SEXE
l'ROVF.XAXCE.
(le l'œil
de l'œil
DK Î.'I-SPKCE
nieiisuré.
(duamèue maximum).
(diamètre miinmuni).
m Uim.
miilim.
miUim,
■S. pusiuldio . .
Hvères
s. bdrbdio. . .
Madère
S. barbifrons.
Pairna
s. ClievrierL.
Akbès (Syrio ..
id.
.s. fwkola —
Canaries
P. Lesne.
Scobicia pustulata.
(Voir tabl. dos espèces 1, 2, 3. 4. — Fig. 427, 431, 432 et 434 du texte).
Fabricius, 1801, Stjst. Elenth., II, p. 381. — Lesne, 1900, BuU. Soc. eut. Fr., 1900, p. 10.
humeralis Lucas, 1843, Rer. Zool., 1843, p. lo9. — Id., 1849, ExpL scient, de V Algérie, Insectes, I, p. 463, pi. 40, f. 1 ('),
Long. 2 2/3-4 1/2 mill. — Allongé, parallèle, assez robuste. Brun, avec les antennes, les cuisses, les tarses, la base du prothorax et celle
Fig. 425 à 429. — Scobicia Chevrieri (fig. 425); S. ficicola (fig. 42C)) : S. pitstulata (fig. 427); .S', barba/a (fig. i28) ; ,S'. barbifrons (fig. 42ii).
(1) Apate humeralis* Dejean, Cat., Z" éd., p. 334.
Hi'cision des Bostrijclui/es. o89
des élylros roux clair ; très souvent la teinte rousse est nettement rougeâtre sur le prothorax: et sur les élytres; souvent aussi les tibias inlermêdiaires et postérieurs sont roux. Couronne frontale métliocrement fournie, dépassant à peine en arrière le niveau du bord postérieur des \eu\:, l'espace qu'elle circonscrit tinenient ponctué, finement et densémeut pubescent. Bord antérieur de l'épistome très obtusément angulé de chaque côté de la base du labre. Yeux modérément développés. Protliorax notablement plus large que long, régulièrement et assez fortement arrundi sur les côtés, son maximum de largeur se trouvant vers son milieu ; dent antéro-latt'rale insérée au bord même. Aire postérieure du pronotum très brillante, présentant une ponctuation extrêmement fine, éparse, non râpeuse. Élytres très finement pubescents, fortement et densément ponctués, plus fortement sur la déclivité apicale sans que les points soient continents dans cette région. La troncature de la décliAité apicale n'est pas brusque; le plan de la déclivité se relie insensiblement aux parties dorsales des élytres par une large surlace courbe. Suture fortement épaissie et comme bilabiée sur la déclivité. Dans la partie supérieure de celle-ci la région suturale est déprimée et le fond de cette dépression est occupé par le prolongement antérieur très atténué du bourrelet suturai. Bords latéraux de la déclivité montrant de chaque côté les rudiments de deux calus marginaux, le bord inférieur nullement saillant; angle apico-sutural non redressé. Abdomen finement et densément ponctué, très finement pubescent. Tibias intermédiaires et postérieurs comprimés, aussi larges en leur milieu qu'à leur extrémité.
Il est assez fréquent (|ue la teinte rousse ou rouge de la base du prothorax se réduise à deux taches voisines des angles postérieurs ; c'est le cas, par exemple, du type de Fabricius. On constate aussi des variations dans l'étendue de la teinte rousse basilaire des élytres et dans la coloration de la massue antennaire qui est tantôt rousse tantôt brunâtre. La variation des sillons frontaux, suture fronto-clypéale et sillon médian longitudinal, ne paraît offrir aucun intérêt. Le rudiment d'un calus existe parfois au bord supéro-latéral de la déclivité postérieure.
Distribution géographique. — Le Scobicia pustulata se rencontre dans une grande partie de la Région méditerranéenne ('). dont il ne pa-
(I) Espagne : Cordoiie {Musée de Madrid). France mérid. : Collioure {(Irenier in C'oll.Léveillé]; Ria ( Pyrénées-Orient.) (A'rtm/^cw) ; Narbonne ( T.. Voye^; Roquebrun (Hérault) {V. Hlayet); Montpellier {V. 3/aye<); Marseille. Aix-en- Provence et Ste-Baume {E. Abeille de l'errin); Mérindol (Vaucluse) [E. Abeille de Perrin); Ste-Tulle {^&sses-.S.\pes) {Guérin-Mèneville) ; St-Za-
590 P. Lksnk.
rait pas franchir les limites. Sa présence n'a été signalée ni en Tripolitaine, ni en Egypte, ni dans les contrées situées à l'Est de la Syrie.
Biologie ('). — Cette espèce se développe dans le bois mort du Chêne vert {Qiiercus Ilex) (-) et fort probablement aussi dans celui d'autres essences. On la trouve surtout dans les branches petites ou moyennes; elle ne dédaigne pas le iiois un peu carbonisé (Xambeu '.
Les œufs sunl pondus en nomlire dans une même branche. Les galelies larvaires cylindriques et remplies de tine sciure tassée, s'étendent [larallèlement dans le sens des fibres, se côtoyant sans se confondre. Le travail de forage, commencé en automne, se poursuit en hiver pour s'arrêter au printemps, au terme de l'accroissement de la larve (fin mars ou avril). La nymphose a lieu sans apprêt à l'extrémité de la galerie larvaire. Elle dure une quinzaine de jours (Xambeu). mais elle
charie fVar) ( T. Mayef) ; Hyères et Gien {E. Abeille de l'errin); La Siagne et Vaugranier. près .\ntibes(J. Grouvelle); Digne {.Warlin in Musée ileMadrid). Corse (Damry, etc.). Sardaigne : Burgos et Gonnos [Damry in Coll. Oherthiir). Sarrabus (/?, Gestro et Traversa \n Miiséede Gênes}. SkUe {Coll. Cli. Brisout). Illyrie {Coll. Aoiiallner). Tunisie : Tunis et Souk el \rh&(D' Normand); Djedeida {M. Pic). Algérie : Hùne {Leprieur); Teniet el Had (A. fîedel; M. de Vauloger); région du inonl Ouarsenis {M. de Vaulogcr); Oran ( r. Mayef); Miserghin et Tlemcen(Z.. Bedel ; Mecheria (M. l'ic). Maroc : Tanger (Schoiisboè sec. Fahricius. Haute-Syrie : Xkhh?, {Delagranye). — Depuis mai jusqu'en août.
On remarquera que pour le bassin oriental de la Méditerranée nous ne citons que la seule localité d'.\kbès; cela tient sans doute à ce que les collections consultées par nous étaient pauvres en insectes de l'Europe sud-orientale. Quant à l'indication donnée par Th. Kiippen {Die Scfiûdl. Ins. Rlissl., 1880. |i. 191). qui parle du Xyloperthu humeraiis Luc. comme vivant dans le Vunica rjranalum sur la côte méridionale de Crimée, il n'y a pas de certitude qu'elle ait trait à l'espèce actuelle plutôt qu'au Clievrleri.
On en peut dire autant du <• Xylop. puslulala V. » signalé par M. Baudi di Selve comme existant à Chypre [Berl. Ent. Zeit., \8T.i, p. 33G). Encore cette dernière provenance serait-elle douteuse, car M. L. lîedel nous apprend que les récoltes de Truqui, étudiées par M. Baudi, avaient été en parties effectuées sur le continent.
(1) Cf. Xambeu, Z-e yafuralisie, 1802, p. GOel.lHn. Soc. Llnn. de Lyon, 18y:3, p. 34. — Lesne, Bull. Soc. ent.Fr., 1900, p. VI. — M. Xambeu nous écrit que les observations publiées par lui ont bien trait au ,S. pustulata et non au chevrieri.
'(ï) C'est dans ces conditions que M. Xambeu l'a observée à Ria et M. Valéry Mayet à Narbonne, Roquebrun et Montpellier. M. L. lieJel l'a trouvée aussi dans un Chêne à Teniet el Hat.
itevision des Bostnjt'hidi's.
oOl
peut se prolonger si le temps est froid on humide. L'adulte, ayant creusé le trou de sortie, se tient de préférence dans sa galerie. Par les nuits calmes il sort pour s'accoupler (').
Scobicia barbata*.
(Voir tabl. des espèces 1, i, 3, o. — Fig. 4i'8 et 430 du texte).
Wollaston, 18(10. An)\. ond Mng. ofyat. Hist.. V, p. XiO.— Id., 1865, Cnl. Ailaiit., p. 231 et Appcud.. p. 38.
(!;ette forme est très voisine du S. paMulata. Elle n'en dilïère guère que par les caractères suivants :
Front plus largement et plus nettement déprimé, la couronne frontaU' plus ample et plus fournie (au moins chez la ç). Yeux beaucoup plus gros (plus gros encore que chez le Clierrieri, v. le tableau de la p. o87). Prothorax plus fortement rétréci en avant, son maximum de largeur nettement situé en arrière du milieu.
Suture él y traie non déprimée dans la région supérieure de la déclivité. Long.
4 1/3 mill. (2).
On peut ajouter que la ponctuation du la déclivité apicale est moins dense que chez le jnistulnta et que les calus de ses bords latéraux sont un peu plus marqués. Dans le voisinage du bord supérieur de cette déclivité, la ponctuation
dorsale des élytres est aussi plus grosse et moins dense que chez le pustalata. L'un des individus examinés a la massue antennaire brune, ses articles étant un peu plus grands que ceux du pusiuhiid. La piiitrine et l'abdomen sont bruns.
Distribution géographique. — Madère {Wollasfotu Fauverj- Porto Santo {F(iuvel).
(1) A. Berti {.itli délie Adun. deW Istit. Venelo di Scienze, lefl. ed arl., T sér., IV. 1858-.ïy, p. 1.52 et suiv.) a attribué avec vraisemblance à I' « Apale humeralis Dej. » la perforation de tul)es en plomb servant de conduites pour le gaz d'éclairage, dans une imprimerie de Venise. Le plomb avait été percé sur une épaisseur de 3 à 4 millimètres. On ne sait si l'observation a trait réellement au Scobicia puslulata, ou bien au Chevricri; mais la détermination spécitique précise n'a pas une grande importance ici.
{'>) La taille varierait de 2 lignes à 3 lignes 1 3 d'après Wollaston. Le dernier chilTre parait bien élevé.
iMg. 430 et 431. — Têtes du Scobicia barbala ((ig. 43oj et du S. puslulala (fig. 431) vues de face.
392 P. Lesxe.
Scobicia barbifrons*.
(Voir tabl. des espèces 1, 2, G. — Fig. 429 du texte).
WoUaston, 1864, Cat. (km. Co/., p. 252. — Id., 1865, Col. Àthuit.. p. 231 et Append., p. 37.
Long. 3 3/4-4 mill. — Par sa troncature él\ traie mal délimitée, cette espèce appartient comme la précédente au type du S. pustulata. Elle est caractérisée surtout par la longueur et le nombre des poils dressés des flancs du prothorax , par la présence de grains râpeux sur Taire postérieure du pronotum, par la saillie en forme de calus des nervures élytrales sur les bords supérieur et latéraux de la déclivité apicale el par les longues soies dressées qui garnissent la face externe des tibias.
Chez l'individu que nous avons sous les yeux, Tépistome est distinctement écliancré en avant, le front est brillant, finement ponctué et la région du vertex ne présente pas d'impression. La ponctuation des élytres est fine en avant, très forte, grossière et conflueute en arrière, au voisinage du bord de la déclivité apicale et notamment entre ses calus marginaux, tandis que sur la déclivité même la ponctuation quoique très forte n'est pas contluente. La pubescence des élytres est bien apparente, assez dense, assez longue, rousse. La déclivité apicale est munie inférieurement d'un rebord en saillie. Le bourrelet suturai, moins épais que chez les esitèces précédentes, se prolonge jusqu'à l'angle apical de l'élytre. Aux tibias postérieurs la longueur des soies de la face externe atteint presque celle des tibias eux-mêmes. Coloration roux brunâtre, plus foncée sur le prothorax et vers l'extrémité des élytres (•).
Distribution géographique. — Iles Canaries : Palma ( WoUastou ; Ck. AUuand).
Scobicia Chevrieri.
(Voir tabl. des espèces 1, 7, 8. - PI. I {'-), lig. 4; fig. 28 B, 260, 423. 423, 433 et 435 du texte).
