‹ Révolution française histoire de huit ans, 18401848Chapitre 196 sur 198 · AMBASSADE DE FRANCE EN SUISSE · texte numérisé non relu

AMBASSADE DE FRANCE EN SUISSE

.1 Son Exc, M, le président de la diète Suisse.

Le soussigné, ambassadeur de S. M. le roi des Français près la contedération suisse, a reçu l’ordre de son gouvernement de faire à S. Exc. M. le président de la diète suisse et à M. le président du conseil de guerre du sunderbund la communication suivante :

Le gouvernement du Roi , animé du plus vif désir de voir toutes les parties de l’Europe continuer à jouir des bienfaits de la paix , inspiré par les sentiments les plus sincères d’amitié pour la nation suisse , et lidèle aux engagements que la France, comme l’une des puissances signataires du traité de Vienne de 1813, a contractés envers la confédération suisse, a vu avec le plus profond regret le commencement de la guerre civile entre les cantons qui composent celte confédération.

Désirant faire ses efforts et employer ses bons offices dans le but d’aplanir les différends qui ont été la source de toutes ces hostilités, le gouvernement du Roi s’est mis en communication à ce sujet avec les gouvernements d’Autriche, de la Grande-Bretagne, de Prusse et de Russie; et trouvant ces gouvernements animés des mêmes motifs, il a résolu , de concert avec ses alliés, de faire une offre collective de la médiation des cinq puissances, dans le but de rétablir la paix et la concorde entre les cantons dont se compose la confédération suisse. Le soussigné est, en conséquence, chargé d’offrir la médiation de la France pour cet objet , et conjointement avec celle des quatre autres puissances.

Si , comme l’espère le gouvernement du Roi , cette offre est acceptée, une suspension immédiate des hostilités aura lieu entre les parties belligérantes, et continuera jusqu’à la conclusion définitive des négociations qui s’ensuivront.

Dans ce cas, il sera en outre nécessaire d’établir immédiatement une

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