‹ Revision des coléoptères de la famille des BostrychidesChapitre 33 sur 68 · Massue antennaire droite · texte numérisé non relu

Massue antennaire droite

20-21 — Angles antérieurs du profliorax prolongés en cornes infléchies et uncinées au bout (lig. 317). Épistome largement échancré au bord antérieur. — o Dernier segment apparent de r;ibdi'nien muni de pièces pleurales. ^ G. Xylodrypta n. g. S y >

21-20 — Angles antérieurs du prdthorax plus ou moins accusés, non prolongés en cornes.

22-27 — Bord inféro-apical des ('lytrcs large, conformé en faux-épipleure.

23-24 — Bord antérieur du proihurax inerme. Pas de pli sur l'angle postérieur du prothorax:. — c Dernier segment aijdominal nuuii de pièces pleurales... G. Xylodeleis n. g. \ -y^

24-23 — Angles antérieurs du prothorax munis chacun d'une dent uncinée insérée au bord même. — q Dernier segment de l'abdomen sans pièces pleurales apparentes.

2o-26 — Bord antérieur de l'épistome faiblement échancré en arc de cercle dans sa partie médiane correspondant à l'insertion du labre. Angle postérieur du prothorax sans |ili. Dernier article de la massue antennaire seulement un peu plus long que chacun des précédents. Sculpture élytrale en partie granuleuse. Yeux gros. — î Angle suturai-des éhtres appendiculé (tig. 32o et 332 à 334\ Dernier segment apparent de l'abdomen sans relief mt'dian G. Xylopertha Guér. Ç-^iTl

26 -2o — Bord antérieur de l'épistome un peu avancé au milieu et légèrement bilobé dans la région ct)rrespondanl à l'insertion du labre. Flancs du prothrorax marcpiés d'un pli sur l'angle postérieur (lig. 336i. Dernier article des antennes beaucoup plus long (pie le précédent. Sculpture éh traie nullement granuleuse. Yeux petits. — ç An-

478 P. Lesne.

glo suturai des élylros simple. Dernier segment abdomi- . •

naj avec un relief médian G. Xylodectes ». ^. \o^

27-22 — Bord inféro-apical des éhlres non eonforraé en fauxépipleure.

28-29 — Bord apieal des élylres entier, très finement denliculé. Épistome tronqué au milieu de son bord antérieur. — c5 Dernier segment apparent de l'abdomen sans pièces / ,

pleurales (1. Xylotilliis ». f/. j ^

29-28 — Bord apieal des élytres échancré ou lobé (sauf chez le A', rollnris c5), non denticulé. — c? Dernier segment abdominal muni de pièces pleurales. . . (1. Xylion ». y \,'4'"^

;]0-17 — Tibias antérieurs comprimés, plus largos au milieu qu'à l'apex, armés de nombreuses dents sur leur face postérieure, leur face externe amincie, sans pan coupé (tig. 390 à 392).Fr(»nt déprimé dans toute sa hauteur. Prothorax nullement élargi en arrière, sans uncus marginal aux angles antérieurs. Bord apieal des élytres non conformé en faux-épipleure. — c5 Dernier segment do l'abdomen muni de pièces pleurales. — Q Tarses antérieurs

avec de longues soies au côté interne

(i. Xylobosca ». (j. ^ ^ 7

31-2 — 4 ou 3 petits articles entre le 2*' article de l'antenne et le P'" de la massue.

32-39 — 4 petits articles au funicule antemiaire (antennes de 9 articles) (tig. 407, 423, etc.). Des soies dressées sur le front. — (S Dernier segment de l'abdomen muni de pièces pleurales.

33-34 — Articles delamassueantennairedépourvus de grandes dépressions sensorielles (tig. 408 et 410). Région frontale entièrement couverte de soies dressées. — $ Élytres fortement échancrés à l'apex. Dernier segment abdominal bidenlé G. Xylonites //. (j. Ç '] Ç

34-33 — Articles de la massue antennairo avec de grandes dépressions bien déHmitées,circulaires (tig. 423,443, etc.). Soies frontales disposées en couronne ou suivant deu\ rangées latérales (tig. 4o2, 46o). — ç Bord postérieur des élytres entier.

33-36 — Suture éhli'ale fortement é[)aissie en bourrelet sur la

Ilrn'siioii tirs Tloxtrf/rliidps. 479

dt'cliviU'' (fig. 42o ù 429, 441. vie). Stigmatos de h prc-

niirre paire 1res grands, latéraux (lig. 200). (J. Seobicia ». g. . ' •'

3Û-;Jo — Suture élylrale simplement élevée sur la déclivité. Stigmates de la première paire petits, ventraux (lig.2r)9).

37-38 — Bord antérieur de l'épistome inerme. Mandibules toutes deux pointues au sommet. Élytres dentés en arrière. — ç Dernier segment apparent de laltdomen entier G. Enneadesmus Muls. 6»*>0

38-37 — Bord antérieur de l'épistome linement denté de eliaque côté delà base du labre. Mandibules dyssymétriques, celle de droite largement arrondie au sommet. Élytres inermes. — Ç Dernier segment abdominal écliaucré au milieu du l)ord postérieur (1. Xylogenes n. y.

39 32 — 3 petits articles au funicule antennaire (antennes de 8 articles) (fig. 466). Pas de soies dressées sur le front. Dents de la râpe prothoracique sans denticules interposés. — c? Dernier segment de l'abdomen sans pièces pleurales. — 9 4« segment abdominal iiidenlé au milieu du bord postérieur, le o" profondément échancré (lig. 409, 470) (i. Octodesmus }/. c/. ù r q,

40 -i — Suture latérale prothoracique très nette, plus ou moins longue, brusquement coudée sur l'angle postérieur et brièvement prolongée suivant la base (fig. 470. 480). Articles de la massue antennaire dé'pourvus de grandes dépressions sensorielles.

41-42 — Articles de la massue antennaire allongés (fig. 473). Fi'ont garni de poils dressés. o Dernier segment apparent de l'abdomen muni de pièces pleurales

G. Xylothrips ii. y, L Vo

42 41 — 1*^' et 2' articles de la massue antennaire transverses (fig. 478, 479). Front sans poils dressés. — o" Dei-nicr

segment de ral)domen sans pièces pleurales

(î. Xylopsocu.s H. y. ^ "î- y

Observations. — Les organites sensoriels de la massue autennaire fniu'nissent, ici comme chez les Bostrychus v'),des caractères de grande

(IJ Ann. Soc. eut. Fr., 1898, p. 444-445.

P. Lksnk.

valeur, qui sont lo meilleur guide du systéaiatieien parmi les formes très variées du groupe actuel (').

La présence ou l'absence sur le front d'une couronne semi-circulaire de longues soies dressées est aussi un bon élément de distinction des types génériques, que cette couronne soit entière ou qu'elle soit réduite aux deux rangées latérales côtoyant le bord interne des yeux.

Les stigmates de la première paire, situés sur la membrane unissant

Fig. 259 et 200. — Prolliorax de VEnneadesmus Irispinosus 01. (fig. 259) cl du Scobiciu Clievricri Fabr. (fig. 260), vus par la face postérieure, pour montrer la grandeur et la position des stigmates de la première paire.

le protborax au mésothorax, atteignent, dans certains genres, des dimensions inusitées. Leur longueur exagérée les oblige alors à se disposer verticalement suivant les lianes du protborax, et, de ventraux qu'ils étaient, à devenir latéraux (lig. 2o9 et 200).

Auteurs généraux : (îuérin-Méne\ille, 1<S45, Ami. Sijr. mf. Fr., 1845, Bull., p. xvu. — Lacordaire, 18o7, (îcn. des Col.. IV. p. o34 et 539. — J. Duval et Fairmaire, 1863, Gen. <les Col., lli, p. 221». — Kiesenwetter, 1877, Nqt. Ins. Deulschl., Col., V, p. 37. — G. IL Horn. 1878, Pror. Am. pliil. Soc, XVII, p. o41-o45 (2).— Zoiifal, 1894. UVc». eut. Zeit.. XIII, p. 34. — Tb.-L. Casey, 1898. Jauni, of the Siur York

(1) Chez les individus conservés à sec, ces caractères ne sont généralement pas perceptibles sans une préparation spéciale. Pour les mettre en évidence, il est nécessaire d'examiner l'antenne par transparence dans un liquide, après qu'elle a été privée par ébuUilion dans l'eau, de l'air contenu dans sa cavité.

(2) G. -H. Horn et la plupart des auteurs américains donnent au\ Xylopertha du Nouveau Continent le nom de .S't/ioxy/oH. Ce genre est cependant tout à fait étranger à l'Amérique.

Ilcrision (les Bostrijchides. 481

Ent. Soc, VI, p. 06-67. — J. Schilsky, 1890, Die Kaf. Eur., XXXVI Heft, :J6 UU et XXXVI !)U à XXXVI 93 (').

(ionre Totraprîocera.

(Voir tabl. dos genres 1, 2. 3, 4).

Hurii, 1878, Proc. Am. Phil. Soc, XVII, p. o44. — Casey, 1898, Joum. of the New York Eut. Soc, VI, n" 2, p. 66.

Front dépourvu de couronne de soies dressées. Bord antérieur de l'épistome avec une très petite dent spiniforme de chaque côté de la Ijase du laijre. Mandibules toutes deux pointues au sommet. Yeux gros, très fortement détachés des tempes. Antennes de 11 articles, dont quatre pour la massue, les articles 3-7 pris ensemble un peu plus

Fig. '.!61. — Antenne (lu Tclraprlocera Iridens '^', vue par la face antérieure.

longs que la moitié du 8'^; massue légèrement coudée entre son premier et son second articles , ses articles graduellement décroissants en largeur, hérissés de longs poils perpendiculairement dressés, les trois premiers présentant chacun, siu" chaque face, au moins deux grandes dépressions circulaires, [larfaitement délimitées (-). Pas de suture laté-

(1) Nous avons déjà appelé l'attention (Bull. Soc. eut. Fr., I9ou, p. 47), sur l'erreur grave commise dans cet ouvrage, et concernant la caractéristique des Xyloperllia et celle des A pale.

('i) Ctiez les exemplaires de T. tridens et de T. oceanina que nous avons examinés sous ce rapport, il y a trois grandes dépressions sur la lace antérieure du premier article de la massue et deu.v dépressions sur la mr-me face des deux articles suivants. Ces dépressions sont très rapprochées du bord apical de l'article; elles se trouvent quelquefois fusionnées en une seule beaucoup plus grande. Sur la face postérieure, les dépressions sont moins rapprochées du bord apical de l'article. Celles du T. defrac/a sont semblableinonl disposées, mais plus grandes; il y en a tantôt deux, tantôt trois sur la face antérieure du premier article de la massue et les dépressions de la face postérieure sont situées presque au milieu de la longueur de lailicle.

Ana. Soc. Ent. Fr., lxix, IOOO. 31

482 P. Lesxe.

raie prolhoracique ('). Stigmates prolhoraciquos très grands, latéraux. Déclivité apicale dos élytros présentant de chaque côté trois tubercules ou trois calus marginaux quelquefois peu marqués. Suture saillante sur la déclivité. Bord inféro-apical des élylres simple. Dernier segment apparent de l'abdomen simple dans les deux sexes. Face externe des tiliias antérieurs normale, à peine rétrécie vers l'apex {^).

(5 Prothorax armé d'un fort uncus à cliaque angle antérieur.

9 Prothorav sans uncus, inerme le long de son bord antérieur.

Genre très particulier par suite des caractères de la massue antennaire et des modillcations sexuelles des angles antérieurs du prothorax. Des quatre formes qui le composent, trois se rencontrent dans l'Amérique centrale et méridionale; la quatrième, très voisine de l'espèce centre-américaine, a été trouvée aux îles Maniuises.

TABLEAU DES ESPÈCES

1-4 — Tubercules marginaux de la déclivité apicale paj-faitements distincts les uns des autres, plus ou moins saillants, cosliformes, et dirigés parallèllement à la suture (fig. 26.5 et 2t)6). Apex des élytres légèrement redressé (fîg. 262). Chacune des deux dents frontales plus rapprochée de son homologue que du bord interne de l'œil. Des poils dressés au côté externe des articles de la massue antennaire (llg. 261). — Q Bord latéral du front plus saillant que chez le r? au-dessus de l'insertion antennaire. Prothorax moins large que celui du (5. Calcar des tibias antérieurs plus grand et plus fortement recourbé que chez le n.

2-3 — Élytres environ deux fois aussi longs que larges (fig. 263). Tubercules marginaux de la déclivité apicale plus ou moins saillants et élevés en arrière (fig. 262). Long. '.\ 12 - 6 mill T. tridens Fabr.

3-2 — Élytres moins d'une fois et demie aussi longs que larges

(1) Les petits grains saillants des lianes du prolliorax se disposent en arrière de façon à figurer une sorle de fausse suture, visible chez les T. Iridens et oceanina, nulle ou à peine marquée chez les deux autres espèces.

(2) Les Tctrapriocera ont en outre le milieu de l'aire postérieure du pronolum couvert d'une ponctuation râpeuse et leurs tibias postérieurs portent d'assez longues soies à demi dressées à la face externe.

Revision des Hostruchides. 483

(lig. 2G6). Tubercules marginaux de la déclivité apicalo fort peu élevés, ne formant pas de saillie dentiforme en arrière. — Long. 4 1 3-o mill T. oceanina ii. sp.

4- 1 — Tubercules marginaux de la déclivité apicale disposés dans le prolongement l'un de l'autre en une cote interrompue, le long des bords supérieur et latéraux de cette déclivité (lîg. 2(}8). Apex des élytres avec un rel)ord en saillie. Dents frontales interoculaires absentes ou, lors- (|u"elles existent, chacune d'elles plus rapprochée du bord interne de l'œil que de son homologue. Bord externe des articles de la massue antennaire sans poils dressés (fig. 267 et 270).

o-fi — Front bidenté entre les yeux. Premier article de la massue non lobé à la base (fig. 267). — c? Suture fronto-clypéale bien marquée. Aire suscéphalique du pronotum(') triangulaire, d(''primée, ràpeusemenl et très finement ponctuée. — Long. 3 2/3-4 1/3 mill T. defracta u. sp,

6-0 — Front inerme entre les yeux. Premier article de la massue antennaire lobé à la base {iig. 270). Côte marginale de la déclivitt' a[iicale des élytres moins saillante. — Ç Front largement aplani, lisse et très brillant, limité en arrière par une faible dépression en arc de cercle et prolongé de chaque côté, au-dessus de l'insertion antennaire, en un lobe dentiforme redressé {i\g. 269). Suture fronto-clypéale obsolète. Aire suscéphalique nullement triangulaire, concave, brillante, éparsement et très finement ponctuée. Calcar des tibias antérieurs de grandeiu' normale. — Long. 4 13 mill T. laevifrons ». sp.

Tetrapriocera tridens.

(Voir tabl. des espèces 1, 2. — Fig. 261 à 26o du texte). Fabricius, 1792, Ent. Sijst., I, pars 2, p. 362 {'-).

(1) Ce que nous appelons aire suscéphalique est la portion du pronotum qui s'étend le long de son bord antérieur et qui est dépourvue de dents de râpe.

(2) M. le professeur Meinert a bien voulu examiner, sur notre demande, le type de cette espèce, conservé au Musée de Copenhague, et les renseignements qu'il nous a obligeamment adressés nous ont permis d'identifier la courte diagnose de Fabricius.

