‹ Revision des coléoptères de la famille des BostrychidesChapitre 20 sur 68 · MEMOIRE · texte numérisé non relu

MEMOIRE

^?M^>i /^'^^-< ^^"fl

'iO^

. G 7 , rJ » ■ '-f

des

BOSTRYCHIDES

Par p. LESNE.

3" Mémoire (1).

BOSTRYCHINAE.

(Voir tabl. des tribus 1*, 3*) (2).

BOSTRYCHINAE sem. strict. — I, Les Bostrychus.

Division de la tribu en 3 sous-tribus.

Au point de vue de la forme des mandibules et de leur jeu, la bouche des Bostnjrhhiae est constituée suivant deux types bien distincts.

Tantôt ces pièces sont plus ou moins atténuées vers le sommet dans leur moitié apicale et presque toujours pointues au bout (fig. 29): dans le mouvement d'adduction leurs extrémités se croisent en chevauchant l'une sur l'autre (flg. 31 et 32). Même si elles sont raccourcies et obtuses à l'apex, elles conservent leur position oblique et leurs bords terminaux ne s'alTrontent pas au repos (flg. 252).

Tantôt, au contraire, les mandibules, plus courtes et plus robustes, aussi larges à l'extrémité qu'en leur milieu, sont tronquées au sommet (tîg. 30). Toutes deux se

(1) Voyez !«' Mémoire, Ann. Soc. eut. Fr., 1896, p. 95; 2« Mémoire, n/., 1897, p. 319.

(2) L'un des caractères les plus importants qui séparent les deux tribus de

Fig. 29 et 30. — Mandibules droites de l'Hcterobostrychus aequalis Wat. (fig. 29) et du Sinoxyloii ceratoniae L. (fig. 30), vues par la face interne.

Revision des Bostnichides.

déplacent suivant un même plan et, au repos, leurs bords terminaux, tranchants et semblables aux mors d'une tenaille, viennent s'appliquer l'un à l'autre dans toute leur longueur (fig. 33).

rig. 31 à 33. — Tètes de Y Heterobostrychus aequalis Wat, (lig. 31),duA't/. lopertha religiosa Boisd. (fig. 32) et du Sinoxylon ceratoniaeh. (fig. 33), montrant ta position relative des mandibules au repos. Les antennes, les mâchoires et la lèvre inférieure ont été enlevées.

Les Bostrijrhinae de ce dernier type peuvent être appelés pachygnathes. Ils forment un groupe homogène et constituent notre sous-tribu des Sinoxyloninae.

Les Bostryrhinac du premier type ou oxijgnathes se séparent en deux groupes dont il est aisé de ti^acer les limites, malgré la difficulté de trouver entre eux des caractères distinctifs parfaitement tranchés et d'un usage commode. Nous pouvons cependant afiirmer l'existence de

Bostrycliides liypocéphales nous avait échappé tout d'abord. 11 réside dans la conformation des hanches antérieures qui sont élevées, saib lantes, subglobuleuses ou subconoïdeset non transverses chez les Bostrychinae, tandis que celles des Dinoderinae sont moins saillantes et nettement transverses (fig. 28). La sculpture du verlex fournit aussi un caractère distinctif excellent; mais les particularités du pronotum et des tarses ne sont pas d'une constance absolue.

Fig. 28. — P.rothorax du Steplioiwpacfii/s quadi'icollii Mars. (A) et du Xylopertha pustulataV. (B), vus en dessous. La hanche droite a été enlevée.

P. Lesxe.

ces deux groupes en tant que sous-tribus. L'absence du long et mince oviscapte si constant chez la femelle des autres Bostrycliides suflirait à elle seule pour légitimer la création d'une sous-tril»u des Apatinae s'opposant à celles des Sinoxijionixac et des Bostrychinae sms. str. Nous reviendrons ultérieurement sur cette question; ajoutons seulement les remarques suivantes :

Chez les Bostrychinae sens. str. le mésosternum et le mélasternum sont en contact au bord externe de la hanche intermédiaire (lig. 34),

Fig. 34 à 37. — Mode d'union des pièces méso et mélathoraciques au côté externe de la Iianclie intermédiaire cliez les BostrychoplUes cornutus 01. (fig. 34), Neotcrius pulvinatus Bl. (fig. 35), Apate ierebrans Pall. (fig. 36) et étiez un Phonapate inédit (fig. 37).

Fig. 38. Tarse postérieur du Neoterms jmlvitiatus Bl. —Fig. 39. Tarse intermédiaire du Bostrychuluspuncticollis Kies. —Fig. 40. Tarse intermédiaire du Xylopertha serrata Lea.— Fig. 41. Tarse postérieur de IVlpaie monadms F. — Fig. 42. Tarse postérieur de Y Apate cylindrus Gerst.

Révision .des Bostrijchides.

à part 8 ou 9 espèces où lecailement de ces pièces est très léger (fig. 35). Il n'en est pas de même chez les Apatinae où, presque toujours, les cavités cotyloïdes intermédiaires sont en quelque sorte ouvertes largement au côté externe par suite de récartement prononcé des angles lat('raux du mésosternum et du métasternum (llg. 30 et 37).

Les articles 2-4 des tarses des Apatinne sont munis en dessous, vers l'extrémité, de brosses de poils exlrèmenîent denses et très régulières (lig. 41 et 42) que l'on observe rarement chez les Bostnjchinae sens. str.

[Bostnirlwplites productuslûg. 43], p.^^^ Bostnjchoplites pro- B. megaceros, etc.). Les figures 38, ^,^^^„^ j^^j^ ^ ^^^^j^^^ ^^,.^^ ^,^3. 39 et 40 donnent l'aspect de la ves- térieur droit, vu par sa face antétiture sous-tarsienne normale dans rieurc ; à droite, tarse antérieur cette dernière sous-tribu. gauche, vu par sa face antérieure.

Page 1