Villa, 1835, Col. Eur. dupl. Suppl., p. 49 (')• — Lesne, 1900, Bm//. Soc.ent F;-.. 1900. p. 10.
(1) La longueur des tarses intermédiaires ne fournit pas de caractère distinctif.
. (2) Ami. Soc. ent. Fr., 189G, pi. VIII.
(3) La description de 1' « Apate Chevrieri » de Comolii {De Col. prov. A'o-
lierision des Bostr^icliifh's
foceicolUs* Allard, 1869, LWbeille, V, p. 468.
pustulata \ Kiosenwetter, 1877, Nat. Ins. Deustchl., Col., V, p. 38. — Schilsky, 1899, Kdf. Eur., Heft XXXVI, n°93 (').
Long. 2 1/4-4 13 mill. — Même système de coloration que chez le 5. pustulata, le corps étant fréquemment d'une teinte générale moins foncée; le prothorax est très souvent roux en entier et ses parties claires, mal délimitées en avant, ne deviennent jamais rouges et ne se réduisent pas non plus à deux taches postéro-latérales . Massue antennaire et pattes rousses, à l'exception des tibias antérieurs (-).
Très voisin des espèces précédentes. Comparé au pustulata, il en ditlere par sa couronne pileuse frontale plus fournie et plus ample, formée de soies plus longues et s'étendant plus en arrière du côté du vertex où sa ligne d'insertion est accompagnée d'une légère impression, plus sensible chez le c5; par ses yeux notablement plus gros ; par son pro thorax moins court, moins fortement arrondi sur les côtés, aussi long (lue large ou seulement un peu
plus large que long; par la dé- ^'^'' ^^^
clivité apicale des élytres abrup- pjg ,,3., ^^ 433 j^te et prothoiax, tement coupée et bien délimitée vus de profil, chez les scohicia pustuvers le haut. Le calus marginal Jala {\ig. i3'2)etf7;ei7r«en(fig. 43.3) Q.
vie, 1837, p. 38) qui parait être copiée sur celle de Villa, se rapporte très vraisemblablement à la rnème espèce. Comolli a observé l'insecte « in Vite lal)rusca » ; on sait que cette Vigne est d'origine américaine. V Apate capillata Villa (Dejean, Cat., 3' éd., p. 33'i) est le S. Chevrieri.
(1) M. Zoul'al (Wlen. ent. Zeit , Xlll, 1894, p. 39) paraît avoir considéré les Scobicia pustulata et Chevrieri comme étant les deux sexes d'une même espèce.
Lfi Xi/toperlha barbifrout Walker {List of Col. coll. bij Lord, 1871), dont nous reproduisons ci-dessou> la description originale, ne peut être que l'un des deux .S'co/nct« européens.
Xylopertha barbifrons Walk. — « Tawny, shining. Head black, witb a thick porrect tufl of yellow hairs. Prothorax smoolh, roughly punctured in front, where il extends Uke a hood over the head. Elytra minutely punctured; apical half brownish, dull, more thlckly punctured than the basai half. L. 1 3/4 lin. ». — Provenance : « Wady Nash » (Péninsule sina'itique).
(2) L'élendue des parties claires de la base des élytres varie comme chez le S. pustulata.
Ann. Soc, Ent. Fr., lxix. 1000. 38
594 P. Lesne.
inférieur de celle déclivité est plus saillant que chez le pustidata. De chaque côté de la base du labre, le bord antérieur de l'épistome montre une saillie sul)anguleuse mieux marquée.
Distribution géographique. — Région méditerranéenne; remonte en outre vers le Nord sur le pourtour du massif alpin dans le Dauphiné, en Savoie et dans le Tyrol (*). Il semble que l'espèce n'existe ni en Tripolitaine, ni en Egypte, ni dans les contrées situées à l'Est de la Syrie.
Biologie. — Le Scobicia Chevrieri a été observé dans le bois du Figuier (V. Mayet, Xambeu, Gredler), du Mûrier (Gredler), du Chêne Vert [Quercus Ilex) (V. Mayet), du Laurier (Xambeu), du Lentis(iue [Pistacia lentiscus) (*), etc. (^).
(1) Espagne: Yunquera, près Malaga (Coll. Rosenhauer ^ Oberthur); Séville et Cordoue {Miisée (le Madrid). I. Baléares (Coll. Gamheyy- Oberthur). France méridionale : Ria (Pyrénées-Orient.) {Xambeu); Montpellier ( 1'. Matjet); Marseille (Coll. de Marseiil, etc.); Sainl-Zacharie (Var)(r. Mayet); Pignans ( Var) (E. A beille de Perrin) ; Mce ( Gougelet) ; Grenoble et Uriage (Isère) {Coll. Bigot; A. Gronvelle); Savoie (Coll. de Marseul). Italie : Piémont (Musée de Gênes) ; Gènes ( Dodero) et Voilri (ihisée de Gênes), Milan ( Villa, etc.) ; env. de Pise [Lavergne de Labarrière). Corse {Damry, etc.). Sicile (E. Altard; Coll. Bellier^ 0&e?7AMr). Tyrol méridional :Bolzen (Crer/^er in Coll. Steinheil > Oberthiir); Islrie : Gôrz (lAidy sec. Schilsky) et Trieste (Scriba in Coll. Rothschild > Oberthiir). Illyrie (Coll. Noualhier). Grèce {K.-J. Lange in Musée de Bruxelles et Muséum de Paris). Crimée (Coll. Schmidt > Oberthiir). Caucase [Coll. Pic) : .Vresch [Schetlioivmkow in Coll. Mesmin); Derbent (Reïtter ; Coll. A. Grouvelle,. Syrie : Al^bès [Delagrange)\ Beïrout (M. Pic); Jaffa (E. Abeille de Perrin). Tunisie : Bizerte (M, de Yauloger); Tunis, Teboursouk et Soukel Arba (D" Normand); Tunisie méridionale (Coll. Abeille de Perrin). Algérie : Bône (Leprieur); massif de l'Ouarscnis (M. de Vauloger); Oran {H. Lucas; V. Mayet). Maroc : Tanger (Favier in 3Iusémm de Paris). — De mai en octobre.
C'est très probablement au .S'. Chevrieri que se rapportent les spécimens trouvés à Genève et signalés par Rey (L'Échange, 1892, p. 17), ainsi que ceux du bassin moyen de la Garonne dont parlent Delherm et Lucante (Cat. des Col. du Gers et de Lot-et-Garonne, 4" partie, p. 109). Les derniers auteurs citent la localité de Samatan (Gers) et donnent l'espèce comme assez rare dans la région.
Nous avons déjà appelé l'attention (Bull. Soc. eut. Fr., 1900, p. 11) sur le fait de la coexistence fréquente des S. pustulata et Chevrieri dans les mêmes localités et nous avons donné une liste de quelques-unes de ces localités communes.
(2) D'après une indication manuscrite placée sous un individu provenant de Cordoue et appartenant au Musée de Madrid.
(3) Autres essences nourricières des Scobicia européens (on ne sait si ces
Heviffion dos Bostrijchidi's. o95
Los larves vivent en grand nombre dans une même branche ; leurs galeries s'étendent longitudinalement suivant la direction des fibres du l)Ciis. On a remarqué que toutes les larves provenant d'une même ponte, ayant progressé dans des conditions analogues, travaillent presque toujours au même niveau dans l'intérieur de la branche, ce qui expUque le fait de déviations parallèles alleclant tout un groupe de galeries (Xambeu in litt.). A son "extrémité, la galerie larvaire s'intléchit vers la surface du rameau. C'est dans cette portion terminale que s'opère, sans apprêt, la métamorphose ; la nymphe repose sur la face dorsale (Xambeu).
L'adulte vole a la tombée de la nuit, aux derniers rayons du soleil couchant, au-dessus des haies ou des tas de bois(Ghiliani, M. de Vauloger). On peut aussi le voir explorer la surface des branches habitées par ses congénères et visiter une à une les galeries qu'il trouve ouvertes.
D'après M. Xambeu, la femelle confie ses œufs aux arbres non encore morts et elle creuse à cette intention entre le liber et l'aubier une galerie circulaire « de chaque côté de laquelle est déposée la ponte ». La femelle i-evient ensuite à reculons vers le trou d'entrée qu'elle obture très exactement de sa déclivité apicale, dont la conformation et la couleur sont évidemment en rapport avec cette fonction particulière de protection de la progéniture (').
11 > a probablement deux générations annuelles, car nous avons été tthnoin d'une période d'éclosion assez importante en septembre.
Scobicia ficicola*.
(Voir tabl. des espèces 1. 7, 9. — Fig. 426 et 436 du texte).
Wollaston, 1863, Col. Atlaiit., p. 231 etAppend., p. 36.
Long. 3 3 4-.") 1/2 mill. — Tète, extrémité des élytres, côtés de la poitrine, massue antennaire et tibias antérieurs bruns; prothorax d'un
renseignements ont trait au S. Clievrieri ou au pusiulata) : Bambou (à Bône, d'après Olivier de Lamarclie), Quercus robur et Q. coccifera (L. Bedel in litt.), Bouleau (dans les Pyrénées-Orientales, d'après Xambeu), Vigne) d'après Perris), Vitis lalirusca (dans la Province de Cônie, d'après Comolli), Punica (jranatum (en Crimée, d'après Kôppen).
(1) Nous avons observé celle particularité intéressante en 1898 sur des branches de Figuier provenant des environs de Montpellier et que nous devions à l'obligeance de ^I. Valéry Mayet. M. Xambeu, de son côté, a constaté le même fait à Ria.
596 P. Lesne.
tostacé roiigoàtre; ôlytres, sur plus de leur moitié antérieure, milieu de la poitrine, majeure partie de l'abdomen et pattes testacés.
Très voisin du S. Cherricri dont il difTère, en outre de sa coloration et de sa taille, par la massue antennaire plus longue, le prothorax plus
l""ig. 434 à 430. — Déclivité apicale des élylres, vue de profil, chez les scubicia puslulata (fig. 434), Chevrieri (fig. 435) et ficicola (tig. 436).
fortement rétréci en avant, la ponctuation dorsale des élytres moins enfoncée, par la déclivité apicale limitée latéralement par une côte saillante sur les deux tiers environ de sa hauteur, et par l'angle apico-sutural des élytres retroussé et bien plus saillant que celui du Chevrieri. La ponctuation du milieu de l'aire postérieure du pronotum est extrêmement fme, peu dense, râpeuse. Les soies dressées des angles antérieurs du prothorax sont plus longues et plus nombreuses que chez le Checrieri.
Distribution géographique. — Iles Canaries : Gomère {Crotch) (').
Biologie. — Cette espèce a été trouvée en nombre pai' Crotch dans le bois mort d'un vieux Ficus (Wollaston).
Scobicia suturalis.
(Voir tabl. des espèces 10, 11. — Fig. 437 et 438 du texte).
Horn, 1878, Proc. Am. Phil. Soc, XVII, p. o44.
Long. 4 mill. — Assez allongé, parallèle, brun, avec l'aire postérieure du pronotum, la moitié antérieure des élytres, les antennes, les cuisses et les tarses roux; tibias bruns. Couronne frontale ample, très rapprochée de l'œil sur les côtés, les soies de sa rangée postérieure recourbées vers le bas et beaucoup plus longues que celles des rangées latérales. Front et épislorae densément et très finement ponctués. Prothorax plus large que long, assez fortement élargi en arrière, la région de ses angles
(1) L'individu de la collection l'airmaire est étiqueté « ïénérifTe », sans doule par erreur.
Rei-ision des Bostri/chiârs. o97
antt'rieiirs portant de longues soies dressées. Aire postérieure du proiiotum rùpeusement et assez densémenl ponctuée au milieu. Ponctuation des élytres assez fine et assez dense dans la partie dorsale et sur les côtés, très forte mais peu dense sur la déclivité apicale dont le tiers inférieur est imponctué. Déclivité déprimée supérieurement près de la suture. Celle-ci fortement ('paissie en un bourrelet muni de deux petites dents contigU('S, situées au niveau du milieu de la hauteur de la déclivité. De chaque côté, aux bords latéral et inféro-latéral, la déclivité présente deux calus marginaux dont l'inférieur est plus saillant. Bord inféro-apical des élytres épaissi, lisse, obtusément angulé avant la suture. Pubescence des élytres courte, très fine et peu dense. Abdomen très densément et assez finement ponctué, densément et très finement pubescent.
