RECONNAISSANCE
Nous entendons par là le fait de reconnaître la dignité réelle de l’homme et de ses véritables relations avec le principe de vie universelle que nous appelons Dieu.
Reconnaissance c’est le mot qui exprime toutes la signification de la nouvelle pensée du jour actuel. La reconnaissance de la'véritable valeur de l’homme et de ses relations normales avec le principe de vie
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universel que nous appelons Dieu. La reconnaissance de la loi de l’Etre et du lien (jui nous unit pour toujours à la source de notre vie éternelle.
Voilà ce que sont « LES tlRANDS MYSTÈRES »
qui vont être révélés à tous, les secrets qui ont été cachés aux entants ; secrets d’élévation et de béatitude.
La race s’est traînée au milieu de demi-vérités, maintenant elle a atteint la vérité sphérique, la vérité qui contient au-dedans d’elle toutes les vérités passées et partielles ; qui les embrasse en répandant sur elles une telle lumière que Ton s’aperçoit alors qu’elles ne sont que des fragments d’un grand tout. Elles ne sont point séparées les unes des autres, comme on l’a cru jusqu’à présent. Ce sont les points visibles d’un vaste système de vérité absolue dont les sommets, aussi beaux que ceux d’un pays féerique, étaient niés parce qu’on ne les voyait pas.
Pour la première fois dans l’histoire de la race, les paroles inspirées des anciens conducteurs et prophètes, qui ont parlé dans toutes les Bibles du inonde, ont trouvé leur vraie interprétation par les enseignements ésotériques qui marquent le nouveau point de départ de la pensée dans le inonde, et qui, dépassant la limite des croyances étroites de riiomine, font briller à ses yeux une espérance glorieuse et infinie.
C’est la peur qui a poussé l’homme à s’accuser luimême, et la peur est née de l ignorance, mais toutes les choses qui ne sont qu’illusion vont s’évanouir devant la lumière grandissante du jour. Beaucoup
IXTRODUGTIOX
d’esprits s’élèvent aujourd’hui au-dessus des nuages des an<îiennes et enfantines croyances et arrivent à la compréhension de la grande vérité. AU’ermis sur ce roc ils ne pourront plus être ébranles par les rêveries insensées et les interprétations naïves de la théologie.
L^HOMME A ÉVOLUÉ PAR LUI-MÊME. Ces paroles seront claires pour ceux qui pensent et qui savent que la pensée, et la pensée seule est le moyen qui assure la croissance éternelle. Dans le passé ces paroles toutes puissantes signifiaient l’apparition de ces corps merveilleux, visibles et invisibles qui ont évolué depuis les cellules protoplasmiques les plus basses, par le moyen de l’usage. L’usage est la pensée dans son expression animale et inconsciente. Et voici ces merveilleux corps complexes que nous contemplons aujourd’hui sont la révélation et le résultat de toute la pensée passée. Véritables registres des idées ils attendent un développement futur d’une pensée plus élevée, plus puissante, plus, salvatrice. Nous croyons qu’il ne peut rien y avoir dans l’univers de plus grand que ces merveilleux corps complexes qui sont les « temples et les cités de Dieu x parce que nous avons eu lliabitude de penser ainsi. Nous avons accepté passivement cette aliirmatioii absurde que ce qui a été doit être.
Cependant rien n’est jamais resté immobile.
L’évolution est un changement constant du plus bas au plus élevé, et aussitôt que nous sortons de l’antique croyance pour entrer dans la compréhension de VEvohUion et de VInvolution nous nous trou-
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vons immédiatement dans la voie directe du progrès conscient, et nous commençons notre voyage éternel à travers le monde visible des effets. Nous devenons un de ses agents conquérants et indestructibles pour lesquels chaque pensée nouvelle est un pas qui nous fait progresser sur la voie de la santé, de la force, de la beauté et du bonheur.
