ACTE H, SCÈNE VI. B
préviens d’abord que je vous accepte pour beau-frère... que vous avez d'avance mon consentement.
« melfort.
C’est beaucoup !
DALI BON
Ce n’est rien!.. Imaginez-vous que ma sœur (nous avons eu encore hier une discussion à ce sujet), ma sœur ne veut pas se marier.
MELFORT
Ah ! mon Dieu !..
DALIBON.
Elle y est décidée, c’ist un parti pris, une conviction arrêtée... Aussi, tous les prétendants sont éloignés par elle... tous!
MELFORT
Tous!., j’aime mieux cela!
DALIBON.
Elle les prévoit... elle les devine... quiconque est jeune, est suspect... Vous êtes dans les suspects., condamné d’avance et mis à l'index.
il ELFORT.
Mais présenté par vous?..
DALIBON.
Vous auriez encore bien motus de chance; il semble toujours que je veuille lui dicler des lois, ou lui imposer une tyrannie contre laquelle elle se rév.dle. Tous ceux qui, jusqu’ici, ont été protégés par moi, se sont vus impitoyablement refusés.
MELFORT, vivement. .
Ne me protégez pas...
DALIBON, lui serrant affectueusement U main.
Vous pouvez y compter... mais je peux vous donner un bon conseil... Tâchez de vous faire bien venir de ma femme... toutdépend de là... Les deux belles-sœurs sont intimement liées, se confient tous leurs secrets. . Ce que je peux, en outre, et ce que je ferai... c’est de vous aider auprès de ma femme.
MELFORT
Que de bontés !
DALIBON.
Je la prierai... je lui ordonnerai, s’il le faut, d’être bien pour vous... de devenir votre alliée... Justement la voici .. Ah! elle est avec sa femme de chambre !.. Allez m’attendre au jardin..,
Si RÊVES D’AMOUR.
je vous y rejoins, (Souriant.) ce jardin que vous connaissez si bien !
MELFORT
Je m’abandonne à vous ! (n «ort.)