Des trois espèces américaines, celle-ci est la plus proche voisine de ses congénères paléarctiques.
Dàtrihntion géogyaphiqHC. — Californie : Saucelito [G.-H. Honi); Los Angeles [G.-H. Uorn in Muscxiii de Paris, 1 rj).
Biologie. — Dans les premiers jours d'octobre, D.-W. Coquillett a observé plusieurs nymphes et un petit nombre d'adultes récemment transformés dans des galeries creusées dans le bois d'une Vigne morte. La plupart des insectes se tenaient au niveau des nieuds, ordinairement deux à chaque nœud (').
Scobicia declivis.
(Voir tabl. des espèces 10, 12, 13. — Fig. 424, 439 et 440 du texte;.
Leconte, 18o7, Eut. Rep. on route adj. to 47"' paraU.., p. 48. — Horn, 1878, Proc. Am. Phil. Soc, XVII, p. o44.
Long. 0-7 mill. — Oblong allongé, parallèle. Brun foncé, avec les angles postérieurs du prothorax et le calus humerai teintés de rouge; antennes et pattes d'un rouge roux; tibias antérieurs bruns. Front et épistome finement et peu densément ponctués. Couronne frontale é\asée et comme étalée, son bord latéral assez écarté de l'œil. Prolhorax subcarré, légèrement arrondi sur les côtés, peu fortement rétréci en avant, la dent submarginale des angles antérieurs assez écartée du bord.
(1) Cf. Ins. Life, IV, n"^ 7-8, 1892, p. 201. — L'entomologiste américain ajoute qu'il a trouvé dans une galerie la nymplie nue d'un parasite dont l'éclosion eut lieu à la fin d'octobre.
P. Lesne.
Ponctuation du milieu de Faire postérieure du pronotum Hue, râpeuse,
plus ou moins dense. Élytres fortement et densément ponctués, leurs
deux nerviu'es internes (scutellaire et dorsale interne) saillantes à la base. Strie sulurale fortement enfoncée en arrière dans la région dorsale et déterminant ainsi un bourrelet suturai qui se prolonge sur la déclivité postérieure où il est armé près du bord supérieur de cette déclivité, et sur chaque élytre, d'une dent courte insérée immédiatement contre la suture. La déclivité apicale présente en outre, de pari et d'autre du bourrelet médian , deux larges espaces longitudinaux très lisses et très brillants, tandis que ses parties latérales , un peu gibbeuses, sont densément et très fortement ponctuées. Bord apical des élytres épaissi en un large bourrelet lisse et très brillant et obtusément angulé avant l'apex. Pubescence des élytres
extrêmement Une, peu apparente. Abdomen finement et densément
ponctué et pubescent.
$ Dernier segment apparent de l'abdomen montrant sur les cotés des pièces pleurales moins larges que chez le c5 et présentant en outre une légère échancrure médiane. Bourrelet du bord apical des élytres moins large que chez le (5.
La ponctuation des élytres varie de grosseur et de densité; quelquefois elle est confluente en arrière, sur les côtés. Dans certains cas, les nervures élytrales apparaissent en arrière sous forme de calus plats, aux bords supérieur et latéraux de la décUvité.
Cette espèce s'écarte beaucoup des Scobiria paléarctiques par le nombre des grandes dépressions sensorielles des antennes et par les caractères sexuels du dernier segment abdominal chez la femelle.
Distribution géographique. — Orégon et Californie (').
Fig. 437 à 4iO. — Piothorax, vu en dessus, et déclivité apicale des élytres, vue de profil, chez les Scobicia sutiiralis (fig. 137 et 438) et (leclivis (fig. 439 et 440).
(1) Orégon (G.-H. Horn). Sacramento (Leconle). Ile San Nicolas (H.-C. Fall). Cisco (Musée de Vienne). Fort Tejon [Leconle). Sylvania [Coït. Oberthur).
Rerisini) drs Bostri/rliides.
Bioloi/ie. — La larve de cette espèce a été observée dans le bois de l'Oranger (') et dans celui du « Mountain Laurel » {IhnheUuhirin ailifovnka, Laurinée) C^). Les galeries creusées par elle sont cylindriques et longitudinales, c'est-à-dire orientées dans la direction des libres du bois. A leur extrémité elles se recourbent presque à angle droit vers la surface de la branche ou du tronc. D'après Coquillett, la nymphose a lieu dans le bois à une profondeur d'environ 25 millimètres, à l'intérieur d'une loge que la larve façonne dans sa galerie en tassant la sciure do part et d'autre.
L'adulte ronge parfois la moelle des Rosiers mise à nu par la taille ; il se plait à tarauder les bois les plus variés. En Californie, on a essayé d'utiliser les bois de Chêne, de Châtaignier, de Pin, de Tulipier et d'Eucalyptus pour la construction des tonneaux, sans réussir à mettre ceux-ci à l'abri des déprédations du Srobicid (').
Scobicia bidentata.
(V^»ir tabl. des espèces 10, 12. 14. — Fig. 441 du texte).
Horn, 1878, Pror. Ain. Pliil. Soc, XVII. p. 344.
Long. 4 mill. — Oblong, parallèle. Brun, avec la région des angles postérieurs du prothorax teintée de roux et les élytres d'un roux brunâtre plus clair à la base ; pattes rousses, à part les tibias antérieurs qui sont bruns. Front et épistome couverts d'une ponctuation dense et assez fine, un peu râpeuse. Rangées latérales de la couronne frontale un peu écartées des yeux. Protliorax légèrement arrondi sur les côtes, faiblement rétréci en avant où il présente latéralement une pilosité dressée assez abondante; angles antérieurs marqués d'une dent un peu écartée du
bord. Milieu de l'aire posti'rieure du pronotum finement, râpeusement et assez éparsement ponctué. Ponctuation des élytres dense et
(1) Cf. Coqiiillett, Ins. Life, IV, n- 7-8, 1.S92, p. 260. L'aiiteiii- ;i Imiivtî la nymplie et l'arlulle ea juillet; la larve et la nyiniilie sont, d'après lui, .semblables à celles du l'soa maciilala.
(2) Coquilielt, loc. cit. 11 est spécifié qu'il s'agit ici de bois mort.
(3) J.-H. Oouistock, Rep. nf the Ent. for (lie ijear 1880, Washinj^ton > 1881. p. 2 75.
Fig. 441. — Déclivité apicale des élytres, vue de trois quarts et de prolil, cliez le Scobicia bidenlata.
P. Lesxe.
assez Une en ayant, devenant graduellement plus forte en arrière, grossière et confluente sur les hords de la déclivilé apicale; nervures dorsales non saillantes à la base. Strie suturale fortement imprimée en arrière où elle circonsci'it, dans la partie supérieure de la déclivité, un large bourrelet suturai armé de deux dents fortes et aiguës, insérées à distance de la suture. Déclivité apicale lisse de chaque côté du bourrelet médian, fortement ponctuée sur les côtés et couverte d'une pubescence couchée composée de longs poils blonds. Un tubercule en sailhe au bord inféro-latéral de la déclivité. Angles suturaux des élytres fortement redressés, pointus, séparément saillants. Abdomen assez finement et assez densément ponctué, couvert dune pubescence longue et assez dense.
Distribution géographique. — Nebraska {G. -H. Horn). Texas {Belfrage in Coll. Oberthiir), une 9.
Genre Eniieaflosmus.
(Voir tabl. des genres 1, 31, 32, 34, 30, 37).
Mulsant, 1851, Mém. de l'Aead. de Lyoi, 2^ série, I, p. 208 [Opme.
ent., Cah. I, 1832, p. 78). — Lacordaire, 18o7, Gen. des Col.,l\, p. o34
et S39.
Front avec une couronne semi-circulaire de longues soies dressées, parfois incomplète et réduite à ses rangées suborbitaires. Bord antérieur de l'épistome inerme. Mandibules toutes deux pointues au sommet. Yeux fortement détachés des tempes. Antennes de neuf articles, chacun des articles de la massue présentant sur chaque face deux grandes dépressions parfaitement délimitées. Prothorax dépourvu de suture latérale, muni d'une dent marginale dans la région de l'angle antérieur. Stigmates de la première paire petits, ventraux. Déclivité apicale des élytres armée de chaque côté, vers le milieu des bords latéraux, d'une forte apophyse plus ou moins pointue au sommet; suture non épaissie en bourrelet sur la décUvité; Itord inféro-apical des élytres simple. Tibias antérieurs de forme normale.
fig. 442 et 443. — Antennes des Enneadesmus l'orfictda (fig. 442) et trispinosus (fig. 443).
W'vision des Bostnjchidrx. COI
c5 Pièces pleurales du dernier segment aiidoniinal apparentes on dessous. Couronne frontale moins fournie et formée de soies moins longues que chez la ç, parfois mrnie incomplète.
Q Dernier segment abdominal simple.
Les Enneadesmus, tous de petite taille, sont répandus dans une grande partie de l'Afrique et dans la région méditerranéenne.
TABLEAU DKS ESPÈCES.
1-12 — Déclivité apicaie des élytres sans épines suturâtes. Dents de la râpe prothoracique mêlées de denticules.
2-9 — Arlicles 3-6 des antennes pris cnsemjjle plus courts que la demi-longueur du premier article de la massue (flg. 442) ; celle-ci très grande, plus de deux lois aussi longue que le reste de l'antenne, son dernier article très long, très mince et comme foliacé.
;}-() — Déclivité apicaie imponctuée au-dessous de l'apophyse latérale. Angle apico-sutural des élytres non saillant. Poncluatiou dorsale des élytres non conlluente au voisinage du bord supérieur de la déclivité. Apophyses élytrales courtes.
4-0 — Rebord inférieur de la déclivité apicaie bien marqué. OEil plus petit que le 1" article de la massue antennaire (tig. 444). Front très souvent orné de deux grains arrondis, situés près du bord postérieur de la couronne frontale et en dedans de celui-ci. — ç Couronne frontale régulièroûient arquée à son bord postérieur. — o Couronne frontale incomplète, représentée seulement parles rangées de soies suborbitaires (tig. 324). — Long. 3- 3 3/4 mill E. bigranulum n. sip.
0-4 — Rebord inférieur de la déclivité apicaie à peine sensible. OEil plus grand que le l'""' article de la massue antennaire (fig. 443). Déclivité apicaie moins fortement déprimée le long de la suture. — $ Rord postérieur de la couronne frontale décrivant un angle rentrant. — Long. 3 1,2 mill. E. Decorsei n. .ip.
6-3 — Déclivité apicaie ponctuée au-dessous de l'apophNse latérale. Angle apico-sutural des élytres saillant. Ponctua-
602 P. Lesne.
tion dorsale tk'S élytres grossière et conflueiite au voisinage du bord supérieur de la déclivité apicale.
7-8 — Région du bord supérieur de la déclivité apicale présentant une pubescence couchée, roux doré, rendant peu distincte la sculpture sous-jacente. Long. 2 1/2-4 1/2 mlU E. forficula Fairm.
8-7 — Élytres presque glabres dans la région du bord supérieur de leur déclivité apicale, la sculpture de cette région étant par suite bien distincte. Déclivité apicale fortement ponctuée sur toute sa surface, plus nettement tronquée que chez le forficula. Apophyses élytrales grandes (tig. 451). Angle apico-sutural très saillant. Moitié basilaire des élytres rousse. — ç Sinus postoculaire de la couronne frontale très accentué (tig. 453). — Long. 4-4 12 mill E. evacanthus n. sp.
9-2 — Articles 3-6 des antennes pris ensemble surpassant en longueur la moitié du premier article de la massue (tîg. 443) ; celle-ci moins de deux fois aussi longue que le reste de l'antenne, son dernier article convexe sur les deux faces et à peine plus long que chacun des deux articles précédents.
10-11 — Déclivité postérieure des élytres sans cahis marginal au-dessous de l'apopbyse latérale; celle-ci très pointue au sommet, moins écartée de la suture que chez ïobtusidentatiis (fig. 4o5). Bord apical des élytres plus épais sur sa tranche (tig. 436). Long. 412 mill ... E. auricomus Reitt.
