‹ Révoltée; pièce en quatre actesChapitre 5 sur 63 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MADAME HERBEAU.

Je n'accopte point cette excuse, mon enfant. Votre man peut venir comme il voudra; et vous, avec le moindre chiffon, vous serez ravissante.

Si je l'étais, on ne manquerait pas de remarquer que c'est, comme vous dites, avec un chiffon ; je le sentirais et cela me gênerait un peu. Je vous parle franchement, je dis toujours ce que je pense. Puis mon mari n'aime pas le monde. Ce serait pour lui une corvée, et je les lui épargne autant que je puis. Oh ! oui, autant que je puis, je vous le jure! Je lui dois bien cela!

MADAME DE VOVES.

Pourquoi répondez-vous avec cette amertume, ma chère Hélène? Madame Herbeau pensait vous être agréable... Et pourquoi affectez-vous de vous croire ainsi malheureuse et déshéritée? Votre mari est un fort honnête homme, que tout le monde estime; votre position est modeste, mais des plus honorables. Les privations auxquelles elle vous oblige n'atteignent tout au plus que votre vanité. Et encore, ces privations, vous vous les imposez parfois gratuitement, comme aujourd'hui ; et en même temps vous les portez avec impatience. Il faut être plus douce aux choses et plus calme, mon enfant.

HÉLÈNE

Vous avez raison. J'ai en moi un méchant démon qui me souffle mille sottises, (a madame nerteau.) Je vous demande pardon, madame.

MADAME HERBEAU.

Alors, vous viendrez à ma soiiée?

HÉLÈNE, après un silence.

Non, madame.

MADAME HERBEAU, à mi-Foix à madame de Tores.

Elle est bizarre, votre petite amie.

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