L’HOMME PERSONNEL
L’homme est le porte-parole, ou la parole parlée de 1 Amour (Dieu), et comme il est un être purement mental, il parle cette parole dans la mesure où il la comprend.
La doctrine qui veut que l’homme ne soit rien est absolument insensée. L’homme se trouve à la tête de la nature et il est absolu dans sa position. C’est l’homme qui manifeste Dieu dans le domaine du visible. C’est l’homme qui, par l’elfort, projette Dieu et par là construit les mondes et en fait des mondes d’usages.
^ On ne peut pas dire que ce monde visible n est rien ou qu’il soit quelque chose de peu important. Il est Dieu, ou l’amour, en manifestation. Il est le côté mental, ou intelligent, de 1 amour, ou Dieu, exactement comme la lu-
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mière est l’illumination ou l’extériorisation de la chaleur.
D’après ceci il devient évident que Dieu, ou l’Amour, le principe vitalisant de la vie, ne fait qu’un avec sa manifestation — l’homme, et que sa manifestation est aussi importante que le principe vitalisant et invisible lui-même. L’homme est le côté visible et auditif de Dieu. Dieu est le côté invisible de l’homme comme le feu est le côté invisible de la lumière.
« Dieu est Vhomme subjectif, l’homme est le Dieu objectif. » Que chaque étudiant retienne cette sentence dans sa mémome; rien ne l’aidera davantage à se rendre compte de sa véritable relation avec Dieu que cette petite phrase.
Dieu étant subjectif ou invisible, l’homme est toujours latent en lui. Quelque bas qu’un homme puisse sembler être tombé, soyez sùr que Dieu, la vie éternelle de l’Amour est encore en lui et qu’il peut être mis en lumière par la reconnaissance de ce. fait. Et comme Dieu en manifestation est toujours la bonté suprême, l’homme est bon par essence, alors même que personne, sur terre, ne saurait le voir. « Que Dieu soit vrai, même si tous les hommes sont des menteurs ! »
Or Dieu, le principe éternel de la vie est l’absolue Bonté, la santé, la force, la vitalité suprêmes. En Lui, « il n’y a point de variation ni aucune ombre de changement. » Et II est latent non seulement dans l’homme que le monde ne condamne pas, mais dans le plus dégradé, ou le plus infime des êtres humains. Il est latent dans une personne autant que dans une autre, et le fait de le reconnaître peut l’amener à se manifester également dans tous.
Reconnaître le Dieu latent dans l’Etre humain, c’est le faire sortir, ou le rendre manifeste ; et lorsque, par notre pouvoir de le reconnaître nous l’avons fait sortir, que voyonsnous?
Nous voyons Dieu exprimé dans l’homme.
Toute trace de maladie, ou de ce que nous appelons la nature immorale de l’homme est effacée, car Dieu ne peut pas se manifester dans la maladie, étant Lui-même la santé, la Vie et la Lumière suprêmes.
Dieu est latent dans l’homme. L’homme est Dieu mis en mouvement. Il est la reconnaissance de Dieu. 11 est la mise en lumière de ce principe vital de l’amour que nous appelons Dieu. Il est Dieu organisé et rendu visible par
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la prérogative que chacun de nous possède de le reconnaître.
Dieu organisé, c’est Dieu rendu utile par le moyen des usages. S’il n’était pas nécessaire de remplir des usages alors il suffirait que Dieu existât comme principe vivant dans tout l’espace, et l’homme serait inutile.
Mais parce que la vie consiste en usages, l’homme fait passer Dieu dans les usages. Toute vie (et la vie est Dieu) se manifeste dans l’activité, et il faut qu’il y ait des organes à travers lesquels cette activité puisse s’exprimer. La nature, dans sa totalité, embrasse tous ces organes, et l'homme qui est la forme la plus élevée de la nature condense au dedans de lui la puissance du tout, par conséquent c’est par l’homme que Dieu devient visible. Il est — pour ainsi dire — le laboratoire pour la production de Dieu dans toutes les affaires de la vie. « L’homme est la nécessité de Dieu » tout autant que Dieu est la nécessité de l’homme, car les deux sont un; tous deux sont Dieu, car Dieu est le tout en tout, la seule vie qui ne peut changer; qui n’est sujette ni à ta maladie ni à la mort. Etudiez bien ce point car c’est là-dessus que repose toute la vérité de cette philosophie.
