‹ Révélations puisées dans les cartons des comités de salut public et de sûreté générale, ou, Mémoires (inédits) de Sénart, agent du gouvernement révolutionnaireChapitre 36 sur 117 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

ciété jacobine, et Ton voulut les supprimer; mais ua membre du comité de sûreté générale 9 qui en avait besoin pour tenir en bride quelques-uns de ses ennemis 9 qui d'ailleurs se réservait un moyen pour en imposer à ses propres censeurs ^ les réclama^ et elles furent rapportées au comité de sûreté générale. Ce .même membre était Amarj il était chargé de la correspondance du comité. Une lettre de lui 9 qui n'était que son vœu personnel , fut re-^ gardée comme le vœu du comité. Si j'étais astreint ^ par une poursuite quelconque , à le prouver , je demanderais la représentation de la liasse qui les contenait. Elle était paraphée d une main qui ne peut être actuellement employée. Malgré les efforts du monstre jacobin qui- se trouve compromis^ soit comme escroc^ soit comme perfide > je persiste à soutenir que j'ai vu et tenu des pièces relatives à ces renseignemens.

A la suite des anecdotes sur. la mort de Capet, doit se trouver placée une proposition cruelle et féroce du boucher Legendre, célèbre jacobin, et digne de l'être. Son expression exécrable, quoique omise par les papiers publics, et rejetée du journal même delà montagne, tout dégoûtant qu'il était, ne doit pas être oubliée dans les détails de la révolution. J.'ai promis de dire tout ce que je sais; je vais rappeler ce que la notoriété peut attester. Ce Legendre, regardant avec raison la tribune des jacobins comme l'échaudoir de sa boucherie , ou la

j6 MÉMOIRES ÛE SfâSfART.

taàrie ptmlégUé^ dit qttélqteÈf jours atafnt ïé jtigeriiênl d* Gà'fyét : Égorgeons le cochon! fâisons-etf àtAkïii de ^tfàrtiéi's qu'il y a dé departenvéa&r^ pbtfr €Si éhvôyéfr tïà Hrorceaa à cfaàfctiry; la tête i^êêïera à Fati^ s«$pehdtte h la vùhti dé £ëtCe &k]\é. GéHè odîètfse prôpositioiîr, digne dti morifétré le plus féroce', fut hélà^I ^oni^taiit éf^ptaudie. Il dit \xùe âtftré féî* : Mëilon» en réquisition lés élâu* de^ bonôlierA ,bathôné-y les aristokii^ates et lés riches. Et e6i!!ore uri àixltè yànv il dit : J'évefltréi'aîé avec t)laîsir un noble , vtii rifche , un homiWè d'État , oû ttH htfrtimé déf lèltfe^; j'en mangeraîd le cCeinr. Et! voilà cet hthocktié que lâ fôiitïre n'étrasa pas; qui, én^ersécutant les patriote* , parle atfjôtird'faui de vértti , d'humanité 1 Léttéur , réfléchis toi-même ètt 6e cannîhfeilé ! Ce rtfônstre dégoûtant ne réssemWe-t-^î! pas au èrô«^âile ({ui pleure sut le ct&aè ie éti. vieiinife , comme pour le fondre de ses lardies éf lé fnangét? L&ebès éèrîvains^ qui seriez les partis et tioif l'huitiatiiié^ je répare vdlre, inexactitude, et je dîs > comttiè je le doîs , tout ce que je sais.

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