CHAPITRE XII
Fabriques de faus assignats élevées el saute nues par Delacroix et Danton. — * Dernières paroles de Danton après son jugement.
Si lors du jugement de Danton et Delacroix , on ne dévoila pas leur complicité dans deux fabriques de faux assignats, c’est que le comité desûreté générale voulait préserver quelques-uns de leurs complices. Ce délit, si vil et si bas, fut dénoncé par Miazinski avant sa mort; il écrivit à la Convention qu’il avait de grands secrets à révéler ; des commissaires furent envoyés , et Miazinski déclara ces fabriques de faux assignats et des faits de trahison contre quelques autres. On rapporta à la Convention que Miazinski était ivre de punch , qu’il n’avait pas l’usage de ses sens; mais Miazinski, irrité de la légèreté de la visite des commissaires , écrivit, et sa lettre fait la base de ces renseignemens ; il en résulte que Delacroix et Danton avaient élevé et soutenu deux fabriques de faux assignats , sous la direction du nommé La Pallière, leur confident, et l’intime de Delacroix ; lequel La Pallière a été en arrestation, et sortit après le g thermidor, par l’intrigue de