CHAPITRE XJ Y
f exposai les différent motifs de ces libertés que j obtins ^ d après 1 examen des pièces justificatives , et des particularités concernant Héron sur les arrestations qu il avait fait faire. 11 fut traité de la manière la plus dure , la plus humiliante*
Héron tenait encore dans ses griffes un brave citoyen , nomme Duclos, homme de loi de Rouen, Le comité avait ordonné son élargissement , et lavait mandera Paris. Héron s’empara de lui , et ictaida la decision sur sa liberté* Il voulait se le léser ver , niais il ti obtint pas sa confiance. TJn certain jour Héron , dont les intrigues inquiétaient un peu le comité , fut pressé de remettre des pièces , et on me chargea de faire dégager cet encombrement de papiers qu’il conservait. Duclos s’occupait h ce travail avec moi* Héron voulait que nous décachetassions les paquets : nous refusâmes ; et Duclos, auquel il voulait faire voir des délits et des crimes que les pièces n’indiquaient pas, lui répondit : Croyez-vous me faire suer le crime? non : l’homme coupable prête toujours aux autres de mauvais desseins ; 1 homme pur n’écoute que sa conviction morale. IVous tînmes ferme , nous ne laissâmes décacheter aucun paquet de papiers.
Avant de terminer sur le détail des crimes de Héron , je dois dire qu’une veste de Magou ( de Porl-MaloJ, doublée en louis d or 3 me parut avoir été eu Lamée. Ces louis étaient cousus dans des espèces de côtes, dont les unes étaient fuies et les