‹ Revision des coléoptères de la famille des BostrychidesChapitre 41 sur 68 · X. praeustus Cierm · texte numérisé non relu

X. praeustus Cierm

Xylonites retusus.

(Voir talil. des espèces 1..— Fig. 407. 408 et 411 à 416 du texte).

Olivier, 1790, Eue. Méth., Ins., III. p. 110. — Id., 179o, Eut., IV, n'^ 77, p. 14, pi. I, f. 2. — Bedel, 1887. Ann. Soc. eut. Fr., 1887, p. 197. — Zoufal, 1894, Wien. eut. Z>'it., XIII, p. 38. — Schilsky, 1899, Kaf Eut., XXXVI Heft, 9o et Y Y.

s//mrt/«<s * Fabricius, 1792, Ent. Sijst., I, 2, p. 362 (Q) ('). — Id., 1801, Sy.st. Eleuth., II, p. 381. — Germar, 1817, Faun. Ins. Eur., XX, 10. - Duftschmid, 182o, Faun. austr., III, p. 84. — Bach. 18ol, Kaferf., I. p. 118 (Ç). — Redtenbacher, 1858, Faun. Au.<>tr., 2-^ éd., p. o70. — J. Duval, 1863, Gen. des Col., III, pi. o6, f. 278 i Ç). — Kiesenwetter, iSll, Saturg. Ins. Deutsehl.. Col.. V. p. 38. — V. Mayet. 1890, Ins. de la Vigne, p. 392. — Seidhtz, 1891, Faun. transsijlv., p. 529. — I. Ghewireuv, 1893, Description des Insectes nuisibles aux forêts de steppes, p, 75. (en russe) C^).

(1) Le type de Fabricius. qui faisait partie de la collection Bosc, est conservé au Muséum de Paris.

(2) Les auteurs ont constannnent décrit la 9 comme étant le c^ et inversement.

Ann. Soc. Ent. Fr., i.xix, litOO. 37

578 P. Lesne.

(itevrimus Faldorman. 1837, Faun. eut. tituiscduc, pars JI, p. i'A)

Long. 3-6 mill. — AUougé; uoir ou brun foncé, assez brillant, avec les antennes et les tarses rou\ ; une teinte brune plus claire existe souvent dans la partie postérieure des élytres. Épistome llnement et densément ponctué, non convexe en avant, sa troncature médiane légèrement débordée par le labre sur les côtés. Front marqué d'une ponctuation moins Une et moins dense que celle de l'épistome, un peu râpeuse, et couvert d'une pilosité assez longue, rebroussée vers le baut. jor Qi fe articles de la massue antennaire aussi larges que longs. Protborax à peine moins long que large, assez fortement réti'éci dans son tiers antérieur, portant de longues soies dressées dans la région de ses angles antérieurs ; aire suscép!iali(iue linement et plus ou moins ràpeusement ponctuée. Ponctuation dorsale des élytres dense et assez fine, non renforcée en arrière. Bord supérieur de la déclivité apicale garni d'une pilosité dressée assez longue, plus fournie chez le q. Suture saillante sur la déclivité, plus fortement vers Tapex. Face ex terne des tibias antérieurs largement sillonnée, non rétrécie vers Textrémité apicale. 2" et 3^ articles des tarses antérieurs notablement plus larges que les suivants.

c5 Élytres élargis en arrière. Déclivité apicale plus grande, brusquement tronquée, un peu concave, bordée au côté inft'ro-jatéral par une carène n'atteignant pas l'angle suturai, et présentant en outre latéralement, dans le prolongement de cette carène, un calus marginal costiforme. Déclivité plus ou moins finement ponctuée dans sa moitié supérieure, presque lisse intérieurement, parfois transversalement ridée sur une grande partie de sa surface. Suture simplement élevée sur la déclivité. Angles suturaux aigus, conjointement saillants ou légèrement écartés au sommet.

î Élytres parallèles. Déclivité apicale moins grande que chez le c5, reliée aux parties dorsales des élytres par une large surface courbe, subgibbeuse au bord latéral, aA'ec une côte faiblement indiquée au bord inférieur. Déclivité tout entière fortement et densément ponctuée. Suture renflée en bourrelet sur la dé-clivité. Kchancrure apicale profonde, à bords parallèles, les lobes suturaux portant en dessus une

;i) Le catalogue de Dejean (3'" éd., p. 334) porte en outre en synonjniic le nom inédit de « capillatum Dalil ».

