ACTE PREMIER
BARILLON, à Ué;ène.
Vous êtes pessimiste, madame?
Oui, monsieur, quoique cela m'ennuie bien. Il y a tant d'imbéciles qui le tont ! Il est vrai qu'il y en a aussi beaucoup qui ne le sont pas.
MADAME HERBEAU.
On n'est pas plus conciliante. Mais vous, Breligny, ne défendrez-vous pas un peu ce pauvre M. de Monthyon ?
BRETIGNY
Oh ! moi, madame, j'approuve beaucoup qu'on encourage la vertu dans les classes inférieures. Nous en avons besoin ; cela les aide à nous supporter. Maintenant, si j'étais, moi, verLueux, j'aimerais assez à l'être gratis.
MADAME DE VOVES.
Hé ! monsieur, c'est déjà bien joli de l'êlre toute sa vie pour douze cents francs une fois payés. Je voudrais bien vous y voir !
Breligny se lève pour sortir.
MADAME HERBEAU.
En attendant, cher monsieur, me ferez-vous le plaisir de venir à ma petite soirée travestie de mardi prochain ?
BRETIGNY
Mais bien volontiers ! Me voulez-vous en clown?
MADAME HERBEAU,
Fi ! l'horreur!
lA RÉVOLTÉE.
BRETIGNY
Je chercherai donc autre chose. Mais vous ne savez pas ce que vous reiusez. (saïuant.) MesdauKs...
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