P. Lesn'e.

lODgirornis Olnier, 17%, Ent., lY, n» 77, p. lo, pi. III, f. 18. — Gorham, 1883, Biol. Centr.-Am., Col., IIL part. 2, p. 218, pi. X, f. 20.

Schwarzi Horn, 1878. Proc. A)a. phil. Soc, XVII, p. o45, fig. ((5) (').

Long-. 3 1/2 - 6 inill. — ParallMe, (Fun brun roussàtro brillant , plus clair sur les parties postérieures du protborax et sur les deux tiers basilaires des éljtres; région de la décli\ité apicale souvent brun foncé; appendices roux (-) ; tibias antérieurs bruns. Front légèrement convexe, plus ou moins rugueusement ponctué, présentant entre les yeux deux denticules plus rapprochés entre eux que du bord interne des yeux. Suture fronto-clypéale bien marquée, fortement enfoncée au milieu. Épistome plus tinement et moins densément ponctué que le front. Premier article des antennes hérissé de soies dressées en dessus, le premier article de la massue non lobé à la base. Protborax présentant une fausse suture latérale en arrière; aire suscépbalique finement râpeuse. Milieu de l'aire postérieure du pronotum avec des grains nipeux assez forts et assez denses, mais un peu variables et quelque-

Fig. 262 à 26i. — Teirapriocera tridens. Déclivité apicale des élylres vue de trois quarts (fig. 262) ; tête et parties antérieures du prolliorax vues de trois quarts cfiez le c^ (fig. 263) el chez la Ç (fig. 26'j).

fois semblables à ceux de l'espèce suivante. Sillon marginal des élytres marqué seulement en arrière, abrégé à l'angle apical externe. Ponctuation dorsale des ély-tres variable, plus ou moins line, généralement atténuée en arrière; ponctuation de la déclivité apicale très forte, dense, sauf dans la région de l'angle suturai ([ui est dépourvue de gros points enfoncés. Tubercules marginaux de la déclivité postérieure généralement dentiformes en arrière, le tubercule inférieiu' un peu

(1) Apale rufescens * et A. fiiîvescens * Dejean, Cal., y éd., p. 334.

(2) Sauf les mandilHilcs qui sont noires comme cliez tous les BoslrycMnee.

llecisioH 'les Bosfrurliides. 4So

moins saillant que les supérieurs. Bord apical des élytres légèrenienl redressé; déclivité bordée au côté inféro-latéral par une carène atteignant presque le tuljercule marginal inférieur. Abdomen finement et densément pubescent, très finement ponctué. Cuisses antérieures robustes, avec un large lobe apical.

o Corps plus court que chez la ç. Dents frontales interoculaires plus petites. Prothorax It'gèrement transverse.

Q Bord latéral du front plus saillant que chez le c5 au-dessus de l'insertion antennaire. Prothorax aussi long que large. Calcar des tibias antérieurs plus grand et plus fortement recourbé que chez le o-

Nous avons nienti(»nné la vailalnlité de la sculpture de l'aire postérieure du pronotum et celle de la ponctuation des élytres; les tubercules marginaux de la déclivité varient aussi et ils sont quelquefois très émoussés.

Distribution (jcofiraphifjuc. — Amérique chaude, depuis la Floride et le Mexique méridional jusqu'en Colomliie et dans le Brésil oriental. Habite aussi les Antilles et les îles Galapagos (').

(1) Floride : Bistayne (ToZ/. Obcrl/nir); Fort Capioii, Miami River et Key West {Ji.-A. Schtvai-).

Cuba [Coll. Thorey > Oberlliûr). Haïti \^Olirier ; Coll. Boii(arcl); Saint- Domingue {G.-H. Horn; Coll. Laferlé ^ de Marseul; Coll. Salle > Oberthiir). Porlo-Rico [Muséum de Paris]. Saint-Tliomas [Coll. Sehestedt > Musée de Copenhague). Grenade [Gorham in Proc. zool. Soc Lond., 1898, p. 329). [Le Tetrapiocera loiujicornis de la Liste des Coléoptères de la Guadeloupe de MM. Fleuliaux et Satlé est le Xylomeira torquata Fabr.]

Mexique [/. Itohr in Musée de Berlin: Musée de Vienne; Coll. Jiedet ; Cotl. Fairmaire: Coll. Oberihùr e\ Klingelhoffer)] : Cordoba, Teapa, Tu\lla [A. Salté sc3. Gorham). Honduras anglais [Dtancaneoux sec. Gorham). Guatemala : El Repose, Zapola, Torola, Rio Maria Linda [Champion .sec. Gorham); Nicaragua [Coll. Satlé sec. Gorham) : Chontales {.Janson sec. Gorham). Costa Rica [De Lafon in Muséum de Paris) : Caclii (//. Pillier et P. Bioltey ; Rogers sec. Gorham).

Colombie : Panama {Coll. Rothschild > Oberth'dr); Bugaba iCliampion sec. Gorham); Matacliin, dans le département de Panama, en juillet (D"^ 0. Tirieme in Coll. ObcrtUur); entre le Rio Magdalena et Bogota, en août-septembre (D'" 0. Thieme in Musée de Berlin et Coll. Obcrthûr) ; Muzo, en octobre- novembre [D' Thieme in Coll. Oberthiir)\ vallée du Rio Cauca {D' Thieme in Musée de Berlin); Mariquita (Chaffanjon in Muséum de Paris). Venezuela (Coll. Oberthur).

Brésil {Cotl. Dejean; Coll. de Marseul ; Coll. Bedet). Bahia (Coll.de

P. Lesne.

Bioloijic. — D'après une observation de E.-A. Scln\arz, faite en Floride ('), celte espèce se développe sous terre dans les racines mortes àeSuiilax. Les terrains récemment soumis au défrichement par incendie sont particulièrement favorables à sa multiplication, car il seml)le que l'insecte ait une préférence pour les racines à demi bi'ùlées et ayant acquis une grande dureté. L'adulte, comme ceu\ des Ainphicevus nordaméricains, se plaît à creuser de galeries le tronc et les branches en vie de divers arbres. Schwarz qui l'a trouvé en abondance en avril et mai perforant le bois du Rhii.^ metopium (Térébintliacée) n'a pu découvrir de larves dans les arbres ainsi attaqués.

Tetrapriocera oceanina n. sji.

(Voir tabl. des espèces 1. 3. — Fig. 205 du texte).

Long. 4 1 3-0 mil. — Testacé rougeàtre, un peu rembruni sur la

déclivité apicale des élytres ; plus large et plus court que le tridens dont il est très voisin. En diffère en outre par les caractères suivants :

Prothorax plus fortement rétréci en avant. Sculpture du milieu de l'aire postérieure du pronotum plus line. Tubercules marginaux do la déclivité apicale réduits à des calus costiformes à peine saillants (surtout l'inférieur) et nullement pointus en arrière.

ç Prothorax verse.

nettement trans-

Fig. 265 et 266. — Teirapriocera Iri- (lens c^ et T. oceanina c"-

Distribution géographique. —

Iles Marquises : Xouka Hiva [Muséum de Paris). — 3 c5 et 2 9-

Marseul; Coll. Bedel). Cacliimbo et Villa Victoria, dans l'État de Biliia U'ii. Pujol in Coll. OhcrthUr).

Iles Galapagos : île Indefatigable lExpédition de l'Albatros sec. Linell).

(1) Voyez H. -G. Hubbard, Entomologica americana, IV, avril -décembre 1888, p. 96.

Hirisinn di's tioutnjchides.

Tetrapriocera defracta n. sp. (<5).

(Voir tabl. des espèces 4, o. — Fig. 267 et 268 du texte).

Long. 3 2 3-4 1 3 mill. — Parallèle, de forme générale un peu plus courte que le tridens o ; brun, avec les épaules et les appendices roux ou rougeàtres; tibias antérieurs bruns. Front très linement ponctué, brillant, avec deux denticules interoculaires plus écartés entre eux qu'ils ne le sont chacun du bord interne de l'œil; en arrière de ces denticules le front est aplani et il est limité postérieurement (') par une très légère impression arquée. Pas de lobe en saillie au-dessus de l'insertion antennaire. Premier article de la massue très obliquement tronqué à la base, mais non prolongé eu lobe comme dans l'espèce suivante. Prothorax légèrement transverse, légèrement arqué sur les côtés, faiblement échancré en avant ; aire suscéphalique triangulaire, finement et rugueusement ponctuée, déprimée longitudinalement au milieu; aire postérieure du pronotum couverte de grains râpeux au miheu, linement ponctuée sur les cotés. Ponctuation des élytres forte et un peu rugueuse près de la base, graduellement atténuée en arrière, leur pubescence très fine et peu dense, assez longue. Sillon marginal des élytres nul. Déchvité apicale à peine convexe, régulièrement circulaire, nettement rebordée sur toute sa périphérie, densément et très fortement ponctuée. Dans les deux tiers supérieurs, le rebord de la déclivité est constitué, de chaque coté, par les trois tubercules marginaux habituels; mais ces tubercules, au lieu d'être nettement séparés, ont la forme de calus allongés, disposés transversalement dans le prolongement l'un de l'autre, de façon à former une côte marginale interrompue ; inférieurement la même déclivité [irésente un rebord plus large sur les C(Hés que près de l'angle suturai. Suture légèrement saillante sur la déchvité. Éhtres non redressés à l'apex

Fig. 267 et 2(;8. — Tetrapriocera defracta cf. Funicule et 1" article de la massue antennaire, vus par la face antérieure (fig. 2G7); déclivité apicale, vue de trois quarts (fig. 268).

(1) Nous bornons le front en arriére, à la ligne suivant laquelle se termine la sculpture en carinules longitudinales qui orne le verlex.

P. Lesxe.

L'exemplaire provenant de Matto-Grosso diflère de ceux de Goyaz par la ponctualiou de la déclivité apicale plus forte le long de ses bords supérieur et supéro-latéraux et par l'angle suturai des élytres légèrement saillant.

Distribution géographique. — Brésil central : Étals de Matto-Grosso [P. Germain in Coll. Oberlhilr) et de Goyaz [Ch. Pujol in Muséum de Paris) (•). - 3 d-

Tetrapriocera laevifrons n. sp. (î).

(Voir tabl. des espèces 4. 0. — Fig. 2G9 et 270 du texte).

Long. 4 13 mill. —Étroit, parallèle, plus allongé que le T. tridens ç. Brun roussàtre; élytres (sauf la déclivité apicale) et flancs du prothorax roux; appendices roux, à part les tibias antérieurs qui sont bruns; tète noire. Front grand, aplani, très lisse et très brillant, limité en arrière par une légère impression arquée, inerme entre les yeux,

mais prolongé de chaque côté, audessus de l'insertion antennaire, en une forte dent redressée. Suture fronto-clypéale obsolète. Premier article de la massue antennaire lobé en dedans à sa base.

Prothorax subcarré, ses côtés pres- (jue parallèles; aire suscéphalique l>resque lisse, fmement ponctuée, légèrement concave; miheu de l'aire postérieure du pronotum avec des grains râpeux. Ponctuation des élytres dense et assez forte en avant, atténuée en arrière. Sillon marginal des élytres nul. Déclivité a|iicale régulièrement circulaire, nettement délimitée, légèrement convexe, fortement et densément ponctuée sur toute sa surlace. Dans plus delà moitié supérieure, le rebord de la déclivité est fourni, de chaque côté, par les trois calus mar-

Fig. 269 et '2~0. — Telrapriocera laevifrons 9- Avant-corps, vu de piolil ((ig. 269); portion du funicule et premier article delà massue antennaire, vus par la face antérieure (fig. 270).

(1) Dans l'État de Matto-Grosso, M. Gernfiain a surtout exploré les régions voisines de Cuyaba. Les exemplaires de T. defracla récoltés par M. Pujol, viennent de Jalahj, à la poinle méridionale de l'État de Goyaz.

Revision des Bostri/chides. 489

ginaux luil)itut'ls disposés comme clicz le 7". defrai-fa, mais fort pou saillants: inféricuremL'iit il existe aussi un rebord en saillie, mais celuici est plus étroit (lue dans Tespèce précédente. Les élytres ne sont pas redressés à l'apex et leur suture est légèrement et également saillante sur toute la longueur de la dé'clivité. Ponctuation abdominale extrêmement fine, éparse. Calcar des tibias antérieurs notablement moins dévelopiié que chez les autres femelles connues de Tetniprifjceni.

Il parait improbable que cette femelle appartienne à la même espèce que le o décrit précédenniient sous le nom de defracta. Les raisons qui nous font adopter cette opinion sont les suivantes : 1'' le premier article de la massue antennaire est très ditTérent dans les deux formes; 2" la saillie du rebord delà déclivité apicale est beaucoup moindre chez le laevifrons que chez le defracta; 3'' le front du liierifroiis est inerme entre les yeux, tandis qu'il est bidenlé dans la même région cliez le defracta. Or, cbez les Tetrapriocera dont les deux sexes sont connus, ni le premier article de la massue, ni la déclivité apicale ne fournissent de caractères sexuels, et, quant aux dents frontales, la variation sexuelle a lieu dans le sens précisément inverse de celui qui s'observerait chez les formes defructa-laerifrons, dans l'hypothèse de l'identité spécifique de celles-ci.

Distribution (jéo(jrapJtiip(e. — Paraguay (/>'■ Boltls in Coll. llotliscliild ^> Oberthiir). — Type unique Ç.

Genre Uciidi'oltiolla.

(Voir tahl. des genres 1. â, 3, o, 6, 7).

Casey, 1898. Journ. of tlie yew Yorl,- Eut. Soc, YI. p. 60.

Forme courte, oblongue. Front dépourvu de couronne de longues soies dressées, ses angles antérieurs faisant sailfie au-dessus de l'insertion des antennes. Suture fronto-clyjiéale sulciforme, ajiprofondie au milieu dans les deux sexes. Bord antérieur de l'épistome présentant de chaque côté de la base du labre un denticiile très aigu, plus petit et peu apparent au côté gauche. Mandibules toutes deux pointues au sommet. Yeux gros, forlenient détachés des tempes. Antrnnes de dix articles, les articles 3-7 pris ensemble notablement moins longs que le premier article de la massue. Les 3 articles qui composent celle-ci sont couverts de poils dressés assez denses et présentent sur chacune de leurs faces deux séries longitudinales de grandes dépres-

490 P. Lesxe.

sions sensorielles, à contour circulaire parfaitement délimité (*). Prothorax transverse, dépourvu de suture latérale, légèrement rétréci dans sa moitié antérieure, ses côtés parallèles ou presque parallèles en arrière, son bord antérieur largement tronqué. Aire postérieure du pronotum avec un très fin sillon longitudinal. Stigmates prothoraciques médiocres. Sillon marginal des élj très abrégé à Tangle

1-ig. 271. — .\ntenne du Dendrobiello sericans Ç, vue par la face postérieure.

apical externe. Déclivité apicale munie de chaque côté de deux tubercules marginaux mousses, et, inférieurement, d'un rebord en saillie (-). Bord inféro-apical des élytres simple. Dernier segment apparent de l'abdomen simple dans les deux sexes. Tibias antérieurs de largeur normale r^].

6 Dessus de la tète assez convexe, plus ou moins pubescent. Mandibule gauche simple ou très obtusément dentée à son bord supérieur.

Q Tète explanée ou concave en dessus. Front glabre, plus grand que chez le o, constamment bidenticulé en arrière. Yeux un peu plus gros que chez le q. Mandibule gauche fortement dentée avant Fapex sur sa face supérieure. Dernier segment apparent de l'abdomen un peu plus grand que chez le c5 {'*).

