‹ Révolution française histoire de huit ans, 18401848Chapitre 132 sur 198 · CHAPITRE UI · texte numérisé non relu

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pairs, dans la séance du 3 août, avec la réserve que lui commandait Tétât des esprits. Il parla du pape en de bons termes : cc Un souverain, dit-il, le chef de TÉglise, semble reconnaître Tesprit nouveau, les besoins nouveaux, la nécessité de satisfaire les intérêts nouveaux. Le représentant de Tautorité souveraine entrant dans une telle voie, c’est le plus beau spectacle qui ait encore été donné au monde! On ne saurait craindre qu’il oublie les conditions des principes d’ordre et d’autorité. Je le dis donc, tous les gouvernements commettraient une faute énorme, s’ils ne le soutenaient pas de toutes leurs forces dans la tâche difficile qu’il a entreprise. Il n’est pas seulement de telle ou de telle nation, mais de toutes les nations européennes, d’apporter leur appui évident et clair à la tâche sublime dont je parle en ce moment. Elles doivent y être d’autant plus encouragées , que l’entreprise se présente avec une grande chance de succès. » M . Guizot se déclarait donc en faveur de Pie IX, et priait l’Autriche elle-même de souscrire à ces témoignages de sympathie. Elle ne le pouvait guère : mais comment se serait-elle montrée assez ombrageuse, pour prendre en mauvaise part ces encouragements donnés au réformateur de l’administration romaine, quand le chef du culte Israélite, le grand rabbin, et après lui, le sultan Abdul-Medjid, venaient d’adresser à Pie IX les mêmes félicitations, les mêmes hommages ? M. Guizot s’empressait, d’ailleurs, d’ajouter : « Quand il s’agit de réformes comme celles que poursuit l’État romain, les plus grands dangers ce sont les partis extrêmes, et c’est au parti modéré seul qu’il appartient d’accomplir de telles réformes et de prévenir ou de détourner les révolutions. » Ce qui signifiait que M. Guizot ne tarderait pas à retirer les paroles

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