11-10 — Déclivité postérieure des élytres avec un calus (î) ou un tubercule ((5) marginal au-dessous de Fapophyse latérale (lig. 4o9 et 438); celle-ci émoussée au sommet. — 9 Couronne frontale régulièrement arrondie en arrière. — Long. 3 1/2-3 mill E. obtusidentatus Lesn.
12-1 — Déchvité apicale munie au centre de deux épines contiguës insérées sur la suture [iig. 461). Râpe prothoracique composée seulement de quelques grosses dents écartées sans denticules interposés. Aire suscéphali([iie du pronotum large, lisse et brillante. Forme courte. Long. 2-3 1/2 mill E. trispinosus (tl.
Rerision des Bostnjchides. 003
Enneadesmus bigranulum ;*. sp.
(Voir tabl. des espèces 1, 2, 3, 4. — Fig. 444 du texte).
Lon^. 3-3 3/4 mill. -- Cette espèce est assez voisine de VE. forficida étudié plus bas. Nous en donnons seulement une description comparative.
Forme générale plus courte que ciiez le forficula. Corps brun, avec la râpe prothoracique, les calus huméraux, la base des él\ très et l'extrémité de l'abdomen teintés de rouge ; appendices roux ou brunâtres, à part leslijjiasantérieursqui sont bruns. Yeux notablement moins grands que chez le forficula. Articles 3-6 des antennes pris ensemble ne surpassant pas en longueur le i" article, ni le quart du 7^: ce der- Fig. 444. — Enneadesmus blnier aussi long que tous les précédents granulum cf.
réunis. Protborax subcarré, un peu
transverse, légèrement arrondi sur les côtés; aire suscéplialique très linement ponctuée. Milieu de l'aire postérieure du pronotum présentant une ponctuation linc, assez dense, râpeuse. Ponctuation des élytres assez fine et peu dense en avant, graduellement plus forte en arrière, sans toutefois devenir contluente. Déclivité apicale déprimée longitudinalement au milieu, lisse (en ne tenant pas compte des points très tins et épars disséminés à sa surface), couverte d'une pubescence couchée roux doré assez dense, nettement rebordée intérieurement, l'angle suturai non saillant ; apoph> ses marginales plus courtes qu'elles ne le sont en général chez le forficuhi; au-dessous de ces apophyses le tégument est lisse.
(5 Couronne frontale largement interrompue en arrière, réduite aux deux rangées longitudinales longeant le bord interne des yeux.
ç Couronne frontale non interrompue en arrière, son contour postérieur réguUèrement et faiblement arqué et ne formant pas de sinus accentué au voisinage de l'orbite. Les soies frontales sont moins longues et moins fournies que chez le forficula ç ; leur ligne d'insi'rtion ne détermine pas d'impression en arrière des yeux.
Le nom de bigranuluiu donné à l'espèce actuelle est destiné à rappeler la présence très fréquente sur le front de deux grains saillants,
P. Lesne.
arrondis, rapprochés, et situés entre les yeux ('). Cette parliculanlé n'a encore été observée chez aucun autre Ennendrxiuiix.
Dist ri ha i ion in'ograph i<j ik
Madagascar [-].
rif
i45. — Enneadesmus Decorsei Q .
Enneadesmus Decorsei ». sp. (9).
(Voir tabl. des espèces 1. "2, 3, o. — Fig. 445 du texte).
Long. ;i 12 mill. — Cette espèce est à la fois très voisine des E. bifiniiuiluin et forficiilii. Elle a le faciès de la première espèce; mais elle
s'en distingue par sa forme générale plus allongée, par ses yeux beaucoup plus gros, semblables à ceux du forficula, par le rebord inférieur de la déclivité apicale très faii)le et indiqué seulement près de l'angle suturai. La déclivité est aussi moins fortement déprimée. La couronne frontale de la 9 est plus fournie que chez le higrmuihnii et elle décrit un angle rentrant à son bord postérieur.
LE. Decorsei ditïère principalement du forficula par la ponctuation dorsale des élytres non confluenle en arrière, par la déchvité apicale imponctuée en dedans et au-dessous des apophyses marginales, par l'angle suturai des élytres qui n'est aucunement saillant.
Le front ne présente pas de grains en saillie. Les apophyses él\ traies du seul individu étudié sont fort courtes et moins écartées de la suture que chez le bigronuhim.
Distribution géographique. — Madagascar : Mevatanana (/)■' Decorse in Muséum de Paris). — Type unique 9-
Enneadesmus forficula*.
(Voir tabl. des espèces 1, 2. 6. 7. — PI. 1 (^;, tlg. 6; llg. 442 et 446 à 4o0 du texte).
Fairmaire. 1883, Ann. Soc. Eut. Fr., 1883, p. 9o.
(1) Des six individus examinés, un seul c^ de Mevatanana ne présente pas ce caractère.
(21 Diégo-Suarez, en juillet, 1 c^ [Ch. Alluaud); Mevatanana, 2 o^, 1 $ {Février de la Bathie in Coll. Fairmaire et Muséum de l'aris); sud-ouest de Madagascar, 1 c^, t ^{Coll. Rothscttild > Obertlùir).
(3) Ann. Soc. Ent. Fr., 1890, p). VIII.
Revision des Bostn/chides.
Auberti'' Chobaut. 1897, Bull. Soc. Eut. Fr., 1897, p. 170 (').
Long. 2 l/â-4 1/2 mill. — Corps généralement roux avec la tète noire, la poitrine, l'aljdomen et la région postérieure des élytres rembrunis ; souvent le prothorax est aussi rembruni. Dans quelques cas tout le dessus du corps est brun avec les épaules plus claires (-;. Yer-
l'ig. 446 à 450. — Enneadesmus for/iciila. Corps, vu en dessus, forme type (fig. 446) ; extrémité des élytres, vue en dessus, chez un exemplaire du Sudalgérien (fig. 447); tête et bord antérieur du prolliorax. vus de prolil, chez une 9 à sinus postoculaire bien accentué (fig. 448) ; déclivité apicale des élytres, vue en dessus et de profil, chez la race capensis (fig. i49 et 450).
tex présentant une impression en accolade correspondant au contour postérieur de la couronne frontale; en arrière de cette impression le tégument est couvert des carinules normales du vertex, tandis qu'en avant il est finement ponctué, brillant et très finement pubescent. Articles 3-6 des antennes réunis à peine plus longs que le f" et plus courts que la moitié du 7*"; massue très grande, plus de deux fois aussi longue que le reste de l'antenne, son dernier article allongé, de beaucoup plus long que chacun des deux précédents, très mince et ci>mme
(1) C'est très probablement Y.lpate spinipennis* Dejean [Cat.. 3" éd., p. 33i;. L'exemplaire de la collection Dejean a perdu la moitié postérieure des élytres.
1,2) Les exemplaires bruns dont nous parlons proviennent d'Avalchio ou Aouatchio et de Bêla, dans le Pays des Gallas, du lac Bass N'arok et du lleuve Taua.
606 P. Lesxe.
foliacé. Pro thorax arqué sur les côtés, très légèrement élargi en arrière. Élylres linemeut et assez densément ponctués dans leur moitié basilaire, leur ponctuation devenant très forte et très serrée en arrière, surtout au pourtour supérieur de la déclivité apicale; dans cette région une pubescence fine, couchée, rend la sculpture moins distincte. La suture est élevée et saillante sur la déclivité apicale et, de part et d'autre de cette sailhe, la déclivité est presque hsse tandis que les parties supérieures et latérales, situées au-dessus et au-dessous de l'insertion des apophyses, sont fortement ponctuées. Ces apophyses, conoïdes el incurvées en dedans, sont insérées sur les bords latéraux de la déclivité, à mi-hauteur de celle-ci, et sont très pointues à l'apex. Angle suturai des élytres assez saillant. Ponctuation de l'abdomen extrêmement line et peu dense; sa pubescence très fine, éparse.
c5 Couronne frontale peu fournie notamment au voisinage du bord postérieur de l'œil, et formée de soies moins longues que chez la 9. Impression du vertex moins marquée, etTacée auprès des yeux.
9 Couronne frontale fournie, composée de poils roux doré, serrés, très longs, surtout au bord supérieur de la couronne. Impression du vertex bien enfoncée.
Cette forme est assez difficile à délimiter par suite de sa variabilité et de sa très proche parenté avec 1' E. evaamthus. Sans parler de la coloration qui, dans le cas actuel, peut être considérée comme ayant quelque importance, la largeur du corps varie d'une façon notable et indépendamment du sexe, do la provenance et de la saison de récolte. Le prothorax est tantôt aussi long que large (^), tantôt nettement transverse (^), avec toutes les proportions intermédiaires; la ponctuation de l'aire postérieure du pronotum est plus ou moins écartée. La longueur des épines élytrales varie presque du simple au double, sans toutefois qu'il y ait de variation dans leur épaisseur. Le disque de la déclivité postérieure est envahi parfois jusqu'à la suture par la forte ponctuation de ses parties latérales. Chez la 9, l'impression du vertex décrit, au voisinage de l'œil, une courbe plus ou moins accentuée.
En Abyssinie et dans les Pays somali et galla. la taille est généralement plus petite que chez les exemplaires du Sud-algérien, avec des apophyses élytrales terminées assez jjrusquement en pointe alitrs que dans les spécimens du Maghreb ces mêmes apophyses sont régufière-
(1) Par exemple chez des individus du Sud-algérien.
(2) Fleuve Tana, etc.
Rrcision fies liosirjjrhidrs. fi07
ment amincies vers le buat ('): mais ces caractères sont inconstants.
Une forme mieux lixée et qui mérite sans doute d'être considérée comme une race géograptiique, habite l'Afrique australe. Sa coloration est toujours brune avec le calus humerai roux ou rougeàtre; ses ("lytres sont plus allongés que chez le type de l'espèce, leur angle apico-sutural est plus saillant. La déclivité postérieure est fortement ()onctiiée sur le disque, sans espace lisse le long de la suture. Tous ces caractères sont fai])les, mais ils paraissent très constants et justifient la création du nom de capensis que nous proposons pour cette race locale. Ajoutons qu'ici la longueur des apophyses élytrales varie plus encore que chez le forjîcula et que ces apophyses atteignent chez le ciipeiisis (3 une longueur plus grande que dans la forme type. Par leur forme et leurs dimensions habituelles, ces épines élytrales sont intermédiaires entre celles des exemplaires de la presqu'île des Somalis et celles de VE. evaranthus.
Distribution géographique. — Tunisie et Sahara algérien; Sénégal; Erythrée, Abyssinie, baie de Tadjourah, pays des Somahs et pays des Gallas jusqu'au tleuve Tana (-).
La race capensis a été trouvée au Transvaal, dans le Natal et dans la Colonie du Cap (^).
(1) On peut réserver à celle dernière forme le nom d'Auberti, mais il ne faudrait pas, nous le répétons, la considérer comme une race bien trancliée.Une conformation semblable des apophyses élytrales s'observe quelquefois parmi les exemplaires de provenance Somalie.
(2) Aïn Tefel {Sedillot), Teboursouli (D"" Normand), Zaghouan (F. Elena in Musée de Gènes), Tliala {Coll. 1'. Mayet). Biskra [Bedel, .)/. de Vauloger), Tougourth [M. de l'auloger), Gardaïa {Auherl).
Sénégal [Dumoulin in Coll. Dejean) (la détermination de l'individu, qui est liés mutilé, n'est pas absolument certaine) : Thiès {Coll. Auhert).
Keren {Ragazzim Musée de 6'e»es); Abyssinie (/fa //ray in Coll. Fairmaire et Coll. Oherthur); Obott [Laligant, Maindron, D' Faurot, etc.); Somalie anglaise : Ouadda (D' Jousseaume in Muséum de l'aris), Berbera (Coll. Argod- Vallon); « Ui, Somali Isa » [Antinori in Musée de Gènes); « Pozzi Maddo » {Bot/ego in Muséede Gènes). Pays des Gallas Aroussi et lioran : cours de la Ganana, de la Daoua et de la Ganale Goudda (E. Huspoli, )'. /io/iego in Musée de Gènes).
Afrique orientale anglaise : Banas (E. Ruspoli in Muséede Gènes); lac Bass Narok (V. Boltecjo in Musée de Gênes); Fleuve Tana (Musée de Vienne).