{Vj Les dépressions de la rangée interne sont plus nombreuses que celles de la rangée externe. Cliez une ^ de D. pubescens Cas., nous observons .5 à 7 grandes dépressions à la rangée interne et 2 à 3 à la rangée externe.

(2) La déclivité apicale est dépourvue de grosse ponctuation cbez les quatre espèces connues.

(3] Autres caractères communs aux Dendrobiella : Dents de la râpe protlioracique mêlées de denticules, la dent antéro-lalérale du prothorax légèrement uncinée. submarginale. Vire suscéphalique finement râpeuse, non concave. Tibias intermédiaires et surtout les postérieurs avec de longues soies dressées à la face externe. Deuxième article des tarses notablement plus large que le dernier.

(4) Les auteurs américains ont décrit le o^ comme étant la i^ et inversement.

Ixccision (/l'S Bo.sinjrhùlcii. 401

Les quatre espèces de ce genre, très voisines entre elles, sont de coloration brune ; leur ensemble constitue une remarquable série linéaire. Elles habitent l'Amérique centrale et les contrées voisines.

TABr>P:AU DKS ESPÈCES.

1-6 — Premier article de la massue antennaire de forme normale, convexe au Lord interne if\g. 271). Élytres ponctués seulement dans leur moitié dorsale antérieure. Saillie du tubercule siq)érieur de la déclivité apicale plus faible ou seulement un peu plus marquée que celle du tubercule inférieui-. — ç Dernier segment apparent de l'abdomen à peine plus grand que chez le d-

2-0 — Ponctuation des élytres subobsolète, localisée sur le tiers basiiaire dorsal. — d Front faiiilement pubescent. — ç Dent antéapicale de la mandibule gauche moins grande que la pointe môme de la mandibule (fig. 272).

3-4 — Milieu de l'aire postérieure du pronotum simplement ponctué. Tubercule inférieur de la déclivité apicale plus saillant que le supérieur. Dessus de la tète présentant un très court sillon médian longitudinal entre les denticules frontaux (Ç) (lig. 277) ou un peu en arrière de

ceux-ci (d) (flg. 276). l^ong. ")-6 12 mill.

D. sublaevis Casey

4-3 — Milieu de l'aire postérieure du pronotum orné d'une sculpture subécailleuse ;■). Tubercule inférieur de la déclivité apicale très émoussé, moins saillant que chez l'espèce précédente. Pas de sillon au voisinage des dents frontales (d î)- Chez la ç, ces dents sont reliées entre elles et à une faible côte longitudinale par deux autres côtes arquées disposées en accolade (fig. 279). Long. 0-7 mill D. sericea Muls. et Wach .

0-2 — Ponctuation des élytres nette et forte, s'étendant sur leur moitié antérieure. Sculpture du milieu de l'aire posté-rieure du pronotum simulant des écailles imbriquées. Tubercule inférieur de la dt'clivité très émoussé. moins saillant que le supérieur. — o' Pubescencc du front à demi dressée, abondante, masquant le tégument (fig. 280). —

(1) Chaque élément de cette sculpture comprend deux très courts sillons formant un angle aigu dont la pointe est dirigée en avant.

P. Lksxe,

Q Dont mandibiilaire antéapicale aussi grande que la pointe même de la mandibule située au delà de celle dent. — Long. 4 13-7 1 3 mill D. sericans Lee.

6- 1 — Premier article de la massue antennaire sécuriiorme, sinué au bord interne (lîg. 284). Élytres très fortement ponctués (surtout en arrière) dans toute leur région dorsale. Tubercule supérieur de la déclivité apicale beaucoup plus saillant que l'inférieur (tig. 27o). — 9 Front plus iiendu (pie chez les espèces précédentes (Hg. 274). Dernier segment apparent de l'abdomen notablt'mcnl plus grand que chez le d- — Long. .")-(> 12 mill. D. aspera Lee.

Dendrobiella sublaevis.

(Voir tabl. des espèces 1, 2, 15. — Fig. 272, 27:{. 276, 277 du texte) Casey, 1898. Joudi. of ihc Neir Yorl- Eut. Soc, YI, p. 68 (').

Long. 0-6 1 2 mill.

Fig. 272 à 27.). — Dendrobiella subhievis ^. Tète vue de prolil (fig. 272) et saillie des tubercules marginaux de la déclivité apicale^lig. 273). — Dendrobiella aspera.

Tète (le la i^, vue de profil (fig. 27'i) et saillie des tuljercules de la déclivité apicale (fig. 275) (*).

Brun, avec les élytres parfois teintés de roux près de la base (-); antennes et pattes rousses ; cuisses souvent rembrunies. Côtés du prothorax et élytres couverts d'une pubescencecc»ucliée très dense et extrêmement tine, a reflets dorés. Premier article de la massue antennaire nullement sécuriforme. Aire postérieur»^ du pronotum nettement mais peu densément ponctuée au milieu. Élytres linemeut et presque obsolètement ponctués sur près de leur tiers antérieur, lisses pos-

(1) Apale pubenila '" Dejean, Cal., 3« éd.. p. :î3i.

(2) Le mode de coloration est semblable chez les autres Dendrobiella.

(*) La déclivité apicale est examinée de dessus, suivant s<in plan.

lirrisioH des Bostnjrhiilcs. 493

térieurement ('). Tubcrculos marginaux de la déclivité apicalc mousses, rinférieur plus saillant et plus gros que le supérieur.

(5 Front bidenté au niveau du bord postérieur des jeux. En arriére des dents frontales existe un court sillon long-iludinal ipii aboutit antérieurement dans leur intervalle i^lig. :270) ou qui le dépasse un peu. Pubescence frontale peu abondante, ne masquant pas le tégument.

ç Le front, densémeut et assez lincment granuleux, est un peu plus étendu que chez le cj et ses denticules sont par suite reportés un peu plus en arrière. Le sillon longitudinal est situé entre les deux denticules ((ig. 277) et non au delà; il est parfois à peine marqué. La dent de la mandibule gauche est plus courte que la pointe même de la mandibule. Le dernier segment apparent de l'abdomen est à peine plus grand que celui du d.

La ponctuation de Faire postérieure du pronotum montre quelquefois une légère tendance à devenir râpeuse. Chez la î on observe dans certains cas une très faible carinule longitudinale au milieu du front.

Distribution (léotjruphique. — Grandes Antilles (-).

Dendrobiella sericea.

(Voir tald. des espèces L 2. 4. — Fig. 278 et 279 du texte).

Mulsant et Waclianru, 1852, Mcin. de IWmd. de Lijon, 2'^ sér.. II, p. 14 {Opmc. ent., i^'' cahier, 18o2. p. 174) (^).

Long. 0-7 mill. — ('-oloration et faciès de l'espèce précédente dont

(1) Sans tenir coniple de la poncliialion générale extrêmement (ine qui couvre les élytres.

(2) Cuba (Coll. Oberllnïr). Haïti (Coll. Currin-Méneville > de ^farseul et Oberthiir). Saint-Domingue (Co//. Dejcan ; Cuti, Giurin-31 ('•ncville ; Coll. de Marseul). La Jamaïque (C'asey; Co//. Dejeun; Coll. Gunin-Mcneville; Coll. Oberthur: Coll. Bedci).

(.3) Nous n'avons pas vu le type de cette espèce. Il ne paraissait pas exister dans la collection Wactianru, acquise en partie par M. E. Abeille de Perrin. Aussi est-ce avec quelque doute que nous attritiuons le nom de scricca à l'espèce actuelle ; la description originale s'applique en effet à peu près également bien au D. sericans Lee. (pubesceus Casey). .\u moins la solution que nous avons adoptée évite-t-elle la création d'un nom nouveau. Quant à la provenance « Caramanie » donnée par Mulsant. elle est évidemment fausse, à moins qu'il ne s'agisse d'une capture accidentelle.

494 P. Lesnk.

celle-ci est très voisiiio. Elle en diffère par la sculpture du milieu de l'aire postérieure du pronolum subêcailleuse ('). par les tubercules de la décli\ilé apicale moins saillants, notamment le tubercule inléricur qui est très émoussc.

c? Front bidenté en arrière, sans sillon longitudinal dans celte région. Pubescence frontale plus longue que chez le sublaecis (3 et paraissant plus abondante.

Q Pas de sillon entre les denticules frontaux. En avant de ceux-ci existe une carène longitudinale faiblement marquée qui se bifurciue en arrière en deux branches se reliant chacune à Tun des denticules (flg. 279). Ponctuation du front dense et assez forte, un peu râpeuse. Dent antf'apicale de la mandibule gauche un peu plus grande que chez le snbloeiHS Q. Dernier segment apparent de Tabdomen comme chez ce dernier.

Distribution géographique. — Améri«iue centrale (région des isthmes) et Colombie orientale (-).

Dendrobiella sericans.

(Voir tabl. des espèces 1, o. — Fig. 271, 280 et 281 du texte).

Leconte, 18o8, Pror.Ac. Phil., iS:m, p. 73 (»).

pubescens Casey, 1898, Jauni, of tlic Xi'ir Yorl- Eut. Soc, VI, n" 2,

Long. 4 13-7 13 mill. — Ressemble beaucoup aux deux espèces précédentes. S'en distingue par la sculpture du milieu de l'aire postérieure du jjronotum simulant des écailles imbriquées et par la

(1) Voir plus haut y. 491, note 1.

(2) Costa I\ica [de Lufon ia Muséum de /'avis) : La Uruca (Diolley iii Coll. Bedel). Colombie orientale [l'etersen in Coll. Steinlieil > Oherihiir). Colombie? [Coll. Mniszech ,:^ OberthUr).

(3) La description de Leconte est très explicite et ne s'applique nullement à ia 9 ^^ son « Sinoxylon asperum » comme G. -H. Horn et Tli.-L. Casey l'admettent. — Soas\e nom de Xylop. sericans Lee, M. Gorham (Biol. Cenir,- Am., Col., III, 'i, p. 215 et 353) a confondu celte espèce et la précédente; aussi les indications géographiques relevées par cet auteur ne pourront être utilisées qu'après un nouvel examen des insectes. La figure de la Biologia Hoc. cit.. pi. X, f. 21), exécutée d'après un exemplaire guatémaltèque, ne permet pas d'identification.

(4) Apate mexicana* Dejean, Cot., 3' éd.. p. 334 fr/').

Revision des liostnjrhides. 't9')

ponctuation forte et bien distincte de la moitié dorsale antérieure des élytres ('). Comme chez le D. sericen, le tubercule inférieur de la dé'clivité est très émoussé; le tubercule supérieur est plus saillant nnv l'inférieur.

c5 Denticules frontaux extrêmement réduits et cachés sous la pubescence. Celle-ci est assez longue, mi-dressée; les poils qui la composent convergent vers remplacement des denticules (fig. 280) et masquent le tégument. Vertex avec un court sillon médian ou dépourvu d(^ ce sillon.

ç Front brillant, assez finement et assez densément pondue, plus étendu que chez les 9 des espèces précédentes (en sorte que les denti-

aihUievis c^

sericea

sericans c^

aspera cf

o 0 o ly-y^

sublaevis Ç sericea ^ sericans [^ aspera ^

Fig. 276 à 283. — Figures schématiques montrant le mode d'ornementalion du front (dents, carinules, fossettes et pubescence) chez les Dendrobiella c^ et l^.

cules sont reportés plus en arrière), mais orné de la même carène faiblement indiquée et bifurquée en arrière (tîg. 281). Épistorae renflé par rapport au front. Dent antéapicale delà mandibule gauche notablement plus forte que chez les espèces précédentes, aussi grande que la portion de la mandibule qui s'étend au delà.

Distribution géographique. — Mexique septentrional et Texas méridional (^).

(1) A l'opposé de ce qui a lieu dans l'espèce, suivante, celle ponctuation disparaît donc bien avant le bord de la déclivité apicale.

(2) De Durango au Pacifique [Coll. Rothschild > Oberlhur)-. Sierra de

Dendrobiella aspera.

(Voir ta 1)1. dos espèces G. — Fig. 274, 27o et 282 à 284 du texte).

Leconte, 1858, Proc. Acud. Vhil., 18o8, p. 73.

sericans + Horu (xo» Leconte), 1878, Proc. Ain. phil. Soc, XVII, p. o42. — Casey, 1898, Journ. of Ihe ycic York Eut. Soc, VI, n'^ 2, p. 67.

Long. 0-6 1 2 inill. — Dillère des précédents par le premier article de la massue antenuaire sécuriforme. {lar le prolhorax un peu plus

grand, de forme moins courte, par les élytres moins densément pubescents, couverts sur toute leur région dorsale d'une ponctuation 1res forte grossissant graduellement en arrière, par la forte saillie du I7\a 18', Articles •>-» de ti^il^f'''<''il«^' supérieur de la déclivité. La l'aiiienne clicz le Bendro- sculpture du milieu de l'aire postérieure bielta aspera. du prouolum simule des écailles imbri-

quées.

(5 Front armé de df^ux petits denticules peu distincts sous la pubescence; celle-ci semblable à celle du front du pubescens o (fig. 282).

ç Le front (fig. 274 et 283) ressemble à celui de la ç du pubescens ; mais il est encore plus grand, légèrement excavé, et est nettement impressionné en accolade en arrière, au niveau des denticules. Ceuxci sont très éloignés de la suture fronto-clypéale. La surface du front est très brillante, très finement et peu densément ponctuée. L'épistome est renflé en bourrelet par rapport au front. Comme chez le pubescens ç, la dent mandibulaire asymétiique est très forte. Le dernier segment apparent de l'abdomen est notablement plus grand que chez

leo^

Quelquefois le front de la ç présente un denticule accessoire très petit situé en dehors du denticule normal et inséré comme lui sur l'impression en accolade.

Durango [Muséum de Paris). Élat de Sinaloa : Presidio (.1. Forrer in Musée de Berlin et Coll. Oberthilr). Texas : Ringgold Danacks {Haldeman sec. Le conte); Browiisville [Casey).

L'espèce a été rapportée assez fréquemment du Mexique et elle figure dans diverses collections sans indications précises de localités [Ghiesbreght, etc., in Muséum de Paris; J. Flohr in Musée de Berlin j Heller in Musée de Vienne; Aap. Boyer in Coll. Oberl/iur, etc.).

Itevision des Bostrucliiilcs.

Distribution f/eographiqui'. — Californie méridionale et Basse-Californie; Arizona (').

Genre Xyloprista n. g.

(Voir taljl. des genres 1, 2, 3, o. G, 8).

Front légèrement C(^nYexe, ses angles antérieurs non en saillie audessus de l'insertion antennaire. Bord antérieur de Tépistome avec un

Fig. 285 et 286. — Antenne du Xyloprisla heocacanllia çj^, vue par la face postérieure (fig. 285) et antenne du A', piaemoraa Ç (fig. 286) [les deux premiers articles de la dernière antenne n'ont pas été figurés].

fin denticule de eliaque c(Jté de la base du labre. Mandibules toutes deux pointues au sommet, simples dans les deux sexes. Veux fortement détacliés des tempes. Antennes de dix articles, leur premier article avec de longues soies sur la face antérieure, les articles 3-7 pris ensemble plus courts que le premier article de la massue; celle-ci très longue, ses articles hérissés de poils raides et présentant sur chaque face des grandes dépressions circulaires nombreuses. Prolhorax dépourvu de suture latérale, armé d'une dent marginale à chacun de

(1) Désert du Colorado : New River (Leconfe). Basse-Californie [X<nitfms sec. Leconte; L. Diguet in Muséum de Paris); Cap San Lucas {G.-/f Horn; Coll. Salle > Obertlnlr). Arizona [Morrison in Coll. Oberlhilr). Ptiœnix (Coll. Oberthur).