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Nous savons que Dieu ne peut pas être atteint par la maladie et qu’il ne peut pas mourir, il résulte de ceci que, Dieu et l’homme étant un, les hommes ne peuvent pas logiquement être atteints par la maladie ni mourir.
Alors même que le témoignage de vos sens contredit cette affirmation ne vous fiez pas à eux, car 1 évidence de notre propositiofi est écrasante.
Les sens nous ont toujours trompés. Les sens appartiennent au pôle négatif de l’organisation de l’homme. On ne peut pas se fier à eux tant qu’ils n’ont pas reçu l’éducation supérieure qui procède du pôle positif de son être, c’est-àdire de son cerveau intelligent et organisé.
La pensée est le créateur, en ce qui concerne la création visible. La pensée est le produit du cerveau et non pas des sens. Les sens appartiennent au pôle négatif de l’homme et leur origine remonte à la période de sa croissance inconsciente, avant que le dernier et le meilleur produit de l'homme — son cerveau, ait été perfectionné. Le cerveau est le dernier produit de l’évolution humaine et il est roi par droit de naissance.
La pensée est le produit du cerveau et elle
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est inséparable de lui. Elle agit en réalité comme une messagère du cerveau ou comme sa servante.
La pensée a réellement construit nos corps tels qu’ils sont avec toutes leurs imperfections. C'est la pensée qui a planté en eux les semences de leurs imperfections et de leurs maladies, puis les a arrosées, nourries et cultivées.
Mais vous me direz : « Si la pensée a planté dans nos corps des choses qui ne devraient pas y être, alors à quoi sert-elle?
Cette question est importante et mérite qu’on y réponde sérieusement. Pour cela il nous faut retourner en arrière, au premier point de départ de l’homme afin de nous rendre compte de la méthode de sa croissance.
L’Amour, ou la Vie, existe comme Dieu, et l’intelligence existe comme la conscience de l’Amour de la vie, ou de Dieu. L’Amour et l’intelligence paraissent être deux, mais ne sont en réalité qu’un. Représentons-nous maintenant le temps où le commencement individuel de l’homme était la plus petite étincelle d’intelligence, la plus faible lueur de la conscience de l’amour ou de la vie. Cette infime perception du principe d’amour ou de Dieu, cons-
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tituait la personnalité de l’individu et non pas l’esprit de l’individu, qui étant de Dieu est parfaitement bon. Elle constituait la conscience individuelle de cet esprit ou son estimation individuelle, estimation qui a toujours été bien au-dessous de la véritable valeur de l’esprit. Mais c’estcetteappréciation individuelle, qu'elle ait été suffisante ou insuffisante pour exprimer la valeur et la gloire véritables de l’esprit, qui constitue la personnalité de l’homme.
Nous le répétons, la personnalité de l’homme est l’estimation que l’homme fait de lui-même, ou plutôt la personnalité de la race est l’estimation que la race fait d’elle-même, car les cas individuels sont souvent des exceptions. L’estimation que la race fait d’elle-même forme une atmosphère de pensée — de pensée-ignorante jusqu’à présent — dans laquelle naissent tous les enfants et que tous subissent jusqu’au moment où l’intelligence individuelle s’éveille et, par la pensée, sort des croyances de la race pour entrer dans la liberté de la vérité.
L’étudiant doit maintenant commencer à voir la différence qui existe entre la personnalité d’un homme et sa véritable individualité. Sa personnalité est faite de ses croyances au
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sujet de lui-même. Son individualité est la VÉRITÉ par rapport à lui-même, mais il ne comprend pas encore cette vérité.