Revision iJe^ liostnjchides

pilositt' rousse à demi dressée, i" segment de l'abdomen très court au milieu, de longueur normale sur les côtés; o" segment plus long que

il3

Fig. ill à 41(j. — Xyloniles reliisus. Tarse antérieur du o^ (lig. 411); abdomen de la Ç, vu en dessous et de prolil (lig. il2 et 413); déclivité apicale des élytres, vue de trois-quarts, chez le c^ (lig. il4) et chez la Q (fig. il5); bord inféro-apical des élytres, cIil'z la Q (fig. 41G).

2 i pris ensemble, fdrtement sillonné longitudinalement au milieu, »'t muni au bord postérieur de deux grandes dents contigucs à la base, très aigurs et légèrement recourbées vers le haut à la pointe; le bord postérieur du même segment est écbancré en demi-cercle de part et d'autre de ces dents.'

Les articles 4 et o des antennes sont parfois soudés au côté interne (lig. 38:5).

Distribution géographique — Europe moyenne et méridionale, Jlagbreb, Chypre (').

(1) D'après Haudi. It y a lieu de faire ici les mêmes réserves qu'au sujet dit Scobicio pustuldta (v. p. .'>90, fin de la note de la page précédente).

580 P. Lesne.

Les points les plus septentrionaux où la présence du Xijlonites retusus a été constatée sont les forêts d'Andaine (Orne), de Saint-Germain (Seine-et-Oise) et de Compiègne (Oise), en France; la vallée moyenne de la Sarre, le Taunus et le Barnim, en Allemagne ; la vallée de la rivière Samara, en Russie (').

Biologie. — Cette espèce vit à la fois dans le bois mort du Chêne (-),

(1) En France, l'espèce parait laire délaut en Bretagne, dans la plus grande partie de la Normandie, ainsi que dans les pays situés à l'ouest de la valit-e de l'Oise et au nord de celle de l'Aisne; mais les renseignements que l'on possède sont bien incomplets. Voici ceux que nous avons réunis :

Orne : La Ferlé-Macé {A. LéveilU). Seine-et-Oise : forêt de Saint-Germain (.(. /.ereiZ/r, juin 1864; Ch. Brisout de liarneville; D' Cli. Martin). Seine : Saint-Mandé {E. Mlard). Oise : forêt de Compiègne (G.- I. Poujade, juillet 1877 : D"^ Cil. Martin). Seine-et-Marne : forêt de Fontainebleau (.1. LéveilK']. Aube : Palis {Larcrdel). Vosges [Géfiin). Indre-et-Loire : Tours. Loiret : forêt d'Orléans (H. Rouyer); Sully (£'. Counetle). Vonne •■ Coulanges-la-Vineuse (/>' l'opulvs). Côte-d'Or : env. de Dijon {Rouget). Rhône : Lyon (Coll. Aube; \ . Mayet). Ain (Guillebeau). Allier (£". Olivier). Puy-de-Dome : Mont-Dore, Salon du Caipucm {i. Fauvel}. Haute- Vienne : Saint-Harbanl (/,. J/e^HU/;] ; Limoges et La Jonchère (lileitse). Dordogne (Coll. Guérin-Méneville^ Obertliiir). Landes ( l'erris ; Gobcrt). Gers et Lot-et-Garonne (7>('^//er/» et Lucantc). Vallée du Tarn (/)' Ch. Martin). Pyrénées-Orientales : Massane ( 1. Mayet). Ria (Xctnbeu). Vernet-les-Rains (R. Oberthur), Collioure (Ch. Brisout). Bouches-du-Rliône : Sainte-Baume (D' Ch. Martin). Basses-Alpes : Digne {Bellier). Var : Draguignan (Jauberl et Rotjert).

Sarrelouis (L. von Heyden). W'iesbaden (L. von Heyden). Strasbourg [Musée de Bruxelles : Coll. Javet). Erlangen (Rosenhauer). Munich (Musée de Madrid). Brandebourg : forêt de Dubrow [Sehilsliy); environs d'Eberswalde (Ralzeburg ; M. Bach). Silésie allemande (Seidlitz).

