III
tioii à la loi électorale est frappée à tout jamais à*um fiu de non-recevoir absolue ; ce n'est pas une borne que vous posez, c’est la borne, que vous érigez en dogme, c’est la borne faite dieu. Si la loi électorale participe de votre inviolabilité, si vous êtes la dernière incarnation du droit électoral, si l’on ne peut y toucher sans toucher à vousmêmes, vous interdiriez, sans doute, même à un ministère quel qu’il fût, de venir vous dire qu’il faut changer la loi dont vous êtes le produit inviolai)le : vous lui interdiriez cette faute et cette ingratitude. Ainsi donc , puisque la réforme ne peut venir ni de l’opposition ni du ministère, déclarons qu’il en est à jamais fini de cette question ; donnez un démenti à la charte elle-même. A la différence de la restauration, qui, après avoir déclaré la loi immuable, fit subir de profondes modifications à la loi, vous, vous aurez proclamé la loi modifiable,, et puis, vous aurez soutenu ensuite le dogme de l’inviolabilité éternelle, »
M. O. Barrot signalait à son tour, les progrès de la cor- | ruption.: « Riches, pauvres, médiocres, intérêt, vanités, passions, on s’adresse à tout, on fait appel à tout. Sous l’influence de ces sentinaents, le nombre des fonctionnaires, l’avidité des solliciteurs doit aller dans, une progression croissante. Vous parlez des. mœurs, de leur influence; depuis dix ans qu’ont fait les mœurs ? Le flot va toujours en montant. »
11 est vrai que, tout en avouant l’existence v de la corrut>- i tion, tout en. reconnaissant le. mal, quelques. fatalistes politiques prétendaient, qu’il n’y avait autre chose à faire qu’à se résigner. A ceux-là, M. Barrot répondait : « S’en rapporter à la Providence ! prenez-y garde : avant l’intervention de la Providence, iby,a celle des révolutions! »
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