‹ Révolutions de Pologne (volume 2)Chapitre 108 sur 154 · XVII. Crainte de confédérations particulières · texte numérisé non relu

XVII. Crainte de confédérations particulières

Dans cette disposition générale des esprits, les plus zélés citoyens craignaient de voir éclater Tune après l'autre de pe-

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tites confédérations, qui, en prenant feu séparément dans tous les coins du royaume, seraient tour à tour aisément écrasées ; et qui, dans tous leurs succès même, si la fortune les secondait, divisées entre elles par une multitude d'intérêts particuliers, formant autant de partis séparés qu'elles auraient de chefs, ravageraient le pays pour y subsister, contribueraient à sa ruine , et offriraient trop d'occasions à tout ce que les ennemis de la république pouvaient méditer contre eUe.

XVlIf. Le comte Braniçhi,

Le grand-général, comte Braniçki, prévoyant avec trop de raison que tel serait Févénement de ces émeutes téméraires, s'adressa aux citoyens les plus accrédités dans chaque province ; il entreprit de réunir par leur concours la Pologne entière dans un même dessein, et cette multitude d'hommes courageux sous un petit nombre de chefs autorisés par les lois. Le retour de la diète ordinaire devait dans quelques mois rassembler la nation, sans aucun effort imprudent. On résolut de chercher à temporiser jusqu'à ce terme, de calmer le zèle inconsidéré de cette noblesse, de l'engager à ne point accélérer le péril par des démarches précipitées. Les projets des ennemis pouvaient devancer cette époque ; mais puisque la violence des seuls remèdes qu'il fût possible d'employer forçait d'attendre le mal, quand il viendrait, on serait toujours à temps de prendre conseil du désespoir.

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