Suisse (Germar) : Mont l^ilate (M. de Vauloger). Ligurie, Piémont et Lorabardie (Bandi, Villa, Musée de Gènes). Tyrol méridional (Gredler). Istrie : Gorz {Ludy sec. Schilshy). Fiume (Coll. Fleutiauj). .\utriche et Hongrie (Redlenbacher, etc.). Transsylvanie (Seidlitz). Herzégovine (Apfelbec/,).

Samara (sec Schilshy). Crimée (Coll. Mniszech > Oberthur). Transcaucasie (Falderman, etc.). Chypre (Truqui sec. Baudi).

Algérie : Teniet el Had (M. de Vauloger) ; Djebel Edough (L. Iledel ; M. Pic). Tunisie : Aïn Draham (M. Pic).

(2) Dans les Landes (Perris), dans les Pyrénées (L. Dufoun, en Allemagne (Nordlinger. Lebensw. von Forsth., 188o, p. 13; .T. Schilsky).

Revision des Bostnjchides. o81

du Chàtaiguicr ('), du Figuier (-) et de la Vigne (^). On Ta trouvée aussi dans le Chêne Vert {') et dans l'Erable {').

L'adulte se rencontre en mai, juin et juillet ; il a des mœurs diurnes. La femelle creuse, dans les rameaux, des galeries eirculaires semblables à celles du Sinoxijlon sexdentatum, mais d'un diamMre plus petit, et y dépose ses œufs. Les galeries larvaires, longitudinales, sont surtout nombreuses dans la région médullaire ("). Pendant la mauvaise saison, la larAO poursuit son développement et elle ne se transforme en nymphe qu'en mai-juin du printemps suivant.

On signale comme ennemis naturels de cette espèce un Malachide, YAxinotaisus puliciuius Fabr. et plusieurs Clérides [Denops albofasciata (Iharp., Tillus unifasciatus Fabr., Opilus mollis L. et 0. domesticus Sturm) ('), et, comme parasites, un Braconide {Cahjptus angustinus Rulhe) et deux Chalcidides {Pteroinalus bimaculatus .Nées et Perilampus laevifrons Daim.) (*).

Xylonites praeustus.

(Voir tabl. des espèces 2. — Fig. 40î>, 410 et 417 à 422 du texte). Germar. 1817, Reise nach Daim., 2>' éd., p. 226, pi. VIII, f. 10-12

(1) Dans les Landes (Perris) et aux environs de Wiesbaden (L. von Heyden, Kâf. von Xassmi).

12) Dans les Landes (Perris) et dans le bassin moyen de la Garonne (Delherni et Lucanle).

(3) Dans les Landes (Perris).

(4) Dans le Var (Jaubert et Robert).

(5) Dans les Pyrénées-Orientales (V. Mayet in coll.).

En Algérie, cet insecte doit vivre notamment dans le Quercus Mirbecki, d'après une observation de M. L. Bedel qui en a capturé plusieurs individus en battant un jeune Cbéne de celte espèce récemment coupé.

Le A', retusus vit probablement aussi dans le Hêtre.

(6) Ces renseignements biologiques sont empruntés presque tous à l^erris (Ann. Soc. ent. Fr., I8.1O, p. 562 et 504) qui observait l'espèce actuelle dans les sarments coupés réunis en fagots et dans les tiges mortes de la Vigne sauvage.

(7) Cf. Perris, Ann. Soc. eut. Fr.. 18.50, p. 565-566 et Larv. de Vol.. p. 220; Nôrdlinger, Lehensw. von Forstli., 1880, p. 9.

(8) Cf. Ralzteburg. Ichn. der Forstins., III, p. 2i<}; Gobert. Cat. des Col. des Landes, p. 201. Ratzeburg indique aussi comme parasite probable VHelcon carinator Nées (Braconide).

