SCÈNE II
Les Mêmes, HÉLÈNE.
MADAME DE VOVES.
Bonjour, mignonne. Je sais d'où vous venez. Madame Herbeau vous a aperçue. Et comment avez-vous trouvé le discours deBarillun?
HÉLÈNE
Stupide.
MADAME DE VOVES.
Madame Herbeau dit qu'il a été fort spirituel.
HÉLÈNE
Juslement.
MADAME DE VOVES.
Vous êtes une petite fille bien sévère... Vous ne m'avez pas amené votre mari ?
HÉLÈNE
Je l'ai laissé en passant à son lycée. Des leçons à donner. Ce qu'il en donne!... Le pauvre garçon en est complètement abruti.
MADAME DE VOVES.
C'est pour vous, ma chère Hélène.
HÉLÈNE
Oui, je sais, c'est pour moi... Aussi je ne lui en veux pas.
MADAME UERBEAU.
J'ai entendu parler de M. Rousseau avecla plus grande estime.
HÉLÈNE-
Ah ! par qui ?
MADAME UERBEAU.
Mais... par un de ses amis... par un de nos amis communs... Je serais très heureuse de le connaître. Et tenez, je donne mardi une petite soiiée travestie... Oh! très intime. Voulez-vous me faire le plaisir d'y venir avec votre mari?
Je vous suis bien roconnaissaiile, madame. Miiis, pour dire les choses comme elles sont, notre modeste situation ne nous permet pas les bals travestis. Deux costumes, c'est une affaire pour un petit ménage.