‹ Révolutions de Pologne (volume 2)Chapitre 139 sur 154 · LIVRE T · texte numérisé non relu

LIVRE T

au {];jeDtiIhQmme envoyé en Russie son rappel de cette cour. Us reDoncèreut au projet de convoquer une diète extraordinaire , n'osant courir les risques de cette convocation , et craignant que les Russes ne fussent parvenus au centre du royaume avant que cette diète eût été assemblée.

Le comte Brulh^ne se dissimulant pas quec^était pour jamais qu'il allait quitter la Pologne, et abdiquant Fespèce de ministère qu'il avait si longtemps exercé dans cette république, partagea à ses enfants les charges , les starosties et même les biens héréditaires qu'il y possédait. Une chorgp de veneur étant passée du second fîls au troisième ^ le grand^hancelier de Lithuanie dit : « Qu'il en scellait les provisions d'autant phis volontiers , quil ne faHait ni mérite ni noblesse pour posséder une pareille charge ^ et qu'elle avait fait au* .trefois fa récompense d'un bouffon. »

EnGn , le roi, malgré Texcès de sa faiblesse , et Te comte Brulb, non moins malade, mais cachant avec effort sa langueur aux yeux d'un maître qui ne paraissait pas s'en apercevoir, partirent ensemble , abandonnant pour jamais ce royaume, et ne prenant, avant leur départ, aucune mesure sur aucun objet. Il y avait alors sept ans qu'Auguste avait cherché en Pologne un asile contre les calamités que les fautes de son gouvernement avaient causées à ses États d'Allemagne ; et à peine furent-ils délivrés du fléau de la guerre , qu'ils lui servirent de refuge contre les calamités qui les menaçaient en Pologne*.

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