Nous n’avons qu’un seul ennemi à combattre et c’est l’ignorance (1). Tout peut être conquis par l’intelligence, par l’usage de notre pouvoir de raisonner, et par la loi de l’Etre qui est aujourd’hui pour la première fois véritablement interprétée. Nous savons maintenant que c'est l'intelligence de l'homme qui revêt ses désirs et qui forme ses corps physiques et spirituels^ — son moi visible et invisible. Puisqu’il en est ainsi, aussitôt que l’homme a appris la loi, il a le pouvoir de se mouler comme il le veut.
Les pensées que nous exprimons ici sont nouvelles; elles viennent du Messie du nouveau cycle, et si elles sont saisissantes elles n’en sont pas moins absolument vraies. La Nouvelle Dispensation, qui se lève aujourd’hui sur le monde, et qui se manifeste sous différents noms, diverses interprétations, et à travers différents intermédiaires, démontre leur vérité logique et pratique.
Le monde entre aujourd’hui dans une phase de développement et d’expériences telle qu’il n’en a jamais connu, il s’éveille à cette vérité étonnante qui sera féconde en grands résultats, c’est que l’homme
(1) Il faut entendre par là que le pêché est le produit de l’ignorance.
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se crée lui-même, et que son pouvoir créateur n’est limité que par sa propre ignorance.
C’est là la pensée magique qui enlèvera le montle, en un instant, hors du « Bourbier de la désespérance dans lequel il a langui si longtemps, et le lancera sur la nouvelle spirale où se manifestera le progrès dans les siècles qui vont venir.
Il est impossible, pour celui qui n’a pas été familiarisé avec cette idée, de se former une conception, à peu près correcte de la force qu’une pareille croyance donnera à l’homme. Qui pourrait vaincre celui qui se tient droit et ferme sur une pareille altitude de pensée? Le vieux monde qui nous a donné naissance est sous nos pieds. Les cieux inexplorés sont au-dessus de nous, et c’est la pensée elle-même qui est le levier qui nous enlève et fait de nous un libre citoyen de cette sphère des forces inconnues.
Grâce à cette haute pensée la race émerge de l’enfance. Elle laisse tomber ses langes, se déclare sevrée, et s’apercevant qu’elle vit par la vérité seule, elle se met à sa recherche.
L enfance passée a été pour l’homme la loi de nécessité, mais il n’a plus à s’en enorgueillir, et son regard, autrefois voilé, maintenant de plus en plus brillant, se tourne vers de nouveaux horizons. Nous sommes partis pour un voyage de découverte à travers les splendides chambres du palais de notre Roi-Reine ou Père-Mère. Nous nous avançons dans des galeries dont la perspective est infinie, où f ombre de la maladie et de la mort ne se projettent jamais,
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mais dans lesquelles la lumière de la Raison grandissante enveloppera toutes choses dans les plis radieux d’une nouvelle vérité.
Nous vous le répétons, de grands changements se préparent ; de grandes ouvertures se font pour recevoir le souille de Dieu. Chez quelques-uns ces changements ont déjà commencé d’une façon remarquable, mais ils ne peuvent se produire que pour ceux qui ont monté pas à pas l’échelle du progrès par leurs efforts, par l’éducation et par un développement conscient ; mais aussi par la culture de la Volonté et par la reconnaissance de la Pensée absolue comme le seul Créateur.
L’instinct inconscient de l’animal ne le mènera jamais plus loin que ce point de transition où l’animal finit et où l’homme commence. L homme a reçu pouvoir sur tout ce qui est au-dessous de lui, et par la connaissance il peut si bien diriger ses pensées, en croyant à l’aide qu’il reçoit de la source de tout bien, qu’il transformera son milieu corporel de façon à ce que la créature animale monte, par transformations successives, jusqu’à l’Ange. Par la connaissance du pouvoir qu’il possède, l’homme peut arrêter, pour ainsi dire, le courant de la vie animale qui l’entraîne dans l’oubli en lui faisant croire à la mort. Par le pouvoir qu’il possède en tant qu Etre Spirituel, un avec le Créateur et la couronne de son œuvre, il peut aussi arrêter la désolation qui règne sur la terre. Par conséquent nous voyons qu’en faisant évoluer l’homme de la « poussière » Dieu lui fournit la preuve qu’il peut se développer jusqu’à
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ce qu’il arrive dans le Royaume Spirituel. Ce que l’humanité doit faire aujourd’hui c’est de poser le pied sur le trône de I’Etre, et de dire avec pleine conscience « Dieu est. — Je suis », de prendre les rênes du Gouvernement du royaume qui est audessous de lui, de dompter l’égoïsme, le péché, la maladie, l’orgueil, l’envie, la haine et tout ce qui est contraire au Bien Suprême.
