‹ Révolution récente dans la facture d'orgueChapitre 49 sur 50 · REPONSE A M. ALEXANDRE CELLIER · texte numérisé non relu

REPONSE A M. ALEXANDRE CELLIER

Ûrganisie de la Société Jean-Sébastien £ach et de l'Église €vangélique du Zemple de l'-étolle, à Paris

et à son Préfacier M, LOUIS VIERNE

Organiste de J/otre~J)ame de Paris

au sujet du livre : " L'Orgue Moderne "

Si l'ouvrage de M. Alexandre Cellier avait été écrit par un inconnu, petit organiste de province, et la préface élaborée par un autre inconnu, organiste de province sans prestige, j'aurais simplement souri à la lecture de ce livre, en constatant la pauvreté documentaire, et les inexactitudes qu'il renferme.

Mais l'auteur est un Parisien, organiste de la Société Jean- Sébastien Bach, et de l'Eglise Evangélique du Temple de l'Etoile, et le préfacier n'est autre que M. Louis Vierne, organiste justement réputé de Notre-Dfime de Paris. Cet ouvrage a donc quelques prétentions, puisque le préfacier nous le signale comme « un ouvrage capital qu'il est heureux de « présenter à ceux qui s'occupent de l'art de l'orgue, et comme « un livre comblant une lacune et, par suite, devant prendre « place dans la bibliothèque de tout musicien soucieux d'éru- « dition ».

Sur cette dernière indication très affirmative émanant d'un artiste aussi réputé que M. Louis Vierne et, de plus, professeur à la Schola Gantorum, je n'ai plus hésité à faire l'emplette de ce livre, heureux d'apprendre que la littérature française concernant la facture d'orgue allait s'enrichir d'un ouvrage ayant quelque valeur documentaire. Hélas ! Je le dis sans ambages, mon espoir a été très fortement déçu.

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L'ayant rapidement parcouru, c'est sur une première impression que j'avais mis une note à la page 91 de ma traduction ; depuis, ayant eu le temps de relire l'ouvrage de M. Cellier avec plus de soin, j'ai pensé que beaucoup des propositions et affirmations contenues dans ce livre ne pouvaient pas rester sans réponses, parce qu'elles constituaient une documentation insuffisante, inexacte, surannée, et presque un véritable danger pour les lecteurs non avertis et désireux de connaître ce qu'est l'orgue moderne.

Néanmoins, j'aurais encore hésité à faire ces réponses, si un ami ne m'avait fait comprendre que c'était mon devoir de critique, surtout après les annotations ajoutées à ma traduction de « Becent Bevolulion in Organ building », enfin que, logiquement, je devais appliquer à MM. Vierne et Alexandre Cellier le principe « si amicus mihi Plato, magis amica mihi Veritas », dont je m'étais si largement autorisé pour le livre de M. G. Laing Miller.

Je vais donc formuler mes critiques, un peu comme si, membre d'un jury de thèse à la Faculté, j'inscrivais en marge mes annotations pour argumenter le travail d'un de mes étudiants en médecine, ayant pris comme sujet la mise au point d'une question d'anatomie ou de physiologie pour préciser où elle en est en 1914.

Un premier moyen de se rendre compte si un travail de ce genre est ba.sé sur une documentation sérieuse, est d'examiner avant tout la bibliographie citée par l'auteur, et je trouve que, si nous nous reportons à la page 111, nous découvrons avec étonnement ceci : pour se documenter sur l'orgue moderne, M. A. Cellier cite et conseille la lecture complémentaire de :

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