‹ Révélations puisées dans les cartons des comités de salut public et de sureté générale, ou, Mémoires (inédits) de Senart, agent du gouvernement révolutionnaire (volume 2)Chapitre 84 sur 190 · chapitre xvnr · texte numérisé non relu

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meubles qu'avec peine, Dulac craignit une explL cation publique, et, plutôt par peur que par remords, il fut obligé de les rendre.

Ces mêmes Dulac et Dumonceau avaient été choisis pour surveiller le tribunal révolutionnaire et espionner les séances; c'est ce qui facilita ce Dulac dans Fabominable ouvrage intitulé : Compte rendu, par tres^hauie , très-puissante dame Guillotine , contenant la nomenclature des morts. Cet homme , vil et méprisable à la fois , osa publier cet ouvrage , s en avouer Fauteur : le titre suffit pour donner l'idée de l'ouvrage comme de Fauteur, et ce Dulac est Fami de Ta b ien ! J'aurai occasion de parler de l'espionnage exercé par Dulac et Dumoneeau sur le tribunal révolutionnaire, dans un autre instant; et à 1 egard de Dumonceau, j'ajouterai que d'Ossonville , chargé de chercher Louvet, alors mis hors la loi s et que Fou disait être dans le faubourg Sain L-Àn tome, répondit : Qu'il serait inutile d’y faire des recherches, son opinion étant favorable h Louvel comme elle Fa va il été à Kervelégan ; et il ne (il aucune perquisition* Il écrivit même au comité qu'il jugeait toute poursuite inutile. Alors Dumonceau le dénonça secrètement comme protégeant Louvet, D'Ossonville sut se défendre, et ce quily a de plus singulier, c'est que ce Dumonceau a depuis dénoncé d'Ossonville comme ayant voulu prendre Louvet; mais il est démenti par le fait même , et surtout par la lettre jointe aux pièces de

MÉMOIRES 1) fc; JïtSN A ut .

d Osson ville au comile de sûreté générale- Ainsi ^ les fourbes sont souvent déjoués par des preuves auxquelles ils ne s'attendent pas , et par leur contradiction avec eux-mêmes, ïallieü ne pardonnait pas à d 'Osson ville, ce qui fait l'éloge de ce dernier qui avait encore d’autres ennemis qui n’osaient pas avoir avec lui, comme Xallien , une explication publique et contradictoire. C’étaient les filles Bourgoîo, prostituées à Ménil-Siraoo; Bélisa, prostituée h Delignaux ; Brigant , prostituée à Paulmier, et Bertholomo, prostituée à Roussel. Ménil-Simon, Delignaux, Paulmier et Roussel avaient été atteints , musi que ces filles, par dOssonville, dans ses recherches pour les faux assignats , et avaient expié leur crime j mais oes filles étaient restées en prison, et ce ne fut que le 29 thermidor an U , après plusieurs débats , qu elles furent condamnées à mort par jugement du tribunal criminel du département de Pans. Encore que ee jugement ne pût être accusé, soiis prétexte de formes acerbes ou révolutionnaires , et que la déclaration du jury eût été précédée des formalités légales, elles disaient pendant quelques jours : On brisera les formes , et le fond sera conservé. Elles désignèrent d’Ossonville comme leur ennemi , et affectèrent même de le montrer au doigt à certains députés venus pour les faire sortir, et notamment à Pons-de-Verdun , membre du comité de législation , lequel avait concouru à surprendre un décret qui fut mal inter-

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