‹ Révolution française. Histoire de dix ans 1830-1840 (volume 3)Chapitre 5 sur 93 · Les principaux droits de lliommc sont ceux de pour · texte numérisé non relu

Les principaux droits de lliommc sont ceux de pour

scandale. De fait, il y avait eu deux hommes dans Robespierre : le philosophe et le tribun.

toir à la eontervaiion de Vexiitence et de la liberté.

3. Ces droits appartiennent également h tous les hommes, quelle que soit la différence de leurs forces physiques et Borales.

L'égalité des droits est établie par la nature; la société, loin d*y porter atteinte, ne fait que la garantir contre Pabiis de la force, qui la rend illusoire.

i. La liberté est le pouvoir qui appartient & Thomme d*exercer, k son gré, toutes ses facultés; elle a la justice pour règle, les droits d^autrui pour bornes, la nature pour principe et la loi pour sauvegarde.

5. Le droit de s'assembler paisiblement , le droit de manifester ses opioioDs, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, sont des conséquences si nécessaires du principe de la liberté tle Tborome, que la nécessité de les énoncer suppose ou la présence ou le souvenir récent du despotisme.

6. La propriété est le droit qn^a chaque citoyen de jouir et de disposer, & son gré , de la portion de bien qui lui est garantie par la loi,

7. Le droit de propriété est borné, comme tous les autres, par Tobligalion de respecter les droits d'autrui.

8. Il ne peut préjadicier, ni à la sdreté, ni à la liberté, ni k Texistence, ni à la propriété de nos semblables.

9. Tout trafic qui viole ce principe est essentiellement illicite et immoral.

10. La société est obligée de pourvoir à la subsistance de toos ses membres, soit en leur procurant du travail , soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler.

li. Les secours indispensables à celui qui manque du nécessaire sont une dette de celui qui possède le superflu. Il appartient k la loi de déterminer la manière dont cette dette doit être acquittée.

12. Les citoyens dont les revenus n*excèdent point ce qui est nécessaire à leur subsistance sont dispensés de contribuer aux dépenses publiques; les autres doivent les supporter progressivement, selon l'étendue de leur fortune.

13. La Boeiëté doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique, et mettre l'instruction à la portée de tous les citoyens.

li. Le peuple est le souverain / le gouvernement est son ouvrage et sa propriété ; les fonctionnaires publics sont sts commis.

Le peuple peut, quand il lui plall, changer son gouver- ■ement et révoquer ses mandataires.

15. La loi est Texpression libre et solennelle de la volonté do peuple.

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