P. Lesxe.

(Ç). — Zoufal. 1894, Wien. Eut. Zeit., XIII, p. 39. - Schilsky. 1899, Kâf. Eu)\, XXXYI Heft, 94 et YY (')•

appendkulatus* Lucas, 1849, Expl. scient, de VAUjéiie, Ins.. I. p. 466, pi. 39, f. 3ot 3fl-3nÇ) (')•

Long. 4-8 mill. — Allongé, parallèle. Tête, prothorax et poitrine noir brillant; élytres roux châtain, rembrunis à l'extrémité; abdomen

^jl7 /'■

Fig. 417 à 422. — Xyloniles proeus/us. Tarse antérieur de la Q ((ig. 417) ; dernier segment abdominal du c^ (lig. 418); abdomen de la Q, vu en dessous ((ig. il9) ; déclivité apicale des élytres, vue de trois quarts, chez le c'' (fig- 420) et chez la Ç (fig. 421); apex de l'élytre, vu de derrière, chez la Q (lig. 422).

brun roussàtre; antennes et pattes rousses, à part les tibias antérieurs qui sont bruns. Épistome finement et densément ponctué, convexe le long de son bord antérieur, sa troncature médiane aussi large que la base du labre. Front moins densément ponctué que l'épistome, couvert d'une pilosité assez longue, rebroussée vert le haut. Premier et

(1) Les auteurs ont interverti les sexes comme pour l'espèce précédente.

(2) Apale appendiculata* Dejean, Cat., 3'' éd.. p. 33i.

liecision des ïiostrycliides. 583

deuxième articles de la massue anteiinaire légèrement allongés. Prothorax transverse, sans longue pilosité antéro-latérale ; aire suscéphalique tinement ponctuée. Ponctuation des parties dorsales et latérales des élytres dense et forte, non renforcée en arrière. Pubescence de la déclivité apicale fort courte, dressée, rousse, appréciable surtout près du bord supérieur où elle est formée de poils moins courts. Face externe des tibias antérieurs étroitement sillonnée, légèrement réti'écie vers l'apex. t'' et 'i'' articles des tarses antérieurs à peine plus larges que les suivants. Les autres caractères spécifiques communs aux deux sexes sont identiques à ceux du A', retusus.

(5 Déclivité apicale des élytres plus grande que chez la 9, couverte d'une ponctuation excessivement fine et très dense, et souvent ridée obliquement dans sa partie supérieure. Bords de la déclivité armés latéralement, au-dessus du milieu de la hauteur de celle-ci, d'une épine robuste, dirigée en dedans, fortement renflée en dehors à la base, line et très |M)intue au sommet, et pourvus inférieurement d'un large rebord qui prend naissance à l'angle suturai et qui remonte sur les côtés jusque auprès de l'épine latérale. Suture uniformément saillante sur la déclivité. Angles suturaux non en saillie, émoussés au sommet.

Q Déclivité apicale moins nettement tronquée que chez le (3, follement ponctuée, ses épines latérales plus petites ou remplacées chacune par un tubercule; suture renflée sur la déclivité. Échancrure apicale des éh très largement ouverte, bordée d'un épais bourrelet ; lobes suturaux sans poils dressés en dessus. Dernier segment apparent de l'abdomen densément pubescent sur les côtés, non sillonné au milieu; bord postérieur du même segment armé de deux grandes dents médianes émoussées au sommet et échancré de chaque côté de ces dents.

Chez cette espèce, le >)" article des antennes présente fréquemment une encoche au côté externe (fig. 384). Ce fait n'est pas constant ni particulier à l'un des sexes (').

Distribution géographique . — Région méditerranéenne occidentale : Provence, Italie, Corse, Sardaigne, Dalmatie, Nord du Maghreb (-).

(1) J. Duval [Gen. des Col., III, p. 23n., qui avait déjà signalé cette particularité, la considérait comme propre au mâle.

(2) Bouclies-du-Rhône : Marseille [Coll. de Marseul ; Coll. Léveillé) ; Sainte- Baume (Ancey in Coll. l'ic ■. Basses-Alpes : Digne [Coll. BelUer > Obcrth'nr). Var [Jaubert et Boberl -. Toulon {Coll. Ch. Brisout). Lombardie

o84 P. Lesne.

Biologie. — Le Xyîonites praeastus se développe surtout dans les Chèues : Quercus Ilex ('), Q. suber (2), Q. robur (^), Q. Mirbecki {''). Il vit aussi daus le Figuier (^), daos le Lentisque {^) et dans le Gommier ("). Comme son congénère A', retusus, on ne le trouve que dans le bois mort, de préférence dans les branches de faible diamètre.

