‹ Revision des coléoptères de la famille des BostrychidesChapitre 17 sur 68 · P. Lesne · texte numérisé non relu

P. Lesne

Genre remarquablement homogi'ne. dont les es[)èces ne se distinguent entre elles que par des particularitrs du système pileux et de la sculpture du tégument.

TAHLEAU DES ESPÈCES.

1-4 — Dents de la rangée marginale de la râpe prothoracique soudées entre elles, peu distinctes, formant une sorte de crête festonnée. Élytres dépourvus de granules à leur surface. Aire postérieure du pronotum couverte de granules plus ou moins l'crasés, subcirculaires.

2-3 — Élytres complètement dépourvus de longs crins dressés. Long. 3 3/4-5 1/â mill S. elongatus Payk.

3-2 — Élytres présentant de longs crins dressés sur les côtés et sur la déclivité postérieure, (iranules écrasés de l'aire postérieure du pronotum plus larges. Long. 4-o mil!.. . S. cribratus Lee.

4-1 — Dents de la rangée marginale de la râpe prothoracique écartées et bien distinctes les unes des autres. Tégument des élytres granulé.

0-6 — Aire postérieure du pronotum couverte de granules écrasés. Dents des angles postérieurs du prothorax très petites. Labre fortement ponctué. Élytres présentant des crins dressés seulement sur la décUvité postérieure. Long. 3 1 2-4 mill S. densus Lee.

t)-o — Aire postérieure du pronotum garnie de granules non écrasés. Dents des angles postérieurs du prothorax plus ou moins développées. Labre non ponctué.

7-12 — Granules des élytres disposés en séries longitudinales plus ou moins régulières, toutes également saillantes. Long. 3 3 4-0 1/2 mill.

.S-9 — Élytres vus de protil sans crins dressés sur la moitié basilaire de leur région dorsale. Granules de la surface des élytres aussi gros que les points enfoncés. Long. 4-0 1/2 mill S. substriatus Pa\k.

9-8 — Élytres vus de profd présentant des crins dressés sur toute leur longueur. Granules des élytres généralement plus petits que les points enfoncés.

Hevixion ripa Bout rucli ides. ;î3o

10-11 — Crins dorsaux dos élytrcs cmirts, droits. Long. 3 l/:2

o mill S. quadricollis Mars.

11-10 — Crins dorsaux des éhtres courbés ol rabattus en arrière, plus longs que eliez Fespèce précédente. Long. 4 12 mill S. brunneus Woll.

12-7 — Gi'anules des ('lytres disposi-s en séries longitudinales régulières, alternativement plus ou moins saillantes. Des crins dressés sur toute la longueur des élytres. Taille petite : 3 1/3-4 mill S. rugosus 01.

Stephanopachys elongatus.

(Voir tabl. des espèces 1,2.)

Paykull, 1800, Faan. Star., III. p. 143. — Gyllenhal, 1813, Ins. Snec, III, p. 374. — Germar, 1817, Fauii. Ins. Eiir., XX, tab. 11. — Zetlerstedt, 1840, Ins. Lapp., p. 104. — Tiiomson, iSQ3. Skand. Col., V, p. 203. — KicsenAvetter, 1877. Xat. Ins. DfutsrliL, Col.. V, p. 31. — Zoufal, 1894, ]Vim. ent. Zi'it., XIII. p. 42. ~ Bedel, 1894, L'Abeillr, XXVIII, p. loO.

Allongé, parallèle, brun. ])rillant sur les élytres. Antennes courtes, ne dépassant guère le milieu du prothorax. Celui-ci un peu moins long que large, légèrement élargi en arrière ; dents de la rangée marginale de la râpe soudées entre elles et formant une crête festonnée ; bords latéraux montrant une série de denticules qui se relie à la rangée marginale de la râpe et représente la suture latérale; aire postérieure couverte de granules un peu écrasés. Élytres allongés, parallèles, près de tnjis fois aussi longs que le prolliorax, coupi'S carrément à la liase, fortement et peu densémeut ponctués, la ponctuation non régulièrement sériée, s'atténuant sur les côtés et sur la déclivité postérieure. Celle-ci est complètement dépourvue de granules et de longs crins dressés.

