CHAPITRE XVltl
sur le cabinet qu'il avait dans le comité, parce que nécessairement on aurait dû tes lever en sa présence , faire avec lui le recensement des pièces qui y 'étaient contenues; et alors leur existence était constatée, et les coupables pouvaient être iUfcëicbes. Amar , rédacteur du mandat d’arrêt, eut IV presse de ne pas mettre dedans ce que tduioüH; on y insérait, lordre d’apposer les scellés sUr les papiers; mais d’Ossohville, qui ti avait rien à craîhét e, crût que , par rapport à la confiance si nV œssiure a ses fonctions, à la fidélité envers la chose publique et dans son intérêt, il devait lui-même faire apposer les scellés sur son càbihét, et il requit cette apposition , ainsi qu’il est constaté bar le proces-verbal de son arrestation. Les scellés fufènt
T en Sa Pre's?DCe sur cabinet, et pour leur conservation , il ful appliqué une plaque qui les ,a-
nnussait ; il garda la clef pour sa propre sûreté. Mais par 1 œuvre de l'infidélité la plus inique, Xmdr et Ses complices ont en son absence levé la plaque i-nse les scellés, forcé la serrure, enfoncé la p0r£ et spolie les papiers qui y étaient, quoique d’Os-
e » a,ors de(enû, dût être appelé et dût être présent. Qui pouvait donc commettre un acte si violent , S1 injuste? Ceux qui avaient intérêt à la spoliation ; ceux qui voulaient s’assurer des pièces te conviction de ieurS délits. Quels étaient-ils?
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T s aux assignais : aussi ce sont ceux-là qui
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a/'/l MÉMOIRES DE SENART.
J’accusenl, Mais Amar est coupable et Tallien aussi, ils doivent compte à la nation de cet acte criminel ; ■c’est pourquoi je le dénonce, afin qu’ils soient juçés. Quel délit plus grave que cette spoliation ? Quel forfait plus abominable? Quelle doit etre la peine due à leur crime? La loi seule la détermine; mais l'opinion publique n’attendra pas le résultat des poursuites pour être convaincue, pour les proscrire et les couvrir d’opprobre. O Tallien ! comment éviteras— tu le supplice? La justice qui marche lentement, t’atteindra sur le trône que tu as usurpé, et tu en descendras pour monter sur l'échafaud avec ton complice d’Orléans. Rappel! e-toi qu’il existait dans ce cabinet des preuves de tes sceléiatesses ; rappelle-loi que parmi les pièces que j'ai portées moi-même au comité de sûreté générale, il y en avait une, attestant qu’au café Beaucaine,lu as dit à la Terroigne que tu te faisais honneur dette de la faction d’Orléans. Tallien , il ne t’a pas suffi de priver d’Ossonville de sa liberté , lu 1 as fait détenir pendant plus de quatorze mois ; tu le compris parmi les victimes des massacres que tou collègue Iréron organisait et provoquait; toi-même tu l’avais désigné dans ton pamphlet du i" vendémiaire.
Lecteur, ce n’est pas pour faire V 'éloge de d’Ossonville que je vous ai longuement entretenu de lui; je n’engage ma plume à personne et pour aucun prix ; vous avez reconnu que chaque trait de persécution exercé contre lui présente des ca-