CHAPITRE XVII
deraBlisme ^ ^t stimuler les déaoQciations. Dans le même écril soal contenues des expressions qa il suffit d« rapporter pour le caractériser : ce Si votre » père, votro mère y votre femme, vos eafaiis ne yi sont pas révolutionnaires, quitlei-les, chasses-» ,» les , faites-les connaître ; vous le dev^a a la répo* » t>liqoe : qu'ils périssent. » Dans un autre passage, on lit :(c Un révolutionnaire ne doit ni voir, ni emtre- » tenir un modéré; le n¥>âérantisme est un poison » qui se comnmnique; on ne doit même pas faire » d affaires avec un modéré : il faut au surplus s'en » défaire. » On Ut encore : a La liberté ne doit avoir i> pour reposer que des maldias de cadavres. »*** osa prononcer et écrire , et il a pu penser que ton poussait marcher dans le sang. Il voulait même établir une démarcation tellequ'u'n citoyen infirme, vieillard , malade ou n*ayant pas un tempérament robuste , fàt exclus de la société révolutionnaire , comme nuisible et plus enclin au modérantisme. 11 . , excitait dans son écrit lesdénonciations, et bouleversait l'ordre social par ses affi*euses maximes. Deux exemplaires de ce discours imprinfié^ contenant ces paroles abominables^ sont déposés dans les cartons du comité de sûreté générale. Lès extraits cidessus suffisent pour donner l'idée de ce qui'a du souffrir Bordeaux, sous le règne du consul***. Lecteur ,, reprochez leurs torts à ceux qui ont confié la destinée des citoyens aux mains d'un jeune homme souillé de débauelies, à une tête
2\S MÉMOIRES DK SENART.
sans expérience; et faites, au surplus, à l'égard de**% toutes les réflexions que Thumanîté peut dicter. S'il encourt votre haine ou votre mépris, qu'il ne m'accuse pas pour avoir publié ses torts; je le devais,- je rie veux rien cacher de ce que je sais. S'il jouit du bénéfice de l'impunité, c'est qu'il tient à des fils que l'on n'ose pas démêler.
Une lettre écrite par lui au comité de sûreté générale, non pas pour se justifier, mais pour se faire applaudir, renferme ces atroces expressions : f « Je les fais tomber ces têtes indociles, et j'em- )) ploie tout pour aiguiser et faire' valoir là ^ache » nationale. Quel doux plaisir n'ai-je pas éprouvé en » la faisant tomber sûr les têtes des hors de la loi , » des représentans, des sectaires, des girondins : » cela va, ça ira de mieux en mieux; j'ai dépensé » de fortes sommes pour les faire espionner et les » faire prendre ; j'en ai , j'en aurai encore. Je crois » Louvet'à Paris dans le faubourg Saint- Antoine ; » je vous enverrai des renseîgnemens pour lui ap- % » ph'querle p« /ra révolutionnaire, »
Lecteur, jugez cet homme qui éprouve un doux plaisir en voyant riiourir ses semblables! Les sup-r plices ne peuvent causer de la joie qu'aux tyrans, et la haine de la modération annonce de la cruauté et de l'injustice. Quelle dut être la situation de Bordeaux et des autres pays soumis à sa domination !
Ce même *** avait, comme vous voyez, un