Distnbution (jéogruphiqur. — Europe et Asie septentrionales : Scandinavie, Finlande et Provinces baltiqiu'S (Livonie) (1) , Sibérie (Gouvernement de Tomsk et Transbaïkalie).

Biolofiii'. — On le trouve sous l'écorce des tnuics secs de Pins et de

(1) Cette espèce a été également citée comme provenant d'Aulriclie (G. Zebe, Stett. ent. Zeit., 1853, p. 3.5) et du Tyrol (Gredler sec. Kiesenwelter). Ces indications demandent à être condrmées.

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Sapins (Gyllenhal) et notamment du Pùius sijU-i'stris (Zetterstedt). A Dorpat, Hermann Asmiiss l'a vu voler, en compagnie du 5. substriatus, autour de madriers de Sapin fraîeliement équarris {Ann. Fr., 1836, p. 626).

Stephanopachys cribratus.

(Voir tabl. des espèces 1,3.)

Leconte, 186o, New Spec. Col., p. lOi. — Horn. 1878, Pror. Am. phil. Soc, XVII, p. 549.

Très voisin du .S. elougatiis Payk. En dilîère seulement par les granules écrasés à l'aire postérieure du pronotum plus grands et par les crins dressés du pourtour des élytres et de la déclivité postérieure. La ponctuation de la déclivité apicale et des côtés des élytres est plus Jorte que chez Veloiujatus.

Distribution géographique. — Canada et États-Unis du centre. Marquette (rive Sud du lac Supérieur) {Hubbdrd et Schicarz). {Muséum de Paris, Coll. Oberthdr.]

Stephanopachys densus.

(Voir tabl. des espèces 4,o.)

Leconte, 186o, New Spec. Col., p. 102. — Horn, 1878. Pror. Ain. phil. Soc., XVII, p. 549.

Allongé, parallèle, brun, peu brillant. Prothorax moins largement arrondi en avant que chez les autres espèces du genre, légèrement élargi en arrière ; dents de la rangée marginale de la râpe indépendantes les unes des autres ; denticules des angles postérieurs et des bords latéraux très petits; aire postérieure du pronotum couverte de granules écrasés, brilUmts, un peu allongés. Élytres râpeusement ponctués sur le dos, très nettement granulés et imponctués sur la déchvité postérieure; celle-ci hérissée de crins dressés.

Distribution géographique. — États-Unis : New-York (Leconte); Michigan [Horn; Hubbard et Schivarz); Louisiane : Shreveport [Muséum de Paris ; Coll. Sallé'^ Oberthtir).

llerision des BostnirhiiJex. :{37

Stephanopachys substriatus.

(Voir t;ibl. des espèces 4, 0, 7, 8.}

Paykull. 1800, Fana. Suec, III, p. 142. — GyUeiihal, 18i;{, //*.v. Suir.^ III, p. 374. — Germar, 1817, Faim. Ins. Eur.. XX, tab. 12. — Zetterstedt, 1828, Fan)}. Ins. Lnpp., I, p. 349. — Id., 1840, Ins. Lnpp., p. 1!)4. — Maniicrlieiin, 18o3, liull. Mnsc, 18o3, XXYI, 2" part., p. 233. — Thomson, ISiVi, Skand. Co/., V, p. 203. — Redtenbaclier, 1872, Fnun. iiustr., 3'' édit.. II. p. (io. — Kiescnwetter, 1877, Xdt. Ins. Dextschl., Col., Y, p. 30. - Horii. 1878, Pror. Am. phil.Sor., XVII, p. o49.— Zoulal, 1894. Wicn. cnt. Zcit.. XIII, p. 42. — Bedel, 1894. i:\hn\h\ XXVIII, [). l.'iO.