Anii. Soc. Enl. Kl'., i,\ix, 1900. 32

498 P. Lesne.

ses angles antérieurs. Stigmates delà première paire médiocres. Déclivité apicale des élytres munie de chaque côté de trois tubercules marginaux et présentant en outre un rebord inférieur, leur bord inféro-apical large ; sillon marginal des élytres aijrégé à l'angle apical externe, o*^ segment apparent do l'abdomen simple dans les deux sexes, sans pièces pleurales visibles. Tibias antérieurs normaux (•).

(5 Pubescence du front très courte, couchée sur le tégument. Front bidenté en arrière.

9 Front configuré comme chez le (5, denté ou inerme en arrière, mais cou^ ert d'une pilosité dressée rebroussée vers le haut et atteignant son maximum de développement en arrière. Soies dressées du premier article des antennes plus longues et plus fournies que chez le c5.

Petit groupe très naturel dont les espèces se rencontrent dans les parties chaudes de l'Amérique du Sud, à l'est des Andes.

TABLEAU DES ESPÈCES

i-i — Aire postérieure du pronotum fortement et densément ponctuée au miUeu, non râpeuse. Déclivité apicale des élytres assez fmement et assez éparsement ponctuée. Premier article de la massue antennaire notablement plus large que les suivants. Forme courte, robuste. — ç Front orné en arrière d'une rangée arquée de longues soies dressées (tig. 287), la pubescence rebroussée des parties antérieures du front très courte et peu apparente. — Long. 5 1/2-6 mill X. arcellata u. sp.

2-1 — Miheu de l'aire postérieure du pronotum couvert d'une ponctuation llnement râpeuse. Déchvité apicale des élytres imponctuée. — 9 Pilosité frontale homogène, quoique plus longue en arrière (fig. 288).

3-4 — Ponctuation élytrale fine, quelquefois atténuée en arrière. Tubercules marginaux do la déchvité apicale courts et très épais (tig. 290); rebord intérieur de la déclivité étroit (même flg.). Base des élytres rousse. Forme courte. — 9 Front inerme, couvert d'une pilosité roux doré très dense, masquant le tégument (tîg. 288). — Long. 0-7 mill X. praemorsa Er.

(11 Les Xijlopristd ont en outre en commun une aire suscéphalique râpeuse, sans limites nettes, les dents de la râpe protlioraciques entremêlées de deulicules et les tibias postérieurs ornés de longues soies à la face externe.

Hecision des fSostincItidcs.

4-3 — Ponctuation élv traie forte, nullement atténuée en arrière. Tubercules marginaux de la décliviti' apicale longs, aigus, spiniformes (lig. 291); rebord inférieur de la déclivité très large (même lig.). Corps assez allongé. — ç Front bidenté, couvert d'une pilosité grisâtre peu épaisse, ne masquant pas le tégument. — Long. 4-6 mill. X. hexacantha Fairm.

Xyloprista arcellata j?. sp.

(Voir tabl. des espèces 1. — Fig. 287 et 289 du texte).

Long, o 1/2-6 mill ; largeur aux épaules 2 1/4 mill. env. — Court, parallèle, brun, avec les antennes rousses et les pattes roussàtres. Ressemble surtout -du p mémo r sa. Premier article de la massue antennaire nota- ---.^

blement plus large que les suivants.

Prothorax Iransverse, faiblement arqué sur les côtés en arrière. Milieu de Taire postérieure du pronotum fortement et densément ponctué, non ntpeux. Élytres finement pubescents sur les côtés et en arrière, plus fortement ponctués que chez \c praemorsa.

Déclivité apicale finement et densément pubescente, assez finement et assez éparsément ponctuée, sauf au

voisinage de la suture, ses tubercules marginaux tous également saillants ou ceux des deux paires supérieures un peu plus faibles.

(5 Front présentant de chaque côté, de part et d'autre des dents médianes, un ou deux denticules accessoires plus petits. Pubescence frontale blonde, couchée, fine et assez dense, convergeant vers les dents médianes.

9 Front inerme, finement et densément granuleux, orné en arrière d'une rangée arquée de longues soies dressées (couronne frontale) ; pubescence rebroussée du reste du front très courte et peu apparente. Les longues soies dorées du premier article des antennes sont très développées; divergentes dans leur région basilaire, elles se recourbent à l'apex en convergeant vers un même point et figurent ainsi une sorte de berceau ovoïde.

Fig. 287. — (irvellatu qiiart.s.

Tête du Xyloprista Ç, vue de trois

oOO P. Lksne.

Distribution géographique. — Brésil : État de Matto Grosso (P. Germait) in Coll. Oberthilr et Muséum de Paris). — 1 cJ, 2 9.

Xyloprista praemorsa*.

(Voir tabl. des espèces 2,3. — Fig. 286, 288 et 290 du texte).

Erichson. 1847, megm. Arch. fin- Xaturg., 1847, 1, p. 87 (').

Long. 0-7 mill. — Assez court, parallèle. Brun, avec le prothorax, la région antérieure des élytres et l'abdomen roux ou roussàtres; antennes et pattes rousses, à part les tibias antérieurs qui sont bruns. Massue antennaire longuement Yilleuse. Prothorax transverse, assez fortement arrondi sur les côtés , fortement rétréci en avant. Milieu de l'aire postérieure du pronotum glabre, sa ponctuation râpeuse, assez dense, plus ou moins fine. Écusson densément pubescent. Élytres glabres dans leur région dorsale, présentant une ponctuation assez fine s'étendaut jusqu'aux bords de la déclivité apicale en s'atténuant Fis 288. — Tête du quelquefois en arrière ; déclivité imponctuée, cou- XyJoprista prae- verte d'une puhescence dense, couchée, d'un morsa Ç, vue de blond doré, ses tubercules marginaux épais, courts, trois quarts. rinférieur plus saillant (pie les deux supérieurs

qui sont souvent égaux. On observe en outre, sur chaque élytre, au l)ord supérieur de la déclivité, un calu.s situé contre la suture. Bord inférieur réfléchi de la déclivité assez étroit. Suture légèrement saillante sur la déclivité. Corps densément pubescent en dessous.

c5 Front bidenté ou quadridenté, sillonné longitudinalement en arrière.

9 Front inerme, densément couvert de soies rousses dressées, rebroussées vers le haut et masquant le tégument.

La longueur et la densité des poils de la massue antennaire, la densité de la puhescence sur la déclivité apicale, la saillie des tubercules marginaux de cette déclivité et celle de son rebord apical varient légèrement et d'une façon toute individuelle.

Distribution géographique. — Répandu dans l'Amérique du Sud (1) Apale dentaUC Dejean, Cat., .3« éd., p. 334.

lU'rision di'x liostrurhides. oOl

depuis le Venezuela et la Colonihle jusqu'en Boli\ie et dans TÉtat de Sao Paulo (■).

Xyloprista hexacantha*.

(Voir fabl. des espèces 2, 4. — Fig. 285 et 291 du te\te).

Fairmaire, 1802, Ann. Soc. eut. Belg., 1892, p. 243.

Long. 4-() mill. — Parallèle, plus allongé (|ue les précédents. Brun, avec le calus humerai, les antennes et les pattes roux; tibias antérieurs Ijruns; segments abdominaux marginés de roux en arrière. Front bidentf' en arrière dans les deux sexes. Prothorax subcarré, un peu

Fig. 289 à 29t. — Déclivité apicale des élytres, vue de trois quarts, chez les Xijlopristn arcellata ((ig. 289), X. praeinorsa (lig. 290) et .Y. hexacantha (fig. 291).

transverse, légèrement arqué sur les côtés en arrière. Milieu de l'aire postérieure du pronotum glabre, couvert de points enfoncés transverses, arqués, déterminant une sculpture un peu râpeuse. Ponctuation des élytres dense, forte, non atténuée en arrière; pubescence élytrale absente dans la région dorso-basilaire, extrêmement fine et peu apparente sur les côtés et en arrière. Déclivité apicale imponctuée, densément et très finement pubescente , ses tubercules marginaux aigus et très saillants, subégaux, son rebord inférieur très large, échancré à angle aigu à la suture. Dessous du corps modérément pubescent.

9 Denticules frontaux plus grands que chez le o; au-devant d'eux

(1) Colombie (Coll. Thoreij > Oberthin). Venezuela (£)•■ Moritz in Musée de Vienne) : Caracas [Coll. Salle > OberlhUr). Véxon orientât [Erichson). Bolivie (Balzan in Musée de Gènes; Songo in Coll. OberlhUr). Brésil [Erichson; Coll. Dejean; Coll. Mniszech; etc.). État de Pernambuco : Pery Pery {E. Gounelle); Rio Janeiro {Castel naît in Muséum de Paris); État de Sao Paulo : vallée du Ilio Pardo, allluentdu Parana Panerna(£'. Gounelle).

502 P. Lesne.

le front est couvert de fins poils dressés, rebroussés vers le haut et ne masquant pas le tégument qui est granuleux.

Distribution (/éociraphique. — Brésil moyen et méridional, Bolivie, Paraguay, République Argentine, Uruguay (').

Genre Xylomeira n. g.

(Voir tabl. des genres i, i, 3, o, 9).

Front dépourvu de couronne de soies dressées, ses angles antérieurs non saillants au-dessus de l'inserlion des antennes. Bord antérieur de l'épistome muni d'un denticule aigu de chaque côté de la base du labre. Mandibules toutes deux pointues au sommet. Yeux très gros,

Fig. 292. — Antenne du Xylomeirn lorquata Ç, vue par la face postérieure.

très fortement détachés des tempes. Antennes de 10 articles, les articles 3-7 pris ensemble plus courts que le 8«; massue hérissée de longs poils perpendiculairement dressés, ses deux premiers articles présentant chacun, sur chaque face, deux grandes dépressions dont le contour est parfaitement délimité (^). Prothorax subcarré, dépour\u de suture la-

(1) État de Bahia : Cachinibo et Villa Victoria [Ch. Pujol m Coll. Oberthur)\ Cidade de Conderiba (S. Antonio da Baira) (E.Gounelle). Malto Grosso (Rohde in Musée de Berlin). Bolivie : Cochabaniba [Germain in Muscum de Paris). Paraguay [P. Germain in Coll. Oberthûr; D' Bohls in Coll. Oberthiir; etc.) : Asuncion {Balzan in Musée de Gènes), Porto 14 de Mayo (G. Boggiani in Musée de Gènes). République Argentine : Chaco {Spegazzini in Musée de Géncs); Corrientes {D'Orbigny in Muséum de Paris); Resislencia {Balzan in Musée de Gênes); province de Rioja (sec. Fairmnire); Rio Cuarlo [A. Breuer in Musée de Berlin); La Vlàla [Balzan in Musée de Gènes). Uruguay : Rio Negro [Coll. Oberthûr).

Un exemplaire de la Coll. Fairmaire porte la provenance « Colombie » qui nous parait très douteuse.

(2) 11 existe en outre une dépression médiane accessoire sur le premier article de la massue.

Ilrvivo)) (1rs Bostrijchnles.

téralo; airo suscéphalique large et peu élevée, concave, limitée en arrière par une rangée de dents assez régulière. Stigmates prothoraciques de grandeur normale. Trois tubercules marginaux de chaque côté à la déclivité apicale. Sillon marginal des élytres abrégé à l'angle apical externe. Tibias antérieurs de forme normale.

(5 Front normal, convexe. Mandibules sans apophyses en dehors, Dernier segment apparent de l'abdomen simple.

ç Front explané, concave, beaucoup plus grand que chez le c5- Mandibules munies cliacune d'une apophyse dentilorme près de la base. Bord postérieur du dernier segment abdominal présentant de chaque côté une échancrure correspondant à un tubercule de la face interne de l'élytre.

Genre très intéressant à raison de ses affinités multiples. Il ne contient qu'une seule espèce appartenant à la faune antillienne.

Xylomeira torquata.

(Fi<i-. in a i9o du texte).

Fabricius. 1801. .S>f. EIniih., II, p. 382 (ç).

seœtubercnlata + Gorliam {lum Leconte), 1898, Proc. Zool. Soe. Loud., 1898,p. 329 (').

Long. 3 1/2-4 3 4 mill. — Parallèle, assez allongé. Corps entièrement brun ou avec la base du prothorax et celle des élytres plus ou moins largement teintées de roux; antennes et pattes rousses à parties tibias antérieurs qui sont bruns. Plan de l'épistome situé dans le prolongement de celui du front. Prothorax un peu transverse, légèrement arqué sur les côté-s dans ses deux tiers postérieurs, fortement rétréci en avant; aire suscépbahque rugueuse; dent de l'angle antérieur du prothorax marginale. Miheu de l'aire postérieure du pronotum densément couvert de petits reliefs cunéiformes. Élytres assez fortement et assez densément ponctués, leur ponctuation devenant brusquement plus forte et très serrée entre les tubercules marginaux de la déclivité. Ceux-ci émoussés au sommet et cosliformes en avant, le supérieur plus saillant

Fig.:!93. — Déclivité apicale du Xylomeiici torquala, vue de trois quarts.

(1) Apate planifrons' Reiche in Coll. Dejean.

que les inférieurs. Déclivité apicole fortement et tlensément ponctuée, densément et très finement pubescente, avec la suture légèrement éle vée et un rebord inférieur assez étroit. Abdomen très finement ponctué et pubescent. Face externe des tibias intermédiaires et postérieurs avec de longues soies à demi couchées.

(5 Front convexe, inerme ou avec les faibles rudiments de deux denticules dans sa région postérieure, sa ponctuation très fine, sa pubescence extrêmement courte et très fine, couchée, peu abondante. Suture fronto-clypéale sulciforme, fortement enfoncée et comme fovéolée au milieu. Mandibules montrant un tubercule près de leur base au côté dorso-externe. Bord antérieur du prothorax sans poils dressés. Bord apical des élytres simple en dedans.

9 Front très l>rillant, largement aplani, excavé en arrière où il est limité par une forte impression arquée, et complètement privé de denticules; sa ponctuation fine et peu dense, sa pubescence très fine. Suture fronto-clypéale très finement indiquée, non enfoncée. Soies dressées du premier article des antennes plus longues et plus fournies que chez le c5- Aire suscéphalique du prothorax bordée en arrière, dans toute sa largeur, par une rangée de longues soies rousses dressées. Abdomen très convexe, le pénultième et ranlépénultième segments largement sinués au bord postérieur, le dernier segment ascendant en arrière et assez profondément échancré de chaque côté d'un lobe médian brièvement bifide ; ce lobe est séparé du reste du segment par un sillon transverse. Apex de cbaqueélytremuni en dedans, non loin de la suture, d'un fort épaississement en forme de tubercule attenant au bord apical et correspondant à l'échancrure paire du dernier segment at)dominal.

Le (5 de cette espèce reproduit exactement le faciès du Xijlobiops concisus. Les nombreux caractères sexuels de la 9 lui sont en partie propres, en partie communs avec les femelles des DendvohieUa , des Xyloprista et des Xijlobiops. Distribution géographique. — Antilles (').

