‹ Révélations puisées dans les cartons des comités de salut public et de sûreté générale, ou, Mémoires (inédits) de Sénart, agent du gouvernement révolutionnaireChapitre 35 sur 117 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

tîorï i est tiiie lettre par Itii adressée à un cerlaiin notaire de Luzarches^ dans Ia(}oe)l6 il hrt tnâfquatt : L' ancien régime ièM substitué au nouveau ; /y cortipte, et je ferai tous mes efforts four y réussit et l& rappeler. Nous sommes plusieurs. Je ne vous oublierai pas i comptez sur moi.

Ce n'était donc pas le trône que Santerre préfeiùdaît abattre ; îl lï'a vôdtr que livrer k tête de? Câ^et , et du i^este îl souhaitait rétablir le trône. G€ fût pafr cette même dupKcité^ que Santerre, d'uri côté, trdnfipàH lés patriotes,- et de l'autre servait lëi éÉtnémis de Càpel ; ce fut ainsi que , tirant ^àti grand sabre i pour faire couper la tête \k un hûmmël qàl avait \eà mdns liées derrière le dos, il matrifestd un grand tourage et une grande vaillàdcè! Qtrèfïlè îrivéntiori que ée roulement qui sans doùtef à dé]à été jugé, mais que Von n'a pu définir sans cohnaitre fe serment du Cadran-Bleu et la lettre de Luzàrcbes ! Qttelle valeur , èjtiel tourage pour ùft général! Il n'a cepièndant pas réussi; il a vu son notivèau roi , qu'il - croyait devoir remplacer Louis XVl, monter éiir le itême dernier trône, et recevoir la hiême ëoùrônne; mais avec cette différence , que d'Orléans fut à Téchafatid couvert d'opfprobres et dé m'épris eiprrinléà bâùtetnent , sfes partisans obligés de se taire et de se cacher, quelques-uns même iriléres^és a sa mdrt, et qui l'ont accélérée ; tandis que Louis XYI n'entendit que le roulement! Sa mort n'a pas été non plus votée par

runanimité de la Convention. Sur ces détails je ne crains ni poursuites ni démenti.

Je ne dois pas omettre un fait que l'on a voulu cacher sur le jugement de Capét; c'est qu'il existe au comité de sûreté générale des renseignemens indicatifs qui prouvent que l'ambassadeur d'Es-. pagne a négocié pour acheter des voix que l'on avait portées à des sommes excessives par tête de votans ; que des à-comptes furent donnés à' des entremetteurs, lesquels demandèrent dix-huit cent mille livres d'une seule fois; mais qu'il s'y refusa , qu'il reconnut que c'était une escroquerie jacobine qu'il fallait Rejouer. Il regretta ses a-comptes, parce qu'il vit qu'ils ne serviraient à rien, et que c'était un vol manifeste. Sur ces négociations, on ne trouve, à la vérité, aucune dénonciation de députés , mais bien de jacobins , agissant . au nom du comité de surveillance de leur société., On y rçmarque singulièrement la conduite d'un de ces escrocs qui avait aussi, lui, assuré pouvoir, acheter des voix, qui se détacha des autres, demanda une indemnité personnelle qu'il a reçue et conservée en découvrant le secret de l'escroquerie. Là se borna la négociation. «

La preuve de ce fait existe dans les pièces du procès de d'Orléans. Elles ne furent pas produites, parce qu'elles n'avaient point de rapport avec ce procès. Au tribunal révolutionnaire, on prétendit qu'elles compromettaient la dignité de la so-

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