Brun (111 brun clair. Prothorax plus étroit que les élytres, largement arrondi en avant, élargi en arrière; dents de la rangée marginale de la râpe indépendantes les unes des autres, bien jikis fortes que chez le .S. df'nsHs; denticules des angles postérieurs et des bords latéraux saillants, aigus; aire postérieure du pronotuni garnie de granules mats, non écrasés. Élytres fortement et sérialement ponctués, chaque ponctuation de la région dorsale accompagnée au ciMé antéro-interne d'une petite saillie tégumentaire granuliforme; déclivité postérieure hérissée de crins dressés, droits, assez longs. Dans la moitié basilaire des élytres ces crins sont rabattus dans la cavité des ponctuations et sont invisibles de prolîl (1).

Le tégument élytral est tantôt brillant, tantôt mat; ce caractère n'est pas sexuel.

Distribution (jéofjniphique. — Grande-Bretagne : Skelliugthorp(\ près Lincoln, et Darenth AVood (Fo(r/cr) ; Scandinavie ; Finlande et Provim^es baltiques (Livonie, Courlande) ; Pologne {Coll. Piiton) ; Karpathes [Muséum de Paris) • Transsylvanie {Muséum de Paris; C. Fuss); Alpes de Bavière {Coll. Bedel) et d'Autriche {Redtenbaclier) ; Alpes Bernoises : Aletsch {ir Ch. Martin): Tyrol : Passeier [Gredler) ; Basse-Alsace : foret d'Haguenau {WencJi-er et Silberman); Sibérie; Alaska : Péninsule de Kenaï {Mannerheim), etc. ; Vancouver (Co//. i?«W) ; région du lac Supérieur {Hubbard et Srhicarz); Bas-Canada : Saguenay, etc.; États- Unis du Nord.

Biohvjie. — Vit SOUS l'écorce des troncs morts de Pins et de Sapins (Gyllenlial). notamment du Vinus sylvéstris (Zetterstedt). Il est à re-

(I) D'apiL'S Zeltersledl la taille varierait du simple au lri|il('.

:};]8 p. Lesxe.

marquer que la forêt d'Ilagiienau où rcspècL' a élu rencontréL' est plantée eu Piiiiis syîvestrifi. En Livonie. H. Asmuss l'a vue voler en assez grand nombre en comiiagnie du S. dovgdttu autour de madriers de Sapin frairiiement éqiiarris.

On doit à iZ. Fuss des observations biologiques plus précises sur cette espèce {Vcrhaudl. und Mitthcil. des siebenbun/. Ver. fur yatiirw. zu Hermannstadt, VII, 1856, p. .33). « Je trouve ce Coléoptère depuis longtemps déjà, dit-il, sous l'écorce de Pin avec laquelle est couverte une petite maison rusticpie et j'ai depuis obtenu en chambre, de la môme écorce, de nombreuses centaines d'exemplaires de cet insecte pendant que je n'en prenais que deux fois im seul spécimen en pleine campagne; le premier dans les sapinières de la ville d'Hermannstadt... sous l'écorce des Pins fraîchement décortiqués, le second sous l'écorce d'un poteau de chêne... où le Coléoptère s'était probablement réfugié temporairement. Les tanneurs de notre région utilisent l'écorce de Pin moulue pour la préparation du cuir de bieuf et l'on rencontre souvent l'insecte en très grand nombre dans les provisions d'écorce qu'ils ont au grenier. Là il peut causer des dommages importants surtout lorsque l'écorce de Pin est conservée longtemps en morceaux ; larves et adultes rongent complètement ces morceaux à l'intérieur et les réduisent en (loussière. De telles écorces n'ont plus de cohésion que par la surface restée intacte et, à l'intérieur, par un certain nombre de points d'union eu forme de colonnes, tandis que d'ailleurs elles sont compb'tement creusées de galeries remplies des crottes courtes et cyhndriques de l'animal. Je n'ai pas constaté que l'insecte soit attiré par l'écorce moulue; une mouture faite de bonne heure préservera donc celle-ci des dommages à redouter.

