‹ Révélations puisées dans les cartons des comités de salut public et de sûreté générale, ou, Mémoires (inédits) de Sénart, agent du gouvernement révolutionnaireChapitre 23 sur 117 · CHAPITRE Vir. 5j · texte numérisé non relu

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plot ^ et ëaonciat^ves du massacre; et parmi les signatures et écritures oo y reconnut celle de Tallien y qui^ sans doute y ne disconviendra plus de sa complicité. Ces lettres avaient toutes du rapport à ce chef-d'œuvre! Peut-on jamais trouver de preuves plus certaines que le complot fut médité et préparé? Les précautions indiquées ne sont-elles pas un raffinement de supplice et d'idées sanguinaires? et n'y reconnaît -on pas toute la préméditation d'un assassinat ? Ce sont les précautions d'un boucher qui connaissait l'usage des assommoirs , des balais de houx y et les efifets du sang caillé. On* peut les rapprocher de la conduite du boucher Legendre qui, lors de ces massacres , s'en montra le complice.

Ce Legendre alla trouver un des commandans* de l'Arsenal, lui demanda deux cents hommes armés pour aller à la Force seconder les égor" geurs et les protéger , parce que le nombre des prisonniers était très-grand, qu'il n'y avait pas assea^ de massacreurs , et que l'on craignait que l'aristocratie n'excitât quelques mou vemens. Le commandant répondit à Legendre : « Les soldats citoyens qui me sont confiés ne sont point des assassins , je les enverrais plutôt pour combattre et détruire vos égorgeurs; votre proposition est une horreur. » Cet honnête homme n'a pas dissimulé son indignatioa qui fut notoirement approuvée et lui fît honneur. Si les écrivains n'ont pas rendu l'hommage dû à

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réquité de c^t honaéte commaadjant, ce fut par une lâche complaisaoce pour Legendre , et par labsurde préjugé que c^élait uu raouvemenl populaire ^ tandis que c était un atroce complot. Je rétablis cette ooiissîoa qu<â U publicité du fait ne permet pas de démentir; il n'e^t pas douteux que Legendre fut complice de cet infâme complot.

Voici un autre fait aussi connu sur ces horreurs ^ et qui n a pas été inscritdans les papiers publics , par la i^ison qa'oâi n'a pas voulu donner aux événemens de septembre le ce)*actère de complot , bien différent du prétexte de mouvement populaire ^ et par la crainte aussi de l'autorité delà faction d'Orléans quiiexiste toujours , et de la quantité et de la toute -puissance des complices. Manuel devait une S€>mkue de quinze cents livres; il fit arrêter sou créancier qui avait tçnu quelques propos à son égard. Manuel fut assez indiscret poUr diœ : «r Je répot^s de lui^ sous deux jours il sera p^yé. » En efièt il fut assassiné a la Force.

Ces deux traits^ l'un de Manuel , l'autre de Legendre-, n'étaient pas indispensables pour déterminer Ja eonttction morale et réelle du complot à^^gorgemerH^ maïs ]t rétablis ce que U partialité O^ rînexQCtitude des autres écrivàii» n'ont pas laissé tmnsnaetlre. Pour fixer l'opinion sur le com^ plot.) i'ekistence des deusc pièces ci -dessus suffit. Cw pièces sont \t titre primordial de Maillard ^X die sén intime zxtiiy ]>s«teur, surnommé TéteJktnde

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