‹ Révélations puisées dans les cartons des comités de salut public et de sureté générale, ou, Mémoires (inédits) de Senart, agent du gouvernement révolutionnaire (volume 2)Chapitre 26 sur 190 · CHAPITRE Tin · texte numérisé non relu

CHAPITRE Tin

poussés de toutes parts. Leur rage impuissante respecta les murs de Tours. Ils menacèrent de' reveu.r en plus grand nombre; mais des courriers

av^nt etc répandus dans les communes voisines

des secours arnvmenl d’heure en heure, et, peu-

jT ? ^ fCmpS ’ T°Urs fllt S^di jour et nuit,

insurges ne conçurent plus d’espoir- là fut

Zr I '* fa‘°e * 1 “STOti“ a 1* sc borna la ' lSB deS factieux poursuivis, d’ailleurs, par les

rtT, ■Ôi5iM' Elle e',ait «rtl par 1 effet d une loi, rendue sans doute pour éviter les

progrès des altroupemens, rendue sur la demandé

Cette fut lue sus msurgés, elle était parvenue, dans ce te meme nuit, par la voie du bulletin Pousles complotsde la faction allaient être dévoiles par lescoupablesjdéj’àrou avait, saisi quelques-iius '

comP„imC'P m“ ag;U*eUrS J d'°rl&"S - Mars, et leu,, plices allaient être daignés; à laide de la mesure

salulaire pour eux qu’ils surprirent, ils furent voilés pa, une loi qui ordonnaitd'instruire contre les attron-

pcmens pour cause de subsistauces, prétexte qu'ils avaient donne a 1 insurrection. Celte loi prescrivait

ues lois perdu t onava.tcachélevraibntdJinsur ■ection.ctlon demandait maintenant une amnistie

om; les attroupemeus formés à i’oceasion d

tu"' T’,"' aPPelam ‘a conînlisératiou su que le besoin ou la privât ion avait égarés.

f(g MÉMOIRES UE SENART .

Mais ou ne disait pas quelle avait été la direction de l’attroupement, ce que l’on avait disposé pour le fomenter dans la Vendée d’où ensuite il était parti ; ce qui avait grossi son noyau; comment et par qui il était augmenté, et les moyens terribles avec lesquels on faisait lever et mai clier les communes; comment on menaçait, comment on exécutait le brigandage, le vol et 1 incendie; comment ou établissait des garnisons sanguinaires et dévastatrices; quels étages on prenait pour assurer l’insurrection et la maintenir ! Les monstres, qui se sont parés du manteau de la popularité, avaient en effet trompé le peuple; ils avaient égaré les uns, payé les autres , sacrifiant le tout à leur faction. Enfin leur dérisoire popularité leur préparait une retraite en cas dëchec : il fallait imposer silence aux complices ou leur donner la liberté , supprimer tous les détails, les instructions et les renseignemens ; et comme on avait pris le prétexte de la popularité et celui des subsistances, il fallait arracher une loi qui éteignit tonte poursuite. Mais il faut aussi convenir que ceux qui ont coopéré à cette loi ignoraient les crimes de la faction d’Orléans; sans quoi les chefs de l’insurrection eussent été exceptés de Vamnistie .

Ces détails sont attestés par la notoriété des faits, par les déclarations des complices, par leurs aveux et les résultats des procès-verbaux des dif-

ciiAPiniE vin.

féreutes autorités constituées; par les délibérations pour repousser les insurgés,* par les actes qui out fait et commencé l’instruction du procès contre les coupables dans les tribunaux , enfin par les délibérations sur les lieux mêmes où l’on avait fait l’insurrection , ainsi que dans les autres endroits où l’on avait pris des mesures pour et contre.

Le citoyen Malveau, d'Amboisc, a obtenu une indemnité par décret de la Convention ; et les pièces qui ont servi au rapport sur cette demande contiennent des actes certains et convaiucans d’une partie de ces détails, malgré les chiffonniers de la faction d Orléans qui , en lui survivant , se sont efforcés de détruire jusqu'aux traces des preuves de la complicité. 11 en restait cependant quelquesunes, à ma connaissance, dans les cartons du comite de sûre le generale.

D’après l’analyse de ces détails et les réflexions auxquelles ils donnent lieu, on se demande pourquoi l’insurrection établit son noyau dans une fabrique h Mont mirail , où Marat avait de proches parenset des amis affidés? Pourquoi l’attroupement pai tit de-îà; pourquoi il se grossit de gens étrangers non connus? Pourquoi enfin cette direction vers la Vendée? Pourquoi aussi faire l’éloge du duc d’Orléans? 4 ces questions, on allègue le motif des subsistances, la forme des garnisons sanguinaires, enfin tous les moyens employés. Mais ou est convaincu d'abord de la profondeur des

7° MÉMOIRES DE 5EMART.

complots, et nul doute ne saurait plus exister si Fou considère lanè an tisse ment des procédures , de quelle manière fut surpris le décret qui Fordonnaît % et par qui; et surtout si Ton rapproche les differens renseignemens qu ont produits les délibéra* tions des autorités constituées, ainsi que les poursuites devant les tribunaux, poursuites qui indiquent les détails que j'établis, et avec lesquelles je repousserais en justice toute action de reproche de la part des coupables.

CIIA1MTRE IX.

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