CHAPITRE XVIII
prélé, el d'après lequel il prit un prétexte pour les sauver en les désignant comme filles de joie. Ces femmes disaient tout haut en sortant : Nous voilà libres, mais aussi d’OssonvUle y restera long-temps ; et elles déterminèrent leur protecteur à persécuter cTOssonville. C’était chose curieuse de voir , dans ces mêmes lieux où gémissaient tant de victimes entassées depuis deux ans, quinze mois, un an , sans être entendues ni jugées , et sacrifiées arbitrairement et par la violation des principes des droits de l'homme, de voir, dis-je, des représentai descendre aux fonctions de porteurs d’ordre du comité, ouvrir une porte spéciale de cettè prison a des femmes prostituées et condamnées à mort pour crimes démission de faux assignats, et la refermer sur les autres malheureux.
DOssonville avait dans ses recherches atteint un nommé Morel, lavait convaincu d'un vol envers la Trésorerie nationale, dune somme de six cent mille livres, et en avait saisi les pièces matérielles; Morel fut condamné aux fers, et d’abord lintrigue annula le jugement, mais le comité de législation fit un rapport, et la Convention ordonna que le jugement de condamnation serait exécuté. Les papiers publics citèrent l'opinion de
B . , membre du comité de sûreté générale, en
faveur de Morel, laquelle fut néanmoins écartée par le décret de la Convention* DOssonville ne pouvait pas douter qu'ayant fait cette poursuite , il
MÉMOIRES DE SEKART.
ne dût être haï et desservi par Morel et ses partisans : l’explication de Fa (Fai re de Morel en est la preuve ; la protechon que B.,*,*., accorda à Morel laisse entrevoirqiie,s'îI fut le soutien de cet homme, il a pu s'opposer à la liberté de d’Ossonville luimême. D’Ossonville était arreté sur un mandat ainsi motivé : Le comité de sûreté générale , instruit que d’Ossomille a fait trois rapports contre des représentons du peuple , de manière à blesser leurs principes , etc..* Àmar en fut le rédacteur, et Atnar faisait la cour à Tallien; il avait peur, et recherchait sa protection. Si les rapports eussent été présentés au comité , le mandat n’eût pas porté que le comité était instruit; mais bien : vu les rapports.**; et celte différence de rédaction indique que le mandat a été surpris. Le prétexte donné que les rapports blessaient les principes des représentans sera toujours équivoque tant que les rapports ne seront pas exhibés ; et l’équivoque vient de ce que le reproche n’est pas motivé. Ce défaut d’explication fait croire que Fou n’ose pas dire les faits par crainte de la vérité. Alors de deux casFun; ouïe mandat a été surpris , ou il est arbitraire; f admets qu’il soit surpris; il n’a pu letre que par des coupables craignant la vérité , et que par la malveillance. Ce mandat ne pourrait que faire honneur à d'Osson ville , car on doit en conclure qu’il n’a pas partage les principes d’Àcnar, et comme Àmar est par décret de la Convention censuré dans ses