L’homme n’a nul besoin de nouveaux organes. Tel qu’il est constitué, il est un générateur de la pensée ; le maître des ressources illimitées du Royaume de la Vérité. Mais il faut qu’il reconnaisse sa grandeur, et les conditions magnifiques qu’il a gagnées à travers les siècles de ses manifestations purement instinctives; car nul n’atteint la forme humaine qui ne s’est pas rendu digne de cet état en dominant tout ce qui est au-dessous de lui.
Maintenant que fère de la vie spirituelle a lui, la domination de l’homme sur la vie atomique commence. Les hommes et les femmes sont des êtres spirituels, mais ils ne font pas encore compris, parce qu’ils croyaient que le corps était une matière séparée de l’esprit, tandis nue la véritable science nous enseigne qu’il y a un principe éternellement vivifiant dans l’homme, qui doit lui permettre de vaincre la mort. En vérité, la mort n’existe nulle part dans l’univers, bien que nous constations des changements, des rénovations ou des renouveaux. Car toutes choses sont composées d’atomes infiniment petits, unis entre eux, ou séparés par les forces du principe intelligent de la vie qui les pousse à agir
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inconsciemment d’abori, puis plus tard consciemment, de façon à repousser ou à attirer à eux les éléments qui peuvent, les uns assurer leur f)ermanence comme entité individuelle, les autres tendre à détruire leur caractère propre.
Lorsque cette évolution se produit dans le sens du progrès, alors on peut dire que des os morts du vieux moi sortira une forme nouvelle et supérieure de vie. Telle est la loi naturelle qui s’accomplit depuis le grain de sable jusqu’à l’homme. Mais l'homme étant Tœuvre supérieure du Créateur est destiné à obtenir la vie consciente. Le monde qui pense a progressé à tel point dans l’intuition, pendant ces derniers siècles, que l’Etre spirituel frappe aujourd’hui vivement aux portes de THomme naturel demandant à entrer. Le Dieu qui est au dehors (la croyance) secoue les barreaux de ITniellect pour chercher à entrer au dedans dans son propre domaine, là où il doit être, là où i/^ 5 ^ réellement I Et ainsi l’homme apprend que, du passé mort de tant de vies successives, l’Etre spirituel émerge comme un corps ressuscité, glorieux, racheté et purifié par la Vérité maintenant et pour toujours.
Il est écrit : « La vérité vous affranchira. » Le règne de l’esprit de Vérité qui nous a été promis a commencé sur la terre, et tous ceux qui désirent la Vérité et qui luttent pour îa conquérir peuvent l’obtenir. Il est donc au pouvoir de tous d’être affranchis par la Vérité, affranchis du péché, de la maladie et de la mort.
La Vérité possède aujourd’hui la terre, et elle est
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une épée à deux tranchants, car tous ceux qui lui résistent seront fauchés comme l’herbe. C’est un feu qui consume toute erreur. Vous le voyez, les pensées que nous exprimons sont iconoclastiques, et le seront de plus en plus, car la vérité agira comme une épée jusqu’à ce que toute erreur soit bannie. Alors toute la nature sera harmonisée. La puissance d'en haut presse maintenant sur lésâmes, faisant mûrir tous ceux qui sont prêts pour co-opérer avec dieu et la LOI, et chacun trouvera l’emploi qu’il est capable de remplir pour faire avancer consciemment l’œuvre du BIEN SUPRÊME.
