‹ Révolution française. Histoire de dix ans 1830-1840 (volume 4)Chapitre 67 sur 96 · RÉPONSE DE. M. SEYMOCJR AU COMTE LUTZOW · texte numérisé non relu

RÉPONSE DE. M. SEYMOCJR AU COMTE LUTZOW

a Le soussigné a l'honneur de recevoir la communication de S. Exe. M. le ministre d'Autriche. Il connaissait déjà la note de M. le prince de Metternich ; mais ayant reçu depuis peu l'ordre de quitter Rome , le soussigné doit en conclure que les observations du prince n'ont pas paru à son gouvernement de nature à modifier ses vues sur l'état des affaires de Rome. Le soussigné reste convaincu, d'après ses instructions, que son gouvernement ne croit pas les améliorations introduites par le pape dans l'administration de ses États suffisantes pour répondre aux vœux et aux espérances des puissances, tels qu'ils furent exprimés en 1831. Le gouvernement anglais sait très-bien qu'il existe parmi les sujets de Sa Sainteté des individus appartenant* la faction dont parle M. de Lutzow ; mais ce fait n'empêche pas que les vœux d'une partie très-raisonnable de la population romaine peuvent être satisfaits sur une plus large échelle avec avantage pour le pays.

» On arriverait ainsi a une scission parmi les mécontents, tandis qu'une partie se trouverait attachée a son souverain par de nouveaux liens ; l'autre perdrait toute influence à cause de l'injustice de ses demandes. C'est dans ces vues que le gouvernement de S. M. a cherché jusqu'à ce jour a arranger les difficultés qui embarrassent encore les affaires des

Étals romains ; mais quoiqu'on ne puisse douter que toutes les grandes puissances ne partagent ces intentions, toutefois il parait qu'on n'est pas d'accord sur les moyens à employer pour atteindre ce but. Le temps ne manquera pas de démontrer la fausseté ou la justesse de cette opinion sur les affaires des États romains, et le soussigné peut assurer M. le comte de Lutxow qu'il verra avec le plus grand plaisir ses tristes prédictions ne pas se réaliser. 11 saisit en outre la dernière occasion qu'il aura peut-être de faire part à S. Exe. de sa conviction que les dangers auxquels il a dû faire allusion diminueront à mesure que les améliorations annoncées par la note de S. Exe. seront adoptées avec énergie et franchise.

» G. H. Set mou r. »

— 28 mai 1832.—

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