‹ Révolutions de Pologne (volume 3)Chapitre 120 sur 184 · LIVRE Vïll. 24Ô · texte numérisé non relu

LIVRE Vïll. 24Ô

diète ; qu'ils la représentaient en Turquie comme une diète de paciGcation ; que les Turks étaient résolus à les forcer de tenir cette promesse ; qu'ils étaient prêts à la guerre s'il le fallait ; qu'ils demandaient uniquement l'assurance que la maison d'A>utriche ne prendrait point parti contre eux ; et que si les Polonais, pour so réunir et prendre les armes afin de se soustraire aux lois-quela Russie voulait leur imposer, avaient besoin de secours pécuniaires, la Porte consentirait, sur la demande de quelques sénateurs connus, à leur avancer jusqu'à la conciurreuce de cent mille ducats. Telles furent les réponses positives qu'apporta de Constantinople le chanoine Ankwicz, et d'après lesquelles l'évêque de Kamienieç pensait que toute résistance actuelle ne servirait qu'à faire des victimes ; qu'iK fallait s» presser de céder à la force pour s'en délivrer, e^< pour recommencer après le départ des troupes russes une confédération libre , qui protestât contre cette œuvre de violence ; ou si les Russes refusaient de partir, former alors la nouvelle confédération sous l'appui des Turks. 11 en dressa le plan et les projets, et sans autre mo-. tif que sa défiance naturelle, il s'achemina lentement vers Varsovie, craignant que de plus Jongsdélais ne le rendissent suspect aux Russes, ou ne lui fissent perdre tout crédit parmMe» Polotiais. On le croyait près d'arriver. 11 faisait préparer son palais; on en chauffait tous les appartements, comme s'il était sur le point d'y habiter, et il faisait répandre» à dessein le briut de son approche.

Mais tout Constantinople était plein des intriguesdes Russes. La tzacine avait déjà entre les mains une copie exacte des lettres et des mémoire de cet év^êque; et Repnin l'attendait à Varsovie, n'ayant osé l'envoyer enlever sur les frontières turques et dans une forteresse exactement gardée.

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