(1) Cuba {Coll. Dcjean > de Marseul: Musée de Berlin; Coll. Bedel; Coll. Abeille de Pf^rri»). Saint-Domingue (Coll. Salle ^ OberthUr). Porto-

Fig.29iet295. — A> lomeira torquata Ç.Têteet portion antérieure du protliorax , vues de trois quarts (fig. 29 i) et derniers segments abdominaux ( lig.

Itei'ision des Bostrijchides.

Genre A>lol»ioi»*.

(Voir labl. des genres 1. 2. 10. 11, 12).

Casey. 1808. Jouin. of the Sor York Eut. Soc, VI, p. 0(j.

Front normal, semblable dans les deux sexes, dépourvu de couronne de soies dressées. Bord antérieur de l'épistome muni de chaiiue côté de la base du labre d'une petite dent spiniforme.

Mandibules toutes deux pointues au sommet.

Yeux assez gros, bien détachés des.tempes. Antennes de 10 articles, Pi^ dont 3 pour la massue; articles 3-7 pris ensemble plus courts que le premier article de l'antenne et que chacun de ceux de la massue; celle-ci modérément longue, sans vestitnre de poils dressés, présentant sur chaque face de chacun des articles deux grandes dépressions parfaitement délimitées. Prothorax subcarré, arrondi aux angles postérieurs, dépourvu de suture latérale. Stigmates de la première paire de grandeur normale. Sillon marginal des élytres brusquement interrompu avant l'apex. Déclivité apicale des élytres munie de chaque côté de 3 tubercules marginaux et, inférieurement, d'un rebord en saillie; bord inféro-apical des élytres simple. Tibias antérieurs normaux (').

(5 Dernier segment abdominal sans pièces pleurales apparentes.

'i\H\. — Antenne du Xijlohiops basilaris 9vue par la face postérieure.

Rico {Muséum de Paris); Saint-Ttiomas [Smidt sec. Fabricius; Coll. de Marseul; Musée de Bruxelles ; Coll. Salle y- Oberlhur); Anligua (Purves in Musée de Bruxelles et Muséum de Paris). La Guadeloupe [Muséum de Paris; Coll. Fleutiaux). Sainte-Lucie [Bonnecour in Muséum de Paris). Grenade [Gor/iam, sub Xylop. sexiuberculata Lee.)

Nous avons vu deux individus étiquetés « Mexique », l'un dans la collection du Musée de Vienne, l'autre dans celle de M. René Oberthlir.

Les exemplaires de la collection Fleutiaux sont ceux qui ont été signalés dans la Liste des Coléoptères de la Guadeloupe de M.M. Fleutiaux et Salle (Ann. Soc. Elit. Fr., 1889, p. 41U] sous le nom de Tetrapriocera loncjicornis 01.

(1) Tous les Xylobiops ont en outre les dénis de la râpe prothoracique mêlées de dentlcules et les tibias postérieurs avec de longues soies au côté externe.

o06 P. Lesne.

Les Xiilobiops sont répai'tis dans TAnirrique septentrionale et centrale et dans le Nord de rAmérique méridionale. Les caractères sexuels externes atTectent, chez eux, soit le dernier segment apparent de l'al)domen, soit la sculpture de la déclivité apicale.

TABLEAU DES ESPÈCES (')

l-() — Tubercules élytraux de la paire moyenne non terminés en épine acérée (fig. 297et298). Ponctuation dorsale des élytresplusou moins renforcée en arrière près des bords de la déclivité apicale.

2-:} — Front inerme. Les deux derniers articles des palpes maxillaires subégaux. Ponctuation de la déclivité apicale très forte, surtout chez le c?. Dernier segment apparent de l'abdomen semblable dans les deux sexes. Nervure suturale épaissie et saillante dans la région scutellaire. Long. 3 3 4-7 mill X. basilaris Say

3-2 — Front avec deux denticules entre les yeux. Pénultième article des palpes maxillaires plus court que le dernier. Ponctuation de la décUvité apicale notablement moins forte que chez le X. basilaris. Dernier segment apparent de l'abdomen beaucoup plus grand chez la ç que chez lec?.

4-0 — Bord externe desélytres roux dans sa moitié basilaire. Ponctuation dorsale des élytres notablement plus grosse près du bord de la déclivité apicale. Long. 3 12-4 1/3 mill. X. concisus n. sp.

■i-4 — Bord externe des élytres rembruni dans toute sa longueur. Ponctuation dorsale desélytres à peine plus forte près du bord supérieur de la déclivité apicale. Piibescence frontale très peu apparente. Long. 4-4 1/2 mill.. . X. parilis };. sp.

'^(î-l — Tubercules élytraux de la paire moyenne terminés en pointe acérée (flg. 299). Ponctuation dorsale des élytres non renforcée en arrière.

7-8 — DécUvité apicale des élytres avec de gros points enfoncés

(1) Le (( Sinoxylon floridanum » de G. -H. Hoin,qui fait très probablement partie du genre actuel, ne figure pas dans ce tableau. La description originale de cette espèce est reproduite plus bas.

Revision (Irst Bostri/rhidcs. o07

(quelquefois pou distincts), situés presque tous au-dessus (lu niveau des dents inférieures. Sculpture du milieu de l'aire postérieure du pronotumplus dense que chez l'espèce suivante. — $ Dernier segment ventral apparent simple, obtusément angulé en arrière, non membraneux sur les côtés ni retroussé le long de son bord postérieur. — Long. 3 1/3-4 mil! X. texanus Horn

8-7 — Déclivité apicale des élytres sans grosse ponctuation au moins dans la moitié supérieure. — ç Dernier segment ventral tronqué en arrière, memjjraneux sur les côtés, et légèrement retroussé le long de son bord postérieur apparent ('). — Long. 3-4 i imill. X. sextuberculatus Lee,

Xylobiops basilaris.

(Voir tabl. des espèces 1, 2. -- Fig. 296 et 297 du texte).

Say, 1824, Joiuh. Ànid. Philad., III, p. 321 [Œuv. eut., traduction Gory, 1837, p. 324) (c5). — Hiley, 1872, Fourih Ann. Rep. on the noj-., benef. and othev Inscris of the state of Missouri, p. o3-o4, fig. — Horn, 1878, Proc. Am. pliil. Soc, XVII, p. o42 {^).

Long. 4 3/4-7 mil). — Allongé, parallèle; brun foncé avec les élytres tachés de roux ou de rougeâtre à la base ; épistome souvent teinté de rougeàtre; antennes, palpes et tarses ferrugineux; hanches, cuisses et tibias d'un brunroussàtre. Tètedensément granuleuse en dessus. Front inerme dans les deux sexes, couvert d'une pilosité extrêmement fine et peu apparente, rebroussée vers le haut, l*^' article des antennes avec de longues soies. Les deux derniers articles des palpes maxillaires subégaux. Prothorax subcarré, plus étroit en avant qu'en arrière, ses côtés légèrement et régulièrement arqués, avec de longs poils dressés dans la région antéro-latérale ; dent de l'angle antérieur insérée très près du bord. Milieu de l'aire postérieure du pronotum assez densémeut râpeuse. Élytres fortement et densément ponctués, plus fortement le long de la suture; nervure suturale épaissie et saillante dans la région scu tellaire, où elle est très fisse et très brillante. Déclivité apicale très for-

(1) V. plus bas p. 512-.d13 et la noie t delà page 513.

(2) V. en outre Packard, //(5. inj. to forest and shade Irees, Wasiiington, 1890, p. '290, n"» 33 et 34.

Le.s^/;a/e />flia/w* Dejean [Cal., 3' éd., p. 334) et A. Iiumeralis Knocli (in Cat. de Mchheimer) se rapportent au Xijlohiops basilaris.

508 P. Lksxe

teincnt ponctuée et présentant une pubescence blonde, couchée, très tine, peu dense et peu apparente; tubercule marginal de la paire moyenne plus rapproché du tubercule supérieur que de Tinférieur, émoussé ou pointu au sommet, mais non terminé en épine acérée. Suture légèrement saillante sur la déclivité. Ponctuation de l'abdomen excessivement line et peu dense, sa pubescence très fine, assez éparse. Ailes enfumées.

O Points enfoncés de la déclivité apicale très gros, fovéiformes, peu nombreux, ménageant un espace lisse de cliaquecôté de la suture.

ç Points enfoncés de la déclivité apicale moins gros que chez le ô et répartis sur toute la surface de cette déclivité.

L'étendue de la tache rouge élytrale est variable. Quelquefois cette tiche occupe la moitié antérieure des élytres, sans toutefois en atteindre le bord latéral. Lorsqu'elle décroit, la teinte brune s'étend antérieurement le long de la suture sur une largeur plus ou moins grande, en sorte que la dernière portion demeurant claire est le calus humerai. D'après Riley, on trouve des individus dont les élytres sont entièrement noirs.

Distribution ycographique. — Canada sud-oriental (') et États-Unis orientaux jusqu'au Texas (-).

Bioloyie. — Cette espèce parait se développer surtout dans le bois mort (E.-A- Scll^^arz). Harris et Rile\ ont parlé d'arbres de diverses espèces qui auraient été tués par elle; mais il n'y a pas de certitude que ces indications soient basées sur des observations précises (^). Quoi qu'il en soit, le Xijlohiops basilaris vit aux dépens du bois d'essences très variées appartenant aux familles des Jugiandécs {Caryn alba, d'après T.-W. Harris et G. -H. Horn). des Légumineuses {Prosop'is sp., d'après F. -M. Webster), des Rosacées {Pi/ rus malus ol Amygdalus j)ersica, d'après Riley). des Ébénacées {Diospijros caroliniana, d'après E.-A. Sch\varz).

(1) Au Canada l'espèce est rare. d'a|ucs Alva-H. Kihiian.

(2) Pensylvanie (Musée de Berlin); Washington (Department of agriculture); Ohio [Coll. Oberthiir); Caroline du 'Sovà[l\lorrisoni\\ Coll. Olterthnr) ; Géorgie {Musée de Vienne); Floride : lùiterprlse (.Sc/«t'0?'s); Louisiane {Coll. Bedel) : Nouvelle-Orléans [Coll. Salle > Oberthiir]; Texas [Belfrage in Coll. Bedel) : DiWàs [Rêver ch on in Coll. Oberthiir], Burnet Counly ( Webster). « Sur roiiio. le Mississipi et l'Arkansas » (.Sffy); Missouri (if jiey. elc).

(:5) Riley ne fait que rapporter à ce sujet les renseignements envoyés par un correspondant.

Revision des Bostrucliides. o09

Los larves se plaisent dans les parties centrales les plus dures du tronc ou des branches. La nymphose a lieu sans apprêt et est de très courte durée. La galerie de sortie est coudée presque à angle droit sur celle creusée par la larve {^\

Xylobiops concisiis //. sp.

(Voir tabl. des espèces 1, :], 4. — Fig. 298 du texte).

Long. 3 1 2-4 1/3 mill. — Assez allongé, parallèle; d'un brun souvent roussàtre, avec les élytres roux dans toute leur largeur siu" leur moitié basilaire; palpes, antennes et pattes roux, à part les tibias antérieurs qui sont bruns; dernier segment apparent de l'abdomen roux. VK'^ ^H/ ^97

Ditïère du basilaris par les points suivants :

Front présentant entre les yeux deux denticules \ /

très courts, peu écartés ((5 9), sa pubescence ^"^ ""^ ^''"^ rousse, couchée, assez dense mais extrêmement

fine, convergeant vers les denticules. Pénultième l y^vj. y / article des palpes maxillaires un peu plus court

que le dernier. Prothorax un peu plus court que Fig. 2'J7 à 299. —

chez le basilaris, un peu élargi en arrière; sculp- Forme des tubercules

ture du miUeu de l'aire postérieure du pronotum ^'^ '^ déclivité ai)icale

compos('e de grains râpeux en avant, et de lins '"^^ '''^ .\ijlobiops

reliefs cunéiformes en arrière. Ponctuation dor- ^''" f""/;'^'" ^^''^

1 j -, * c » i 1 t ■ conrisus (lig. 298) et

sale des elytres forte et dense, renforcée en ar- , , 7 , ,,.

'' . , , ■sextuoerrinol us i]g.

rière près du bord supérieur de la déclivité api- ^m. La déclivité est cale. Nervure suturale moins saillante dans la y„e je dessus, suirégion scutellaire. Déclivité apicale moins large- vaut son plan, ment rebordée inférieurement, sa pubescence bien apparente, rendant peu distincte la grosse ponctuation (-) ; les tubercules marginaux des deux paires supérieures émoussés au sommet, ceux de la paire inférieure plus grands, très pointus.

o' Dernier segment apparent de l'abdomen à peine plus long que le

(1) Bibliographie : G. -H. Horn. Proc. Eut. Soc. of Philud., vol. 1, 18(51, n° 1, p. 29. — T.-W. Harris, A Trealise on some oftlte Ins. inj. to végétation, 28 éd., 1862, p. 92. — C.-V. Riley, Fotirtli Ann. Bep. of the noT., ben. andolh. Ins. of Missotiri, 1872, p. 53-.54, fig. — F. -M. Webster, Ins. Life, I, 1888, n° 5, p. 162. — E.-A. Schwarz, l'roc. eut. Soc. of Washington, I, 1890, p. 177. —A. -S. Packhard, Ins. inj.to for. and shade trees, 1890, p. 290.

(2) Ces points enfoncés sont d'ailleurs moins gros que chez le basilaris '^.

olO P. Lesne.

précédent. Poiuts enfoncés de la déclivité apicale localisés dans la région tout à fait supérieure de celle-ci.

9 Dernier segment apparent de l'abdomen plus de deux fois aussi long que le précédent. Grosse ponctuation de la déclivité apicale s'éteudant sur presque toute la longueur de celle-ci.

Distribution géographique. — Venezuela et Colombie (').

Forme voisine insuffisamnient connue. — On trouve en Colombie (-) une forme extrêmement voisine de la précédente, un peu plus allongée, avec la déclivité apicale un peu plus fortement ponctuée, un peu convexe intérieurement et dont les tubercules marginaux sont plus épais que chez le concisus. Le dernier article des antennes, comparé à celui de cette dernière espèce, est un peu plus large. Par sa grandeur, le dernier segment abdominal, qui est brun, semble indiquer que l'unique individu examiné est un Q. — Long. 4 13 mill.

Xylobiops parilis n. sp.

(Voir tabl. des espèces 1, 3, o).

Long. 4-4 l/i mill. — Ressemble beaucoup au A', concisus. On l'en distingue à sa pubescence frontale à peine apparente, à son prothorax non élargi en arrière, à ses élytres dont le bord latéral est brun dans toute sa longueur. La déclivité apicale est un peu moins large que chez le concisus par suite d'un léger empiétement des tubercules marginaux sur son plan. La longueur de la portion visible du dernier segment abdominal est, chez la 9, à peu près triple de celle du segment précédent (•*).

Distribution géographique. — Mexique; Basse-Californie {'').

(1) Cumana (Coll. de Murseul). 7 indiv. c^ J; Colombie (Coll. Tliorey > Oberthiir), une Ç.

(2) Rostaine in Coll. Fairmaire, un individu probablement 9-

(3) Le dernier segment se prolonge en outre de cliaque côté, à son bord antérieur, dans la cavité abdominale, en deux larges lobes qui atteignent en avant le bord antérieur du segment précédent. Les mêmes lobes ne sont représentés que par de faibles rudiments chez la Ç du .Y. concisus. C'est surtout cette particularité qui nous a décidé à séparer spécifiquement les deux formes, dont les caractères extérieurs peuvent sembler bien faibles,

(i) Mexique (./. Flohr in iMuse'e de Berlin), 1 indiv.; Guanajuato (Dugès in Muséum de Paris), une 9; Basse-Californie (Diguel in Muséum de Paris), une $.