(3) Transvaal et Natal (l'èringueg in lilleris). Colonie du Cap (Drège in Musée de Stockholm et Coll. de Marseul; Coll. Dejean, Muséum de l'aris, Musée de Berlin, Coll. OOertliiir) : Bedford et Dunbrody (O' Neil in Coll.
P. Lesxe.
Biologie. — Cette espèce vit notamment dans le Gommier {Acacia iortilis) ('). L'adulte vole le soii- au coucher du soleil (-).
Enneadesmus evacanthus n. sp.
(Voir tabl. des espèces 1. 2, (5, 8. ~ Fig. 4ol à 4o4 du texte).
Long. 4-4 1/2 mill. — Cette forme est très voisine de VE. forficula dont elle a la coloration habituelle rousse avec la tête et la région
postérieure des élytres brun foncé. Le corps est un peu plus robuste que chez le forficula, le prothorax est plus carré, moins arrondi sur les côtés.
Les élytres sont glabres et brillants en arrière; la région du bord supérieur de la déclivité apicale, couverte d'une sculpture grossière, très nettement apparente, montre, de chaque côté, les extrémités costiformes d'une ou de deux nervures dorsales, fait que l'on n'observe pas dans le forficula type , mais qui existe parfois à un degré très faible dans la race capensis. La déclivité apicale elle-même est plus abrupte et mieux délimitée supérieurement que chez le forfcula et ses parties discoïdales sont fortement pom^tuées; les apophyses marginales sont plus développées que dans aucune autre forme du genre, courbées en faux et terminées par une petite
Fig. 451 à 454. — Ennendesmiis evacan thus. cf, vu en dessus (fig. 451); tête de la Q, vue de devant et de profil (fig. 452 et 453) ; déclivité apicale des élytres, vue de profil, chez une Q (fig. 454 ).
Bedel; Musée de Cape-Town; Coll. Oberlliiir) \ Port-Elizabeth (l)' Cli. Martin).
Un exemplaire de la collection Oljertlilir. provenant de le collection SchmidL , porte l'étiquette « Brésil ».
(1) Au moias dans la fonH de Thala, en Tunisie (Coll. V. Mayel).
Cl) D'après L. Bedel. — L'espèce a été trouvée à Ghardaiaen mars, à Bisiir a en juin et dans le nord de la Tunisie en juillet.
Ri'visiOH (1rs BodnjchUJes.
Itointe excentrique paraissant eomme surajoutée. L'angle apico-sutural et très saillant. Chez la Q le sinus postoculaire de la couronne frontale est très accentué et les soies frontales sont très longues.
Il est possible que VEnneadesmus evacanthus ne soit qu'une race géographique de l'espèce précédente.
Distribution (jéoijraphiquf. — Abyssinie et pays des Somalis (').
Enneadesmus auricomus *.
(Voir tabl. des espèces 1, 0, 10. — Fig. 4oo et 4o(5 du texte).
Reitter, 1898, Wien. ent. Zeit., XVII, p. 13 (o).
? tmlentatKS Oiïvier, 1795, Eut., IV, n" 77, p. 16, pi. III, f. 20 {■').
Long. 4 mill. — Allongé, parallèle, d'un brun un peu rougeàtre, avec les appendices roux, à part les tibias antérieurs qui sont bruns.
Cette espèce est très voisine de la suivante, E. obtusidentatus. Elle en diffère surtout par la pubescence dorsale plus apparente, par la forme des apophyses élytrales qui sont ici algues et très pointues en même temps qu'elles sont plus rapprochées de la suture ; par l'absence de calus inféro-latéral sur les bords de la déclivité postérieure; par répaississement bien plus marqué du bord apical des élytres.
En outre, la ponctuation de l'aire suscéphalique du prothorax est beaucoup moins forte que chez Vobtusidentatas; celle du milieu de l'aire postérieure du pronotum est à peine râpeuse et d'une finesse extrême. Les côtés du prothorax sont finement et peu densément pubescents en arrière.
l'ig
5.5 et 456. — Enneadesmus auricomus. Corps, vu en dessus, et déclivité apicale des élytres, vue de profil et de trois quarts.
(1) Abyssinie (A.Rafl'raij in Muséum de l'aris et Coll. Obrrthllr) ■,BeThevOi àMihnil, en août (Co//. Rothschild'^ Oberlhiir); Lugli, en novembre-décembre (T. Bottego in Musée de Cènes). — 3 c^, I 9-
(2) Cette synonymie est très probable. Le dessin original correspondant à la lij^ure de V Entomologie nous a été obligeamment communiqué par M. Ernest Olivier. 11 indique une ponctuation éparse sur la région dorsale des
Ann. Soc. Ent. Fr., lxix. 1001. 3!t
P. Lesne.
Les élytres, donsément et. assez fortement ponctués en dessus et sur les côtés, présentent une pubescence blonde, couchée, assez dense et assez longue. La déclivité apicale est moins déprimée au mJlieu. Il n'y a pas d'espace lisse et brillant de chaque côté de la suture sur la déclivité : cette région est éparsement et assez finement ponctuée et modérément pubescente comme le reste de la déclivité.
Les autres caractères sont identiques à ceux de Vobtimdentatas.
Distribution géographique. — Boukharie (').
Enneadesmiis obtusidentatus *.
(Voir tabl. des espèces 1, 9, 11. — Fig. 4o7 à 4o9 du texte).
Lesne, 1899, Bull, du Mus. d'Hist. .Sut., 1899, p. 228, fig. Long. 3 1/2-0 mill. — Oblong-allongé, subparallèle, très légèrement élargi en arrière. Roux ou roux brunâtre, brillant, la partie postérieure
Fig. i57 à 4.59. — Enneadesmus obtusidentatus. Avant-corps du o^, vu de profil (fig. 457) et déclivité apicale des élytres, vue eu dessus, cliez le c^ (fig. i.58) et chez la Q (lig. 459).
du prothorax et la base des élytres généralement plus claires que le reste du dessus du corps; disque de l'abdomen brun; appendices roux avec les tibias antérieurs presque toujours bruns. Pubescence dorsale fine et peu apparente. Couronne frontale décrivant en arrière un arc de cercle ri'gulier, rappelant beaucoup d'ailleurs celle de VE. forficula mais formée de soies moins longues. Milieu du front
élytres et la saillie de la suture sur la déclivité, particularités omises par le graveur. Le type du Bostnjchus hidentatus est perdu ; il avait été recueilli en Syrie par Labillardière.
(1) Et probablement aussi Syrie (v. la note précédente). Le type unique et seul spécimen connu de 17:'. auricomus, qui est un individu mal conformé, fait actuellement partie de la collection de M. E. Reilter.
Revision des Bostnjehides. Gll
(lensémont et très linoment pubescont. Vcrlex non impressionné. Articles 3-6 des antennes pris ensemble plus longs que la moitié du 7% le dernier article de la massue ovalaire. à iieine plus long que chacun des précédents, non aminci en lame d'épaisseur uniforme. Prothorax légèrement transverse, légèrement rétréci en avant, peu fortement arqué sur les côtés ; aire suscéphalique densément, assez fortement et un peu ràpeusement ponctuée. Milieu de Faire postérieure du pronotuni avec des grains râpeux peu denses. Élytres fortement et densément ponctués, leur sillon marginal graduellement atténué en arrière. Déclivité apicale lisse et brillante de chaque côté de la suture, munie de chaque côté, sur ses bords latéraux, au niveau du milieu de sa hauteur, d'une apophyse épaisse, courte et conique, émoussée à l'apex et présentant un calus saillant au-dessous de cette apophyse. Suture élevée sur la déclivité. Angle apico-sutural à peine saillant.
c? Calus inféro-marginal de la déclivité plus saillant, tuberculiforme. Disque de la déclivité entièrement lisse et brillant.
$ Calus inféro-marginal de la déchvité faible. Disque de la déclivité imponctué seulement suivant deux bandes étroites longeant la suture.
Distribution géographique. — Bassin méridional de la mer Rouge et bassin du golfe d'Aden; Mésopotamie (').
Enneadesmus trispinosus.
(Voir tabl. des espèces 12. — Fig. 250, 443 et 460 à 463 du texte.)
Olivier, 179o, Eut., IV, n' 77, p. 16, pi. III. f. 19. — Miilsant, 1851. Méin. de VAc. de Lyon, cl. des Sciences, 18ol, p. 205 {Opusc. eut., I, p. 7b). — Zoufal, 1894, ^Men. eut. Zeit., XIII, p. 40. — Schilsky, 1899, Kdf. Eur., XXXVI Heft, 90.
var. Lcsnei •■ Chobaut, 1898, Rev. d'En t., XVII, p. 81.
Long. 2-3 1,2 mill. — Court, parallèle, très légèrement élargi en arrière. Tète, écusson, parties postérieures des élytres, poitrine et abdomen bruns; prothorax et base des élytres roux, la dernière de
(1) Gueleb (Erythrée) {Penzig in Musée de Gênes]; Assab [Racjazzi in Musée de Gênes); Obol\ (M. Maindron in Muséum de Paris: Liiligant in Coll. Bedel et Coll. Fairmaire ; Coll. Lévëilléj et Djibouti {D' Ch. Martin); Aden {A. Raffray in Coll. Bedel); vallée de Dorfou (Clioa) (llagazzi in Musée de Gènes); Bagdad (Coll. Pic). — A part le spécimen de Gueleb et celui de Bagdad, tous les individus cités sont des types.
612 P. Lesxe.
teinte plus pâle que le protliorax; appendices roux clair avec les tibias antérieurs, les cuisses postérieures et souvent les intermédiaires rembrunies. La teinte pâle de la base des élytres est parfois réduite à une étroite bande basilaire élargie près de la suture: dans d'autres cas elle occupe au contraire la moitié antérieure des élytres.
Tête légèrement déprimée dans la région circonscrite par la couronne frontale, cette région ràpeusement et assez densément ponctuée, couverte d'une pubescence couchée extrêmement fine. Vertex non impressionné. Couronne frontale peu fournie, régulièrement arquée au bord postérieur. Articles 3-7 des antennes pris ensemble atteignant les trois quarts de la longueur du 8" article. Dernier article de la massue ovalaire plus long que chacun des deux précédents. Prothorax transverse, légèrement rétréci en avant, ses côtés assez fortement arqués; aire suscéphalique large, ^^^ '*''' brillaute, marquée d'une ponctuation ex-
trêmement fine; dents de la râpe grosses et espacées, sans denticules interposés.
Ponctuation du milieu de l'aire postérieure du pronolum éparse et extrêmement fine, à peine râpeuse. Élytres peu densément et assez finement ponctués, leur troncatiu'e apicale parfaitement défimitée, régulièrement circulaire, convexe sur le disque.
plus fortement et plus régulièrement ponc-
Fig. 460 à 46.3. — Déclivité tuée que les parties dorsales des élytres,
apicale des élvtres, vue de ^,.,-.3 Uneinent et très brièvement pubes-
prolil et de dessus, cliez ^^^^^^ ^,. ^^ ^jj..^, 3^,^ ^^^ ,^^^,^3 supérieur
1 Enneaaesmus trisniao- , , . . -, -i i 1 i 1 • 1
„ . ,,. ,,.„ et latéraux de poils blond clair dresses, SMS forme type (lig. 460 . , , * , ,,,.,.
et 461) el chez sa va- P"^^ recourbes vers le centre de la decliriété Lesnei (fig. 462 et ^ 't^'- t'ne longue apophyse conoide, incur- 463). vée en dedans et très iiointue au sommet,
est insérée au bord inféro-latéral de la déclivité ; sa longueur, qui ne varie guère, dépasse le double de sa largeur de base. La suture est saillante sur la décUvité et présente au niveau du milieu de la hauteur de celle-ci deux fortes épines contiguës à la
(1) Mulsanl parle d'un aspect particulier que présente la déclivité apicale de cette espèce et qui fait paraître cette région comme couverte de filaments cryptogamiques ou d'une sorte de toile d'Araignée. Le fait est, en effet, fréquent, mais il provient simplement d'une exsudation graisseuse ayant eu Heu post morlem.
Revision des Bostnjrhides. (513
base, longues et très pointues. Épisternes métatlioraciques larges. Abdomen finement et peu densément ponctué et pubescent.
