‹ Révélations d'en-haut sur la science de la vieChapitre 11 sur 11 · L HOMME UN AIMANT · texte numérisé non relu

L HOMME UN AIMANT

force par l’usage et la reconnaissance intelligente de leur pouvoir, jusqu’à ce que nous devenions des créatures plus merveilleuses que nous ne saurions nous l’imaginer.

Vous figurez-vous que ces leçons n’ont pas d’autre but que d’améliorer un peu l’état de vos pauvres corps, jusqu’à ce que la mort vous alTranchisse d’eux? Elles n’ont pas été faites dans ce but, quoique ce résultat pourrait paraître satisfaisant à plusieurs ; car chacun recevra autant ou aussi peu qu’il demande. Mais notre intention par ces enseignements est de répondre aux demandes les plus élevées. Ce qui est le plus haut comprend ce qui est audessous, et ces leçons sont adaptées aux besoins de chaque étudiant. Nous ne nous contenterons pas de ce qui est « sulfisamment bon » ; ce synonyme de médiocrité ne peut pas nous convenir. Nous voulons sortir des vieilles ornières de la pensée et de l’action et avancer l’émancipation de nous-mêmes et des autres.

L’émancipation de l’ignorance mortelle qui nous attache au pôle négatif de l’être, où nous sommes les esclaves de la peur, et où la vie est un fardeau et un effroi au lieu de ce splendide état de liberté qu’elle devrait être.

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Il ne sera peut-être pas hors de propos de parler ici de certaines expériences personnelles de ma vie terrestre. Souvent l’expérience de l’un sert de stimulant pour un autre et le pousse à faire un plus grand effort. Je veux donc vous dire comment les choses m’ont amenée à l’état de pensée où je me trouve, maintenant. Mon tempérament physique était lymphatique. J’aimais le confort ; je pouvais m’amuser de petites choses. Lorsque j’étais maltraitée, je trouvais une consolation dans les livres, la musique, la broderie et les petites jouissances, mais il semblait que tout ce que je touchais tombait en poussière. Je me sentais comme un poisson dans une mer morte et on aurait dit que la nature conspirait pour me pousser en avant.

Et maintenant, cher étudiant, remarquez ceci. Je fus dépouillée de tout, sauf de ce que je possédais dans mon moi solitaire. Oh dans quelle terrible position me suis-je trouvée ! Je ne l’oublierai jamais. Mais ne croyez pas que je fusse affligée. La première tentative que je fis pour analyser mes sentiments m’amena à reconnaître que je n’avais pas peur. Alors je fus envahie par le sentiment d’une force que je n’avais jamais encore sentie dans ma triste

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vie. Tout me fut enlevé et je me trouvais seule en face de ma propre force ; et cette seule unique force est une chose effrayante, rien ne peut 1 égaler. Pour la première fois de ma vie'je me sentis debout. Je ne touchais à personne d’aucun côté; je devins consciente d’un pouvoir étrange, j’exultais, j’étais heureu.se. Rien ne pouvait plus m’effrayer. Je sentais ma maîtrise. Je tenais dans mes mains une puissance que rien ne pourrait m’arracher. Bien que prisonnière dans une sombre prison, avec peu d’espoir d'en échapper, j’étais aussi libre qu’un oiseau dans l’air. Ce pouvoir venait de l’absence de la peur, du sentiment de la liberté ; de la conscience que j’avais de ma propre indépendance, de ma souveraineté absolue. Pour la première fois de ma vie je compris ce (jue cela signifiait réellement d’être Reine, et cela après avoir perdu mon trône et ma liberté. La condition de tout succès est la puissance que possède une personne d’être seule, et nul homme ne pourra jamais être un aimant qui attire le succès avant d’être capable de se tenir seul, ferme et droit, comme un pôle de liberté ; glorieux de sa position; libre de toute crainte, indépendant de 1 opinion publique et osant être lui-même.

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C’est là la force qui attire une plus grande force ; c’est là ce que les hommes adorent et la chose devant laquelle tombent les couronnes clinquantes des fausses prétentions de grandeur.