Revision dps Bostnjchides. oil

Xylobiops texan us •■'.

(Voir tabl. des espèces 6. 7).

Horn, 1878, Proc. A)u. pli il. Soc, XVII, p. 543.

Long. 3 13-4 mill. — Cette espèce est très voisine de la suivante, A', scxtubeirulatus Lee. Comme chez celle-ci la forme générale du corps est plus courte que chez les espèces décrites plus haut. La coloration est rousse ou roux brunâtre, avec la tète, le prothorax et l'extrémité des élytres souvent plus foncés. Elle diffère du scœtuberculatus par les caractères suivants :

Front bidenticulé entre les yeux dans les deux sexes ('). Milieu de l'aire postérieure du pronotum couvert de petites saillies cunéiformes plus fines et un peu plus denses que chez le sextuberculatus. Déclivité apicale des élytres un peu plus abrupte et montrant de chaque côté, dans sa région supérieure, quelques gros points enfoncés, parfois presque obsolètes (-).

ç Dernier segment apparent de l'abdomen obtusément angulé en arrière, brun à la base, divisé en deux parties par une sorte de fausse suture transverse, arquée. L'illusion est produite par une rangée assez nette de poils couchés, courts et serrés, au delà de laquelle le segment est roux et légèrement déprimé.

Distribution géographique. — États-Unis orientaux (']; La Jamaïque (*).

Un exemplaire du Musée de Bruxelles provenant deGuanajuato (E. Dugès) appartient vraisemblablement à celte espèce.

(1) Les deux denticules frontaux existent cliez tous les individus (au nombre de dix) que nous avons examinés, et parmi eux se trouvent certainement plusieurs CT^, reconnaissables à l'absence de toute diliérenciation du dernier segment abilominal ; mais la détermination sexuelle rigoureuse n'a pu être faite que pour deux '^.

(2) On n'en observe quelquefois qu'un ou deux de chaque côté.

(3) Environs de Washington, d'après E.-A. Schwarz {Ins. Life, I, 1888, p. 162; Proc.ent. Soc. of Washington, I, 1890, p. 177). Texas (G- jy. Belfrage in Coll. Bedel et Coll. Oberlhur; Muséum de Paris ; Musée de Gènes) \ Texas sud-occidental (G. -H. Horn).

(i) D'après G. -H. Horn, in litteris. Nous avons quelques doutes sur l'exactitude de ce renseignement.

Gorham [Biol. Cenfr.-Am.. Col., III, 2, p. 353) parle d'un Xglopeiiha sex- Inbercululd provenant d'Almolonga (Mexique) et dont la déclivité apicale serait « strongly punctured «. Il s'agit vraisemblablement du Xgloblops (exanus.

512 P- Lesne.

Xylobiops sextuberculatus.

(Voir tabl. des espèces 6, 8. — Fig. 299 et 3U0 du texte).

Leconte, 18o8, Proc. Acad. Pliilad., 18o8, p. 73. — Horn, 1878, Proc. Am. phil. Soc, XVII, p. o43. - Gorham, 1883, Biol.Centr.-Am., Col, III, part. 2, p. 216; id., 1886. loc. cit., suppL, p. 333 (').

Long. 3-4 1,2 mill. — Assez court, parallèle. Brun, avec le prothorax teinté de roussàtre et la moitié antérieure des élytres (sauf le bord latéral) d'un roux obscur: antennes, palpes et pattes roux; tibias antérieurs bruns. Puljescence du dessus de la tête peu apparente, celle située au-dessous des denticules frontaux rc-

^ broussée vers le haut. Deniicules frontaux

\ / disposés en ligne trausverse, généralement au

\^i__^ry^--m nombre de quatre. Dernier article des palpes ^~\y^ maxillaires un peu plus long que le précédent.

Fig. 300. - Les deux Prothorax légèrement transverse, réguhèrederniers segments appa- ment arqué sur les côtes, la dent de 1 angle anrents de l'abdomen cliez térieur insérée à distance du bord. Miheu de le Xylobiops sexiiiber- l'aire postérieure du pronotum râpeux en avant culnius $. w(, portion et montrant en arrière de fins reliefs cunéiforlatérale membraneuse, mes. Ponctuation des élytres assez fine et assez dense, non renforcée près des bords de la déclivité apicale. Nervure suturale non saillante dans sa région scutellaire. Déclivité apicale aussi longue que la partie dorsale des élytres, finement et densément pubescente, montrant quelques fins points épars; tubercule marginal supérieur plus petit que les deux inférieurs qui sont à peu près également développés et tous deux terminés eu épine acérée; rebord inférieur plus large que chez le concisus. Suture saillante sur la déclivité.

o Denticules interoculaires médians nuls ou rudimentaires et très peu apparents; denticules latéraux très petits. Dernier segment visible de l'abdomen normal, à peine plus long que le précédent.

Q Front assez fortement quadridenté, les deux dents médianes plus grandes que les latérales. Dernier segment visible de l'abdomen bien plus grand que le précédent et présentant en arrière une large portion

(1) Dans ce travail M. Gorham parait avoir confondu les Xylobiops sextuherculattis et texanus. L'espèce à laquelle le même auteur donne le nom de Xylop. secctuberculata Lee. dans les Pioc. of thc Zool. Soc. of Lond., 1898, p. 329, est indubitablement le Xylomeiia torqnata F.

Révision des Bostnjrhides. olS

médiane brune fortement chitinisée dont le bord postérieur est légèrement retroussé. De chaque côté de cette partie médiane le segment est membraneux (').

Cette espèce est sans doute la plus variable du genre. La largeur relative du corps varie chez elle dans des proportions assez considérables. Nous avons déjà parlé des denticules médians du front tantôt absents, tantôt très petits chez le (5. Le tubercule marginal supérieur de la déclivité est généralement très pointu au sommet; cependant, chez une 9 de Guanajuato, il est réduit à un tubercule mousse. Rarement la déclivité apicale présente une ponctuation sensible ; mais nous avons sous les yeux une 9 du Mexique où cette région montre quelques assez gros points enfoncés, localisés surtout en dessous du niveau du tubercule marginal inférieur.

Distribution (jéograpiiique. — Californie méridionale. Basse-Californie. Arizona, Mexique (-].

Xylobiops florîdanus.

Horn, 1885, Tmns. Am. Eut. Soc, XII, p. loo.

Cette espèce ne nous est connue que par la description de Horn. Il semble bien qu'elle fasse partie du genre actuel (*) ; mais ses caractères distinctifs n'ont pas été suffisamment précisés.

Descriplion oriy,inale : « Sinoxijlon floridanitm n. sp. — Cylindrical, piceous, moderately shiniiif;, elytra castaneous. Antennae pale yellow, lO-jointed, Ihe five joints of the female very small. Head closely punclate, subopaque. Ttiorax broader than long, slightly narrower in front, declivity in front roughly tuberculate and with the tubercles at the front angles slightly hooked, dise at middle closely punctate, posteriorly and at the hind angles quite smooth. Elytra a little narrower tlian the thorax, moderately coarsely but

(1) Chez les individus desséchés cette membrane est ployée en dedans, en sorte que le dernier segment parait éihancré sur les côtés. En même temps la portion du lobe médian située en arriére delà carène transverse se trouve repliée en dessus.

(2) Désert du Colorado (Californie méridionale) (Leconte): Fort Yuma (G.-H. Horn). Basse-Californie (Xahtlnis sec. Leconte); Arizona (Morrison in Coll. Obeiihiir). Mexique (Muscttm de Parii») : Guanajuato (E. Du(/ès in Muséum de Paris et Coll. Bedel).

Pour les localités de la Biologia Centrait- Amer icana voir la note 4 de la page ôll et la note de la page ôCJ.

G.-H. Horn présume que l'espèce vit dans un << Mesquit » [l'rosopis sp.).

(3) M. Casey la range comme nous dans le genre Xylotjiops.

Ann. Soc. Ent. Fr. lxix, 1900. 33

ol4 P. Lesne.

not closely puiictate. declivily (lat, on each side Iriluberculate, the surface coarsely and evenly punctate. Boiy beneath sparsely punctale and pubescenl. — Lenglh... 3 mm.

« This species is related lo and should be associaled \vilh texantnn and sexiubercxilaium. In Ihe former the piinctures of Ihe declivily are few in number and arranged near tiie suture, leaving a smooth space near tlie tubercles. In the second species the declivlty is quite smooth and the suture weli elevaled. In the présent species the declivity is very flat and the coarse punctures very evenly disposed over its enlire surface. »

Distribution géographique. — Floride ('); La Jamaïque (^),

Genre XyloWaptus n. g.

(Voir tabl. des genres 1, 2, 10, 11, 13). ^ 7 U

Front simple, non explané ni pourvu d'une couronne de soies dressées. Bord antérieur de l'épistome denté de chaque côté de la base du labre. Mandibules toutes deux pointues au sommet. Yeux fortement détachés des tempes. Antennes de dix articles, les articles 3-7 pris ensemble presque aussi longs que le S' ; articles de la massue sans revêtement de poils dressés, présentant chacun, sur chaque face, deux grandes dépressions parfaitement délimitées. Protiiorax sans suture latérale. DécUvité apicale des élytres munie de chaque côté de deux tubercules submarginaux et présentant un léger rei)ord inférieur. Sillon marginal des élytres non brusquement abrégé en arrière, mais passant, en s'atténuant, sur la déclivité apicale. Tibias antérieurs normaux.

(5 Dernier segment apparent de l'abdomen simple.

ç Les quatre premiers segments apparents de l'abdomen plus courts que chez le J, le cinquième très agrandi et profondément échancré au milieu.

Genre américain connne les précédents et apparenté surtout aux Xgobinps:. On n'en connaît encore qu'une seule espèce.

Xyloblaptus quadrispinosus.

(Fig. 301 et 302 du texte).

Leconte, 1866, New. Spec. of N.-.\m. Col., I, p. 100. — Honi, 1878, Proc. Am. phil. Soc, XVII, p. o43 (»).

(1) F. -G. Schaupp, d'après Horn; exemplaire type.

(2) J. Hamilton.sec Schwarz (Proc. ent. Soc. Washington, I, 1890, p. 177).

(3) Le « Xtjloperlha quadrispinosa Lee. » de la Biologirt Centrali-Ame-

Piecision dus Bostiiichides.

olo

Fig. 301 et 302. — Xyloblapfits ([Xiadrispinosiis. Déclivité apicale, vue de trois quarts (lig. 301) et abdomen de la femelle, vu eii dessous, de trois quarts (fig. 302).

Long. 3-4 mill. — Parallèle, brun, modérément brillant, avec la base (les ('h très et celle du prothorax rousses ou roussàtres; antennes, labre, palpes et pattes roux. Front granuleux ou ràpeusemont ponctué, couvert d'une pubescence rebroussée vers le haut, Tépistome presque glabre et simplement ponctué. Yeux de grandeur médiocre. Prothorax un peu transverse, rétréci tout à fait en avant, ses côtés parallèles ou l^resque parallèles en arrière ; aire suscé[iiialique brillante, tinemeut et peu densément ponctuée ; dents de la râpe mêlées de denticules, la dent antéro-latérale un peu écartée du bord. Marques cunéiformes du milieu de l'aire postérieure du pronotum fines, assez denses.

Ponctuation dorsale des élytres dense et assez tlne, la moitié antérieure du dos des élytres glabre et brillante, la moitié postérieure et la déclivité mates et couvertes

d'une pubescence couchée très courte. Déclivité apicale imponctuée, munie de chaque côté, en dedans de son bord externe, de deux tubercules assez gros, mamilliformes, avec la suture très légèrement saillante et un rebord inférieur faible, non détaché latéralement du bord même de l'élytre. Bord inféro-aincal des élytres lisse. Face externe des tibias postérieurs avec de longues soies.

o Corps notablement plus court (lue celui de la Q. Pilosité frontab' couchée, plus courte que chez la ç. Denticules frontaux très petits ou nuls. Dernier segment apparent de l'abdomen grand, presque aussi long que les deux précédents réunis, simple, les segments 2-4 aussi longs sur la ligne médiane (jue sur les C('»tés.

9 Corps assez allongé. Front bidenté en arrière et couvert d'une pilosité rousse mi-dressée, assez longue, rebroussée vers le haut. Les quatre premiers segments apparents de l'abdomen plus courts au milieu (lue sur les côtés ; le cinquième très grand, plus long que les pn-cédents réunis, mat, glabre, et couvert de très lins granules contigus qui le font paraître comme poreux, son bord postérieur profondément en-

ricana est une espèce toute différente de celle de Leconte, mais appartenant peut-être au même genre. Ses téguments sont très brillants, son prolhor;i* élargi et ventru en arrière, sa déclivité apicale obsolètenient ponctuée et bordée de tubercules terminés en pointe acérée.

516 P. Lesne.

taillé par une échancrure médiane qui s'avance jusqu'au voisinage de la base (fig.)- Distribution géograpliique . — Arizona et Basse-Californie (').

Genre Xylionultis n. y. • (Voir tabl. des genres 1. 2, 10. J4, 15). ^1 ^

Front simple, convexe, sans soies dressées ni carène trausversc, très faiblement déprimé entre les yeux.Épistome très légèrement échancré

en arc de cercle à son bord antérieur

sur une largeur égale à celle du labre.

Mandibules normales, toutes deux

pointues au sommet. Yeux bien déta-

Fig. 303 - Antenne du Xylionu- ^hés des tempes. Antennes de dix ar-

lus transveno +. vue par la t'aies, les articles 3-7 pris ensemble

face antérieure. «n peu plus longs que le S*"; premier

et deuxième articles de la massue à peine transverses, munis chacun, sur chaque face, de deux grandes dépressions parfaitement déhmitées (-). Prothorax subc^rré, tronqué en avant, dépourvu de suture latérale. Stigmates de la première paire très grands, latéraux. Déclivité apicale des élytres bidentée de chaque côté au bord supérieur. Tibias antérieurs normaux, les postérieurs sans soies dressées en dehors. 2"^ article des tarses postérieurs beaucoup plus long que le dernier.

(5 Pièces pleurales du dernier segment apparent de l'abdomen bien développées.

ç Bord apical des élytres échancré et lobé. Dernier segment apparent de l'abdomen échancré au milieu, le pénultième profondément impressionné et échancré en arrière; les autres segments normaux.

Genre sud-africain apparenté aux Xylion. L'une des espèces a été transportée au Brésil où elle parait s'être acclimatée.

T.\BLEAC DES ESPÈCES.

1-2 — ç Bord externe de l'élytre échancré au tournant postérieur (fig. 308); bord inféro-apical bidenté (fig. 304,

(1) .\rizona [G.-H. Hoin in Muséum de Paris; Morrison in Coll. Obet*thiii); Cap San Lucas Leconte).

(2) Elles sont quelquefois fusionnées en une seule qui est très large. Le dernier article de la massue n'a pas de grandes dépressions à contour accusé.

Revision des Bostriiehides.

ol7

308). Dernier segment de l'abdomen présentant au milieu de son bord postérieur une échancrurc profonde dont les bords sont relevés et saillants {'C\g. 30oi. — c? Bord inférieur de la déclivité apicale légèrement renflé en bourrelet. Bord inféro-apical des élytres faiblement unidenté de chaque côté; angle suturai non lobé. — Long. 3-i 12 mill X. transvena Lesn.