Dans le Sud-algérien existe une l'orme très voisine du frispinosus (E. Lesnel Chob.), mais qui ne paraîtpas en être spécin(iuemenl distincte. Elle diffère du trispinosus type par ses apopbyses élytrales plus courtes, plus larges, moins de deux lois aussi longues que larges à la base et à peine incurvées, par les épines suturâtes plus petites et insérées un peu plus bas sur la déclivité, par la ponctuation de l'aire postérieure du pronotum et des élytres plus forte. — Long. '■} 1,2 mill. {').
Disiribittion (léogruphiqiie. — Provence, Corse, Andalousie, Sahara algérien et tunisien, Basse-Egypte, Mésopotamie (^).
Biologie. — En Provence et en Corse, cette espèce vit dans les branches coupées ou mortes des Tamarix (E. Abeille de Perrin in litt.]. C'est aussi dans un Tamarix que Schneider l'a observée en Egypte (■^). Dans le Sahara algérien et tunisien, elle se développe dans la nervure médiane des feuilles sèches du Dattier ou « djerids » (R. (Jberthiir, D'' Normand <■» /(7f.) La galerie larvaire est longitudinale; celle qui livre passage à l'insecte parfait est transverse, perpendiculaire à la première (Mulsant, D'' Normand). Les adultes apparaissent surtout en mai (*); ils sortent et volent entre 4 heures et 0 heures du soir, mais ils ne viennent pas aux lumières (^).
UEnneiidesmus trispinosus a pour ennemis un Hisiéride, le Tere-
(1) Le spécimen type de l'A', ffesnei est en entier d'un roux fauve ; le front et la déclivité apicale sont glabres ; mais les trispinosus qui ont été conservés dans de mauvaises conditions et qui se sont décomposés prennent la même teinte et perdent leur pilosité.
(2) Env. de Draguigaan (Doublier) ; Sainte-Baume et Marseille (E. Abeille de Perrin); Corse (l)amrij, etc.) : Porto Vecchio {E. Abeille de Perrin). Cordoue (C. Moret). Ghardaïa (var. Lesnel) [Baijonne in Coll. Cliobaut); Biskra (fl. 0^^e»7/<///-); Touggourth (Pic, M. de Vaulofjei); Kebilli(C' Normand). Rainleh (Alexandrie) (Schneider). Mésopotamie {Olivier).
Mulsant, rappelant qu'Olivier était originaire de Fréjus, suppose qu'il avait capturé son lloslrychiis trispinosus jiendant un de ses séjours en Provence et qu'il l'avait ensuite mélangé par mégarde avec les insectes rajiportés par lui de son voyage en Orient.
(3) Dans les fourches des branches (Astgabel), dit Schneider [SilzO. Isis, Dresde, 1871, p. 4.3).
(i) Observations du D' Normand, faites à Kebilli en 18U7. (.5) D'après le D' Normand. Cependant M. Dayonne aurait pris aux lumières l'exemplaire de Ghardaïa.
614 P. Lesxe.
trius brnniiPHs Lewis et un Cléride, le Macrotelus paUicoIor Fairm. (D'' Normand).
Genre Xylogenes n. g.
(Voir tabl. des genres 1, 31, 32, 34, 36, 38.) -v'I^
Corps court. Tète large, les yeux relativement petits, bien détachés des tempes. Une couronne pileuse frontale incomplète. Bord antérieur de l'épistome denté de chaque côté de la base du labre et échancré en arc de cercle entre les dents. Mandibules dissemblables, celle de gauche assez pointue, celle de droite largement arrondie au sommet. Antennes de neuf articles, les deux premiers articles de la massue un peu allongés et présentant chacun, sur chaque face, deux grandes dépressions bien délimitées ('). Prothorax dt'pourvu de suture latérale, son aire suscéphalique grande. Élytres sans tubercules ni épines. Tibias antérieurs fortement comprimés, leur tranche externe graduellement amincie vers l'apex.
ç Dernier segment apparent de l'abdomen échancré au milieu du bord postérieur.
La seule espèce du genre appartient a la faune méditerranéenne orientale. Elle est particulièrement intéressante en ce qu'elle contribue à rattacher entre eux les genres des types Xijloperthn et Sinoxylon.
Xylogenes dilatatus.
(Fig. 464 et 46o du texte).
Reitter, 1889, Yerhandl. d. Naturf. Yereinesin Bvunn, XXVII Band. p. 112 (tirage à part, p. 22). — Zoufal, 1894, Wien. ent. Zeit., XIII, p. 39. — Schilsky, 1899, Kaf. Eur., XXXVI Heft, 91 (9).
Long. 4 1/2 -o 1/2 raill. — Corps large, trapu, comme celui des Sinoxylon ; élytres rappelant beaucoup ceux du Sinoxylon subvetusum Ane. Tête, moitié postérieure des élytres, poitrine et abdomen, sauf la base du dernier segment, bruns; pièce basilaire de la tète, deux taches transverses sur l'épistome, protliorax, moitié antérieure des élytres, base du dernier segment abdominal et appendices roux, les pattes étant plus pâles; tibias antérieurs bruns. Téguments assez brillants.
(1) Ces dépressions sont ovalaires et longitudinales.
lierisiou (les liosinjiiudciî.
6lo
Front et épistome finemenl et densément ponctués, le premier lisse en arrière. Vertex non impressionné. Couronne frontale représentée de chaque côté par une rangée longitudinale de longues soies dressées située à quelque distance du bord interne de l'œil. Suture fronto-clypéale Une, sulciforme, en accolade. Articles 3-6 des antennes pris ensemble de même longueur que le 7^ Prothorax transverse, légèrement élargi dans sa moitié antérieure, ses côtés faiblement arqués; aire suscéphalique llnement ponctuée et comme chagrinée ; dents de la râpe mêlées de denticules, la dent antéro-latérale insérée à distance du bord du prothorax. Ponctuation du milieu de l'aire postérieure du pronotum extrêmement fine, éparse, râpeuse. Ély très très légèrement élargis en arrière, finement |)onctués vers la base, un peu phis fortement au voisinage de la déclivité apicale, la longueur de leur région dorsale, prise sur la suture, sensiblement égale à leur largeur aux épaules. Déclivité apicale nettement tronquée et bien délimitée par une côte circulaire ellacée seulement près de la suture: surface de la déclivité légèrement bombée sur chaque élytre, déprimée suivant la suture surtout intérieurement, assez fortement ponctuée vers le haut, très finement dans sa moitié inférieure. Suture saillante sur la déclivité. Sillon marginal des élytres presque nul en arrière, le bord latéral présentant luie faible encoche près du tournant a|)ical. Parties postérieures des élytres et déclivité couvertes d'une pubescence dense, courte, extrêmement fine. Abdomen finement et densément ponctué et pubescent. Tibias postérieurs avec de longues soies au côté externe.
Q Dernier segment abdominal apparent plus long que chacun des trois précédents, étroitement et profondément échancré en arrière. De chaque côté, l'angle limitant cette échancrureestdentiforme. Bordinféro-apical des élytres épaissi, légèrement réfléchi, mais simple.
iMg. 404 et 4G5. — Xylogenes dihitu-
lus Ç.
Distribution géofjrajyh iqur.
caspien (*).
Syrie, Mésopotamie et District trans-
(1) Syrie [Uelfer ia Coll. La férié > de Marseul); Mé^oiioinnne {Schmidt-
P. Lesne.
Genre Octo<lcsmus n. g. c^^ (Voir tabl. des genres 1, 31, 39).
Front simple, convexe, sans couronne de soies dressées. Yeux Ijien dt'tachés des tempes. Mandibules toutes deux pointues au sommet. Antennes de Imit articles, leur massue triarliculée, notablement plus longue que le reste de l'antenne, chacun de ses articles muni sur chaque face de deux grandes dépressions parfaitement délimitées. 1" article de la massue plus long que les articles 3-3 réunis; 2<^ article de la massue légèrement transverse. Prothorax dépourvu de suture latérale; dents de la râpe grosses et peu nombreuses, sans denticules interposés. Déclivité apicalc des élytres munie de chaque côté d'une forte 4(;(, épine. Face externe des tibias antérieurs non sillonnée, amincie vers l'apex {^\
Fig. 466 et i67. — Oclodesmus parvulus. Antenne et libia antérieur, vu par la face externe.
(5 Derniers segments abdominaux simples, le 0^ sans pièces pleurales visibles.
o 4e segment abdominal apparent biépineux à son bord postérieur, le o*" profondément échancré au milieu.
Genre indien, remarquable surtout par la réduction du nombre d'articles des antennes. Les deux espèces qu'il renferme diffèrent l'une de l'autre par de nombreuses particularités.
TABLEAU DES ESPECES
1 - 2 — Épistome légèrement échancré en arc de cercle au milieu de son bord antérieur. Bord interne de l'épisterne métathoracique rectiligne. Prothorax subcarré, un peu transverse (fig. 468), son aire suscéphalique aussi large que haute, Usseet brillante. Épines de la déchvité apicale
Gœbel in Musée de Vienne); District Iranscaspien : Pul-i-chatuin en lin avril (Expédition Radde, Walter et Konschin in Coll. Reitter], individu type.
(1) En outre, la suture fronlo-clypéale, insensible ou à peine marquée sur les côtés, est forlement enfoncée en fovéole au milieu. La dent antéro-lalérale du prolhorax est insérée à quelque distance du bord.
Revision des Bostrufhides.
inséréos en dedans des bords. — 9 o*^ segment abdominal échancré sur plus du tiers de sa largeur, visible seulement sur les côtés (lig. 4(59). — Long. 2 1/2 mill
O. parvulus Lesn .
2-1 — Bord antérieur de l'épistome avancé au milieu en un lobe court et large. Épisterne métathoracique élargi au milieu, arqué au bord interne (llg. 472). Protliorax moins large (fig. 471), son aire suscéplialique petite et étroite, iinement râpeuse. Épines de la d(''clivité postérieure marginales. — ç o^ segment abdominal échancré sur moins du quart de sa largeur (fig. 470). — Long. 4-5 1/2 mill. O. episternalis n. sp.
Octodesmus parvulus* (Ç).
(Voir tabl. des espèces 1. — Fig. 466 a 469 du texte).
Lesne, 1897, Ann. Soc. eut. lielg., 1897, p. 19.
Long. 2 1/2 mill. — Allongé, parallèle; testacé, avec la moitié antérieure des élytres pâle, la tète, la région de la râpe protlioracique et la déclivité apicale des élytres rembrunies. Tète régulièrement convexe en dessus. Front assez finement et assez densément ponctué. Bord antérieur de l'épistome légèrement échancré en arc de cercle sur la largeur correspondant à l'insertion du lal)re et angulé à angle droit de chaque côté de cette écliancrure. Yeux assez gros. 2*^ et 6'^ articles des antennes plus longs, chacun, que les articles 3-o pris ensemble; 2*^ article delà massue transverse, un peu plus court que le précédent. Prothorax subcarré, assez fortement rétréci en avant, ses côtés parallèles en arrière sur plus de la moitié de leur longueur; aire susc(''phalique à peu près aussi large que haute, très brillante, lisse, à part une ponctuation extrêmement fine et peu dense. Milieu de l'aire postérieure du pronotum très finement et peu densément ponctué, sans sculpture râpeuse. Angle antéro-latéral du protliorax assez fortement ponctui'. Ponctuation des élytres assez forte et assez dense sur les parties dorsale et latérales, moins nette sur la décfivité apicale. Celle-ci ne présente pas de carènes marginales et se raccorde au dos des élytres par une surface courbe ménagée. Elle est numie de chaque côté, sur le disque, d'une forte épine comprimée dans le sens dorso-ventral, légèrement
Kig. i(18. — Oclodcsmus parvulus.
618 P. Lesxe.
falquée et incurvée en dedans, et insérée au-dessus du milieu de la hauteur de la déclivité. Cette épine est très pointue au sommet; son bord interne est angulé vers le milieu et son bord externe forme une carène qui se prolonge sur le plan de la déclivité jusqu'au bord supéro-latéral de celle-ci. Suture saillante sur la déclivité. Angle apico-sutural simple, à part un très petit tubercule inséré tout contre la suture, immédiatement avant l'apex. Bord iuféro-apical des élytres coupant. Face externe des tibias postérieurs avec des soies modérément longues.
9 Bord postérieur du ¥ segment apparent de l'abdomen armé de deux épines assez écartées, notablement moins longues que le segment suivant et dirigées en arrière suivant le plan de l'abdomen, o'^ segment profondément échancré sur plus du tiers de sa largeur, visible seulement sur les côtés et laissant apparaître le sternite suivant.