L'adulte se rencontre depuis le mois de mai jusqu'en août. Il sort aux heures chaudes de la journée et vole avec facihté ; par les temps sombres il reste blotti dans sa galerie (L.-G. Seurat).

Les galeries creusées par les larves sont, comme à l'ordinaire, longitudinales, la galerie de sortie de l'adulte Iransverse. La nymphose a lieu près de la surface de la branche, à une profondeur de moins d'un centimètre (s).

Genre Ncobioia n. g.

(Voir tabl. des genres 1, 31, 32, 34, 3o). ^( 7 'î

Front déprimé, orné d'une couronne de longues soies rousses dressées. Bord antérieur de l'épistonîe inerme. Mandibules toutes deux pointues au sommet. Yeux bien détachés des tempes. Antennes de neuf articles, les articles 3-6 pris ensemble plus courts que le premier

{Villa; Coll. steinheil > Oherthilr); Gênes [Dorla il Gestro in Musée de Gênes). Corse (Gougelet in Coll. Bedel ; Coll. de Marsenl; Coll. V. Mayel; Coll. Pic). Sai'daigne {Baudi) : Sanabus {Gestro et Traveiso in Musée de OéHCs). Dalmalie : Cherso (Germai).

Algérie : Sebdou {D' Ch. Martin); Daya {Munier in Coll. Bedel); Teniel el Had {M. de Vauloger); Blida et l'Arba {Ch. Lallemant); Yakouren (M. Pic): Djebel Edough (L. Bedel; M. Pic); La Calle (//. Z-?<cai). Tunisie : Ain Draham {L.-G. Seurat): El Fedja {M. Sédillot); forêt de Gardimaou {M. de Vanloger); ïeboursouk (D' Normand): Bled Thala, forêt de Gommiers {M. de Vauloger).

Sous le nom inédit A'Apate liioneralis, Dabi aurait signalé celte espèce comme se trouvant en Sicile.

Nous avons sous les yeux un individu étiqueté '■ Espagne » sans autres indications.

(1) Dans la France méridionale (Perris; V. Mayet; Jaubert et Robert).

(2) En Algérie et en Tunisie H. Lucas; L.-G. Seurat).

(3) V. Mayet.

(4) L.-G. Seurat.

(5) V. Mayet.

(6) En Tunisie (D' Normand).

(7) Dans la forêt de Bled Thala (Tunisie) (M. de Vauloger^

(8) Cf. L.-G. Seurat, Ann. des Se. nat., 8' sér., XI, 1900, J». 32.

Recision des Bostnjchiiles.

arliclo (le la massue ; chaque face des articles do la massue présente tantôt deux grandes dépressions parfaitement délimitées aux bords interne et proximal (formes paléarctiques), tantôt deux séries de grandes dépressions semljlables {S. declivis).

Prothorax dépourvu de suture latérale.

Stigmates de la première paire très grands, latéraux. Suture élytrale épaissie en Ijourrelet sur la déclivité postérieure. Tibias antérieurs normaux, ceux des paires intermédiaire et postérieure un peu élargis (').

c Dernier segment apparent de l'abdomen bordé de pièces pleurales sur

les côtés.

';> Dernier segment aljdominal simple, sans pleurites visibles (-).

Les Scobicia habitent à la fois la Région méditerranéenne et les parties

occidentales et sud-centrales de TAmé- 423

rique du Nord. Outre les espèces con- pj„ ^^.^ ^^ ^24. - Antenne du

tinentales, le genre renferme trois scobicia cfievrieri 9 (fig. 423)

formes insulaires très étroitement lo- et antenne du s. declivis Q,

ralisées aux îles Canaries et à Ma- vue par la face postérieure

dère. (lig. 424).

TABLEAU DES ESPECES

1-10 — Bourrelet suturai de la déclivité postérieure dépourvu de dents ou de tubercules (lig. 434 à 436). — Espèces paléarctiques.

2-7 — DécHvité apicale sans limites nettes vers le haut, graduellement reUée au dos des élytrcs par une surface régulièrement convexe ftlg. 434).

(1; Tous les Scobicia ont en outre les dents de la râpe prothoracique mêlées de denticules et les tibias postérieurs munis de longues soies rni-dressées à la face externe.

