PAROLES DE FOX
Au parlement anglais, dans sa séance du 25 novembre 4779 :
« Sa Majesté est montée sur le trône entourée det
peuple est aliéné. Je ne fais malîieii* » reusement que répéter ici ce qui se dit partout : le peuple murmure, il s'agite, et bientôt m patience eera à bout; il se fera justice.
» Chacun sait que les droits de notre monarque tm sont fondés que sur les débris des Stuarts, cireonstanee qui doit toujours être présente à sa mémoire. Il est certain que la race de ce nom est détestée dans ee pcryv, et que Sa Majesté a peu À redouter de leun prëleatioDs ; mais elle doit toujours se rappeler que c'est à l'atrocité et à Fignorance de mauvais ministres que les Stuarts ont dû leur chute. Quelle occanon n'aurait pas un descendant de cette race pour faire yalmr ses prétentions dans le règne aetuel? Ne pourrait-il pas noos dire :
« Vous avez banni mes ancêtres du trône et expulsé toute leur postérité pour des fautes commises par leurs ministres ; et cependant les ministres actuels sont dfx fois plus ignorans encore, pour ne pas dire criminels^ et tandis que tous prodiguez à Totre souverain le titse de meilleur des rois, ses ministres ont rendu soa règne h plus infâme de tous les régnes qui aient didkh noré la nation. »
» Les miflistres , acQri)lés de Uni le poids de ces Mcn-
• Bâtions , ont néanmoins encore Timpudence de parler
• de leur innocence. Mais ce mot d'mnocence ne 8^ex« » plique-t-il pas par on autre mot ignorance? et
fignorance d'un ministre n'est-elle pas un crime ? » Le ministère peut se flatter, autant qu'il lui plaira, » d^aToir toujours la majorité, et d'être sous sa sauve- » garde; mais quand une nation est réduite à un tel état
• de misère, que les lois elles-mêmes ne lui présentent » aucune garantie.... ce que la loi du pays n'a pu faire, » la loi de la nature le fera. »
I 58. — Fautes commises. — Carlistes. — Meneurs du jusie-milieu. — Masse du juste-milieu. — Combattans. — Transfuges. — Chefs du parti patriote.
Que les carlistes et les vieni contre-révolutionnaires se ment opposés ^ la révolution , et qu'ils veuillent aujourd'hui la détruire, c'est tout simple; ils sont constans dans leur hostilité déclarée.
Que les meneurs du jusie-milieu, ces partisans connut de l'aristocratie , de la restauration et de la légitimité, CM sangsues de tous les régimes , ces valets de tous les pouvoirs , ces séides de tous les despotîsmes , ces grands Jfeignenrs de la bourse et de l'agiotage , aient escroqué la révolution, c'est tout simple encore; ce sont des ennemis du peuple et de la liberté.
Que la masse de la garde nationale et du juste-miliea, bourgeois pacifiques, mais timides , marchands honnêtes et laborieux , mais nécessairement influencés par les riches , par les capitalistes et par les banquiers , patriotes nnoèffes mais confians , se soient laissé séduire par les protestations et les caresses royales, égarer par les roen-* -eioges journaliers de la poUce et de l'autorité , effrayer -par la fausse peur de 95 et du pillage; qu'ils aient consîoéré comme des amis du peuple et de la liberté certains Bbéraux de l'ancienne opposition, Casimir Périer, par ieaempAe, l'aristocrate des aristocrates; c'est on malhenr sans doute qu'il faut déplorer pour eux et poarnoas, mais qui ne doit pas surprendre , ce sont des amis qui reviendront k nous.
Que les combattons aient eu tant de confiance dans la