‹ Révolution française. Histoire de huit ans 1840-1848 (volume 2)Chapitre 31 sur 182 · II. S · texte numérisé non relu

II. S

« guerre pour longtemps, pour bien longtemps; car la venette ac- « tuelle deviendra une bonne leçon pour tous, si elle ne vous donne

a pas la guerre

« Louis-Philippe ^ »

Pendant que Louis-Philippe cherchait dans le roi des Belges un intermédiaire officieux, pour hâter un arrangement avec TAngleterre, les puissances coalisées portaient les derniers coups à rallié délaissé de la France.

Après le premier bombardement des villes maritimes de la Syrie, les progrès des coalisés avaient été nuls ou insignifiants. L'insurrection du Liban était apaisée. Ibrahim- Pacha et Soliman surveillaient en même temps les côtes et rintérieur du pays; les coalisés occupaient le promontoire de Beyrouth, les villes de Djebaîl, Djounis et TUe de Ruad, où ils avaient établi un hôpital. Mais un stérile blocus ne suffisait pas à l'impatience des chefs anglais ; ils avaient hâte d'en finir pour plus d'une raison; et la principale était que les Russes désiraient tout autre chose. Car le bon accord des alliés n'existait que dans leur opposition contre la France ; mais dans les détails de la guerre, des intérêts contraires les divisaient. La Russie espérait que les difficultés se compliqueraient, que les troupes égyptiennes feraient une sérieuse résistance, et obtiendraient peut-être des succès qui nécessiteraient son intervention. Aussi accumulait-elle sur les bords de la mer Noire de formidables préparatifs. Le port d'Odessa contenait plusieurs vaisseaux

> Revue rétrospective, p. 364.

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