Dieu est toujours le même et sans ombre de changement, mais il a besoin de la co-opéralion de ceux qui comprennent la Loi, et c’est pour son œuvre que travaillent les membres de l’ordre du Cercle de l’Etoile qui jusqu’à présent ont fait de notre Ilolyrood leur centre sur la terre.
Un mot encore. Si la théorie qui démontre que le phénomène naturel possède une puissance de croissance inhérente en lui a été appelée athéisme dans le monde, et si telle est la conviction de l’athée, la raison en est que Dieu lui a été représenté avec tant d’ignorance de ce qu’est réellement la divinité, qu’il ne peut pas accepter la pensée d’un tel créateur. Et il n’en existe pas de pareil, en effet, car Dieu est esprit, il est l’Amour qui ne peut changer ; et lorsqu’il sera démontré que l’esprit est le principe de la vie de toutes choses, alors le soi-disant athée saisira lui-même cette idée, et comprendra que la puissance inhérente, qui est dans la terre et en
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toutes choses, est l’esprit : c’est-à-dire ce qui engendre et renouvelle toute vie sous le soleil, depuis le brin d’herbe et la plus modeste fleur, jusqu à l’atome éternel de l’homme parfait.
La vérité est un tout complet, et lorsqu’elle est vue depuis le sommet d’une philosophie élevée, toutes les contradictions s’expliquent, et l Harmonie, qui seule crée le ciel, est reconnue comme un grand fait devant lequel la maladie, les dilïormités, la vieillesse et la mort disparaissent, et sont comme si elles n’avaient jamais été.
Marie.
RÉVÉLATIONS D’EN HADT
LA VIE UNE
Dieu est l’esprit qui remplit tout l’Univers qui émane de Lui. Il est la cause de tout ce qui est, un Principe Eternel et Omnipotent qui dépasse toute conception humaine. Et quoiqu’il n’y ait aucune raison pour que le mot Dieu soitconsidéré comme masculin, tous les auteurs l’employant ainsi, nous ferons de même. L’esprit étant la vie de toute chose et ce qui remplit toute la nature. Dieu est notre Père Divin.
Et qu’est-ce que la Nature?
La nature, c’est encore Dieu sous son aspect féminin. Elle est la manifestation de Dieu, la Divine Substance qui remplit l’espace universel, et par laquelle l’Amour de Dieu et sa Sagesse
RÉVÉLATIONS d’eN HAUT
deviennent manifestes et visibles. Elle est donc notre Mère Divine.
Dieu, le principe universel est éternellement invisible : « nul homme n’a vu Dieu », nul homme ne le verra jamais; mais nous voyons tous la nature qui est Dieu extériorisé.
Quelle est la forme sous laquelle la Loi de l’Amour existe dans sa diffusion la plus large?
Elle existe comme sexe ou polarité dans les atomes ; chaque atome a son pôle positif et son pôle négatif, ou ses principes mâle et femelle ; et de ses principes mâle et femelle vient la loi d’attraction d’où dépend tout mouvement et toute manifestation de la vie.
Dire que chaque atome a son pôle positif et son pôle négatif, c’est dire que chaque atome est â la fois Amour et Intelligence, c’est-à-dire à la fois visible et invisible ; à la fois esprit et corps ; qu’il y a une partie intérieure et une partie-extérieure, ces parties ne faisant en réalité qu’un, comme la lumière et la chaleur ne font qu’un.
Et de fait Dieu, la Vie Une dans son principe double, peut être comparé au feu, la chaleur étant comme le principe intérieur du feu, et la lumière comme sa réflexion dans la Nature.
Admettez cet axiome : Dieu est l’Amour se manifestant dans l’Intelligence, ou la Sagesse, exactement comme le feu est la chaleur se manifestant dans la Lumière.
Toute la Nature est la reconnaissance du principe d’amour, donc elle n’est pas la reconnaissance de l’esprit ; mais elle est esprit. C’est l’amour exprimé dans l’intelligence, et l’intelligence est esprit.
Par conséquent il n’y a pas de matière, comme nous l’entendons et les soi-disant lois de la matière n’ont aucun fondement.
