, il comprend mieux ce qu’il lui faut. Le cri inconscient « plus, plus, » finit par devenir
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un cri conscient pour exprimer un besoin défini. Et ainsi nous mûrissons dans la puissance, car nous pouvons obtenir ce que nous demandons, il n’y a pas de pouvoir dans Tunivers qui puisse, faire obstacle à vos désirs. Vous aurez tout ce dont vous avez besoin. Et cela viendra à vous plus tôt ou plus tard, dans la mesure où vous conserverez cette forteresse intérieure qui est vous-même.
Disons que la volonté, qui est la forteresse intérieure, se trouve couronnée maintenant par le fait que l’intelligence reconnait son pouvoir et son autorité. Ce moi intérieur est devenu une unité, et comme tel, il est un aimant d’une puissance irrésistible. Il reconnaît sa propre force et surtout son droit. Il dit : « Je suis le Maître de toutes choses. » J’ai atteint la véritable position d’homme, parce que je me suis vu tel que je suis. Pour être véritablement, il faut voir juste, et maintenant je vois juste, m’étant fait moi-même, je suis moi; tout le bien qui est dans l’univers m’appartient ; et comme ce bien est négatif par rapport à moi, il ne peut pas ne pas venir à moi lorsque je le demande. Est-ce que je vais demander la santé? Non, elle est déjà à moi et l’a toujours été.
Qu’est-ce donc que je demande? Suis-je satisfait de ma croissance ! Certainement non. Jus-
qu’à présent ma croissance a été presque nulle. Tant que ma personnalité croissait inconsciemment on ne pouvait pas dire que je fusse un individu au sens élevé du mot. C’est seulement depuis que j’ai appris comment croître que je suis arrivé à une condition d’individualité ; c’est comme si mon individualité venait seulement de naître. Cela étant, tout le processus de ma croissance future s’étend au-delà de l’expérience de qui que ce soit sur la terre; et la route sur laquelle je dois voyager m’est tout à fait inconnue. De fait il n’y a pas de route. Mon chemin s’en va à travers l’étendue non défrichée d’un pays inconnu, et je n’ai qu’un guide pour m’accompagner. Ce guide est la foi ; LA FOI EN MOI-MÊME (1). La foi est le produit de ma faculté non éprouvée. Car j’ai appris à croire en moi. J’ai appris la loi de la croissance et je veux continuer à croître. Je me tîendrai ferme comme le roc attaché à la volonté incarnée qui est moi. Je me tiendrai debout avec mon intelligence qui, par mes pensées,
(1) Il faut entendre par là, la foi en ce Moi divin qui est Dieu en nous.
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me procurera tout ce que je ilemande. De cette façon chaque désir qui s’éveille trouvera son correspondant parmi les éléments inconnus et deviendra les os de mes os et la chair de ma chair.
Et comment les choses que vous désirez viendront-elles à vous? Vous êtes sous la loi de l’attraction, car il n’y a pas d’autre loi. Vous êtes un aimant et la nature de l’aimant est d’attirer; du moment qu’il ÿ conscience de la loi, il ne peut pas faire autre chose. Mais que désirez-vous attirer ? ce qui contribuera à vous construire selon une connaissance toujours plus grande de votre propre force, c est cela que vous devez attirer à chaque instant de A’Otre vie. Peut-être votre ignoi ance est-elle si grande que vous ne savez pas ce dont vous avez besoin. Peu importe. Vous avez besoin de ce qui vous rendra de plus en plus conscient de votre propre force. Et quoi que cela puisse être, cela est en rapport avec votre désir, ou votre volonté ; et votre intelligence se trouvant côte à côte avec votre volonté, fait de vous une unité parfaite et, par conséquent, un aimant irrésistible au moyen duquel vous obtiendrez tout ce dont vous avez besoin.
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Mais vous ne l’obtiendrez pas si vous doutez. Le doute vous alïaiblit comme aimant et détruit votre puissance ; par conséquent — comme nous l’avons déjà dit — ne mendiez pas pour obtenir ce dont vous avez besoin, puisque la position du suppliant est une position de faiblesse qui implique le doute; mais demandez ce qui vous appartient. La demande manifeste votre confiance en votre droit, elle est pleine de foi, et de quelque chose de meilleur en- . core que la foi : la compréhension.
Prenez votre position comme citoyen de fUnivers, possédant des pouvoirs latents qui sont en correspondance avec les choses extérieures, en y comprenant les milliers de forces atmosphériques non encore explorées. Demandez alors ce qui développera en vous une plus grande force, une plus grande puissance que celle que vous avez jamais possédée.
La nature nous enseigne qu’il y a, en nous, des pouvoirs non encore reconnus. Le cocon se transforme en un papillon ; mais l’homme, dont la croissance comprend le cocon et le papillon, n’a pas encore su reconnaître un pouvoir semblable en lui. Plusieurs des insectes volants transgressent, par leur vol, toutes les
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lois de physique connues. L’humble abeille est trop pesante pour que ses petites ailes puissent porter son poids dans les airs ; la loi de la physique a démontré ce fait, et cependant elle vole. Et la raison qui fait qu’elle vole est qu’elle ne possède pas de raison. Elle vole parce qu’elle a besoin de voler et qu’elle ne sait pas qu’elle ne peut pas le faire.Par là les abeilles portent un démenti à la loi physique et établissent le fait que le désir et la foi régnent en maîtres sur elles. Elles ignorent ce qu’on appelle la loi de causalité ; croyance qui nous a faits esclaves de ce qui a été pendant tant de siècles.
Nous ne pourrons jamais avancer dans la nouvelle route où nous marchons, tant que nous n’arriverons pas à croire à ce qu’on appelle l’impossible. Aussi longtemps que nous croirons que ce que nos désirs réclament est impossible, nous resterons là où nous sommes ; dans les mêmes vieux chemins où nos ancêtres ont marché depuis l’aurore de la raison. Il faut nous éveiller et nous hâter. La nature a toujours cherché à nous donner des aperçus sur ce sujet. Elle nous crie constamment par ses millions de voix ; « en avant, en avant, ou bien meurs. » Elle ne veut pas permettre que
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nous restions immobiles. Toute la tendance de la vie est vers un développement plus avancé en vue d’usages glus grands dont les générations qui nous ont précédé ne savaient rien.
« Apprends une chose puis quitte-la » nous crie cette sévère et active mère ; ne t’arrête pas une heure sur la leçon que tu sais, mais hâte-toi d’apprendre la suivante ; il ne peut pas y avoir d’arrêt dans mon monde ; hàte-toi en avant, hàte-toi en haut, hàte-toi au dehors. »
La raison pour laquelle nous mourrons est qu’il n’y a aucune utilité à vivre après que nous savons tout ce que nous avons à apprendre. Et comme rien n’est nécessaire dans la vie sauf rUsAGE, la loi même de la vie repose sur ce principe.
La volonté est l’âme, ou l’esprit de l’homme, mais tant que la volonté n’est pas mise en avant et n’a pas établi des relations pratiques avec l’univers extérieur, elle ne sert à rien du tout. Nos vies se passent ici, dans le monde des effets, et le but de l’existence est de nous y établir fermement en mettant nos volontés en avant, par le moyen de nos personnalités.
Alors ces personnalités deviendront des volontés humaines vivantes, et elles croîtront en