« La larve, prête à se métamorphoser, creuse dans le ^oisiuage de la surface externe de l'écorce une sorte de cavité arrondie où elle se transforme en nymphe et dont l'entrée est obturée par un bouchon de parties poussiéreuses comprimées.

« L'époque de l'éclosiou ost surtout tin-mai, bien (jue l'on trouve en tout temps des larves à divers âges et des adultes. Le Coléoptère creuse un trou de sortie; mais il parait préférer rester dans l'intérieur de sa galerie. Je le prends très rarement hors de l'écorce; mais, eu brisant celle-ci, je trouve jusqu'à huit ou dix exemplaires se tenant l'im derrière l'autre dans les galeries. »

Lurce. — La description donnée par Fuss de la larve du StrpJinnojKirlujs subst)i(itus est insuflisaute et très probablement inexacte en plusieurs points; il est inutile de la reproduire ici puisqu'on possède

Ilrrifiiun des BosliurJiitlcs. 339

|ioiir mie esprcc affine {S. quadriroUis Mars.) une meilleure caract(''ristique.

11 est a remarquerque Fuss décrit les antennes connue triarticulres: « le 1*='' article urcéolé, charnu, le i" plus court que le 3'', arrondi, le dernier c\lindrique et portant quelques soies » et que, d'après lui. les palpes labiaux s'insèrent au sommet de la lèvre inférieure.

NijinpJic. — Les pattes de la troisième paire sont cachées par les fourreaux alaires; l'aiidoinen présente à l'extrémité' deux pointes courtes, émoussées (Fuss).

Stephanopachys quadricollis*.

(Voir talil. des espèces 4, (3, 7, !>. 10. — PI. I, f. 3; lig. 14 a, 22 et 27 c

du texte.)

Marseul, 1878, LWhcillr, your. n /'(tits, 2'^ sér.. n" 21, p. 83. — Bedel. 1894, L'Abeille, XXYUl. p. 150.

siihstriatm + Perris . 1802. Ann. Fr., 1862, p. 211.

Cette espèce ne pai'ait dillV'rei' de la précédente que par les granules mieux individualisés des intervalles de la ponctuation élytrale et par les crins dressés, droits, qui garnissent les élytres dans toute leur longueur.

Comme chez le .S. suhslr/atus le ti'gument des élytres est tantôt mat. tantôt brillant; mfdes et femelles présentent ces deux sortes d'individus.

Distribution géuijraphiqiie. — Région méditerranéenne.

Gironde : Bordeaux [Coll. AlUird); Landes : région pinicole {Perris); Lot-et-Garonne : Sos, Meylan [DeUierm et Lucante); Gers : Lectoure [Lucante): Hautes-Pyri'nées {K. Abeille de Perrin); Bouches-du-Rhône : Marseille [E. Abeille de Pet-nn); Var : Ste-Baume {E. Abeille de Perrin, D'Ch .M(irtin),\)vr\g\\\g\vài\ [Musée deBru.relles], Hyères [A.Finot; Coll. Bedel), St-Tropez (i)-" Cli. Martin; Coll. Puton), St-Raphaël [Muséum de Paris); Cannes (J. Sainte-Claire-DeviUe); Baléares [Von Hetjden); Andalousie [Kiesenivetter)\Vu'\\\im\ [Baudi<\il,v\m(i(^'!-, Syrie [Zou/nl); Algérie : Bou Noghra, près Collo [indirida tijpe), Edough [Lameij), Daya [Bedel), chemin de Sidi Maklouf à Tadmit [Lesne).

Biologie. — On a trouvé cette espèce sur le Pinus inaritinia, siu* le P. halepeiisis et aussi sur le Sapin, dans les Hautes-Pyrénées (E. Abeille de Perrin). M. A. Finot l'a capturée à Hyères, en août, décembre et surtout en mars.