Ceci nous affranchit instantanément de la sentence de la mort qui aurait été suspendue sur nos têtes depuis le commencement du monde, et pourquoi ?
Parce que l’esprit ne peut pas périr, la maladie et la mort ne sauraient l’atteindre. 11 est la compréhension, ou la reconnaissance de la loi de l’Amour omniprésent et infaillible, que nous appelons Dieu.
Si la maladie et la mort ne peuvent atteindre Dieu, alors ce qui comprend Dieu, l’esprit, ne peut être atteint par la maladie et la mort ; car ce qui paraît être deux est en réalité un.
Comme il n’y a qu’uNE vie, ainsi il n’y a
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qu’une loi de la vie. Cette loi est la loi d’attraction.
N’y a-t-il pas une loi de répulsion ?
Non ; il n’y en a pas dans l’univers. Nous ne sommes pas dans le royaume de la matière, nous sommes dans le royaume de l’esprit, sous la loi de l’attraction. L’intelligence cherche ce qu’elle désire, et laisse derrière elle ce qu’elle ne désire plus, mais elle ne repousse rien. L’intelligence tend toujours vers le nouveau, et ne m’embarrasse jamais de ce qui ne peut plus lui servir. Elle laisse « les morts ensevelir les morts ». C’est là la véritable méthode de la croissance. Elle attire constamment ce qui est nouveau, et en l’attirant elle passe en dehors de la région, ou du plan, de ce qui est vieux mais elle ne repousse rien.
Prenons pour exemple une pêche. Elle représente une certaine quantité d’intelligence, une certaine proportion de la faculté de reconnaître le principe d’amour, c’est-à-dire Dieu. Ëlle ne repousse pas sa floraison, mais elle la dépasse et gagne chaque jour un peu plus d’intelligence, manifestant de plus en plus la loi de l’Amour, ou Dieu, jusqu’à ce qu’elle atteigne à un point que son intelligence ne peut pas dé-
passer. Alors elle devient quelque chose d’impuissnnl, et elle est attirée vers la terre par la vertu supérieure de celle-ci en qualité d aimant. Nous disons alors que la pêche est morte. Pourquoi est-elle morte?
Simplement parce qu elle n’a pas le pouvoir de reconnaître un degré supérieur du bien.
Elle a atteint la limite de son intelligence. Toutes choses meurent (ou subissent un changement de forme que le monde appelle la mort), lorsqu’elles sont arrivées à ce point où elles ne peuvent pas reconnaître un degré supérieur du bien, une somme plus grande de Dieu.
Cesser de reconnaître le bien c’est cesser de le désirer, et à ce moment l’intelligence vitale qui élevait la créature au dessus de la terre — que ce soit la plante, l'animal ou Thomme — disparaît, et la terre réclame ce qui lui appartient de par la loi d’attraction.
Mais la terre est un terrible aimant, et qui pourra jamais vaincre son attraction? Comment sera-t-il possible, pour qui que ce soit, d’échapper à ses grilles voraces, et de s’en alïranchir définitivement?
Comme nous l’avons déjà dit, nous sommes dans le royaume de l’esprit, et il n’y a pas de
matière. Le monde lui-même est tout esprit.
Ses montagnes, ses mers et ses rochers sont d’essence spirituelle, mais au degré le plus bas de l’intelligence. Le plus petit brin d’herbe qui croît a plus d’intelligence que la terre, et il le prouve pai' son pouvoir de s’élever au-dessus d’elle. Et aussi longtemps que le brin d’herbe reconnaît un bien supérieur à la poussière qui est au-dessous de lui, il peut, par la vertu de cette reconnaissance, dominer l’attraction de la terre. Car ne voyez-vous pas que, dans l’Univers de l’esprit, c’est l'intelligence qui mesure
la force d’un aimant et nullement ce que nous appelons la masse ou le poids mort. Par con-
séquent, c’est seulement lorsque la pêche et le brin d’herbe ont cessé de croître (c’est-à-dire d’acquérir une plus grande somme d’intelligence, ou de l'econnaissance du principe d’amour, de Dieu) que l’attraction de la terre peut les dominer.