La Bible dit : « l’homme est tel que sont les pensées de son âme. (Prov. Ch. II. 37). » Ce passage des Ecritures se rapporte à la personnalité de l’homme seulement. Ailleurs Jésus s’exprime ainsi ; « Ne vous ai-je pas dit que vous êtes des Dieux? » Cette dernière expression se rapporte à la véritable individualité de l’homme.
L’homme est donc, quant à sa personnalité, ce qu’il croit qu’il est. Sa personnalité est cette partie de lui-même qu’il met en avant; c’est sa personne, son apparence, ce que nous voyons lorsque nous le contemplons. Il se peut que cet homme que nous regardons ait un membre trop court, qu’il marche sur des béquilles, mais cette dilïorrnité ne fait pas partie de sa véritable individualité, bien qu’elle soit une partie de sa personnalité.
Si la vérité est la vérité, comment la personnalité d’un homme peut-elle être si dilïérente de son individualité?
La raison de ceci est qu’un homme construit sa,personnalité par le moyen de ses croyances.
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et ses croyances peuvent être vraies ou fausses. L’homme exprime son intelligence dans ses croyances, — et n’oubliez pas qu’un homme est, dans chacune de ses particules, intelligence, en tant que son extérieur, ou sa personnalité, est en jeu. Il exprime, par conséquent, la somme d’intelligence qui existe dans ses croyances, et ces croyances se manifestent dans ce que nous voyons de lui.
Et n’oubliez pas non plus ceci, c’est qu’il est une créature qui croit et se développe incessamment. Il fut un temps où toute son intelligence se trouvait exprimée dans le plus infime atome de vie que nous puissions imaginer. Mais ce petit atome-vie grandit avec chaque nouvelle incarnation, ou expression de la vie, gagnant de plus en plus d’intelligence jusqu’à ce que, montant graduellement l’échelle de la vie, il arrive au domaine de l’homme. Mais comme cet atome-vie est toujours intelligence, en ce qui a rapport à son extérieur, plus il acquiert d’idées et de croyances plus son extérieur se perfectionne, si bien que, ayant débuté comme la plus petite étincelle d’intelligence, ou de pensée, il est devenu le sommet de l’intelligence du monde et s’est manifesté comme homme.
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Et il a accompli tout cela sans aucun raisonnement spécial de sa part. Il est resté dans la période de Y inconscience jusqu’au moment où ses fonctions cérébrales se sont développées et où la PENSÉE pure et simple a pu s’ajouter comme supplément à la vie des usages qui l’avait fait grandir pendant la période de sa croissance inconsciente.
Le développement de l’intelligence^ qui à nos yeux est la personnalité, car la personnalité et l’intelligence sont une seule et même chose pendant toute la période de la croissance inconsciente, s’est produit par les usages et non par le raisonnement. Le désir est la base de la croissance. Depuis son premier commencement l’animal a constamment désiré quelque chose qu’il ne possédait pas. Toutes ses petites facultés étaient concentrées dans la satisfaction de ce désir, et tous ses désirs se rapportaient aux appétits inférieurs, au besoin de construire son organisme ou sa personnalité ; de l’augmenter en grandeur, en puissance et en force. C’est par ce désir qu’il est graduellement arrivé à posséder les organes dont il avait besoin et les cinq sens. C’est par raclion du désir que l’intelligence se développant gra-
duellement a modelé la splendide forme humaine dans toute sa perfection animale; et l’homme est ainsi devenu le type parfait de la beauté de l’usage.
La croissance inconsciente ne peut plus rien faire pour lui maintenant. Elle l’a amené au point où il est entré en possession de ses splendides facultés de raisonnement, et ces facultés doivent s’emparer de la ligne de développement là où la croissance inconsciente l’a laissée, de façon à l’entraîner encore plus loin sur l’échelle de hêtre, autrement il resterait toujours l’homme animal qu’il est, et il continuerait à vivre dans sa« personnalité faite de maladie, de difformité, de faiblesse et qui ne peut finir que par la mort.