Perris [Ann. Fr.. 1802, p. 211; Ins. du Pin niarit., p. 493) a observé

;}40 P. Lesxe.

son mode de \ie et ses transformations. Il Ta trouvé aux états de larve, d'adulte et de nymphe sous l'écorce des troncs de jeunes Pins que l'on coupe et que Ton équarrit seulement sur deux faces pour en faire des clôtures. La ponte aurait lieu depuis avril jusqu'en juillet; la larve se développerait jusqu'en mars-juin de Tannée suivante. Sa galerie sinueuse et irrégulière, coupant au hasard les galeries déjà creusées, est tout entière contenue dans l'écorce et n'entame jamais le bois. La métamorphose a lieu soit dans la galerie même, soit dans une logette latérale, sans que la larve façonne d'abri spécial.

Lan-r. — [Y. Perris, lor. cit.; Pi. YI [Ins. dn Pin, PI. XII), f. o7S- 080].

« Long. o-Omill. Blanche, charnue, plissée transversalement, épaisse antérieurement, sensiblement plus étroite à la partie postérieure qui est courbée en hameçon: revêtue d'une pubescence très fuie d'un blanc roussàtre.

« Tète petite, enchâssée en grande partie dans le ]>rotliorax, rousse, avec le contour de ses divers organes un peu plus foncé. Épistome transversal, à bord antérieur un peu concave; labre grand, plus que semi-discoïdal, revêtu d'une pubescence roussàtre qui forme antérieurement des cils assez épais. Mandibules longues, fortes, rousses à la base, noires dans leur moitié siqiérieure. Yues en dessus, elles sont sinuées extérieurement et tronqiK'es oliliquement à l'extrémité qui est obtusément tridentée; vues-de côté, elles sont subtriangulaires, à côtés sinués et terminées par deux dents obtuses. Mâchoires assez fortes, leur lobe allongé, peu épais, hérissé de petites soies; palpes maxillaires assez longs, de trois articles d'une longueur croissante, le troisième grêle. Lèvre inférieure reculée, semi-discoïdale, portant deux petits palpes labiaux de deux articles égaux:, insérés non au bord antérieur, mais à la base. Antennes courtes, assez épaisses, coniques, de quatre articles égaux en longueur, sauf le quatrième qui est de moitié plus court et ellipsoïdal. Près de leur base on voit sur chaque joue quatre ocelles noirs, dont trois disposés en ligne transversale un peu arqu('e, et un sous l'ocelle médian supérieur.

« Corps de douze segments plissés en travers, de manière à rendre leur intersection peu apparente, excepté dans les trois derniers dont la peau est plus tendue. Chacun des trois segments thoraciques porte une paire de pattes médiocrement longues, formi'es de cinq pièces, y compris un ongle assez long et peu crcichu. et hérissées de ijuelques soies principalement sur le tibia.

« Stigmates au nombre de neuf paires, la |»remière ]irès du jjoi'd pos-

Revision des Bosinjchides. 341

léripur du prolliorax,'les autres près du bord antérieur des liuit premiers segments abdominaux ».

Niimphe. — (V. Perris, loc. cit.; ûg. 086.)

Les dents de la rangée marginale de la râpe prothoracique sont très nettes et forment une sorte de couronne au liord antérieur du corps; celui-ci est glalu'e, à i)art quelques soies latérales. Perris ne mentionne ni ne figure les deux pointes terminales de Tabdomen observées par Fuss chez la nymphe du S. substriatus.

Stephanopachys brunneus*.

iVoir tabl. des espèces 4, 6, 7, 9. H.)

Wollasfon. 1862. .4»». Nat. Hist., S" sér., t. IX, p. 440. — Bedel, 1894, UMieille, XXYIII, p. loO.

Cette forme est extrêmement voisine des deux précédentes; elle s'en distingue seulement aux crins des élytres courbés et rabattus en arrière et plus longs que chez le S. qiiwlricoUis; ces crins sont liien visibles de profil sur toute la longueur des élytres.

Distribution géographique. — Iles Canaries : Ténérife et Palma [British Museuin).

Biologie. — Trouvé sur les troncs morts de Pinus canariensis (Wollasfon).