â-1 — Q Bord externe de Télytre sans échancrure au tournant postérieur (fig. 309) ; bord inféro-apical portant un lobe infléchi, bifide ou non (fig. 306, 309); angle suturai lobé. Dernier segment de l'abdomen sans profonde échancrure, mais comme biloljé au milieu du bord postérieur (fig. 307). — Cl Bord inférieur de la déclivité apicale nullement renflé en bourrelet ; dent du bord inféro-apical des élytres plus forte; angle suturai en forme de lobe. — Long. 3-4 1/2 mill X. pusillus Fâhr.

Xylionulus transvena*.

(Voir tabl. des espèces 1. — Fig. 303 à 30o et 308 du texte).

Lesne, 1900, Ann. Soc. ent. Behj., XLIV, p. 426.

Long. 3-4 1/2 mill. — Allongé, parallèle ; d'un fauve testacé brillant, avec la tète et la région de la riipe prothoracique rembrunies et la déclivité apicale des ély très brune ; appendices roux; tibias brunâtres. Front granuleux en arriére, légèrement déclive et finement ponctué au bord antérieur. Épistome densément ponctué. Suture fronto-clypt'ale bien marquée. Prothorax à peine plus largo que long, très légèrement élargi en arrière du milieu; dents de la râpe mêlées de denticules, la dent antéro-latérale insérée au liord même; aire suscéphaliquc finement ponctuée. Milieu de Taire postérieure du pro-

Fig. 30 i à 307. — Bord apical des élytres et derniers segments de l'abdomen chez les femelles des Xijlionuhis transvena (lig. 30 i et 30.5) et pusillus forme type (lig. .306 et 307).

518 P. Lesxe.

notum marquée d'une ponctuation très tlne, râpeuse en avant, simple en arrière. Élytres près de deux fois et demie aussi longs que larges, densément et assez finement ponctués, sauf en arrière, près des bords de la déclivité apicale où la ponctuation est à la fois forte et très serrée. Déclivité apicale un peu concave, fortement et assez densément ponctuée dans ses deux tiers supérieurs ; dent interne du bord supérieur plus petite que l'externe; bord latéral de la déclivité formant une côte atténuée au milieu et épaissie dans sa partie inférieure. Suture renflée sur la déclivité en un bourrelet lisse et brillant. Abdomen finement ponctué, peu densément pubescent.

cJ Déclivité apicale plus excavéc que chez la Ç, avec la suture plus saillante. Bord externe del'élytre non échancré au tournant postérieur. Bord inférieur de la déclivitt' légèrement renflé en un bourrelet qui fait suite à la côte marginale externe. Bord inféro-apical de chaque élytre faiblement unidenté. Angle suturai non lobé. Dernier segment de l'abdomen avec deux larges pièces pleurales entre lesquelles le bord postérieur du sternite est légèrement échancré.

$ Bord externe de l'élytre écbancré au tournant postérieur; bord inféro-apical bidenté, la dent externe large, arrondie. 4*^ segment abdominal échancré et fortement impressionné triangulairement au milieu du bord postérieur; 5^ segment avec une échancrure médiane profonde, arrondie, dont les bords sont relevés, saillants.

Tantôt la déclivité est fortement ponctuée dans toute sa région supérieure, tantôt elle est lisse au-dessus du niveau de la dent marginale externe. Ce caractère est seulement individuel.

Distribution géographique. — Guinée méridionale et Afrique du Sud ('). Brésil oriental (^l.

Xylionulus pusillus*.

(Voir tabl. des espèces 2. — Fig. 306, 307 et 309 du texte). Fâhrteus, 1872, 0/V. Yet.-Ahad. Fôrh., 1871, p. 667 (9) {').

(1) Congo belge : Kinchassa (Stan!ey-Pool) (Waelbroeck in Musée de Bruxelles et Muséum de Paris), 8 indiv. c^ Ç pris le soir aux lumières. Loanda [Coll. Fairmaire), 1 c^. Colonie du Cap et notamment Cape-Town (Péringuei) in iilt. ; Musée de Capc-Town) çj^ $.

(2) État de Pernambuco : Pery Pery (E. Gounelle), 1 c" ; État de Bahia : Cidade de Conderiba (San Antonio da Barra) {E. Gounelle), 2 Ç. En outre un exemplaire cf trouvé par M. A. Grouvelle dans les tabacs do provenance brésilienne [Coll. Bedel). — Tous ces spécimens sont également typiques.

(3) Apate ustulata' Dejean, Cal.. 3« éd., p. 334 (c^).

lievision des Bostnichides.

Fig. 308 et 309. — Déclivité apioale des élylres, vue de trois quarts, chez les femelles des .VjjlionulHS Iransvena (lig. 308) et pusillus, forme de Madagascar (lîg. 309).

Cette espèce, extrêmement voisine de la précédente, en diffère par les caractères mentionnés ci-après :

(5 Déclivité apicale des élytres nullement rebordée inférieurement. Dent du bord inféro-apical des élytres assez allongée, inflécbie sub verticalement. Angle suturai en forme de lobe.

ç Bord externe des élytres non échancré au tournant postérieur: bord inféro-apical portant un lobe plus ou moins nettement bilide. Angle suturai nettement lobé. 4'' segment abdominal impressionné et échancré comme chez le fransi-eua .

le 5" marqué en a\ant d'une impression médiane faisant suite à

celle du segment précédent, et présentant au milieu du bord postérieur une échancrure dont le pourtour est réfléchi comme chez le transvena, mais qui est beaucoup moins profonde, en sorte que ce bord postérieur a plutôt lapiiaiTnoe d'être bilobé au milieu.

On trouve à Madagascar une forme dont la femelle difl'ère de celle de l'espèce actuelle seulement par le lobe du bord inféro-apical des élytres simple au lieu d'être bifide et par le redressement de toute la région médiane du bord postérieur du dernier segment abdominal, les bords de l'échancrure n'étant plus en saiUie sur cette portion réfléchie.

La ponctuation de la déclivité apicale des élytres varie chez le A', jiuûîlm commechez le tvansvena.

Distribution géographique. — Afrique australe; Madagascar [var. aut sp. aff.) (').

Genre Aylocis n. g.

(Voir tabl. des genres 1, 2, 10, 14, 16, 17. 18). 4 7 1

Tête régulièrement convexe en dessus. Front simple, sans coiu'onne

(1) Cap de Bonne-Espérance (Coll. Dejean; Coll. Laferté; Gritsch in Coll. Oberthiir; Coll. Tlioreij > Oberthiir) ; Afrique australe [Drège in Muséum de l'aris et Coll. Oherlhur). Cafrerie (./. Wahiberg in Musce de Stockholm). Dunbrody (Port Elisabeth) {Coll. Bedel) 1 $.

var. aut sp. aff'. : Nossi-Bé {IHerron in Muséum de Paris) 1 Ç.

520 P. Lesne.

de soies dressées. Bord antérieur de l'épistome foiljlement écliancré en arc de cercle au milieu et obtusémentangulé de part et d'autre de cette

écliancrure, un peu en dedans des côtés du labre. Mandibules dyssymétriques, celle de droite moins pointue au sommet. Antennes de dix articles, les articles 3-7 pris ensemble plus longs que le 8'^; massue bicoudée, composée de 3 articles épais, assez courts, légèrement transverses, sansgran-

„. ^.^ . , , -. des dépressions ni groupes serrés de po- Fig. 310. — Antenne (lu A»- *^ , ,. , , .

locis toriilicornis ï, vue ^'^S- Prothorax dépourvu de suture latepar la face externe (supé- ^ale. Elytres inermes et sans tubercules, lieure). nettement tronqués en arrière. Tibias an-

térieurs normaux.

d Déclivité apicale des élytres simple. Dernier segment apparent de Tabdomen bordé de larges pièces pleurales.

Q Région de Tangle apical des élytres séparée du reste de la déclivité par une carène oblique. Dernier segment apparent de l'abdomen largement tronqué et frangé de longues soies au bord postérieur.

Genre indien représenté par une espèce unique mais fort curieuse.

Xylocis tortilicornis n. sp.

(Fig. 310 à 315 du texte).

Long. 2 1/2-234 mill. ('). — Allongé, parallèle, très légèrement élargi eji arrière, d'un fauve clair avec la poitrine et l'abdomen parfois plus foncés et les élytres rembrunis à l'apex. Antennes rousses, à part l'article moyen de la massue qui est brun. Tibias antérieurs brunâtres. Front densément et finement râpeux. Suture fronto-clypéalc fortement enfoncée au milieu. Yeux gros, bien détacbés des tempes. Massue antennaire bicoudée et comme enroulée en avant sur elle-même, son premier article normalement convexe sur sa face postérieure, excavé au contraire sur sa face antérieure ; la portion concave, occupant à peu

(1) Voici la taille exacte et les dimensions du prolhorax et des élytres de la femelle typique appartenant au Muséum de Paris : longueur du corps prise du bord antérieur du prolhorax à l'exlrémité des lobes apicaux des élytres 2,71 mill.; longueur du prothorax 0,81 mill.-, largeur maxima du prothorax 0,92 mill. ; largeur des élytres au tiers antérieur 0,95 mill. ; largeur maxima des élytres prise prés de l'apex 0,99 mill.

Révision des Bostrtjchides.

oii

près la moitié de cette face, s'étend jusqu'aux bords apical et iuternc de l'article, et l'ile est limitée d'autre part par une ligne oblique qui ligure assez bien la diagonale joignant l'angle apical externe à l'angle basilaire interne de l'article. Bord interne du premier article de la massue aminci et coupant; 2*= article plus fortement cliitinisé que les deux autres, plus épais vers la base qu'à l'apex, membraneux sur sa tranche apicale ; 3" article de forme normale, fortement chitinisé près de la base, presque membraneux à l'apex et montrant une ligne arquée obscure, concentrique par rapport au contour apical de l'article ('). Prothorax un peu transverse, tronqué au bord antérieur, faiblement arqué sur les ctjtés, légèrement élargi en arrière et arrondi aux angles postérieurs; dent de l'angle antérieur insérée au bord même, un peu uncinée; dents de la râpe mêlées de denticules. Sculpture de l'aire postérieure du pronotum réduite à quelques petits reheîs épars, cunéiformes, pointus en avant, et localisés dans la partie médiane, sur une faible largeur. Écusson petit. Élytres inermes et sans nervures en saiUie, leur ponctuation dorsale dense, assez forte (^). Déclivité apicale plus nettement et plus fortement ponctuée que le dos des élytres et bordée d'une mince carène sur presque tout son pourtour. Suture saillante mais non renflée en bourrelet sur la déclivité. Pubescence de l'abdomen extrêmement fine et peu dense ; pas de ponctuation abdominale apparente. Tibias postérieurs sans longues soies à la face externe.

cJ Dernier segment de l'abdomen arrondi en arrière, ses pièces pleurales largement apparentes sur les côtés et en arrière, logées chacune dans une échancrure latérale du sternite; ce dernier est par suite comme

Fig. 311 et 312. — Xylocis (ortilicornis q". Contour dorsal et extrémité postérieure du corps, vue en dessous.

(1) 11 y aurait lieu d'examiner à nouveau cette ligne obscure, indice probable d'un mode de groupement particulier des organites sensoriels. Nous n'avons pu faire cette reclienlie sur les deux spécimens que nous avons eus sous les yeux.

(2) Également marquée dans toute la longueur chez l'individu ^, presque obsolète en arrière chez le r/'.

îiii P. Lesxe.

prolongé en arrière en un lobe tronqué. Élytres conjointement arrondis à l'apex. Déclivité apicale lisse et impouctuée dans son tiers inférieur. Angle suturai des élytres simple. Bord inféro-apical des élytres conformé en faux-épipleure t^).

ç Dernier segment apparent de l'abdomen largement tronqué en ar-

i-'ig. 313 à 313. — Xtjlocis torlilicornis ^. Déclivité apicale, vue de derrière (fig. 313); bord apical des élytres, vu de dessus (lig. 31 ij; extrémité postérieure du corps, vue de profil (fig. 315).

rièrc, son bord postérieur abondamment frangé de longues soies renflées au bout. Sous cette frange émergent les sommets amincis en pointe de deux lames chitineuses dépendant du 8'' urite et dont le bord externe porte de longues soies renflées au bout. Au niveau du tiers inférieur de la déclivité, le bourrelet suturai s'écarte obliquement de la suture en s'épaississant et atteint presque, latéralement, le bord inférieur de la déclivité, délimitant ainsi une surface triangulaire privée de bourrelet suturai et dont la surface est brillante et imponctuée. Angle apical des élytres fournissant deux lobes aplatis, dirigés horizontalement, finement denticulés sur les bord. Bord inféro-apical des élytres coupant, non conformé en faux-épipleure.

Il) Les tarses antérieurs sont frangés au côté interne de soies blondes qui paraissent plus longues chez le c'*-

Révision (h's Bostnjrliides.

Distribution géographiriiie. — Ceylan (').

Gt'iiro Xyloilrypta n. y.

(Voir tabl. clos genres 1, 2, 10, 14, 16, 17. 19, 20). (f^ -^

Front simple, convexe, sans soies dressées. Épistome légèrement échancré au milieu de son bord antérieur sur une largeur correspondant à celle du labre. Mandibules toutes deux pointues au sommet. Yeux gros, fortement détachés des tempes. Antennes de dix articles, les articles 3-7 pris ensemble un peu moins longs que le premier de la massue; articles 1 et 2 de la massue non ou à peine transverses, privés de grandes dépressions. Prothorax subtrapézoïde, fortement rétréci en avant, dépourvu de suture latérale, prolongé aux angles antérieurs en deux cornes infléchies uncinées au bout. Élytres trituberculés de chaque côté aux bords supérieur et latéraux de la déclivité apicale; bord inféro-apical non conformé en fauxépipleure. Face externe des til)ias antérieurs fortement sillonnée, non rétrécie vers l'apex. Tibias postérieurs sans soies dressées en dehors.

c5 Dernier segment apparent de l'abdomen muni de pièces pleurales formant de chaque côté un large bourrelet marginal parvenant en arrière jusqu'au voisinage de la ligue médiane.

Genre indien, remarquable surtout par la présence de véritables cornes prothoraciques, semblables à celles des mâles hétéromorphes des Bostnjrhopsis et des Schistoreros proprement dits. Ce type paraît se rapproclier surtout des Xiilion.

Fig. 316 et 317. — Xylodrypto bostryclioides c*- Tèle et partie antérieure du prolliorax. vues de trois quarts, et déclivité apicale, vue de profil.

Xylodrypta bostrychoides n. sp. (c5).

(Fig. 31«i à 318 du texte).

Long. 7 mill. — Allongé, parallèle, d'un brun rougeàtre avec les an-

(1) Musée de Berlin et .^fuséum de Pai'is. Nous avons eu sous les yeux un spécimen de ( haque sexe.