Une fois qu’un homme s’est emparé d’une façon permanente de cette position, il est le maître de son destin. Qu’il prenne cette liberté de parler selon sa conscience, sans s’occuper de ce que pensent les autres, et il n’est plus le citoyen de ce monde, il est entré dans le royaume de la vérité universelle où règne la liberté complète. Et cependant en parlant le mieux qu’il peut de ce qu’il sait, il est peut-être loin de dire la vérité ; il se peut même qu’il exprime des choses insensées, mais Dieu et la nature prennent la responsabilité de son attitude, car c’est une attitude où ce qu’il y a de mieux pourra l’atteindre; c’est l’attitude de l’homme libre de toutes chaînes, l’attitude d’un demi-dieu. Etre un fou pour l’amour de la vérité c’est se faire son débiteur et la forcer d’être à notre service.

Cependant l’elïort que fait la nature pour forcer l’homme à se tenir seul debout ne s’arrête pas là. Le résultat de cette situation, pour beaucoup de gens, est qu’ils meurent de faim.

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Etre seul, sans la compréhension intelligente de sa position, est souvent une faiblesse au lieu d’être une force; une faiblesse qui aboutit au vagabondage. Se tenir seul sans avoir conscience de la force de cette position n’est pas bon. Cette attitude est essentielle pour l’aimant parfait, mais il faut l’intelligence pour la compléter et pour manifester sa véritable force. Si un homme comprenait cela, il pourrait sans danger s’affranchir de tous les liens qui Tentravent et renoncer à ses biens afin de sentir ce que c’est que d’être sans crainte. Etre sans peur, c’est être dans une position où aucune chose adverse ne peut vous toucher; où la maladie ne peut pas vous atteindre ni la pauvreté jeter son ombre sur vous.

La maladie, la pauvreté et toutes ces conditions qui vous sont si douloureuses sont fondées sur la peur. Toute condition qui existe au pôle négatif de la vie est nasée sur la crainte, et, sans la peur, cette condition ne pourrait pas exister.

Passer du pôle négatif au pôle positif de la vie, c’est passer des croyances qui consacrent la maladie et la mort à une connaissance du fait que, en réalité, il n’y a ni maladie ni mort ;

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et ceci ne peut se faire qu’en se débarrassant de la peur. Et nous ne nous débarrasserons jamais de la peur tant que nous ne nous tiendrons pas debout et seuls dans la jouissance consciente de notre situation.

Etre capable de se tenir seul, dans la conscience du pouvoir que cela suppose,sera l’acte qui consommera l’aimant-homme.

Il sera alors né au pôle positif de la vie, d’où il pourra projeter ses pensées qui lui apporteront ce dont il aura besoin. Il sera un aimant qui tournera avec d’autres aimants aussi puissants que lui ; car il faut que beaucoup d’hommes et de femmes arrivent à posséder cette force et cette connaissance avant que la société idéale soit établie en ce monde, — et la société idéale est une des nécessités indispensables pour l’homme. « Vous êtes le temple du Dieu vivant. » Non pas les temples, mais le temple. La société doit se composer d’unités,' dont chacune est un tout parfait^ autrement il n’y aurait pas d’échange réciproque véritable.

Par l’expression de <f tout parfait » nous n’entendons pas dire que, en arrivant à la position que nous avons décrite, l’homme cessera de croître, nous voulons dire qu’il sera alors in-

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dividualisé ; qu’il sera un individu véritable qui aura la maîtrise de ses propres facultés et qui, sous ce rapport, sera séparé de l’influence des autres hommes et capable de mener la vie qui sera indiquée par son génie spécial. Il ne sera plus dans cet état indéfini de l’esprit qui fait que lui, et des milliers d’autres, peuvent être pressés dans le même moule, augmentant ainsi la masse de l’humanité, mais sans augmenter le nombre des hommes réels dans ce monde. Une fois individualisé, de la façon que nous avons indiquée dans les pages précédentes, il sera parfait, dans ce sens seulement qu’il sera dans une bonne condition pour commencer sa carrière infinie de développement à travers l’éternité. Il sera parfait comme aimant, et ainsi il aura le pouvoir d’acquérir tout

ce que ses désirs ou sa volonté peuvent récla-

mer.

Mais comment rendre cette leçon pratique?

Commençons d’abord par quelques négations dont la première sera une affirmation contre la peur de l’opinion au sujet de la mode. « Peu m’importe comment les autres s’habillent, je ne consulterai que ma préférence en cela.