Stephanopachys rugosus.

(Voir tabl. des espèces 4, 6, 1:^.)

Olivier, 1795, Ent., IV. n° 77, p. 18, pi. III. f. U.

poiaitHS Leconte. I8O0, Sen- Spec. Col., p. 101. — Horn, 1878, Proc. Am.phil. Soc, XVII, p. o49.

Allongé, parallèle, brun, hérissé de crins roux dressés, droits, sur toutes les parties dorsales du corps. Très voisin des trois espèces précédentes dont il dill'ère par sa faille plus petite et par deux des rangées dorsales de tubercules élyfraux plus saillantes que les autres et formant comme deux nervures longitudinales.

On trouve aussi chez cette espèce des individus à élytres mats et d'autres à élytres brillants.

DistributioH géographique. — États-Unis.

Pensylvanie [Horn]; Caroline du Nord {Coll. Oberthur): Kansas {Muséum de Paris): Floride : Tampa {Schumrz); Louisiane {Coll. Salle >Oberthilr).

342 P. Lesne.

Biologie. — Sclnvarz a capture ci'lto espèce en Floride sur des Pins.

Genre Prostophamis j*. (j.

(Voir tabl. des genres 4, 6.)

Corps allongé, cylindrique. Front distinctement limité en avant et en arrière, plus long que l'épistome. Funicule autennaire grêle, orné de longues soies au bord interne, le quatrième article mince, allongé; dernier article de la massue aussi grand que chacun des deux autres. Prothorax en ogive en avant, les dents de la râpe localisées dans la région antérieure, pointue. Déclivité postérieure des élytres assez brusquement déclive, présentant des carènes ou des tubercules. Dernier segment ventral apparent de l'abdomen arrondi ou tronqué au bord postérieur, dépourvu de fossettes dans les deux sexes.

Ce genre est spécial au Nouveau Continent.

TABLEAU DES ESPICCES.

1-2 — Aire postérieure du pronutum linement et densément granulée au milieu ; sillon nK'dian nul ou à peine marqué. Déclivité postérieure des élytres fortement ponctuée et granulée entre les points, présentant seulement une carène marginale au bord inférieur. Élytres, vus de protll, hérissés de crins dressés. Long. 3 1/2-41/3 mill. P. truncatus Horn.

2-1 — Aire postérieure du pronotum couverte de tubercules écrasés, très brillants, simulant des écailles imbriquées (PI. I, î. 13); sillon médian du pronotum bien marqué. Déclivité postérieure des élytres dépourvue de granules. Élytres sans crins dressés.

3 4 -- DécUvité postérieure des éhtres limitée intérieurement par une carène et présentant de chaque côté unoudeu\ petits tubercules discoïdaux rai)prochés. Suture simplement élevée sur la déclivité. Sillun médian du pronotum peu enfoncé. Long. 4-3 mill P. punctatus Say.

4.3 Déclivité postérieure des élytres sans carène marginale ni tubercules discoïdaux. Suture renflée en bourrelet sur la déclivité. Sillon médian du pronotum plus long et fortement enfoncé. Forme plus allongée. Long. 41/2-0 1/2 mill P. sulcicollis Fairm. l'I tierm.

liecision des Bostriirliiflcs. 343

Prostephanus truncatus.

Voir labl. des espèces 1. — Fig. 14 6, 2o et 26 du texte.) Horii, 1878. Proc. Ain. phil. Sor., XVII, p. o30.