P. Lesne.

tenues et les cuisses rousses. Épistome finement ponctué. Front finement et densément rugueux en avant. Suture fronto-clypéale Lien marquée, fine sur les côtés, lovéiforme au milieu. Prothorax moins long que large à la base, subtrapézoïde, plus de deux fois aussi large à la base qu'entre les cornes antérieures , ses côtés modérément arrondis; aire suscéphalique ponctuée et râpeuse: dents de la râpe mêlées de denticules. Aire postérieure du pronotum légèrement gibbeuse au milieu en arrière, ornée d'une sculpture dense et l)ien marquée simulant des écailles acuminées en avant. Élytres environ trois fois aussi longs que le prothorax, densément et assez finement ponctués à la base, très fortement et densément sur le reste de leur surface. Déclivité apicale munie de chaque côté, aux bords supérieur et supéro-latéraux, de trois tubercules mousses dont l'inférieur est le phis gros, et 'présentant en outre un rebord inférieur; angle suturai réfléchi, subarrondi. Suture saillante sur la déclivité. Sillon marginal des élytres brusquement abrégé avant l'apex; bord inféro-apical des élytres simple, très obtusément angulé. Pubescence de l'abdomen extrêmement fine, ne masquant pas le tégument. 2^ et o^ articles des tarses postérieurs subégaux, le S*" deux fois aussi long que le 4^

d Bord postérieur du dernier segment abdominal tronqué entre les extrémités des pièces pleurales.

Distribution géographique. — Assam : Monts Khasia, en juillet [Coll. Rothschild ^ Oberthiir). — Type unique cJ.

Fig. 318. ~ Xijlo- (Injpi'a hostnjcfioides c^.

Genre Xyloileleis /!. g.

(Voir tabl. des genres 1, 2, 10, 14, 16, 17, 19, 21. 22, 23). iH*^

Front régulièrement convexe, très faiblement déprimé en arrière, sans soies dressées ('}. Bord antérieur de l'épistome légèrement échancré au milieu sur la largeur correspondant à la base du labre. Mandibules toutes deux pointues au sommet. Yeux gros, bien détachés

1> A part une ou deux soies latérales, situées au voisinage du bord interne de l'œil.

Ri'vision des Iiosti'>jclii(ifs. o'Èo

dos tempes. Antennes de dix articles, les articles 3-7 pris ensemble presque aussi longs que les deux premiers réunis et plus longs que le premier article de la massue; articles 8 et 9 transverses, densément et uniformément pnbescents, munis chacun, sur chaque face, de deux légères impressions préapicales dont le fond est garni de po- i-ig. 310. — Antenne du Xylodeleh res sensoriels très serrés, mais qui obsipa c", vue par laface antérieure', ne présentent aucune limite nette.

Prothorax sans suture latérale, inerme le long de son bord antérieur. Stigmates de la première paire très grands, latéraux. Déchvité postérieure margint'e sur une grande partie de son pourtour. Bord inféroapical des élytres conformé en faux-épipleure. Tibias antérieurs normaux, sillonnés à la face externe.

O" Pièces pleurales du dernier segment de Tabdomen bien apparentes.

Q Dernier segment abdominal écliancré au Ijord postérieur, sans pièces pleurales apparentes.

Ce genre renferme une seule espèce, originaire d'Australie, et assez voisine des Xijloperthn proprement dits.

Xylodeleis obsipa.

(Fig. 40 et 319 a 323 du texte).

Germar. 1848. Linn. Eut., III, p. 222.

rufescens Murray, 1867, Anu. and May. of Xat. Hisf., XX, p. 94 {Col. OU Cal., 1878, p. H7) (').

serratus A. -M. Lea, 1893, Proc. Linn. Soc. of Xen- .South Wales, 2« sér., VIII, p. 317.

subcostatus A. -M. Lea, 1893. loc. cit., p. 317. retasiis A.-M. Lea, 1893, loc. cit., p. 320 (^). Long. 3-6 raill. — Allongé, parallèle, d'un rouge ou d'un roux bru-

(1) Nous n'avons pas vu le type de Murray: mais nous considérons cette synonymie comme extrêmement probable.

(2) Nous avons pu examiner, grâce à l'obligeance de M. Lea. des individus des trois formes considérées d'abord comme distinctes par rentomologiste australien.

P. Lesxe

nàtre plus foncé sur la tète; front et épistome rougeâtres; parties pos térieures des élytres souvent brunes; poitrine, abdomen, antennes, palpes et pattes roux, les cuisses plus claires. Suture fronto-ch péale bien marquée, fovéiforme au milieu. Épistome assez fmement et assez

Fig. 320 à 323. — Aijlodeleis obsipa. Prolil dorsal de la Ç (lig. 320); extrémilé des élytres, vue en dessus, chez le c^ (fig. 321) et chez la Q (lig. 322); extrémité de l'abdomen 9 (fig- 323).

densément ponctué. Ponctuation du front assez fine, un peu râpeuse. Prothorax subcarré, ses côtés parallèles en arrière ou légèrement arrondis; dents de la râpe mêlées de denticules. Aire suscéphalique finement râpeuse, mal délimitée. Aire postérieure du pronotum finement ponctuée au milieu. Ponctuation des t'iytres forte et assez dense près de la base, devenant graduellement plus forte et plus serrée en arrière, grossière et confluente près du bord de la déclivité apicale, très forte mais non confluente sur cette dernière. Déclivité apicale bordée sur la plus grande [lartie de son pourtour i>ar une carène qui, vue de prolil, décrit vers le milieu de la hauteur de la déclivité, une courbe faisant sailfie en arrière (fig. 320). La suture est élevée siu* la déclivité et celle-ci présente un large rebord inférieur. Abdomen très finement et très densément ponctué, sa pubescence très fine, ne masquant pas le tégument. Tibias postérieurs sans soies dressées au côté externe.

(5 Élytres légèrement rétrécis vers l'apex, Tangle suturai non saillant. Déclivité apicale brillante et faiblement pubescente. Bord anté-rieur du faux-épipleure muni d'une dent obtuse située à distance de la suture. Dernier segment apparent de l'abdomen régulièrement arrondi en arrière.

Revision des Bosfnjchides. 'iiJ

Q Élytres légèrement élargis jusqu'au niveau des Jjord latéraux de la déclivité apicaleet conjointement angulés à l'apex. Déclivité postérieure mate, un peu moins densément ponctuée que chez le d et couveric d'une pilosité rousse plus apparente, sa carène marginale plus longue et plus saillante. Bord antérieur du faux-épipleure biluberculé de chaque côté près de l'angle suturai. Dernier segment apparent de l'abdomen biimpressionné à la base et écbancré au milieu du bord postérieur.

La ponctuation du milieu de l'aire postérieure du pronotum est variable, plus ou moins Une, plus ou moins dense, râpeuse ou non. Chez le c5, les élytres sont arrondis conjointement ou séparément au Ijout et la dent du bord inféro-apical est quehiuefois remplacée par un large lobe.

Distribution géographique. — Australie orientale : Queensland, Nouvelle-Galles du Sud, Victoria. Australie du Sud (').

Ceylan?

Genre :Xylo|»erllia.

(Voir tabl. des genres 1, 2, 10, 14, 10, 17, 19, 21, 22, 24, 2o).

Guérin-MénevillC; 1845, Ann. Soc. eut. Fr., 184o, liulL, p. xvu.

Corps assez court, oblong. Front simple, convexe, sans soies dressées. Bord antérieur de l'épistome faiblement écbancré en arc de cercle

Fig. 324. — Antenne du Xi/loperlha picea Ç.

(1) Coolifown {Eichhorn in Coll. Oùerfhûr), Port Denison {Mvscum de Paris; Coll. Bedel), Port Bowen [British Muséum). Rocktianipton [Thoret in Muséum de l'aris ; Coll. Loferië; Coll. de Marseul); Toowoomba [Coll. Rothschild > Oherthiir); Tamworth, Gosford, Galston et Sydney [A. -M. Lea]; Victoria (Coll. Bedel); Adéh'iie [Germor).

Le type du Xijlopertha rufescens Murr. provenait de Porl-Pliillip.

Le Musée de Vienne possède deux femelles de .Y. obsipa étiquetées : Ceylan. iVowf//a Peise, 1857-59.

D'après A. -M. Lea (loc. cit., p. 317) il semble que cette espèce vive aux dépens des Eucalyptus et qu'elle ait des mœurs nocturnes.

5^8 P. Lesne.

au milieu et nettemenl angulé de chaque cùté de cette rchancrure. Mandibules toutes deux pointues au sommet. Yeux fortement détachés des tempes. Antennes de dix articles, les articles 3-7 pris ensemble notablement plus longs que le premier de la massue : articles de la massue sans grandes dépressions sensorielles. Prothorax transverse, assez fortement rétréci en avant, dépourvu de suture latérale et nmni de chaque cùté d'une dent uncinée, a son bord antérieur. Stigmates de la première paire très grands, latéraux. Déchvité apicale rebordée inférieurement. Bord inféro-apical des élytres conformé en faux-épipleure. Tibias antérieurs normaux, leur face externe non rétrécie vers l'apex. Tarses postérieurs avec de longues soies au côté interne (*).

(5 Dernier segment de l'abdomen entier, sans pièces pleurales apparentes.

ç Dernier segment abdominal échancré au milieu du bord postérieur. Angle suturai des élytres appendiculé.

Le genre Xyloperthti, tel qu'il est restreint ici, se trouve être l'un des types les plus moyens de l'ensemble des Xijlopertha s. lat. Il comprend seulement 3 espèces africaines étroitement apparentées. L'une d'elles est accUmatée dans l'Amérique du Sud.

TABLEAU DES ESPÈCES

1-2 — Bord latéral de la déclivité postérieure des élytres muni d'un calus ; bord supérieur de la même déclivité armé de chaque côté de deux fortes épines terminées en pointe très aiguë (fig. 330). Bord inféro-apical des élytres sans tubercules bien accusés. — Ç Angle apico-sutural des élytres non conformé en cupule, précédé d'une dent plate insérée au bord inférieur de l'élytre (fig. 332). — Long, o 2 3-9 2 3 mill X. crinitarsis Imh.

fl) En outre, les XiiloperlJui présentent en commun les caractères suivants: Suture fronto-clypeale bien marquée, surtout au milieu. Uents de la râpe prolhoracique mêlées de denticules. Aire suscéplialique granuleuse. Aire postérieure du pronotum brillante et semée de petits grains râpeux au milieu. Sillon marginal des élytres brusquement abrégé au niveau du bord latéral de la déclivité postérieure. Tibias postérieurs sans longues soies dressées au cote externe.

Le système de coloration est à peu près le même pour les trois espèces, brun roussâtre ou roux teinté de brun en avant du protborax et dans la partie postérieure des élytres.

Rrvi.sion des Bostrijchidcs. 529

•2-1 — Pas de calus au bord latéral de la déclivité postérieure; celle-ci iiierme (fig. 331) ou munie seulement de chaque côté, près du bord supérieur, d'une ou de deux spinules très aiguës mais fort courtes llg. 329). — ? Angles apic^osuturaux des élytres creusés conjointement en une sorte de cupule : des deux lobes provenant du dédoublement de l'angle apical, l'antérieur porte une mince apophyse au côté interne (fig. 325, 333, 334).

3-4 — Bord inféro-apical des élytres fortement tubercule. Déclivité apicale très rarement inerme. Long. 3 12- 8 mil] X. picea 01.

4-3 — Bord inféro-apical des élytres sans tuliercules ou à tubercules à peine manjUi'S. Sculpture des parties postérieures des élytres moins forte que chez le pirea. Déclivité apicale inerme, plus densément ponctuée que chez le picea. Long. 4-5 1/2 mill X. scutula /;. siJ.

Xylopertha picea.

(Voir tabl. des espèces 2, 3.— Fig. 324 à 327, 329 et .333 du texte).

(Jli\ier, 179U, Enc. Mcth.. Ins., V, p. 110, pi. 11, f. 10. — Id., 1795, Elit., IV, n" 77, p. 14. pi. II. f. 10. — Rey. 1887, Rapp. présente à la Chambre de Commerce de Lyon par In Commiss. adm. du labor. d\'tiides lie la soie (Tii'age à part sous le titre : Description da Dermestes cadaverinus, Lyon, 1887, p. 15) (').

femorata Klug, 1833, Ahhandl. der. Akad. zu Berlin, XIX, Phijsik. Ahhandl., p. 203. — Id., 18.33, Ber. iiber eine auf Madag. ceranst. Saml. V. Ins. ans d. Ord. Col., 1833, p. 115.

rultrata Thomson. 18-38, Arch. ent., 11. p. 83.

fumata^ Murray, 1867, Ann. and May. of Xat. Hist.. XX. p. i)4 [Col. OUI Cal., p. 117).

crinitarsis + Gerstacker (non ImhotT), 1871, Arch. fiir yatury., XXXVll, 1, p. 57. — Id., 1873, Declen's Reisen in Ost-Afr., 111 Band, II Abth.. p. 161.

(1) C'e.st à mon savant et éiudit collègue M. L. Bedel que je (Ioi.s la connaissance de celte description de Rey, perdue. dans une publication où certes personne ne songerait à la chercher ; elle est inexacte en ce qui concerne les tarses.

Ann. Soc. Elit. Fr.. i.xix, 1900. 34

530 P. Lesne.

HeydeiH Schilsky, 1899, Kâf. Eu).,X\X\l, 92 el M YY (').

Long. 3 1/2-8 mill. — Assez court, parallèle, roux fauve, avec la région de la râpe prothoracique et la partie postérieure des élytres généralement rembrunies; appendices roux. Front présentant quelques grains râpeux très fins et une pubescence éparse à peine apparente. Prothorax assez fortement arrondi sur les côtés; milieu de l'aire postérieure du pronotum marqué do grains râpeux fins et peu denses. Sculpture des élytres constituée, près de la base, par une ponctuation dense et assez fine, mêlée dès le quart antérieur de grains râpeux qui vont grossissant graduellement en arrière, tout en restant de petites dimensions ; au voisinage du bord supérieur de la déclivité apicale cette sculpture devient grossière et confluente. Là aussi les grains râpeux prennent leur maximum de saillie, tandis qu'ils font défaut sur les côtés des élytres et sur la déclivité postérieure. Celle-ci abrupte, nettement délimitée par une carène circulaire interrompue seulement vers le haut au voisinage de la suture, et sculptée seulement de gros points enfoncés partiellement confluents. Suture épaissie et saillante siu" la déclivité, déterminant un bourrelet dont la surface est ponctuée. La pubescence des éhtres consiste en poils blonds assez courts et peu denses, couchés, sauf près des bords de la déchvité apicale où ils sont dressés. Bord inféro-apical des élytres plurituberculé. Abdomen très finement et peu densément ponctué, finement pubescent.

(5 Angles apicaux des élytres non ou faiblement disjoints au sommet, non excavés en cupule ni appendiculés.

Ç Angles apicaux des élytres légèrement disjoints et redressés, creusés conjointement en une sorte de cupule incomplète. Deux lobes de l'angle apical de chaque élytre concourent à former cette cupule (fig. 325 et 333) : 1° le lobe postérieur, correspondant au bord inférieur de la déclivité apicale, lobe qui est légèrement écarté de son homologue et légèrement redressé par rapport au plan de la déclivité ; 2 " le lobe antérieur, correspondant au bord épipleural de l'élytre, et comportant une sorte de dent obtuse, noire et brillante, a la base interne de laquelle s'insère une apophyse digitiforme, généralement un peu plus courte qu'elle et puliescente au sommet. Dernier segment a|)parent de l'abdomen entaillé au miUeu du bord postérieur d'une très

(1) Apote frenata Klug et A. triincata* Dej. Dejean, Caf., :r éd., p. 334).

Ilerision des Bostnjchides. o31

|)etite échaucrure dont les angles limitants sont très aigus, denliformes, convergents (•).

La forme générale du corps, les dimensions relatives du prothorax, la sculpture des élytres varient d'une façon très sensible chez cette

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