Or, quant à sa personnalité, l’homme n’a pas avancé d’un pouce depuis des milliers d’années. Les anciens Grecs étaient bien plus beaux que nous ne le sommes, parce qu’ils croyaient à la beauté personnelle et faisaient un système de la propagation de cette croyance. Nous qui avons grandi dans l’idée que la richesse importe plus que tout le reste, nous avons perdu la foi en la beauté et c’est pour cela que nous ne sommes plus beaux.
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Il n'y a pas de doute que la tendance générale de la race, pendant la longue période qui vient de s’écouler, n'ait été dans la direction de l’intelligence, jusqu’au point où la croissance inconsciente commence à se traiîsformer en croissance consciente et où la race arrive à prendre possession d’elle-même. Mais des générations et des générations ont passé sans comprendre cela, et c^est aujourd’hui seulement que cette idée commence à luire sur le monde.
La différence qui existe entre la croissance inconsciente et la croissance consciente, est que cette dernière suppose la nécessité de savoir comment croître. Dans la croissance inconsciente ou animale, nous croissons sans savoir comment et sans y penser, nous désirons simplement certaines choses qui nous nourrissent mieux ou qui élargissent le champ de notre activité; et ce désir aveugle, qui n’est jamais troublé par le doute, car l’intelligence n’en est pas arrivée au point où le doute peut exister, nous procure tout ce dont nous avons besoin.
Le désir, poussant aux usages de l’organisation, est la méthode de la croissance aveugle ou inconsciente.
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La croissance consciente est une chose tout à fait différente. Le désir est toujours la force motrice, Vàme de la vie. Le désir fait toujours appel à de meilleures conditions et réclame une sphère plus vaste d’expérience, mais le désir ne s’exprime plus par les usages. L’homme n’a plus besoin du développement de nouveaux organes ou de nouvelles puissances. Il est debout comme une créature parfaite attendant le développement de la pensée ; et la pensée est le pouvoir créateur par le moyen duquel il peut se faire lui-même exactement ce qu’il désire être. En un mot l’homme en est à un point où sa pensée peut le créer à son gré. Il est maintenant capable de corriger la pensée erronnée qui retient sa personnalité dans un état de faiblesse, et il peut penser sa personnalité de façon à la rendre un type merveilleux de force, de puissance et de beauté.
Mais pour accomplir cela, il faut qu’il pense la vérité, et maintenant nous avons besoin de savoir ce qu’est la vérité. Pour exposer la vérité qui nous rendra parfait sous tous les rapports, il nous faudrait beaucoup de temps. Il va sans dire qu’il y aura des répétitions dans nos enseignements, car ces leçons seront en oppo-
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sition presque complète avec les opinions et les croyances de la race, et la grande difficulté pour rétudiant est de désapprendre ses croyances actuelles pour apprendre les nouvelles qui pourront le sauver. Si nos étudiants étaient des enfants, dont Tesprit fut aussi net qu’une belle page blanche, nous pourrions facilement planter en eux les semences de cette puissante vérité salvatrice; mais ils ne sont pas des enfants, ils sont déjà mûrs dans les idées erronnées. Leurs intelligences sont comme des jardins envahis par beaucoup de mauvaises herbes, et il faut que ces herbes soient arrachées avant que la nouvelle semence de la vérité divine et toujours grandissante puisse être plantée.
Celui qui enseigne de si royales vérités doit être un véritable iconoclaste qui brise les images de répoque. 11 est forcé de combattre les vieux préjugés de la race, et pendant quelque temps il en résultera une commotion et une confusion, car c’est la mort seule qui est immobile et la stagnation qui procure le repos. « Garde-moi des eaux mortes, oh Dieu! » est la prière de celui qui cherche la vérité. Le Christ qui était la vérité a dit : « Je ne suis pas venu apporter la paix mais Tépée. »
RÉVÉLATIONS D’eN HAUT
Le monde entier est dans les eaux mortes.
