‹ Révolutions de Pologne (volume 3)Chapitre 38 sur 184 · XLII. // gag)}c ttn combat contre les Russes · texte numérisé non relu

XLII. // gag)}c ttn combat contre les Russes

Le second jour de sa marche , comme il allait établir son campa deux lieues de Slonim, seul passage qu'il pût prendre pour aller en Lithuanie, ses f)o»tes avancés aperçurent quel-

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gues cavaliers russes à l'entrée d'un boisx 11 les Gt reconnaître par cent cinquante hommes de cavalerie. Les Russes, qui étaient au nombre de cinquante , rentrèrent dans le bois. Celui qui commandait le détachement polonais avança sur eux. Les Russes se retirant toujours sortirent du bois. Il se mit à leur poursuite , et cet homme qui avait du courai;e , mais nulle expérience^ incertain du point où il devait s'arrêter , continua de les suivre pendant un espace de deux lieues , accélérant sa marche à mesure qu'ils accéléraient leur retraite, et arriva ainsi jusqu'au pied d'une hauteur où six cents hommes d'infanterie russe s'étaient retranchés à peu de distance de Slonim. La cavalerie polonaise se forma en bataille , et y demeura dans une entière incertitude de ce qu'elle avait à faire, trop faible pour combattre , et ne sachant pas, après s'être avancée si loin, s'il n'y aurait pas quelque honte à reculer. Elle demeurait exposée à l'artillerie des Russes; mais cette artillerie placée sur une hauteur tirait à coups perdus, et la plupart des boulets doonaient en terre, ou passaient à toute volée au-dessus des Polonais. Radzivill, n'ayant aucune nouvelle de son détachement, suivait avec une partie de son infanterie. Le bruit du canon lui fit précipiter sa marche ; et en arrivant au pied de la hauteur, Tinfanterie polonaise, animée parla contenance de la cavalerie , avança avec courage et attaqua le retranchement. Radzivill combattait à leur tête. Sa sœur et son épouse, toutes deux jeunes et belles, étaient à cheval, le sabre à la main. Elles exhortaient les soldats ; elles les animaient par leur exemple. Les Russes ayant fait une sortie , elles se mêlèrent plusieurs fois dans les rangs , et toutes deux ayant remarqué un jeune Polonais dont la bravoure égalait la beauté , et qui dans toutes les charges enfonça et dispersa les ennemis , elles lui demandèrent son nom dans le combat niêmc. C'étaitun gentilhomme pauvre et inconnu.

^0 BÉVOLUTIONS DS POLOGNE.

Dommé Morawski. La sœur du prioce conçut une si grande passion pour lui , que huit jours après ce combat , elle Tél)ousa, et partagea avec lui une immense fortune. Les Russes cédèrent au nombre et au courage. Cent cinquante prirent la fuite vers Slonim , et s'y barricadèrent; les autres cessèrent de se défendre ^ mais sans fuir, sans jeter leurs armes , snns reculer d'un seul pas ; ils demandaient quartier en se courbant , et en cherchant à éviter par le balancement de leurs corps les coups qu'on leur portait. Il y en eut près de cinq cents de pris ou de tués. On apprit qu'ils étaient détachés d'un corps de cinq mille hommes qui s'avançait à grandes journées , après avoir fait le siège de Nieswiez , et que cette forteresse , au secours de laquelle le prince accourait , était par la vénalité du gouverneur, déjà tombée au pouvoir des ennemis.

Dans cette position , l'attaque de Slonim pouvant devenir trop dangereuse , Radzivill se rejeta sur la droite, dans un pays coupé de montagnes et de marais impraticables, où il espérait se soutenir longtemps. Il avança vers Olyka , ville (fui lui appartenait , située au milieu d'immenses forêts , et qui avait eu dans les anciens temps la réputation d'avoir quelque force. On y trouva une grande quantité de munitions de guerre ; mais les fossés étaient éboulés , les remparts en ruine. Elle était dominée de toutes parts. On reconnut que cette réputation de force dont elle jouissait encore avait précédé l'invention de l'artillerie , et Ton craignit de s'y enfermer.

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