(2) Sauf chez la ^ du Scobicia decUcis dont le dernier segment abdominal montre sur les côtés des pièces pleurales beaucoup moindres il est vrai que chez le cf. Cette particularité se retrouve chez les Xylothrips.

'^-6 — DK-livité apicak' sans nervures en saillie dans la région (le son bord supérieur. Milieu de l'aire postérieure du pronotum très finement ponctué.

l-o — Suture déprimée dans la région supérieure de la déclivité apicale. Yeux assez petits (lig. 431) ('). Prothorax rétréci en avant seulement à partir du milieu (tîg. 427). Long. 2 2,3- 4 1 2 mill S. pustulata Fabr.

0-4 — Suture non déprimée dans la région supérieure de la déclivité apicale. Yeux gros (fig. 430) (-). Prothorax rétréci en avant à partir de son tiers postérieur environ (flg. 428). Long. 4 l/4-o mill S. barbata ^\o\ï.

fi-3 — Dt'clivité apicale présentant de chaque côté trois côtes saillantes, parallèles à la suture, dans la région de sou bord supérieur (fig. 429); entre ces côtes la ponctuation est très grosse et contluente. Milieu de l'aire postérieure du pronotum avec des grains râpeux assez gros. Côtés du prothorax avec de longs poils dressés. Soies dressées de la face externe des tibias postérieurs tri'S longues, atteignant presque la longueur des tibias. Long. 3 3/4-4 mill S. barbifrons Woli.

7-2 — Déclivité apicale brusquement coupée (lig. 433 et 436), nettement délimitée dans sa région supérieure.

8-9 — Déclivité apicale sans rebord latéral en saillie. Angle suturai des élytres à peine saillant (fig. 42o). Massue antennaire rousse ou d'un brun roussâtre. Long. 2 1/4-4 1/3 mill S. Chevrieri Villa

9-8 — Déclivité apicale rebordée latéralement sur les deux tiers environ de sa hauteur. Angle suturai redressé et saillant (fig. 426). Massue antenuaire brune. Prothorax plus fortement rétréci en a^ant (tîg. 426). Long. 3 3,4o 1 2 mill S. ficicola AVoll.

10-1 — Bourrelet suturai de la déclivité apicale muni de chaque ■ côté d'une épine ou d'un tubercule dentiforme {[ig. 438, 440, 441). — Espèces néarctiques.

11-12 — Prothorax élargi en arrière du milieu (lig. 437). Dents du bourrelet suturai des élytres contiguës, insérées sur

(1) et (2) Nous donnons plus bas un tableau des dimensions de l'œil chez les Scolncia paléarcliques.

lit'i'isiou ilt's nostrijrhiflcs.

la suture même, à mi-luuitrur de la déclivité [\g. 4."{8) : celle-ci sans espaces lisses le long de la suture, mais présentant de chaque côté deux cal us marginaux à sou bord inféro-latéral (tig. 438). Long. 4 mill. S. suturalis Horu

12-H — Prothorax non élargi en arrière dii milieu (lig. 439). Dents suLsuturales des élytres insérées au-dessus du milieu de la déclivité (tlg. 440 et 441).

13-14 — Dents subsuturales des élytres petites, contigui's, insérées contre la suture; bourrelet suturai de la déclivité étroit, très légèrement élargi vers le haut, sans strie circonscrivante, mais longé di- chaque côté par un assez large espace déprimé, lisse et très brillant. Pas de calus ni de tubercule au côté latéral de la déclivité. Angle suturai des élytres non saillant tlg. 440). Corps noir avec les angles ()Ostérieurs du prothorav et le calus humerai teintés de ruuge. Long. 5-7 mill S. declivis Lee.

14-13 — Dents subsuturales des élytres fortes, coniques, insérées à distance de la suture sur un large bourrelet suturai circonscrit, dans la moitié supérieure de la déclivité, par une strie fortement enfoncée (tig. 441). Bord latéral de la déclivité présentant de chaque C(Mé un calus et un tubercule. Angle suturai des élytres redressé et saillant (tlg. 441). Corps brun roussàlre. Long. 4 mill. S. bidentata Ilora

DIMENSIONS DE l'oEH. CHEZ [.ES Scobicid l'ALKARCTluL'ES.

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l)iaDi"trc

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