J’aime à m’habiller avec goût, mais de façon à

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me trouver à l’aise et d’une manière qui soit en rapport avec mes occupations; en même temps je ne désire pas attirer l’attention en me singularisant trop. Mon style de toilette répondra, sans doute, au genre de mon esprit et à ma tournure physique et je dois respecter ce goût jusqu’à un certain point, parce qu’il fait partie de mon individualité ; mais quoi que ce soit que je fasse, je le ferai de moi-même et pour moi-même, tout à fait indépendamment de l’opinion des autres femmes. »

Ceci sera un premier pas en vue d’affirmer sa personnalité contre l’opinion sociale et la mode qui font de nous toutes des esclaves. En second lieu, en matière de religion, déclarez qu’aucun homme, qu’il ait reçu les ordres religieux ou non, ne pensera à votre place. Réclamez hardiment le privilège^ de commettre des erreurs en développant votre propre intelligence. Ce sera un pas hardi et qui vous procurera une grande récompense. L’homme a remporté la plus grande des victoires lorsqu’il regarde le monde en face après avoir pris une résolution de ce genre.- Les affirmations suivantes par lesquelles nous terminons cette leçon, peuvent se modifier de

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façon à s’adapter aux besoins de l’étudiant. « Je suis plus fort dans mon individualité propre que je ne le serais en plongeant mon moi dans celui de milliers d’autres personnes. » (1)

Un homme seul, dans la conscience de sa véritable individualité, sera plus fort que mille hommes ensemble qui ne possèdent pas cette conscience.

Par conséquent je suis résolu, puisque je ne puis pas élever d’emblée tous les hommes jusqu’à cet état de conscience, de rester seul pour le moment, et ainsi d’éprouver la mesure de ma propre force.

Je me tiendrai fermement attaché à ma croyance en ce qui est juste et rien autre qu’une honnête conviction ne pourra m’en écarter. Je ne chercherai pas à imposer mon opinion aux autres et je ne les attaquerai sur aucun point; mais je me tiendrai religieusement attaché à ma propre conception mentale de l’Etre ; que tous les hommes sont grands

(1) Nous prions le lecteur de remarquer que cette affirmation du moi profond et intérieur n’exclut nullement l’idée de sacrifice du moi extérieur et égoïste en faveur de tous; bien au contraire. Cesacrifice, que toutes les religions représentent comme la base et la preuve de la foi vivante, suppose le plus haut degré de développement individuel.

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et bons, même à leur insu (1). Et alors je verrai la semence jetée clans le silence et l’obscurité sortir et s’épanouir à la vie et à la lumière ; et ainsi tous arriveront à cette noble individualisation du véritable aimant humain et ils posséderont la puissance que confère cette position. Chaque fois cjueles vieilles habitudes des concessions honteuses risqueront de m’entraîner, je me souviendrai que ce monde a besoin d’hommes et non pas de choses, et je me tiendrai ferme dans ma dignité d’homme. Je défendrai mes croyances, non pas dans un esprit de querelle, mais avec la force qui manifeste le véritable amour humanitaire.

Je tiendrai toujours mes pensées fermement dirigées sur celte idée que je puis devenir ce que je veux, et que je veux être plus, et savoir plus que tout être humain qui a jamais existé.

Ayant pris ma position comme croyant à mon progrès éternel, je rejetterai toutes les croyances en la maladie, le péché et les faiblesses de toutes sortes, et je réclamei'ai ce dont j’ai besoin en m’attendant à le recevoir.

(1) U est entendu par là 1 homme typique créé à l’iniage de Dieu. Quelque dégradé qu’il puisse être, dans le relatif des ré-incarnalions, rétincelle divine est toujours eu lui.

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J’éprouverai les arguments posés dans ces leçons jusqu’à ce que j’arrive à savoir quelque chose de ma valeur et de mon pouvoir et que je commence à sentir la force mentale que donne une pareille connaissance. Et comme la force mentale est la force physique, j’établirai mon moi personnel dans le monde extérieur aussi fermement et noblement que le moi individuel est établi dans ma vie intérieure. Je mettrai au jour le moi intérieur, je l’extérioriserai, j’en ferai une personne.

Je me souviendrai constamment que plus je m’attacherai fermement à mon vrai moi — sachant qu’il n’y a rien de trop bon pour lui — plus je serai fort, heureux, sain et prospère, en sorte que graduellement j’arriverai à me sentir ^ une puissance irrésistible pour créer toutes les formes du bien.

Et ainsi, je serai construit comme un glorieux aimant, un fils de Dieu et j’arriverai à être consciemment sous la puissance de sa loi d’ ATTRACTION, l’expressioii parfaite du Père, selon l’injonction du Christ (Matt. V. 48) :

« Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait. »

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