‹ Révélations d'en-haut sur la science de la vieChapitre 6 sur 11 · MAL · texte numérisé non relu

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• Gardez ces sentences dans votre esprit et vous vous apercevrez bien vite de leur vérité. Car une vérité que l’on garde dans son esprit y prend racine, et en se développant chasse les erreurs et lance dans votre intelligence des branches semblables à celles du figuier des Indes qui s’entrelacent en continuant à grandir.

Puis tenez-vous fermement à cette vérité qui n’a jamais été réellement mise en doute ni par le saint, ni par le pécheur, ni par l’orthodoxe, ni par l’anti-orthodoxe — cette vérité que Dieu est tout, qu’il remplit chaque atome de l’espace dans l’univers, et qu’il est le bien parfait.

Pendant que vous considérerez cette affirmation d’étranges questions se poseront devant votre esprit.

S’il n’y a rien dans l’univers que le bien, comment se fait-il que je sois un pécheur?

En répondant à cette question n’oubliez pas

RÉVÉLATIONS d’EN HAUT

pour un seul instant cette affirmation que tout est bien et que le bien est Dieu manifesté-

Tenez-vous ferme à cela et la réponse viendra bientôt.

Chaque fois qu’un problème difficile et qui semble contradictoire se présente à vous, ramenez vos pensées errantes au centre de vousmême, et demandez à l’esprit qui est au dedans, de vous révéler la réponse. En vous tenant dans cette position vous verrez bientôt luire une idée à laquelle vous n’avez encore jamais pensé et elle sera comme le lien manquant qui réconciliera toutes les contradictions apparentes, et la vérité complète vous apparaîtra.

Votre esprit est capable de vous montrer toute la vérité; mais, pour l’apercevoir il faut que vous éprouviez de l’intérêt pour ces vérités d’ordre supérieur, et que vous demandiez à votre esprit de vous éclairer à ce sujet. « Demandez et vous recevrez. » « Frappez et l’on vous ouvrira. » Aucune promesse n’est faite à celui qui ne veut pas chercher.

La vérité est un tout, parce qu’elle est la connaissance de Dieu, ou du Bien ; et lorsqu’on l’a trouvée elle se manifeste la même à tous* Elle n’est pas une chose pour une personne et

l’homme personnel

une autre chose pour une autre personne, mais elle est la même pour tous. A la même question, elle fait invariablement la même réponse et on ne peut pas se tromper si on la cherche sincèrement.

Par conséquent lorsque vous posez cette question : « Pourquoi suis-je un pécheur? » vous tenant fermement à cette affirmation que Tout EST Dieu et que Dieu est le Bien m.4Nifesté, attendez sans crainte la réponse. Elle viendra avec ces mots : « Si tout est Dieu et si Dieu est le Bien » vous n’êtes pas un pécheur, et il n’y a point de pécheurs dans le monde (1).

Tel est le premier pas à faire dans la philosophie de la vérité, mais en le faisant vous sentirez le fondement même de toutes vos vieilles croyances s'ébranler, et au premier moment vous serez effrayé.

Elfrayé de penser que vous n’êtes pas le pécheur que vous croyiez être; elïrayé de ce (jue vous ne vous trouvez pas dans la position dangereuse où vous aviez cru être; elfrayé de

(!) Le lecteur est prie de ne pas oublier que les Esprit-: dégagés de la terre, comme aussi les Mystiques (Voyez Bdeiime) parlent en se plaçant dans l’absolu. Pour les comprendre, il faut «'élever jusqu’à cette sphère de pensée.

RÉVÉLATIONS d’eN HAUT

l’immense espace libre qui s’ouvre devant vous.

Et maintenant un mot au sujet de la liberté.

Bien que la liberté soit le but vers lequel tendent toutes nos aspirations, cependant en secret la race en a peur; et elle préfère rester dans ses liens plutôt que de se confier à son domaine infini. La raison pour laquelle la race craint la liberté tout en la désirant vient du fait qu’on l’a toujours poussée à croire à sa propre faiblesse, au lieu de croire à sa force. Et parce qu’elle croit à sa faiblesse elle recule devant la liberté parceque la liberté exige une chose de l’âme qui veut franchir ses limites sacrées, et cette chose est la Confiance en soi, la confiance en soi qui permet à l’homme de se tenir seul debout dans la dignité de la conscience qu’il a de sa propre valeur. Il pourra aspirer en vain à la liberté jusqu’au jour où la terre reprendra sa personnalité dans son sein, car tant que nous ne serons pas dans une position nette qui nous donne la conscience de notre valeur nous n’obtiendrons pas la liberté.

Ne voyez-vous pas comment l’affirmation fondamentale de cette philosophie universelle vous a fait avancer sur le chemin de la liberté en

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