‹ Révolutions de Pologne (volume 3)Chapitre 144 sur 184 · VII. Il se résout à seconder la confédération · texte numérisé non relu

VII. Il se résout à seconder la confédération

II courut aussitôt à Dresde , à Vienne , à Versailles , implorer la générosité de ces cours, éclairer leur politique, représenter : « Que le moment fatal était arrivé ; que la noblesse polonaise allait être exterminée ou assujettie, si elle était abandonnée ; la Pologne conquise par les Russes, si ses efforts étaient faibles , ou partagée par toutes les puissances voisines , s'ils étaient opiniâtres ; que la crise actuelle ne souffrait plus aucun délai , et qu'un moment perdu pouvait opérer cette grande révolution , dont les conséquences influeraient sur la destinée de tous les Etats. »

Repnin, outré de colère et personnellement attaqué dans le manifeste des confédérés, menaçait, pour tout finir, disaitil , de les faire massacrer, de les faire périr du dernier supplice. Il soutenait qu'aucune convention, ni publique , ni secrète , n'empêchait les troupes de sa souveraine d'aller chercher les confédérés jusques dans les cantons voisins des frontières turques. Il n'osait cependant en donner l'ordre ; et ce ménagement, qui était une suite nécessaire des conventions signées àConstantinople, donnait à la confédération le temps de s'accroître.

VIII. Réquisition pressante des Turhs pour la sortie des Russes

hors de Pologne.

Pour comble d'embarras, Tenvoyé de Moldavie lui remit alors en main propre une réquisition pressante, par laquelle

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