‹ Révolution française (1830) (volume 2)Chapitre 68 sur 87 · ANT. VERNE, CHARNIER · texte numérisé non relu

ANT. VERNE, CHARNIER

et Vu à la mairie de Vaise le 29 AvtHl 1834, pow* tu légalisation des signatures cy- dessus au « nombre de deux,

« Le Maire de Vaise,

u BRHARD, adjoint. >*

(( Nous soussignés tous habitants de la commune de Vaise, atestons pour rendre hommage à la vérité que le nommé Joseph Nandry profession de voiturier demeurant à Vaise, route du Bourbonnais maison Guillaume Laroche aubergiste, a été le 12 avril 1^4, arraché de son domicile où il était paisible et d'une manière innofensive, par des soldats du 28^* régiment de l^gne ; qui l'ont arrachés des bi^as de sa femme et qu'ils l'ont fusillé a la porte d'alée de son domicile qu'il n'a pu rien faire entendre pour sa justification et qu*il laisse un enfant de deux ans et une veuve sans ressource, que Ton lui a cassé et dévalisé son linge et son ménage en foi de quoi nons avons signé le présent pour servir au besoin. Vaise le 28 avril

(( Femme larochb, bbnoit nobl» Martin,

« SIMONAUD, BARCEL.

« Vu à la mairie de Vaise le 28 Avril 1834, pour « légalisation des signatures cy-dessus aunom- « bre de cinq,

« Le Mairej « BRHARD, adjomt. »

« Nous soussigné attestons que le nommé Vairon-Lacroix âgé de 27 ans demeurante Vaise maison Magni rue Projeté no 7, a été arraché de son domicile ou il était paisible et inofensit par des soldats de diferent régiment pour être fusillé, sans quMl lui fut possible de faire entendre la moindre explication qui aurcit été sincère et on ne peut plus justificative en foi de quoi nous avons signe le présent.

« Vaise le 27 avril 1834.

'< ANT. VERNE, PLANCHE, J. PÊLUGAUD, DUPEREY.

n Vudla mairie de Vaise U 29 Avril 1834|>ot<r « légalisation des signatures cy^dessus au nomu hre de quatre,

« Le Maire de Vaise, « ROSSIGNOL fils, adjoint, •

Les circonstances du meurtre constaté dans le certificat qui précède forent atroces jusqu'à Tinvraisemblance. Quand

les eoldata se présentèrant ches Veyron, il leur déclara qu'il était militaire, les At mettre à table, but et mangea aveo eux« Ceux-ci n*en voulnrent pas moins le conduire à leur officier, et c'est en arrivas t^ au moment on il dépliait sa feuille de congé, qu'il fut mis à mort.

NousTavonalà, sous nos ^eux, cette feuille de congé, toute tachée du sang de la victime 1

Voici, pour compléter cette lugubre série de pièces justificatives, la pétition qui fut adressée au roi, par le père de l'infortuné Lauvergnat:

« Sire, le règne de la justice est celui des grands rois « Elu de la nation, roi des barricades 1 Je demande justice *

au nom de mon malheureux fils, je le demande au nonf de tt cent personnes, victimes comme lui, de. la plus crimi^ tt nelle atrocité.

u Le samedi, 12 avril, de midi À une heure, mon fils prit <( quelqu'argent ; il se disposait à rejoindre sa mère et mon « fils aine, qui étaient partis pour le village d'Ëcally ; il est « arrêté perdes voisins et amis, qui lui demandent où il « va ; il entre pour un instant chez les sieurs Véron et Né- K rad, rue Projetée u» 7 où se trouvait un autre ami, le ft sieur Prost : ces messieurs étaient avec leurs épouses. « Pendant ce temps, les troupes entrent à Vaise; elles sont « bientôt maîtresses de toutes les issues de la commnne. (i alors les soldats du 28» de ligne, du 15* léger et des sait peurs du génie enfoncent les portes, pénètrent dans les '( maisons non fermées.

«< Mon fils, Véron et Pro^t,sont percés de plusieurs coups (( de bayonnettes ; ils reçoivent des coups de feu, ils expiu rent dans les corridors et au bas de Tescalier. Le sieur u Nérad est sauvé comme par miracle ; au même instant « une infinité d'autres personnes inofi*ensives périssent dans K le voisinage. Le sieur Coquet, maître serrurier, demeu- « rant rue Tarare n"* 7, est frappêde mort chez lui avec la (1 dame Saunier; c'était un vieillard de 62 ans.

« Signé Lauvergnat, fabricant de couvertures. Vaise, « faubourg de Lyon, le 12 mai 1834. »

TRAITE DE LA QUADRUPIiB AULIANGE «

Convention conclue entre le Portugal, VEspagnc, V Angleterre et la France^d V effet de rétablir la paix dans la Péninsule,

Sa Majesté la reine régente d'Espagne, pendant la nûnorité de sa fille dona Isabelle II, reine d'Espagne, et sa majesté impériale le duc de Bragance» régent du royaume de Portugal et des Algarves, au nom de la reine dona Maria II, profondément convaincues que les intérêts des deux couronnes et la sûreté de leurs états respectifs exigent l'emploi immédiat et énergique de leurs efforts réunis pour mettre fin aux hostilités qui, dirigées en premier lieu contre le trône de sa Majesté Très- Fidèle, fournissent atgourd'hui un appui et des secours aux sujets mal intentionnés et rebelles de la couronne d'Espagne ; et Leurs Majestés désirant en même temps prendre les mesures nécessaires pour rendre à leurs sujets les bienfaits de la paix intérieure, et affermir par de bous offices mutuels l'amitié qu'elles désirent établir et cimenter entre les deux états, se sont déterminées à unir leurs forces dans le but de contraindre rinfant don Carlos d'Espagne à se retirer des états portugais.

En conséquence de cet accord. Leurs Migestés les régents se sont adressés à Leurs Majestés le roi des Français et le roi du royaume-uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande ; et Leurs dites Majestés, prenant en considéraration rintérét qu'elles doivent toujours porter à la sûreté

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