MF. (.FORT
Le motif?..
J F ANN R, i Mclfort.
Du trouble et des syncopes où vous l’avez vue ; (a naiibon.)du désespoir où tu l’as trouvée il y a une heure, et, au lieu de lui demander pardon, tu viens ici, comme un juge d'instruction, lui faire subir un interrogatoire... sur faits et articles.
MELFORT
Je ne me pardonnerai jamais d’en avoir été la cause.
D A 1. 1 D O N , s’adoucissant.
Et moi, femme, d’avoir été si sévère... mais il s’agissait d'un ami.
ÉLISE, à sou mari.
Et comme preuve de mon repentir, je prie sincèrement et du fond du cœur ma sœur Jeanne d’épouser M. .Melfort, oui, c’est le seul moyen de me réconcilier avec îuoi-mème 1
EUHYALE, à part.
La voilà virée de bord.
DAL1BON
C’est bien! voilà ce que j’appelle réparer franchement ses torts... et si Jeanne n’était pas l’obstination en personne... elle suivrait ton exemple, (a Jeanne.) Allons... il t'aime tant... un bon mouvement... épouse-le !
ÉLISE, arec prière.
Oui... oui... épouse-le î
E U R Y A L E, bas à Jeanne.
Ne l’épousez pas.
JEANNE
Permettez... permettez, ceci est. une alfaire qui ne regarde que moi, je ne me laisse jamais influencer... c’est connu 1 Tantôt déjà, et de moi- même, je voulais adresser à Monsieur ., en échange de sa lettre, deux mots que je vais lui dire... à lui tout seul... et si, après cela... il n’est pas content... il s’éloignera.
(Melfort est descendu sur le devant du théâtre, elle s’approche de lui et lui
dit lentement.) Henri 1... depuis trois ans, je vous aime I MELFORT, poussant un cri.
Ah ! vous m’aimez?
EURYALE, à part.
Coulé bas... sombré.
MELFORT
Alors? et comment?