Distribution géographique. — Inde, Province de Bombay : Belgaun), pris en février, à la lumière [H.E. Andrewesm. Coll. Bedel). — Type unique.
Octodesmus episternalis ». .<tp.
(Voir tabl. des espèces 2. — Fig. 470 à 472 du texte).
Long. 4-5 l/2mill. — Allongé, parallèle; roux, avec le prothorax et le dessous de la tête rougeàtres; râpe prothoracique, région postérieure des élytres et tibias antérieurs bruns; dessus de la tête brun foncé. Tète régulièrement convexe en dessus à part une zone légèi'ement dé-
WJ 470
Fig. 'iG9 et 470. — Extrémité postérieure de l'abdomen, vue en dessous, ctiez les Oclodesnws parvulus Q (fig. 469) et episternalis Q (fig. 470).
primée à la limite du vertex et du front; celui-ci densément granuleux. Bord antérieur de l'épistome avancé au milieu en un lobe court, sur une largeur correspondant à celle du labre. Yeux assez petits, Protborax fortement rétréci en avant, près de deux fois aussi large
llevision (les ïiostnjchides.
en arrière qu'a son bord antérieur, assez fortement arcjué sur les côtés; aire suscéphalique petite, finement rugueuse, avec un failjle sillon médian. Aire postérieure du pronotum marquée d'une ponctuation extrêmement fine et pou serrée. Ponctuation des élytres dense et assez forte sur le dos et sur les côtés. Déclivité apicale concave, lisse, brillante et presque glaltre, imponctuée ('); dents marginales insérées un peu au-dessus du milieu de sa hauteur, conoïdes, incurvées en dedans et régulièrement amincies en pointe vers l'apex, carénées à la base en dessus. Bord supérieur de la déclivité nettement marqué; bords inféro-latérauxet inférieur assez largement rebordés, le rebord ne s'étendant pas vers le haut jusqu'à l'épine marginale. Suture élevée et saillante sur la déclivité. Bord latéral des élytres présentant en arrière un large sillon; bord iuféro-apical éjjais.
Épisterne métathoracique très large, convexe, arqué au bord interne. Tibias antérieurs assez, fortement élargis vers l'apex oi'i ils présentent sur la face antérieure une légère concavité longitudinale; face externe des mêmes tibias graduellement ré- Irécie vers l'extrémité. Tibias postérieurs avec de longues soies blond clair au côté externe.
6 Bord inféro-apical des élytres inerme, montrant seulement de chaque côté, un très léger sinus à quelque distance de la suture; angle suturai non ou à peine saillant. Derniers segments abdominaux simples.
9 Bord inféro-apical des élytres denté de chaque côté en dedans et nettement échancré en dehors de cette dent; angle suturai assez saillant. !t^ segment apparent do l'abdomen muni au milieu de son bord postérieur de deux épines très fines, assez longues et assez rapprochées, dirigées en arrière ; o*^ segment échancré sur presque toute sa longueur dans l'intervalle de ces épines.
Cette espèce est le seul Bostrychide connu dont l'épisterne métathoracique soit arqué au bord interne.
Fig. 471. — Octodesmus epistcrnalis.
V\g. 472. — Arrière-corps de V Oc (odes m u s episternalis d^, vu de Irois quarts en dessous.
[1) Ou ponctuée seulement à son bon! supérieur,
620 P. Lesne.
Distribution géographique. — Birmanie (Pays des Karen) et Inde septentrionale (').
Genre. Xylotlirîps ». g.
(Voir tal)l. des genres 40, 41). "^
Front s'étendant en arriére un peu au delà du bord postérieur des yeux et portant des soies dressées. Suture fronlo-clypéalc Jjiarquée, en forme d'accolade, fortement imprimée au milieu. Bord antérieur de Tépistome échancré au milieu en arc de cercle sur une largeur égale à
]"ig. 473. — Antenne dn Xylotlirips religiosus, vue par la face postérieure.
celle du laljre, les angles limitants de celte échancrure arrondis. Mandibules pointues au sommet. Yeux assez gros, bien détachés des tempes. Antennes de 10 articles, les articles 3 à 7 pris ensemble de longueur sensiblement égale à celle du 8« article; massue environ deux fois aussi longue que le reste de l'antenne, formée d'articles allongés, assez minces, dépourvus de grandes dépressions. Prothorax transverse, fortement rétréci en avant, assez fortement arqué sur les côtés, offrant en arrière une suture latérale très nette, coudée sur l'angle postérieur et brièvement prolongée le long de la base. Angles antérieurs du prothorax bien accusés et prolongés chacun en une assez longue dent uncinée. Stigmates prothoraciques très grands, latéraux. Sillon marginal des élytres profond en arrière; déclivité apicale bordée supérieurement de tubercules mousses. Pièces pleurales du o*^ segment abdominal visibles dans les deux sexes, très étroites. Tibias antérieurs normaux, sillonnés à la face externe et munis sur la lace antérieure d'une rangée de soies courtes, dorées. Tibias postérieurs avec des soies longues, peu nombreuses, au côté externe.
c5 Front légèrement gibl)eux, avec des soies dressées courtes ou rares, o^ segment alidominal nullement échancré, ses pièces pleurales
(1) « Carin Cheba » et « Asciuli Clieba », de 'JOO à 1.300 mètres d allilude [L. Fia in Musée de Gênes, Muséum de Taris et Coll. Obcrlhur), 10 individus o^Q; Inde boréale {Bacon in Coll. Laferté > rfe Mai-seul), un a^.
Revision des Bostnjrhides. 021
glabres, lisses et brillantes, atteignant presque la ligne médiane en arrière.
ç Pilosité du dessus de la tète disposée sur le front en une couronne de soies rousses, bien fournie, et en deux touffes denses de poils insérées sur répistome. o^ segment abdominal légèrement retroussé au milieu du bord postérieur, ce qui le fait paraître échancré, ses pièces pleurales pubescentes, moins longues que chez le (5-
Les Xylothrips habitent la région indo-malaise, les archipels de I océan Pacifique et Madagascar.
TABLEAU DES ESPÈCES
1-2 — Pli iuféro-latéral de la décUvité postérieure relié au bord inférieur (fig. 474) et interrompant brusquement le sillon marginal des élytres. Bordinféro-apical des élytres obtusément tubercule. Angle antéro-latéral du prolliorax sans ponctuation nette. Ponctuation dorsale des élytres généralement très fine, sauf près du bord de la déclivité. — (5 Front sans soies dressées au milieu ou seulement avec quelques soies disposées en arc de cercle. — Long. 6-8 1/2 mill X. flavipes 111.
2-1 — Pli iuféro-latéral de la déclivit(' non rattaché au rebord inférieur de celle-ci (lig. 47o) ; sillon marginal des élytres prolongé sur la déclivité. Angle antéro-latéral du prothorax densément et nettement ponctué. Ponctuation dorsale des élytres presque toujours forte, sauf près de la base. Teinte générale du corps plus foncée que chez le flavipes. — (5 Une couronne fi'ontale formée de soies courtes mais denses. — Long. o-8 1/2 mill. X. religiosus Boisd.
Xylothrips flavipes.
(Voir tabl. des espèces 1. — PL 1. f. 16; fig. 2oG, 2o7 et 474 du. texte).
lUiger, 1801, Mmj. fiir Insekt., Heft 1-2, p. 171 (d).
(lominicaniisY'AXmûw^, 1801, Sijst. Eleuth., ll,p.380 (?)('). — Lesne, 1895, Bull. Soc. Ent., Fr., 189o, p. ci.xxvm.
(1) La préface des cahiers 1 et l du Maç/azin d'Illiger est datée de mars 1801. Le premier volume du Sijstema Eleutheralorum porte la date du 10 avril 1801.
P. Lesxe.
sinuatus^ i: Stephens [non Fabricius), 1830, Illustr. ofBrit. Eut., III, p. 3oi, pi. XIX, 1". 6. — Spry et Shuckard, 1840, Brit. Col. dcL, p. 44, pi. o3, î. 4.
religiosœ Fairmaire, 1850, Rei\ et Mag. de ZooL. 2^' sér., II, p. oO {in part.).
muiilatus* Walker, 1858, Ann. and Mag. of .Sat. Hlst., 3« sér., II, p. 286. — Ch.-O. Waterhouse, 1888, Ann. and Mag. uf Nat. Ilist., {]' sér., I, p. 349.
iracundus Snellen van Vollenhovon, 1869, Reeh. sur la faune de Madagascar, o" part., p. 10, pi. I, f. 7 (^).
Long. 6-8 1/2 inill. — Généraleniont d'un brun cbocolat, plus foncé sur k's parties postérieures des élylres, souvent rougeàtre en entier;
dessous moins foncé, surtout sur l'abdomen; antennes rousses, a\ec la massue souvent brune ; cuisses testacées, tibias et tarses brunâtres. Dents de la râpe prothoracique mêlées de denticulcs qui envahissent presque toujours aussi l'aire suscéplialique.
Angle antéro-latéral du [irothorax souvent ridé ou obsolètement ponctué. Aire postérieure du prouotum lisse ou très finement ponctuée. Ponctuation des élylres fine et peu dense en avant, forte au voisinage de la déclivité, très forte dans la moitié supérieure de celle-ci, assez fine dans la moitié inférieure. Déclivité apicale munie de chaque côté de trois tubercules marginaux émoussés dont le médian est le plus gros et le plus saillant, et d'un pli inféro-latéral lisse et brillant qui fait suite sans interruption au rebord inférieur. Suture élevée sur la déclivité. Le bord de l'élytre est marqué d'un ou de plusieurs tubercules mousses près de l'angle suturai qui est légèrement saillant. Poitrine et abdomen couverts d'une pubescence roux doré très fine et très dense.
c5 Front transversalement convexe, densément et très finement
rig. 474 et 475. — Déclivité apicale des élylres, vue de trois-quarts, cliez les Xylollirips flnvipes (fig. 474) et religiosus (fig. 475).
(1) Apale dominicuna' Eschsclioltz et A. macrocera' Latrcille, in Dejean, Cal., y éd., p. 3.34.
Rerision des Bostrijchides. 023
ponctué, très finement pubesceni, avec quelques rares poils dressés, notamment auprès des yeux. Épislome avec une bande transverse de poils rebroussés vers le haut; cette bande est interrompue au milieu. Ç Couronne frontale très fournie, en arc de cercle ou atlectant la forme d'un V très ouvert, assez distante de l'œil latéralement. Touffes clypéales formées de poils aussi longs que ceux du front.
Variété de coloration : Tète, prothorax, poitrine, abdomen et une large tache commune basilaire sur les élytres d'un roux testacé, le reste des élytres brun foncé ('). Cette variété qui se rattache au type par des transitions est remarquable par la démarcation nette de la tache élytrale.
Distribution géographique. — Espèce très répandue à la fois à Madagascar et dans les iles voisines et dans les contrées de faune indo-malaise. Le détroit des .Abduques, celui de Bourou et le canal qui sépare Céram et les Moluques du Sud-Est des péninsules occidentales de la Nouvelle-Guinée paraissent former du côté de l'Est les limites de son aire d'habitat, les iles Arou étant le point extrême atteint vers l'orient. Le Xj/lothrips ftavipes n'a pas encore été signalé dans les iles de la Sonde situées à l'est du détroit de Loml)ok f'^).
(1) Philiiipines (Ch. .semper in Coll. oberihar), un individu de s l'j mil!.
(2) Madagascar, très réiiandu dans la partie septentrionale : Nossi-Bé {Snellen van ] ollenhoven, /'ierron, etc.); Yoliémar (G. Grandidicr) ; hn'ie d'Antongil(.'l. Mocquenjs); Sainte-Marie {l'errot in Coll. Ohertlnlr) -^Vays anlsianalia {id.). Comores : Mayotte (Coll. Alluaud). Séclielles : Malié (Cli. Alluaud; Coll. Fairmaire). La Réunion [Coll. Dejean > de Marseul; Rousseau in Muséum de Paris). I. Maurice [Desjardins [ «sur le Fictis religiosa )>, <f. Fairmaire, Rev. el Macj, de Zool., IS.^O, p. 50]; Lesehcnaull in Musrum de Paris : etc.).
