CHAPITRE XVIII. !k
ger. 11 voulut doue assurer à leurs délits comittUii$ rimpuuité^ Tenger ses complices? et ceux de Richer Serizy. C'étaient la femme Fonieiïelley fa femme Duval du faubourg Saint-Germain, dépo^ sitadre séquestre du nommé Dauotiin , fournisseur ; le nommé Bezon, distributeur de faux pasise-^portsT ; la femme Simon, épouse d'un Belge alors k Hàm-^ bo«rg ; Proly , Desfieux , la femme Saint-'Ailge de la rue du Mont-Blanc , un des émissaires du traître Cbabot/ vn certain Ducos de Bordefau'x , accapareur de numéraire, se cachant souTCut ài Sainl-Calais ; un nommé Saint-Laureut, agent ée Fex-^prînce Gondé ; un nommé Yidric, ttn tiommé Samt-Romain, principaux acteurs du Iripdt de TaiËea et Ridier Serizj* Ce que Tallieti craignait encore qu'on ne dévoilât , c'éjtait certains toy àges^ pour les eaux de Luxeatl,*une intrigue dans l'adiat projeté de suffrages ea faveur de Capet, pftr l'ambassadeur d'Espagne, au prix modéré de dix-huit cent mille livres ; enfio le secret du port&^feuille du tripot resté par hasard à Richer et Commun à tous; leqtiel porte -^ feuille , Richer a menacé de faiiré connaître , si Tallien ne lui faisait avoir s» libevté : moyen cpi hiî a réussie
TaUieu se persuadant encore que ses crimes , dont le comité de sûreté générale avait la conuaiS'^ sance et la conviction?, étaient connus de d'Ossoo^ ville, croyait toujouors voir sur ses pas des ob*^ servateurs f et comme il soupçonna d'Ossonville de
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le faire suivre^ il lui jura une haine implacable et le fit arrêter quinze jours après le 9 thermidor* Depuis ce temps , d'Ossonyille est dans les fers où il a déjà passé plus d'une année, et ne voit point de terme à ses malheurs. Tallien a, par ses parti* sans, fait intercepter toutes les réclamations de d'Ossonville. Il a même recommencé ses pamphlets, et, dans son premier numéro du premier vendémiaire , il désigne d'Ossonvilie comme ayant fait conduire à Téchafaud beaucoup de ' victimes. Déjà Ton répandait que cent nommés dans les écrits de Tallien n'échapperaient pas; que Ton devait faire une fournée particulière; mais l'intégrité du tribunal, le changement dans l'opinion publique^ le rappel des formes et des principes ont déjoué ces vues barbares. En vain d'Osson ville a réclamé Vexamen de sa conduite ; inutilement il a demandé la publicité d'un jugement; il n'a rien obtenu^ parce que les partisans de Tallien craignaient pour eux, comme pour lui, que le jugement de d'Ossonville ne démentit Tallien et ne dévoilât ce qu'ils avaient intérêt de cacher. D'Ossonville était l'agent secret du comité de sûreté générale, et a^ comme tel, rempli les missions les plus importante^, et cependant aucune réclamation n'a été encore . élevée par qui que ce soit, et rien n'indique jusqu'à présent ni vexation, ni acte arbitraire ,Ani injustice^ ni infidélité de sa part : aucun rapport , aucun acte , public, ne. le désignent même connue suspect; ce
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silence 9 ce défânt d'inculpation font. assez lelpge de d'Ossonville , et sont plus expressifs que toutes les louanges et approbations. D'Ossonville a fait plus d une année de détention. Qui l'a privé de sa i liberté? les ennemis dé son, exactitude et de sa véracité. D'Ossonville a pourtant renversé le tyran le 9 thermidor il haranguait le peuple dans les ruesr / et luttait avec les partisans de Robespierre. Il alla ^ dans les maisons d'arrêt empêcher que la commune rebelle ne fit massacrer les détenus, et ne mit en liberté les scélérats qu'elle voulait s'adjoindre ; lui« même fît élargir ceux que la commune rebelle avait fait arrêter^ et fit ari^terlesagensdela rébelKon qui exécutaient les ordres de la commune, et excitaient par leurs proclamations à ne plus reconnaître la
, Convention nationale. Il fit prendre et livra le traître j Henriot en l'envoyant au comité de sûreté gêné- ' raie ; il fit fermer les verroux sur Villate , Boulanger y Lavallette , qui avaient déjà signé la soumission pour la commune rebelle. Lavallette et
^ Boulanger étaient d'autant plus à craindre que , comme chefs de la. force armée de Paris, ils pou- . valent , en remplaçant Henriot, faire beaucoup de , mal. D'Ossonville disposa de la force armée, et, \ pour tout cela , il n'avait pourtant point de mission particulière ; il n'écouta que son aèle. C'était comme l'agent de confiance du comité de sûreté
' générale ; il se fit un titre de son nom, et cela lui suffit pour braver les rebelles , leurs baïonnettes et
leurs poignards. Sa conduite et tout ce qu'il avait fait fut approuvé par uo arrêté des deux comités de salut public et de sûreté générale. D^Osson ville avait donc aussi pour ennemis les complices de Robespierre ; ayanj^ sauvé sa pa trie ^ sans doute il avait droit à la reconnaissance nationale y et sous tous les rapports, car il existe des preuves de son aèle et de son intégrité. Comme il surveillait particulièrement l'émission des faux assignats^ il employait tous les moyens pour les déceler; plusieurs fois on crut l'avoir corrompu, en lui don«nant des sommes considérables, des effets, des bi-* joux de grande valeur ; mais à l'instant qu'ils lui étaient remis , il les apportait an comité de sûreté générale; nombre d'arrêtés de ce comité le constatent. Rien ne pouvait indiquer qu'il les eût reçus, le soupçon n'eût même pas été admis, la conviction était impossible ; le secret de la remise eût été conservé par la crainte de l'indice du, délit.. Hé bieni d'Ossonville , voulant prévenir jusqu'au doute sUr sa probité^ ^^^y ^^^^ P^^ comme un homme contraint à être probe, mais coinme un hoimnAe probe par inclination et par goût.
Le comité de sûreté générale lui avait donné des pouvoirs trèsr^étendus , et d'Ossonville n'a fait au-*cune victime; il a dans ses missions délivré des dé^ ten^s, il a imposé à la calomnie^ et, par son équité, conservé la vie à des gens plongés dans les fers. Il servait à la fois sa patrie et luttait contre la tyran- .