Allongé, parallèle, lirnn. antennes roiissàtres. Épistome largement échancré en arc de cercle, muni de deux petites dents rapprochées, au milieu du bord antérieur. Funicule antennaire hérissé de soies au Jwrd interne. Prothorax montrant lati-ralement une rangée de tins denticules qui représentent la suture latérale; rangée marginale de la râpe avec les quatre dents médianes plus fortes et plus saillantes ; aire postérieure couverte de granules petits, denses, un peu allongés dans la région médio-basilaire : sillon médian peu distinct. Écussou petit, subcai'ré, un peu allongé. Élytres fortement ponctués en dessus et sur les ciMés, leur ponctuation longitudinaU-ment sériée sauf dans la région scutellaire et près des bords laté-raux : déclivité postérieure ràpeusement ponctuée, présentant intérieurement une carène marginale semi-circulaire; suture légèrement saillante sur la déclivité. Élytres. vus de profil, montrant, sur la moitié antérieure, des crins rabattus en arrière et, sur la moitié postérieure, des crins dress(''S, droits.

Distribution (jéographiquc. — Californie {Horn) (accidentel?) ; Mexi- (|ue iCttittenden) : Guanajuato [E. Dugi'S in Muséum de Paris, Coll. Bedel). — \'n individu pris accidentellement à Rouen, dans la Salsepareille (.4. Fauvel) (1).

Biolotjie. — A plusieurs reprises on a trouvé cette espèce dans des provisions de grains de Blé d'origine mexicaine ; elle vivrait aussi aux dépens de racines et de tubercules conservés eu magasins. D'ailleurs l'adulte sait perforer le bois même trt'S diu' (Chittenden. xwSoine mexiran and japanese injurions insects liable to be introduced into the United States, Washington. 1896. p. 28).

Prostephanus punctatus.

(Voir tabl. des genres 2, 3. -- PI. I. f. 13.)

Say. 1827, .Fourn. Acad. Philad., V, |i. 2o8. — Horn, 1878, Proe. Ani. phil. Soe., XVII. p. ooO.

Brun, avec les pattes et les antennes roussàtres. Épistome hidenti-

(1) Les Salsepareilles font parlie du genre Sniilax; on les importe surtout de l'Amérique centrale.

au milit'ii de son liord ant(''i'ieur. Protliorax à peine denticulé sur les bords ; aire postérieure du pronotum couverte en son milieu de granules écrasés, brillants, simulant des écailles, assez fortement et densément ponctuée sur les côtés. Élytres fortement ponctués, leur ponctuation à peine sériée; déclivité postérieure un peu concave, rebordi'c inférieurement, finement velue de poils assez longs, roux, couchés, peu denses, et présentant sur chaque éljtre un ou deux très petits tubercules discoïdaux; suture saillante sur la déclivité.

Déclivité élytrale tantôt lisse de chaque côté de la suture, tantôt entièrement ponctuée (caractère sexuel?).

Distribution geograpltigue. — Canada (3/wsmi/u/^ Pflr/.s); États-Unis : Pensylvanie [Honi], lowa {Musée de Bruxelles), Texas {Coll. Salle > Obertltiir; Coll. Bedel); Mexique, Guatemala et Nicaragua {Corham).

Prostephanus sulcicollis.*

(Voir tabl. des espèces, 2, 4.)

Fairmaire et Germain, 1861, Col. chilens., II. — Philippi, 1864, Siett. ont. Zeit., 1864. p. 375. — Germain, 1892, Ad. Soc. sr. Chili, \hp. 2o9, lig. 3 et 4.

Brun, plus allongé que les précédents, le prothorax plus pointu en avant. Labre légèrement concave. Antennes ornées de longues soies rousses. Prothorax sans suture ni denticulations latérales: sillon longitudinal médian du pronotum fortement enfoncé ; écailles du milieu de l'aire postérieure presque etTacées, ponctuation latérale fine, peu dense. Ponctuation élytrale forte, non sériée. Suture renllée et comme bilahié-e sur la déclivité postérieure qui est densément ponctuée.

6 (?) Mandibule droite présentant à sa base, sur sa face dorsale, une apophyse saillante; mandibule gauche avec deux apophyses dorsales longitudinales moins saillantes. Bord antérieur de l'épistome simple.

9 (?) Mandibules symétriques, sans apophyses saillantes. Épistome bidenticulé au nnheu du bord antérieur. Suture plus saillante au milieu de la déclivité postérieure des élytres.

Distribution géographique. — Chili.

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