‹ Révélations puisées dans les cartons des comités de salut public et de sureté générale, ou, Mémoires (inédits) de Senart, agent du gouvernement révolutionnaire (volume 2)Chapitre 41 sur 190 · IO · texte numérisé non relu

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acquerront plus de force dans l’opinion. J’estime encore qu’il faut donner à cette affaire un certain éclat / c’est de mettre la chemise rouge anse accusés : les plus petites choses conduisent aux grandes , les appareils font illusion , et par l’illusion on conduit le peuple. — Oui , dit Vadier, mais il faut du réel , il faut du sang ! — Louis du Bas-Rhin reprit : Les poètes nous représentent le sage mis à l'abri d'un mur d’airain y é levons-en un de têtes entre nous et lé peuple ! Ainsi finit celle discussion : les victimes furent désignées et Bientôt frappées. Le jour de l’exécution,Voulland se trouva au coin de la rue de la Loi qui donne sur la rue Saint-Honoré, et aperçut le convoi venir. Partons , diL-il à ceux qui étaient à côté de lui, allons auprès du grand autel voir célébrer la messe rouge ; et ils partirent !

Lecteur, examinez si ce comité ,qui se faisait appeler le jury politique, u était pas l’antre du crime, et quelles étaient ses décisions, sa moralité et son influence? quel despote eût jamais dit ; Élevez entre mes sujets et moi un mur de tètes? Je vous laisse faire toutes les réflexions sur ce raffinement de barbarie; pour moi, je me suis acquitté de mon devoir en vous la dévoilant.

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