Ceux qui sont noyés dans cette tranquillité mortelle ne demandent qu'à y.rester. Ils participent à la mort de la pensée qui les entoure, ils sont presque morts eux-mêmes. « Laisseznous dans notre assoupissement » tel est leur -cri. Mais l’étudiant de cette philosophie doit s’attendre à être ébranlé comme par la trompette du jugement, car les grandes vérités apportent la vie, et la vie signifie l’activité, l’effort, le réveil et le développement de facultés dont l’homme ne soupçonne pas même l’existence.
Nous disons que le monde entier sommeille sur les genoux de l’ignorance, et ce*sommeil est si profond que lorsque sonnera l’heure du réveil, ce sera comme si les morts revenaient à la vie. Par conséquent l’étudiant qui a soif de ces grandes vérités fera bien de tenir ses yeux fixés sur ces révélations, et de ne pas regarder en arrière vers les retraites où ses anciens compagnons dorment tranquillement. Il faut qu’il comprenne une fois pour toutes que l’endroit tranquille où ceux-ci se reposent est à l’ombre de rUpas, cet arbre dont fatmosplière donne ta mort. Si ses compagnons ne veulent pas le suivre, qu’il avance sans eux, car c’est le seul
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moyen par lequel il pourra se sauver et peutêtre les sauver avec lui.
En commençant l’étude de la loi de l’être, ce qui ne signifie rien moins que la victoire absolue sur la maladie, la vieillesse et la mort, l’étudiant doit être résolu à ne se laisser arrêter par aucun préjugé, mais à suivre la vérité partout où elle peut le conduire. Longtemps avant d’avoir connu cette philosophie j’avais compris que la vérité ne se donne qu’à celui qui la cherche. La vérité et celui qui la cherche sont l’im par rapport à l’autre dans la même relation que deux amants. Il y a échange réciproque.
Plus nous nous donnons à la vérité plus la vérité se donne à nous. Et il n’y a pas de liberté ailleurs que dans la vérité, puisque toute liberté est la pensée vraie en manifestation, et toute ignorance est esclavage, liens et chaînes. La vérité seule nous airranchit.
J’ai fait ces remarques afin d’encourager l’étudiant dans sa recherche de la vérité. Il faut beaucoup de cpurage pour rompre avec les idées du monde où Ton a longtemps vécu, et pour se lancer hardiment à la poursuite de l’inconnu, soutenu seulement par l’espoir de trouver quelque chose qui satisfasse notre âme.
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Il faut abandonner l'ancien avant de pouvoir atteindre le nouveau, et la foi est le pont qui relie ces deux étapes. Les étudiants sérieux sont ceux qui ont courageusement renoncé aux vieilles méthodes. Ils sont sans crainte parce qu’ils savent que ce qu’ils laissent derrière eux . ne peut plus leur être utile, et ils avancent vers l’espace infini, confiants dans les facultés latentes qu’ils sentent en eux et qui, une fois développées, leur donneront le pouvoir de faire descendre le ciel sur la terre.
Le ciel est certainement au dedans de nous, et le reconnaître c’est le manifester dans les usages de chaque jour de façon à transformer le travail qui nous est si dur en un plaisir.
Aussi nous disons à l’étudiant de ne pas hésiter et d’approfondir cette philosophie. Ne craignez pas parce que vos voisins, esclaves de la croyance, ont peur. Ces croyances ont été bonnes pour l’enfance de la race mais lui conviennent aussi peu aujourd’hui, que des poupées ou des billes ne conviennent à des hommes d’âge mûr. Venez avec moi, suivez-moi sur chaque nouvelle position et usez de votre jugement.
Venez sans crainte. Chaque page de la Bible confirme cette vérité. « Tout est Dieu. »
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« Dieu est le tout en tout. » « Il est l’alpha ET l’oméga. » « Le commencement et la fin. »
« Et au dehors de lui il n’y en a pas d’autre. » « Et Dieu est tout le bien. » « Il remplit tout l’espace jusqu’à l’exclusion complète du