Inde méridionale et nord-orientale : Maïssour (Coll. Boutarel): Sliiinoi;a {Coll. Oberlliur); Travancore (Coll. F. Moore ',> Oberthûr ; P. Castets in Coll. Oberthûr); Ceyian (Walher; D'' TF. Horn; Muséum de Paris; Musée de Berlin, etc.). Tetara (Bengale) (Musée de Bruxelles); Sylliet (lîrUisli Muséum) -. Monts Ktiasia ( Coi/. Oberthûr); Siliiiim (Co//. Oberthvr);Jihontan anglais : Maria Basti (Coll. Oberthûr).
Toute rindo-Chine, très commun. A été rencontré au nord jusqu'à Bliamo, sur le Haut-Irraouadi (L. Fea in Musée de Gènes et Coll. Ohertlidr) et le long de la frontière septentrionale du Tonkin : env. de Lao-Kay (Cli. Dupont in Muséum de Paris); Haut-Song-Cliai (Rainer in Muséum de Paris): Bac-Kan (C" Roget in Muséum de Paris) ; N. O. de Bao-Lac (/)' Batlarel in Coll. Oberthin); Ptio-Binli-Gia [IJ Florentin in Coll. Bedet).
Ile San-Nan (Nambou-Soto) : Ishigaki Sima (Coll. Oberthûr).
624 P. Lesne.
Xylothrips religiosus.
(Voir laltl. des espèces 2. — Fig. 32, 473 et 47o à 477 du texte).
Boisdinal, 183o, Voijiuje th V Astrolabe, U, p. 460 ('). —Lesne, 1895, Bull. Soc. Eut. Fr., 189o, p. clxxvhi.
religiosoe Fairmaire, ISoO, Rec. et Mmj. de Zool., 2'^ sér.. II, p. oO {in port.).
destructor Montrousier, 18oo, Ann. delà Soc. dWgr. de Liion, 2*^ sér.. VII, 1, p. 00. {Esstn .sur la faune de Woodlark, 1857, p. oo.)
lifuanus Montrousier, 18(51, Ann. Soc. ent. Fr., 1861, p. 267. — Cli.- 0. Waterhouse, 1888, Ann. and Ma(j. of yat. Hi.st.. 6<^ sér., l,p. 3o0.
Les principaux caractères ditlërentiels de cette espèce, qui est très voisine de la précédente, ont été donnés plus haut. Nous y ajouterons les remarques suivantes :
La teinte du corps, plus sombre que chez le flavipes, est souvent en entier d'un brun foncé. La taille est en moyenne un peu plus faible. L'uncus prothoracique est plus court et les dents de la râpe un peu plus petites. Il y a sur le milieu de l'aire postérieure du pronotum une ponctuation éparse, d'une finesse extrême. Presque toujours la ponctuation dorsale des élytres est forte et ne s'atténue qu'auprès de la base; mais on observe des individus ne différant pas du flaclpes sous
Iles Nicobar (Novaru lieisc, Musce de \ienne); Sumatra et îles voisines: Java; Bornéo; Ptiilippines; Célèbes {de la Savinière in Muséum de Paris; British Muséum; Coll. Lansbcrge > Oherlhiir) : Menado (C'o//. Lansbcrge';> Oberlhur), Makassar {Dohertg in Coll. Oberthiir), Kandari (0. Reccari in Musée de Gênes).
Ile Bourou [Coll. Oberlhur); Aniboine (Muséum de Paris); I. Arou (RosenbergmMusée de Legde) (4 individus).
Il y a lieu de signaler aussi quelques indications de provenance qui correspondent peut-être à des captures accidentelles : >'atal [Candèze in Coll. Oberlhur) 1 ind.; un autre individu de inênie provenance au Britisli Muséum; Zanzibar [Coll. Fairmaire); Socotora [Coll. Dejean); Arabie (l'ervillé in Muséum de Paris}. Si le A', flavipes existe réellement en ces régions, il n'y aurait pour ainsi dire pas de solution de continuité dans son aire de disper- .sion géographique.
L'espèce a été trouvée accidentellement en .Angleterre, importée avec des bois attaqués (Cf. Burgess Sopp, Eut. Monlhl. Mag., 1899, p. 95). La méprise de Stephens s'explique sans doute par une capture de ce genre.
(1) Boisduval confondait celte espèce avec la précédente.
Revision des Bostnjchides.
ce rapport. Le bord inféro-apical des élytres ne présente pas trace de tubercules. L'angle suturai n'est pas saillant. Parfois la ponctuation de la déclivité postérieure est très affaiblie.
Chez le (5, la couronne frontale existe, aussi fournie que chez la Q ; mais elle est formée de poils beaucoup plus courts. Les pièces pleurales du dernier segment abdominal sont un peu plus t'troites (|ue celles du rj du flavijies.
On trouve aux îles Hawaii une forme dont les tubercules marginaux de la déclivité apicale sont très atténués; le tubercule supérieur est même presque complètement elTacé (Musée de Vienne, 2 ind. (3 9); des exemplaires presque semblables se rencontrent en Nouvelle-Calédonie (CoU. Oberthiir).
Un spécimen étiqueté Cap York (Coll. Oberthiir) se fait remarquer par la ponctuation élytrale plus forte que chez tous les autres individus examinés, parles points enfoncés très tins mais très nets du milieu de l'aire post(''rieure du pronotum et parla saiUie plus faible du tubercule marginal inférieur de la déclivité.
Distribuiion (jèoijraphique. — Cette espèce habite les terres de l'océan Pacilhpie situées entre les tropiques. A l'ouest elle se rencontre encore dans les îles de la Sonde orientales (Soembawa, Soemba); vers l'est elle s'étend jusqu'à l'archipel Hawaii et aux îles Marquises (').
(1) lies de la Sonde orientales : Soembawa {f'ollJ's in Coll. Lansberge > Oherthur), \ indiv. ; Soemba ( ))'. Dokerty in Coll. Oherthiir). Timor Lacet (Forhes in CoU. Rothschild > Oùerlhiir ; Mritish Muséum). Petite Kei (H. Kilhn in Coll. Obcrih'ùr). Ile Arou (0. Beccai i in Musce de Cènes). Moluques (Coll. de Marsetil) : Ternate (Beccari in Musre de Cènes ; Coll. Lansberge >- OberthUr ; L. Laglaize in Coll. Oberthiir).
Ann. Soc. Ent. Fr., lxix. 1901. iO
iMg. 47C)el 177. — Aylotlirips religiosus. Profil dorsal de la Q (Hg- '''G) et contour du corps, vu en dessus (lis. 477).
6â6 P. Lesxk.
Biologie. — Le Xijlothrips reliyiostiK \i\r;iil à Tnïti dans l'AiiiiT à Pinn Aitociupus incisa) ol dans le « Bourao >' ^llibisr((s tilinceus) [^). En Mélanésie cetlo espèce atUKiue les bols omrés d'essences diverses, même les plus durs: mais sa multiplication est limiti'-e par un Cléride du geure Ciilidrus .-}. L'adulte vole le soir et est attiré par les lumières (Ph. François'.
Xylothrips ? GeofFroyi.
Montrousier, 18()1. Àxu. Soc eut. Fr.. 1861, p. 2(10.
Cette forme, lieaucoup trop brièvement décrite, parait devoir se ranger au voisinage des deux espèces étudiées ci-dessus. Elle s'en rapprocbe |)ar la présence de trois c»jtes dejititormes de chaque côté sur la dt'clivité apicale. par son pronotum lisse en arrière, par sa coloration noir brun, avec les pattes et le dessous du corps fauves, et surtout par l'allongement des articles de la massue antennaire. Elle présenterait celle particularité d'avoir les tubercules de la déclivité apicale finement rugueux. — Long. 6 mill.
Distribution géographique. — Nouvelle-Calédonie : ile Art [Montrousier.
Nouvolle-Guiiiée, Nouvelle-Hrelagiie, iles Trobiiaiul, d EiUreiasleau\ et Woodlarli, fréquent, .\iihipel Salonion ( C. Ribbe in Coll. ôbertkilr: Webster iii Coll. Ohertliiir).
.\ustralie nord-orieiitale : Cap York {Coll. Tliorey > Oherthiir), 1 iiul.; Somerset [L.-M. d'ilberlis in Musée de Ccnes), 2 indiv.
Nouvelle-Calédonie et iles Loyauté, fréquent; Nouvelles-Hébrides (/'//. François). Iles Vit! (.Muséum de t'aris : Musée de Bruxelles: coll. Bedeb : \ili Levu (Coll. Oberthiir). Iles Samoa (/j/vï/.iA Muséum) : Oiipolou ( Woodford in Coll. Oberthiir). Taïli. fréquent (Muséum de l'aris. Musée de Vien)ie, Coll. J'airmaire. Coll. Oberlliiir, elc .i. Iles Marquises : Nouka-HIva (Musée de Bruxelles).
Iles Hawaii (Musée de Viennes. > indiv. : Honolulu ( D'.i//'C/7/>; in Musée de Cènes), un indiv.
Il est possible que l'aire de dispersion géographique du A. religiosus s'étende au nord-ouest jusqu'à Bornéo (d'après un exemplaire de la Coll. Bedel et une série d'individus communiqués par M. Heyne) et aux Philippines (Musée de Berlin, un individu provenant de Manille). Mais ces indications demanderaient à être confirmées.
(1) Cf. l'airmaire, Rcv. el Mag. de Zool.. 1850, p. 50.
(2) Montrousier, Faune de Woodlarti, p. 55.
Reviaion des nost)ijrhi(lfs
Genre Xylopsociis //. y.
(Voir taljl. des genres 40, 42).^-'7"l
Dessus de la tête régulièrement convexe, sans pilosité dressée. Yeux assez petits, bien détachés des tempes. Bord antérieur de 1 epistomc tronqué ou faiblement échancré en arc de cercle sur une largeur égale à celle dulabre. Mandibules varialiles, tantôt presque symétriques 'A', yubidm), tantôt très dissemblables, celle de droite toujours plus épaisse que celle de gauche. Antennes de dix ou de neuf articles, le 1" article long, l'ensemble des petits articles du funicule 3-7 ou 3-6 aussi long ou plus long que le 1^' article de la massue: les deux premiers articles de la massue transverses, dépourvus de grandes dépressions et ne présentant que des condensations de pores. Prothorax transverse, fortement rétréci en avant, ses côtés fortement arrondis dans leur moitié postérieure, munis en arrière d'uae suture latérale très nette, arquée ou brusquement coudée sur Fangle postérieur. Stigmates prothoraciques très grands, lali-rau\. Tibias antérieurs normaux i').
(5 Dernier segment abdominal sinqjle, très régulièrement arrondi au bord postérieur, sans pièces pleurales apparentes.
ç Dernier segment abdominal très légèrement échancré au milieu du bord postérieur.
Genre assez varié, dont plusieurs espèces ont des affinités avec les Sinoxylon; au point de vue de la conformation des mandibules, la transition est des plus remarquables.
L'aire d'habitat des Xijlopsocus s'étend sur les contrées baignées par l'océan Indien et par le Pacifique occidental, depuis l'Afrique australe jusqu'aux îles Riou Kiou et aux archipels polynésiens. Une espèce a été introduite dans l'Amérique du Sud et s'y est acclimatée.
(1) En outre les Xylopsocus ont une suture fronto-clypéaie fortement enfoncée au milieu, les dents de la râpe prolhoracique .sont mêlées dedenticules et les lltjias postérieurs ne portent pas de soies dressées au côté externe.
g. 478 et 47'J. — Antennes des Xylopsocus cripuciitus (fig. 478; et (jihbicoUis (lig. 479).
628 ' P. Lesne.
TABLEAU DES ESPECES
1-4 — Mandibules peu dissemblables, toutes deux pointues au bout. Bord supérieur de la déclivité apicale présentant de chaque côté deux tubercules ou deux calus. Antennes de 10 articles. Élytres sans faux-épipleures. l*^"" segment apparent de l'abdomen finement caréné au milieu. Tibias antérieurs assez épais, leur face externe légèrement sillonnée.
2-8 — I^rothorax sans dents uncinées à son bord antérieur (lig. 480). Aire postérieure du pronotum finement râpeuse au milieu. Déclivité apicale des élytres munie de chaque côté de deux tubercules saillants. Élytres redressés à l'apex (fig. 480). Long, o 1/2-7 mill