DESIR
L'été vient, de ses pas il redouble le nombre, Je vois diminuer les heures du sommeil, Et mon désir ardent applaudit au soleil Dissipant de ses feux la brume qui l'encombre.
Je monte en ce moment, la tête hors de l'ombre, Ce beau cours des saisons lumineux et pareil A quelque escalier d'or dont le faite vermeil De gradins en gradins quitte sa base sombre.
Oh! si l'ascension pouvait durer toujours ! Si la claire montagne où s'étagent les jours Élevait sans déclin ses échelons de flamme !
Si la vie, échappant à la tombe, aux hivers, D'un élan continu sans chute et sans revers Dans l'azur éternel pouvait porter mon âme !
Les Rêves 57